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Comme on se retrouve • Liam

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I'm radioactive

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MessageSujet: Comme on se retrouve • Liam Mar 28 Oct - 17:27






De Guy de Maupassant - Oh ! le souvenir, le souvenir ! miroir douloureux, miroir brûlant, miroir vivant, miroir horrible qui fait souffrir toutes les tortures.



Depuis combien de temps était-elle ici ? Elle n’en savait trop rien. Elle n’avait pas compté les jours depuis qu’elle était revenue de Colombie, depuis qu’elle s’était réveillée dans cette chambre d’hôpital. Elle allait mieux, comme on peut aller mieux après avoir été torturé pendant des jours et des jours. Elle était l’ombre d’elle-même. Quand elle s’endormait, les souvenirs des jours passaient détenue dans la forêt colombienne lui revenait en pleine figure, perpétuellement. La torture continuait même jusqu’ici car la belle blonde n’arrivait pas à oublier. Oublier. Oublier ça serait un merveilleux cadeau qu’on pourrait lui offrir. Oublier, c’était ce qu’elle souhaitait le plus au monde. Elle se souvenait. Elle se souvenait de chaque chose que son tortionnaire lui avait infligée. Elle se souvenait même de son haleine de pourriture chaude. Ça lui en donnait encore la nausée aujourd’hui quand elle s’en souvenait. C’était comme s’il était encore auprès d’elle, à tourner comme un rapace autour de sa proie. Quand elle était encore en Colombie, elle avait fini par perdre espoir, perdre l’espoir qu’un jour le NCIS vienne les chercher, elle et son collègue Logan. Elle avait perdu l’espoir de revoir un jour ses proches, de pouvoir à nouveau serrer contre elle son petit garçon. Il lui avait tellement manqué … tout le monde lui avait manqué, tous ses proches. Elle avait réellement cru qu’on les avait abandonné à leur sort, qu’elle allait mourir ici, sous les tortures que lui infligeait le dénommé Francesco. Francesco qui prenait un malin plaisir à la faire souffrir. Mais maintenant, elle était rentrée au Etats-Unis. On les avait retrouvés. On les avait sauvés. Ils étaient en sécurité. Plus rien ni personne ne pourrait leur faire du mal tant qu’ils seraient à l’hôpital. Un espace un tant soit peu sécuritaire après ce qu’ils avaient vécus était tout ce qu’il y a de plus bénéfique pour eux.

Ses proches venaient la voir tous les jours, elle était à chaque fois heureuse de les voir. Elle aimait passer du temps avec chacun d’entre eux, pourtant son moral descendait doucement. C’était probablement dû au fait qu’elle se remémorait chaque jours ce qu’elle avait vécu. Elle était une survivante, elle l’avait toujours été. On dit des orphelins qu’ils sont des survivants alors, avait-elle donc fait ce qu’elle avait toujours fait, survivre ? Se contenter de survivre, c’était dans sa nature. Elle avait grandi en survivant, son enfance, son adolescence, ce n’était pas une vie mais une survie continuelle, jour après jour. On avait accepté qu’elle sorte dans le jardin à partir du moment où sa fièvre n’était plus revenue et qu’elle avait repris un peu plus de contenance. Pourtant, on continuait à la nourrir via une perfusion, elle avait plusieurs poches qui étaient reliées par intraveineuse, les antidouleurs et d’autres choses dont elle avait oublié les noms. Elle avait toujours ses bandages aux mains comme autour de son torse, bandages qu’on changeait régulièrement. Il ne fallait pas que les plaies s’infectent déjà qu’ils avaient réussi à les désinfecter, ça serait bête que ça recommence. Elle avait aussi sa jambe dans un plâtre, belle preuve de l’idiotie qu’elle avait faite en voulant s’échapper la première fois. C’était une bonne façon pour réprimer tout envie de s’enfuir de nouveau. Le temps qu’elle avait passé dans ce camp de la milice l’avait bien affaiblit, détruit même. Parfois, elle semblait émergé, souriante, chaleureuse, comme si rien ne c’était passé. A d’autres moments, elle était capable de se mettre à crier, engueuler les gens autour d’elle, se débattre si on tentait de l’agripper et à d’autres moments encore, elle semblait plongé dans une léthargie qu’elle seule savait comment en sortir.

Il devait être dans les environs de seize heures trente quand l’infirmière qui devait se charger de l’installer dans son fauteuil roulant arriva. Elle était aussi chargée de la promener dans le jardin vu qu’aucun de ses proches n’étaient là. Iris trouvait cela affligeant de se retrouver à être dans un fauteuil roulant, être dépendante des autres, être incapable de faire quoique ce soit  sans l’aide d’une personne. Ca l’agaçait, l’énervait au plus haut point. Elle avait envoyé boulet à plusieurs reprises des soignants qui ne faisaient que leur travail par simple agacement. Elle détestait être à mobilité réduite, devoir appeler quelqu’un pour qu’on l’aide à aller aux toilettes. C’était affligeant. Rabaissant même. Elle espérait d’une certaine manière, partir au plus vite de cet hôpital même si au fond, elle appréciait la tranquillité et le train-train qu’il lui offrait. Ca l’aidait à se reposer, à récupérer. Mais elle n’aimait guère rien faire. Le manque d’action contribuait à son irritation quotidienne. Car mise à part le fait que les infirmières, aides-soignants, internes ou médecins venaient la voir pour surveiller son état et voir si elle avait besoin de quoi que ce soit, il n’y avait pas grand-chose d’autres à faire sauf attendre qu’on vienne lui rendre visite ou recevoir un appel. Après, il y avait bien sûr la télévision, internet et lire, se reposer et aussi les balades. Mais ce qui lui manquait, c’était de bouger. Elle savait bien que retourner sur le terrain se ferait dans longtemps et encore, elle n’en avait envie qu’à moitié après avoir subi ce qu’elle avait subi. Ça lui avait donné de sacré doutes, mais le NCIS lui manquait. Ses collègues lui manquaient. Et que ferait-elle d’autres si on ne la laissait pas réintégré le NCIS ? Pas grand-chose … la belle blonde salua donc vaguement la jeune femme qui venait de rentrer dans la pièce et la laissa faire, pour une fois sans lancer de réplique sanglante -  la mettre dans son fauteuil roulant. L’aidant à mettre un pull comme haut pour la couvrir et lui mettant une couverture sur ses genoux pour éviter d’avoir froid. Il faisait beau mais on était loin des temps estivaux. Ses perfusions étaient attachées au fauteuil, pas question qu’elle s’en sépare, la douleur de ses blessures reviendrait ! Voilà, elles étaient prêtes. Iris avait pris son portable avec elle, sait-on jamais, peut-être que quelqu’un l’appellerait pendant sa promenade … sortant de sa chambre avec l’aide de l’infirmière, Iris ne disait toujours rien. En à peine une ou deux minutes, elles finirent pas atteindre l’ascenseur, appuyant sur le bouton d’appel, il n’y avait plus qu’à attendre …

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Mer 29 Oct - 12:04


J'en connais qui tournent en rond ou qui longent les murs en comptant les saisons. J'en ai vus des dépourvus: des nouveaux départs qui nous mènent nulle part, des guerriers à la télé, des héros dans ma salle à manger. J'en ai lu des histoires vraies. Mais la question que j'me pose sans cesse : Où j'pourrais trouver du courage ? Iris & Liam

Comme on se retrouve .

Liam se faisait bien à sa nouvelle vie d’indic, il avait décroché de son addiction, bien que ce fût difficile et que le chemin n’était pas encore terminé. Le fait qu’il doive encore côtoyer le milieu n'aidait en rien mais il s’était montré fort et emplit de motivation si bien qu’il avait demandé, de façon volontaire, à assister à des réunions pour parler de son addiction et pouvoir enfin effacer les éventuels déclencheurs et mettre un point final à tout ça. Il savait que lorsqu’il était énervé et triste il ressentait le besoin de se droguer pour oublier tout ça mais dorénavant il devait affronter sa tristesse et appeler son parrain en cas de besoin, c’était le seul qui pouvait le calmer. Il avait trouvé en lui un ami sincère, quelqu’un qui savait pertinemment par quoi il passait, ils étaient si peu à le comprendre réellement. Ils ne faisaient que semblant de compatir, mais en réalité il savait pertinemment qu’ils pensaient qu’il faisait une sorte de caprice et qu’il suffisait d’un peu de volonté pour s’en sortir, mais ce n’était pas si facile. Il fallait s’armer de patience et être entouré pour réellement s’en sortir.

A la séance d’aujourd’hui, c’était au tour de Liam de parler. Il obtenait sa première récompense, un petit objet en forme de pièce ou de jeton où était inscrit le chiffre 6. Parce que cela faisait six semaines qu’il n’avait touché à rien, ni drogue, ni alcool, ni tabac. Car oui, après avoir lâché la drogue il s’était mis à boire, à fumer, trouvant le réconfort ailleurs, or ce n’était qu’une addiction de plus à ajouter au palmarès. Dès lors qu’il s’était inscris aux réunions il ne parlait pas, se contentant de s’asseoir au fond et dès qu’il sortait il se fumer une clope, il avait failli tomber dans le piège des joints, mais heureusement il avait trouvé la force de ne pas y céder. Autant dire, qu’il y avait du boulot pour remettre Liam dans le droit chemin, mais ce n’était pas mission impossible. Son nouveau boulot l’y avait beaucoup aidé, l’espoir qui était né en lui, celui créé par Jenny qui lui avait dit que s’il faisait du bon boulot ils réviseraient son cas. Ce n’était pas grand-chose mais il y avait cet espoir que son casier soit effacé et qu’il puisse être un citoyen comme les autres, sans problèmes. Et qui sait, peut-être qu’un jour il réaliserait son rêve de se faire une place de l’autre côté de la barrière, auprès des forces de l’ordre. Même en tant qu’agent de circulation, il serait heureux, tant qu’il avait un boulot honnête et qui ne lui attire pas d’ennuis. Même si être un agent était son rêve ultime, être au cœur de l’action, arrêter des gens comme lui, c’était assez ironique finalement. Mais qui était le mieux placé que lui ? Lui qui connaissait mieux que quiconque le milieu, les flics en temps normal pensait comme des flics et non comme des criminels et des hors la loi, lui avait la pensée d’un hors la lois, donc techniquement il était le mieux placé.

Liam prit donc la parole à la réunion, annonçant de façon triomphante qu’il avait six semaines de sobriété totale derrière lui et qu’il commençait vraiment à voir le fond du tunnel, il remercia son parrain qui lui fit un sourire rassurant, puis la réunion s’acheva près du petit buffet où se trouvait café et petits gâteaux en tout genre. Liam discuta un peu avec les autres personnes, le félicitant pour son parcours, il donna des paroles encourageantes à ceux qui débutaient, leur assurant que le parcours n’était pas sans fin. L’un des petits nouveaux lui demanda même si il voulait bien être son parrain, Liam aurait tellement voulu dire oui, mais il savait qu’il devait attendre encore au moins un an avant de pouvoir endosser ce rôle.
Il quitta ensuite les lieux, rejoignant le couloir, l’air satisfait, arrivé à l’ascenseur prêt à rentrer chez lui, il se posta devant remarquant à peine la personne à côté de lui, mais quelque chose l’intrigua. Il tourna la tête vers la personne en question, voyant la crinière blonde à ses côtés il eut un petit sourire, il n’avait pas rêvé.

- Iris ? C’est bien toi ?

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J’essaie de t’oublier mais mon cœur est tatoué à l’encre de douceur qu’on s’échangeait. Le vide est abyssale, la douleur infernale, j’essaie de t’oublier mais tu me manques.
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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Mer 29 Oct - 18:50





Les souvenirs. Ca la torturait, encore et toujours. Ça ne l’aidait pas ça, même par moment, quand elle fermait simplement les paupières, l’espace d’un instant, tout lui revenait en pleine figure. Et c’était rarement les bons moments qu’elle avait passé en Colombie qui revenait mais plus ceux où elle était détenue dans ce fichu camp de la milice, à se recevoir des coups et les autres atrocités qu’on lui avait fait subir. C’était un véritable calvaire, elle essayait de faire bonne figure, faisant semblant que ça allait, qu’elle récupérait. Elle préférait intérioriser qu’en parler à ses proches. Ça avait été toujours comme ça, depuis qu’elle était petite, elle préférait garder ses sentiments pour elle, faire comme une cocotte-minute qui un jour finirait par exploser. Elle préférait pleurer dans son coin que le montrer aux autres, préférant se montrer comme quelqu’un de fort, car il le fallait. Pleurer, c’était pour les enfants et les faibles. Sa vision des choses n’avait pas vraiment changé depuis qu’elle s’était faites cette idée quand elle encore qu’une adolescente. Mais dans son milieu, c’était la loi du plus fort. Ça avait été toujours comme ça. Alors, ce n’était certes pas la meilleure des choses à faire mais elle se confiait peu et c’était comme ça. Et même Colin, qu’elle considérait de nouveau comme son meilleur ami et confident, elle préférait éviter le sujet. Comme le sujet sur sa famille. Ça avait été toujours un sujet sensible et même si cela faisait à présent plusieurs années qu’elle connaissait et fréquentait sa mère, ça restait tout de même un sujet qu’elle ne préférait pas aborder.

Même si elle rouspétait souvent quand on la mettait sur son fauteuil roulant, elle appréciait les balades dans le parc de l’hôpital. C’était tout simplement reposant. Elle pouvait y rester des heures sans dire un mot, juste être là, immobile, à regarder un point dans le vague. Pourtant, il restait qu’elle n’appréciait pas ce sentiment de dépendance qui était que trop réel. La belle blonde avait hâte de pouvoir de nouveau avoir une certaine mobilité qui lui serait propre. Ne plus avoir besoin des autres pour faire des choses qu’on ferait au quotidien l’aiderait certainement à lui remonter un tant soit peu le moral qui était bien bas en ce moment. Elle avait hâte qu’on vienne la voir. Qui ? Evan serait avec son énergie qui lui était propre lui redonner le sourire l’espace d’un moment. Étrangement, elle n’avait pas spécialement envie de voir Anthony et sur le coup, elle s’en voulut. Voir sa mère, ça lui plairait … mais elle devait avoir un emploi du temps chargé, bah, elle ne lui en voulait pas ! Au pire, elle essayerait juste de la joindre par téléphone pour juste lui parler un peu. De tout et de rien. C’était surtout parler et discuter avec quelqu’un qui l’intéressait. Elle attendait donc juste l’ascenseur pour sa promenade quotidienne, restant dans ses noires pensées, l’infirmière derrière elle alors qu’un jeune homme venait se mettre à côté d’elle. Iris le remarqua que lorsqu’il lui adressa la parole. Sur le coup, elle ne le reconnut pas tout de suite malgré sa coupe atypique, certainement dû au fait qu’elle était sous morphine. Puis soudain, elle capta. C’était Liam ! Mais que faisait-il ici ? Elle ne savait pas si elle devait se sentir gêner de le voir dans de telles circonstances ou non. Un petit sourire fleurit sur ses lèvres alors que la jeune femme prenait la parole pour lui répondre :

- Eh oui ! C’est moi … qu’est-ce que tu fiches ici ? son regard alla brièvement sur le cadran au-dessus du bouton d’appel qui signalait l’étage auquel était l’ascenseur avant de revenir vers Liam J’allais me promener, tu veux venir ? Qu’on discute. Ca libérait la demoiselle qui pourrait aller s’occuper d’autres patients …

La compagnie de Liam serait bien meilleure à ses yeux que celle de cette infirmière. Ce n’était pas qu’elle n’appréciait pas sa présence, même si … mais elle préférait être avec quelqu’un avec qui elle pourrait discuter et non avec quelqu’un qui la regardait avec pitié – bon ok c’était de la compassion mais elle prenait ça pour de la pitié et elle détestait ça – et qui était plus occupée à envoyer des sms ou à passer un coup de téléphone. Non franchement, même si elle se sentait gêner de le revoir dans de telles circonstances. La dernière fois qu’elle avait vu, si elle se souvenait bien, c’était ce Dinner où le hasard les avait réunis en compagnie de leur parent respectif. Et encore une fois aujourd’hui, le hasard les réunissait.

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Jeu 30 Oct - 11:59


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Liam ne répondit pas à la première question, il se sentait toujours un peu gêné d’aborder le sujet surtout en présence d’une inconnue juste derrière eux, l’oreille tendue, aux aguets. C’est alors qu’elle lui proposa d’aller faire un tour dehors, le jeune homme n’attendit pas plus longtemps pour acquiescer d’un signe de tête. La jeune fille qui l’accompagnait ne tarda pas à partir puis les deux jeunes gens s’engouffrèrent dans l’ascenseur. Le trajet jusqu’à l’extérieur se fit en silence, comme si tout à chacun cherchait leurs mots. Une fois les pieds posés sur le chemin caillouteux où de part et d’autre se trouvait un grand terrain d’herbes et où de ci et de là était disposés des bancs où certains munis de leur perfusion, étaient assis à contempler le néant. Fixant des points invisibles ici et là, semblant ne plus prendre conscience de qui était là ou non. Liam se décida enfin à ouvrir la bouche.

- Qu’est-ce qu’il t’est arrivé ?

Il ne savait pas vraiment si Iris voulait en parler, elle semblait plutôt pas mal amochée, comme si elle avait était battue, s’était-elle faite agressée ? Il savait que le métier d’agent était un métier à risques, mais il n’en avait pas mesuré l’importance jusqu’à voir les cicatrices qui orné les parties du corps d’Iris qui n’était pas recouvert par ses vêtements. Dès qu’il avait croisé son regard aux portes de l’ascenseur il avait cru desceller une certaine tristesse, ou était-ce de la peur ? Il ne savait pas trop, mais il la voyait changé, comme si quelque chose s’était brisé en elle, mais il n’avait en réalité aucune idée de ses sentiments il ne faisait que supposer. Tout ce qu’il voyait c’était qu’elle était dans un sale état.

Marchant dans l’allée silencieuse, il ne faisait pas très froid, les rayons timides du soleil venait chauffer légèrement la peau du jeune homme, il avait simplement un t-shirt et une veste à capuche remontée jusqu’aux avants bras, mais il n’avait pas froid. Sentant le gravier contre ses baskets, il avançait dans un silence de plomb en attendant la réponse d’Iris, si réponse il y aurait.
Arrivés près d’un banc, il lui proposa de s’asseoir d’un geste de la main, puis s’y installa à son tour, regardant les alentours, apercevant les autres patients se tenant aux infirmières comme il le pouvait. Un vieille dame attira son attention, elle avait un air de ressemblance avec sa mère, pas la vraie, l’adoptif. Même si pour lui c’était du pareil au même, il était toujours difficile d’expliquer aux gens la différence qu’il y avait, étant adopté, Liam avait souvent était victime de moqueries de ses petits camarades, le jugeant comme un paria juste parce qu’il n’était pas issu d’une famille classique, mais que pouvait bien être une famille classique ? Des parents qui s’engueulent, des frères et sœurs casse-pieds ? A choisir il préféré sa famille dysfonctionnelle, au moins il s’était senti, malgré tout, aimé. Et ça, ça n’avait pas de prix. Il eut un léger sourire à la pensée de sa mère, puis se décida enfin à tourner la tête vers Iris, plongeant son regard dans le sien.

- T’as pas l’air en forme. Ajouta Liam

Ça n’avait rien de dédaigneux, ce n’était qu’une triste constatation, d’ailleurs il avait hésité avant de prononcer ces quelques mots. Et même si leur relation n’était pas très définie, une pointe d’inquiétude l’avait gagné dès lors qu’il avait vu ces marques qui désormais faisaient partie d’elle. Il ne connaissait que trop bien les traumatismes et il était capable d’en desceller un quand il le voyait. Mais qu’était-il arrivé pour qu’elle puisse être traumatisée ?


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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Dim 2 Nov - 2:03





Iris ne prit pas en compte le fait qu’il n’avait pas répondu à sa question, s’il ne voulait pas y répondre, elle ne le forcerait pas. Chacun avait ses raisons d’être à l’hôpital, elle-même ressentait un certain malaise à se retrouver face à quelqu’un qu’elle connaissait en étant en fauteuil roulant. Elle trouvait ça rabaissant. Un sacré coup pour son égo. Surtout qu’elle y resterait un temps et qu’après ça, ça serait les béquilles. Mais, elle ne se voyait pas retourner sur le terrain, pas tout de suite après sa réintégration au NCIS en tout cas ! Mais elle ne se voyait pas pour autant rester chez elle à tourner en rond. Bref, ce problème serait à régler plus tard. Retournons dans l’instant présent. L’infirmière ne se fit pas prier pour s’en aller, laissant donc Liam s’occupait de faire rouler la belle blonde. Le silence qui plana entre eux deux lui plaisait bien. Elle ne savait pas vraiment quoi dire pour entamer un début de discussion, lui redemander ce qu’il faisait ici ? Non, en tout cas pas maintenant, pas tout de suite. Elle ne se voyait pas lui dire comme ça, de but en  blanc ce qu’elle fichait ici en si piteux état. Et puis, elle n’était même pas sûre d’avoir droit de parler de cette fichue mission sous-couverture. Le seau du confidentiel. Si appréciait par certaines personnes haut-placé. Alors, oui, elle se murait dans le silence quand il finit par prendre la parole en premier. Ah bah voilà ! On en arrivait à là ! Il lui avait demandé ce qu’il lui était arrivé. En même temps, elle aurait fait demandé la même chose à sa place. Elle était vraiment dans un état lamentable. Pourtant à son tour, elle se permit de ne pas lui répondre, prolongeant le silence.

C’en était déprimant de voir tous ces malades et blessés autour d’eux. Même si la balade était reposante, la jeune femme se demandait combien de temps elle allait tenir dans cet hôpital. Le jeune homme leur trouva finalement un banc libre où ils pourraient être tranquilles. Lorsqu’il lui proposa qu’elle s’asseye sur celui-ci, elle lui fit un non de la tête tout simplement. Elle était très bien dans son fauteuil et puis, ça serait assez galère pour la faire aller du fauteuil au banc puis du banc au fauteuil lors du moment où elle devrait retourner dans sa chambre. Et puis, pas question qu’elle pose ses fesses sur ces planches probablement froides. Alors, elle resterait dans sa chaise roulante avec sa perfusion qui était accrochée à celle-ci. La belle blonde avait fait glisser son regard vers Liam, l’observant, lui, contrairement à elle, semblait être en bonne santé. En soit donc, aucune raison à ses yeux qu’il traîne dans un hôpital sauf pour rendre visite à quelqu’un, mais peut-être qu’elle se trompait. Au fond, elle ne le connaissait pas si bien que cela … leurs regards se croisèrent et s’attachèrent alors qu’il prenait de nouveau la parole. Détachant son regard du sien pour aller le mettre dans un point dans le vague en face d’elle, la Shepard émit un faible sourire en coin. Belle constatation de l’état dans lequel elle était. La jeune femme laissa pourtant passer quelques longues secondes avant de prendre la parole :

- T’as des yeux c’est bien Liam …

Ce n’était pas dans le but d’être méchante qu’elle disait ça mais elle n’avait trouvé rien d’autre à lui dire que ça. Pouvait-elle lui parler de ce qui lui était arrivée ? En avait-elle le droit ? Au fond, qui d’autres à part eux deux le seraient si elle lui en parlait et s’il ne le répétait pas ? Personne. Peut-être voudrait-il en parler à son père et peut-être qu’il le ferait. Sa mère avait bien dû en parler à l’agent Gibbs, peut-être faisait-il parti des agents qui étaient venus les sauver dans la forêt Colombienne ? Les deux jeunes gens faisaient partis des malchanceux, de ceux qui n’avaient pas eu droit à avoir leurs parents à leurs côtés, leurs vrais parents, car Liam lui, avait fait partie des orphelins qui ont la chance de se faire adopter. Elle, non. Elle ça avait été plutôt l’orphelinat et les familles d’accueils. Il avait eu plus de chance qu’elle ! En même temps, un orphelin sur neuf se fait adopter … la chance qu’elle se fasse adopter était donc minime. C’était toujours pénible de penser à ça. Son regard allait d’un patient à un autre qui était présents dans le parc. Elle avait bien envie de lui en parler, ça lui ferait du bien, mais est-ce qu’elle regretterait à un moment ou un autre de lui en avoir parlé ? Est-ce qu’en entendant ce qu’elle lui dirait regretterait-il d’avoir demandé ce qui lui était arrivé ? En même temps, ce n’était pas ses affaires de savoir si ça hanterait ou non Liam. Au bout d’un moment, Iris finit par reprendre la parole :

- Tu veux devenir agent spécial ?

Oui, elle l’avait déjà vu à plusieurs reprises traînait au NCIS et pas pour son père. Il était plus en train de traîner avec l’un des agents de l’équipe Bravo soit la sienne. Alors peut-être projetait-il de devenir agent ? Le chemin serait long, on ne devenait pas agent fédérale comme ça ! Il y avait une formation de plusieurs années à faire. Mais s’il le voulait, elle savait qu’il le pourrait. Avec un tant soit peu de volonté on pouvait faire beaucoup de choses. Mais être un agent spécial, c’était s’engager dans un métier risqué, comme son état pouvait le prouver. Elle bougea un peu dans son fauteuil, enfin, comme on pouvait bouger avec une jambe dans le plâtre et avec un tout petit espace qui vous confinez. La belle blonde passa une main dans ses cheveux, des bleus étaient encore apparent sur son visage même s’ils prenaient d’autres teintes que celle de base. Elle avançait lentement mais surement vers sa guérison. Ses yeux se levèrent vers le ciel où elle pouvait y observer quelques nuages blancs. La température d’ici par rapport à Cartagena était un beau contraste. En Colombie, il y avait eu constamment de la chaleur alors qu’ici, on pouvait sentir un net changement de température. Son regard qu’elle avait hérité de son père finit par redescendre vers Liam :

- Je ne sais pas si j’ai le droit de t’en parler. elle marqua une pause puis reprit C’était censé bien se passer. elle marqua de nouveau une pause, c’était dur d’en parler Avec un collègue, on était en mission sous couverture et ça a foiré. Et pas qu’un peu …

A lui de voir à présent s’il voulait en savoir plus, s’il voulait l’écouter lui raconter qu’un type avait pris son pied en la torturant, en la frappant, en utilisant ses mains pour éteindre ses fichues cigarettes, en s’amusant à lui balancer des décharges électriques. Tout ça pour des codes qu’elle n’avait pas, qu’elle n’avait jamais eu et qu’elle n’aurait jamais. De toute façon, elle n’en voulait pas de ces fichus codes ! Elle se disait que Liam était quelqu’un de confiance, quelqu’un de confiance et qu’il n’irait pas répéter ce qu’elle lui dirait, que peut-être voudrait-il en discuter avec son père ou un membre de l’équipe mais que personne d’autre ne le serait. Oui, même s’ils ne se connaissaient pas si bien que cela, elle lui faisait malgré tout confiance.

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Dim 2 Nov - 15:42


J'en connais qui tournent en rond ou qui longent les murs en comptant les saisons. J'en ai vus des dépourvus: des nouveaux départs qui nous mènent nulle part, des guerriers à la télé, des héros dans ma salle à manger. J'en ai lu des histoires vraies. Mais la question que j'me pose sans cesse : Où j'pourrais trouver du courage ? Iris & Liam

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La constatation naïve du jeune homme sembla amuser son interlocutrice, comme si cela semblait être une évidence, en même temps il ne savait pas trop comment aborder le sujet. Et il avait bien eu raison de peser ses mots, d’emmètre tant d’hésitations puisqu’Iris semblait elle aussi mal à l’aise face au sujet. Elle était en droit de ne rien lui dire, de ne pas vouloir lui déballer sa vie après tout ils n’étaient même pas amis. Techniquement en tout cas. Mais il se sentait inquiet pour elle, sans trop savoir pourquoi.

Lorsqu’elle lui demanda si il voulait devenir agent, il arqua un sourcil, semblant ne pas y voir de rapport, était-elle en train de changer de sujet ? Il soupira puis acquiesça d’un léger signe de tête, comme si il avait presque honte de le dire à voix haute. Peut-être parce que c’était encore si loin, les choses ne se précisaient pas, même si il ne perdait pas espoir que cela arrive un jour, ce n’était pas encore le cas. Pour l’instant il ne faisait que se bercer d’illusions et d’espoirs. Ces espoirs qui le faisaient garder la tête haute et qui le rendait un peu plus fort que la veille, ce n’était que grâce à ça qu’il n’avait pas encore sombré. C’était peut-être idiot, voire pathétique mais si ça l’aidait il n’y voyait finalement rien de mal, mais le chemin était encore si long, emplit d’embûches qu’il avait du mal à mettre un nom sur ses espoirs.

Ce qui suivit éclaircit les choses, donc son état avait à voir avec son métier, comment était-ce arrivé ? Certes, Iris ne travaillait pas au carrefour avec un sifflet au tour du cou, mais il ne s’était pas imaginé que ce métier était si dangereux. Etait-il destiné un jour à finir à l’hôpital ? Il attendit d’en savoir plus avant de se manifester. Les mots s’arrêtèrent sur des interrogations pour le jeune homme. Une mission sous couverture ? Oui mais où ? Etait-elle en droit de le lui dire ? Liam avait bien du mal avec tous les secrets qui entouraient les agents, lorsqu’il se heurté au secret défense il avait juste envie de péter les plombs et de les envoyer se faire foutre mais il se contenter de se faire à sa nouvelle vie et souriait bêtement en disant que tant pis, ce n’était pas grave, qu’il ferait sans même si intérieurement, il bouillonnait. Allait-elle lui sortir le même refrain ? Il hésita un instant, puis se jeta à l’eau, avec l’optique qu’il allait devoir essuyer un refus.

- Qu’est-ce qu’il s’est passé exactement, Iris ? Dit-il presque en murmurant

On pouvait presque ressentir l’inquiétude dans sa voix, était-il effrayé d’entendre la vérité plus que de devoir se voir refuser l’information en question ? Pas vraiment. Il avait plus peur de devoir affronter la réalité, il avait une idée sans doute trop utopique de ce que pouvait être le métier d’agent, peut-être avait-il  besoin de cette réalité pour en mesurer l’importance. Est-ce que ça allait lui faire prendre conscience qu’il devait tout laisser tomber et faire marche arrière ? Certainement pas. Il avait lui-même vécu les pires horreurs qu’il soit, alors il était prêt à tout pour y réussir même si cela signifiait qu’il devait en souffrir autant physiquement que moralement. Il était têtu et borné, autant dire qu’il ne valait mieux pas le chercher sur ce terrain-là. Il attendit néanmoins qu’Iris ne lui dise exactement ce qui lui était arrivé, cette situation le rendait curieux, de façon quelque peu malsaine, il aurait très bien pu s’arrêter là et discuter de quelque chose de plus positif, mais non il voulait savoir, il était décidé.

Il jeta un œil aux alentours, non pas pour observer les malades errant dans le parc, mais comme pour s’assurer qu’il n’y avait pas d’oreilles qui trainaient. Il devenait un peu paranoïaque. Depuis qu’il était entré au NCIS et qu’il avait dû trahir ses anciens collègues il avait l’impression d’être suivi, traqué et maintenant qu’Iris allait peut-être lui dire quelque chose qui ressemblait étrangement à quelque chose d’interdit pour lui, il était d’autant plus sur ses gardes.
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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Mar 4 Nov - 20:23




A ses yeux c’était humiliant de se retrouver en fauteuil roulant mais elle ne pouvait pas y faire grand-chose. Elle n’était pas encore assez forte pour se déplacer en béquilles, il fallait déjà qu’elle récupère bien assez pour pouvoir avoir le loisir de se déplacer avec un autre moyen. La belle blonde l’observait, attendant en silence une réponse de sa part à la question qu’elle venait de lui poser. Voulait-il devenir lui aussi agent fédéral ? Elle ne dit pourtant rien lorsqu’il arqua un sourcil, qu’il se décide à lui répondre ! Après un soupire, il hocha la tête affirmativement. Elle s’en doutait au fond qu’il voulait le devenir, allez savoir pourquoi mais elle s’en doutait. Elle espérait ne pas le dégoûter de ce travail, mais elle allait lui briser ses illusions s’il n’avait pas encore saisit la réalité de la chose. Être agent spécial ce n’était pas un boulot de rêve, elle l’avait appris et comprit à ses dépens. C’était un métier à risque, on pouvait être gravement blessé comme on pouvait en mourir. Certes, c’était pour la bonne cause, pour arrêter les malfrats, protéger les marins et leurs familles. Mais on n’était pas à l’abri d’une balle perdue et on pouvait tout aussi bien ôter la vie de quelqu’un. Pour Iris, elle n’avait jamais tué personne et plus tard elle abattrait quelqu’un, mieux ça serait. C’était difficile d’en parler, se souvenir des événements qui s’était passé en Colombie c’était comme revivre d’une certaine manière les tortures qu’elle avait subi. Iris avait fini par lâcher quelques mots, juste assez pour titiller la curiosité de Liam. Ce n’était pas voulu, elle tanguait entre ne plus rien dire et répondre à sa demande de détails. Elle avait pincé les lèvres, ses mains serrant doucement ses accoudoirs, son regard fixant un point devant elle dans le vague. Les secondes passaient alors qu’elle ne disait pas un mot, c’était dur, tellement dur, mais elle se disait que si elle en parlait, ça lui ferait peut-être du bien non ? Elle ouvrit la bouche, prête à parler, mais fini par la refermer, aucun son n’en étant sorti. Ses yeux allèrent vers le ciel avant de revenir sur un point dans le vague en face d’elle :

- On est parti en Colombie. On avait une mission, c’était pour arrêter une milice pour innocenter un marins. On avait chacun une couverture, des haut-gradés véreux, l’argent c’était ce qui était censé nous intéresser. Une belle somme d’argent contre des codes d’armes. elle s’arrêta tout aussi brusquement que lorsqu’elle avait commencé à parler, prenant un instant avant de reprendre, C’était des chiffres tapaient au hasard. On était censé rester quelques jours en ville, jouer les terroristes. Cartagena est magnifique même si ce n’est vraiment pas la même température. elle se mit à rire, d’un rire triste, avant de se remettre à parler, Ça s’est passé le dernier jour. On devait prendre un avion le lendemain dans la matinée. On avait passé une super journée, on avait pris un bateau pour passer la journée en mer. Les fonds marins sont magnifiques là-bas. J’avais pris ma douche, j’étais en train de faire ma valise alors que mon collègue était en train de se laver à son tour quand … quand … quand y a eu cette odeur de chloroforme qui s’est diffusée dans la chambre. J’ai pas eu le temps d’aller ouvrir la fenêtre que j’étais déjà inconsciente. J’étais tellement conne de penser que tout irait bien. C’était une mission foireuse. elle passa une main sur son visage, Je me suis faites réveillée par un seau d’eau … j’étais seule dans une pièce, quatre mur, un plafond, une caméra avec un type derrière et un autre type, Francesco. C’était censé durer que quelques jours … dit-elle dans un soupire

La jeune femme ne prononça plus un mot, se murant dans le silence, gardant son regard sur son point dans le vague en face d’elle, elle n’éprouvait aucune difficulté à ne pas tourner la tête pour chercher le regard de Liam, non ça lui convenait de ne pas le voir d’avoir ses yeux plantait dans le vide. Son menton tremblait un peu, les larmes étaient montées mais elle refusait de les laisser couler, pinçant de nouveau les lèvres, à force de serrer les bras de son fauteuil roulant ses jointures avaient blanchit. Elle faisait un gros effort pour ne pas craquer alors qu’au fond, elle savait bien que ça pourrait la soulager de pleurer. Elle avait déjà pleuré à plusieurs reprises depuis son retour de Colombie, elle avait pleuré ce matin en se réveillant, ça lui faisait du bien de pleurer mais elle essayait de pleurer le moins possible devant les autres, préférant verser ses larmes quand elle était toute seule.

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Mer 5 Nov - 20:19


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L’hésitation qui planait dans l’air était palpable, Iris semblait réfléchir comme si elle ne savait pas vraiment par où commencer. Ne voulant pas la brusquer, Liam allait lui dire que si elle ne voulait pas en parler ce n’était pas bien grave, c’est alors qu’elle commença son récit.

Iris lui expliqua ce qu’il semblait être une mission qui n’ait pas tourné comme prévu. Il savait bien que ce métier n’était pas tout rose mais il ne se doutait pas que ça puisse être si violent. Malgré le milieu duquel il était issu, Liam avait toujours réussi à se tenir à l’écart de ce genre de pratique. Bien sûr, il avait déjà eu à y assister à son plus grand désarroi, ce n’était pas évident de voir quelqu’un se faire torturer sous ses yeux, car oui même si elle ne l’avait pas directement dit, cela allait de soi que c’était ce qu’il s’était passé. Maintenant qu’elle avait plus ou moins expliqué cela tombait sous le sens quelque part, ses marques, ses bleus, c’était là bien des techniques de tortionnaires ni plus ni moins. Il se mordit la lèvre inférieure semblant chercher ses mots et ne voulant pas non plus dire quelque chose qui pourrait la mettre mal à l’aise, en parler ne devait déjà pas être facile.

Elle semblait encore sous le choc, comme traumatisée par les événements, Liam se sentit quelque peu coupable de lui avoir soutiré ses informations, elle n’avait sans doute pas très envie de se rappeler précisément ses tourments, et pourtant elle lui avait tout raconté ; Liam pouvait presque se visualiser la scène, il en avait la gorge serré. Quel monstre pouvait bien faire ça ? Il se sentait néanmoins impuissant face à la situation, il cherchait des mots réconfortants mais il n’en trouva aucuns. N’importe quel mots ne pouvaient effacer ce qu’elle avait vécu, et ça Liam en avait bien conscience, le silence commençait à s’allonger prenant d’assaut l’espace-temps qui sembla durer une éternité.

- Je suis désolé…Fit Liam à mi-voix

Il n’avait trouvé que ça à dire, il n’y avait rien qu’il puisse dire de toute façon. Il hésita un instant puis reprit.

- Comment tu t’en es sorti ?

C’était une question qu’il eut bien du mal à extirper de ses lèvres, hésitant, il avait la voix quelque peu tremblante, encore un peu choqué de ce qu’il venait de se dire. Il tourna la tête vers la jeune femme puis ajouta, avant qu’elle ne puisse dire quoi que ce soit

- Si tu ne veux pas en parler, je comprendrais.

Il était curieux mais pas complètement inconscient, il se doutait bien que le traumatisme était encore bien trop pesant et que cela ne faisait que l’éveiller. Il détourna ensuite le regard, comme pris d’une soudaine gêne. Il se sentait gêné de la situation, lorsqu’il était arrivé à l’hôpital il ne s’attendait clairement pas à ça, voir Iris dans cet état lui faisait un pincement en cœur incontrôlable, il se sentait inquiet pour elle et ce malgré leur relation passé, il avait l’impression qu’on avait touché à une amie précieuse et qu’il n’avait pas était là pour la défendre, ça le foutait même en rogne, quelle sensation curieuse.
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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Sam 15 Nov - 2:36





C’était dur et pas qu’en parler, juste y penser c’était dur aussi. Elle s’en souvenait que trop bien. Les moindres détails lui revenaient en tête. Il lui suffisait juste de fermer les yeux l’espace d’un instant, même quelques secondes suffisait à faire resurgir les souvenirs de son séjour en Colombie. Elle pouvait même se souvenir du souffle chaud et putride de son tortionnaire, Francesco … comme s’il était tout près d’elle à lui souffler ses menaces et ses questions à la figure. Il lui suffisait de fermer les yeux et elle pouvait même se souvenir de la douleur qu’elle ressentait à chaque torture qu’il lui infligeait, la ressentant presque. Était-ce du courage qu’elle avait eu ou simplement autre chose qui avait fait qu’elle avait réussi à rester en vie jusqu’à ce que le NCIS vienne les sortir de cette fichue forêt colombienne ? Elle n’en savait trop rien et ne cherchait pas vraiment à élucider la question. Elle était en vie c’était ce qui comptait. Détruite parce qu’elle avait vécu mais bel et bien en vie. Ça avait été dur pour la belle blonde de répondre à Liam, mais elle l’avait tout de même fait alors que rien ne l’obligeait à le faire. Et au final, ça semblait lui avoir fait plus de mal que de bien. Elle en était à se retenir de pleurer. Elle avait tellement cette impression d’être pitoyable. Alors qu’il y avait ce silence, ce si long silence, le jeune homme lui déclara qu’il était désolé. Le regard d’Iris se durcit brusquement, les « désolé » elle n’en avait cure ! Elle n’avait pas besoin des désolé des gens, elle n’avait pas besoin de leur pitié, ses yeux allèrent vers l’ancien drogué alors qu’elle se mettait à parler d’une voix glacial qui contrasté nettement avec la voix qu’elle avait eu auparavant :

- Je n’ai pas besoin de ta pitié Liam ! Je n’en veux pas et je n’en voudrais jamais !

Comment s’en était-elle sortie ? C’était une bonne question. Peut-être moins dure que la précédente ? Pourtant, ça restait tout de même dur. Liam avait rapidement enchaîné en lui disant qu’elle n’était pas obligée d’y répondre. Une bonne intention de sa part. Il avait même la voix qui tremblé. Voulait-il vraiment connaître les détails ? A entendre sa voix elle en avait des doutes. Mais ce n’était pas comme s’il lui avait demandé des détails sur les tortures qu’elle avait subi. Là, elle l’aurait clairement envoyé boulet. Et aurait voulu remonter tout de suite dans sa chambre, s’effondrant probablement en larmes jusqu’à ce que quelqu’un vienne la rejoindre et là, elle aurait séché précipitamment ses larmes en niant avoir pleuré. Heureusement qu’il ne lui avait pas demandé ça, elle l’aurait vraiment mal prit. Le temps passait et Iris ne prononçait pas un mot. Est-ce que c’était une bonne chose de lui répondre ? Est-ce que ça lui ferait plus de mal ? En même temps, il n’y avait pas grand-chose à dire sur comment s’en était-elle sortit. La belle blonde se pinça l’arête du nez, poussant un soupire. Il n’y avait pas grand-chose à dire donc ça ne pouvait pas être si douloureux que ça de raconter ce qu’elle avait vécu pour échapper à cette fichue milice. Mais bon, c’était vrai aussi que c’était un sacré récit, comment pouvait-on s’imaginer qu’elle avait réussi à fuir avec une jambe cassée ?! Heureusement qu’elle avait eu son collègue Logan, qu’elle n’avait pas été seule. C’était surtout grâce à lui qu’ils étaient encore en vie. Posant sa main sur le bras de son fauteuil, son regard toujours dans le vague, la Shepard prit la parole :

- On a réussi à s’enfuir. La seconde fois ça a été la bonne. Y avait Logan avec moi, c’est surtout grâce à lui que je suis là, toujours en vie. Je ne sais pas comment on a fait pour ne pas qu’ils nous retrouvent mais on a réussi. Je … je ne peux pas te dire comment j’ai réussi à revenir car … car je me suis réveillée un beau jour allongée dans un lit de cet hôpital. On avait réussi à nous récupérer. Si tu t’attendais à plus de détails c’est raté, il n’y a pas grand-chose à dire sur ça. elle marqua une brève pause avant d’enchaîner Et toi, qu’est-ce que tu fais ici ?

Autant inverser les rôles. Autant lui poser à son tour des questions qui pouvait le gêner non ? C’était à son tour d’avoir droit aux questions, elle ne voulait plus répondre à ses questions sur le sujet de la Colombie. Elle ne se doutait pas un seul instant qu’il avait été drogué fut un temps même si ce temps où il s’était drogué était fini depuis à présent six semaines. Elle avait elle-même été une droguée pendant un temps, ne pouvant pas vivre bien longtemps sans sa dose de drogue, quel qu’elle soit. Ça avait été dur de s’arrêter, elle ne se souvenait même pas comment elle avait réussi à s’arrêter. Mais Iris avait bien changé depuis l’époque où elle était une adolescente droguée, bagarreuse et qui était contre toute autorité et qui n’était bien sûr, pas du tout du côté de la police. Oui, les choses avaient bien changées …

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Mar 18 Nov - 17:50


J'en connais qui tournent en rond ou qui longent les murs en comptant les saisons. J'en ai vus des dépourvus: des nouveaux départs qui nous mènent nulle part, des guerriers à la télé, des héros dans ma salle à manger. J'en ai lu des histoires vraies. Mais la question que j'me pose sans cesse : Où j'pourrais trouver du courage ? Iris & Liam

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Liam se sentit un peu mal à l’aise pas l’ambiance qui avait pris possession du petit parc de l’hôpital, Iris se mit à l’engueuler semblant plus faire ressortir une sorte de supplication, après ce qu’elle avait vécue c’était tout à fait légitime, Liam baissa les yeux comme prit sur le fait.

- Déso…

Il se mordit la lèvre, décidemment il n’était pas très doué pour remonter le moral des gens, mais dans cette situation, le pouvait-il ? Il n’en était pas vraiment sûr. Le traumatisme enduré par Iris était profond et ne se réglerait pas en quelques mots réconfortants, cela allait prendre du temps. C’était un peu comme une cure de désintox en un sens, et pour ça le jeune homme savait de quoi il parlait. Cela avait pris des années, et il régné toujours une incertitude. Celle de ne pas être sûr de tenir le coup, et si il replongé demain ? Il ne se relèverait plus, il le savait. Après tant d’abstinence si il retombait dans ce travers là il en serait fini pour lui, soit il allait mourir d’une overdose, soit il finirait ses jours avec un air blafard dans une boîte de nuit à la musique trop forte et sombrerait dans tous les cas. Parfois il avait bien envie de baisser les bras, car la guérison semble sans fin et que chaque obstacles semblent un peu plus dur chaque jours qui passe, mais il s’accroche à ses petits espoirs, ce n’est pas grand-chose mais c’est ce qui le garde en vie.
Il balaya ses quelques pensées puis reprit le fil de la conversation, lui demandant après un silence qui s’était éternisé comment elle s’en était sorti. Il avait bien eu du mal à lui poser cette question, il avait un peu peur de faire face à une nouvelle colère. C’est pourquoi il ajouta qu’elle n’y était pas obligé, il ne voulait pas la voir fondre en larmes, il était très mauvais pour consoler c’était ce qu’il se disait encore une fois tandis qu’Iris répondit à sa question, citant un certain Logan. Liam avait bien du mal à imaginer par quoi elle était passée, mais au vue de ses marques qui recouvrait son corps il ne pouvait qu’en faire la triste constatation.

Il se força à ne pas éveillé sa colère en utilisant une phrase toute fête ou un énième désolé qui la foutrait en rogne, mais il n’eut pas vraiment le temps d’y songer puisqu’elle lui demanda immédiatement, sans préambule, ce que lui faisait là. Il se recula légèrement surpris, il était vrai que la question était légitime, mais Liam redoutait sa propre réponse. Il ne savait pas vraiment comment aborder le sujet, il se sentit tout à coup très mal à l’aise. Il baissa la tête dans un soupire, comme vaincu, il se souvint alors des mots qui avaient été prononcé en réunion quelques heures plus tôt. Ne pas avoir honte. C’était si facile à dire, il savait bien que cela faisait partie du traitement, et qu’il fallait qu’il en parle si il voulait aller mieux mais il avait bien du mal à confier ce genre de détail qui s’apparenter à son intimité finalement.

Durant ces quelques mois de réunion il avait appris beaucoup. Il avait appris à accepter le fait qu’il avait un problème et qu’il devait le régler, il avait appris à le partager avec les membres de son groupe de parole, ça lui avait fait du bien mais à part à Jennyfer à qui il était obligé de dire comment ça se passait, il n’en parlait à personne d’autre. Il était peut-être temps de faire évoluer les choses. Il inspira profondément puis reprit.

- Je…Je suis dans un groupe de parole…Pour…Enfin, par rapport à ma dépendance.

Le regard fuyant, il eut bien du mal à regarder Iris en face, après ce qu’elle lui avait confié ce n’était sans doute rien mais pour lui c’était un peu comme dévoiler une part de lui. Il se sentit mis à nu. Surtout parce qu’Iris ne connaissait rien de son côté sombre, elle ne connaissait pas son autre visage, celui qui finissait la tête à l’envers avec de la poudre blanche dans la nez, celui qui rentrait chez lui en sang après s’être battu pour avoir son argent, celui qui connaissait bien le grand patron d’un des plus grand réseau de drogue d’Amérique et qui l’appelait par son prénom, c’était assez fou et même si aujourd’hui il était passé de l’autre côté de la barrière il avait toujours un pied dans ce côté sombre qu’il avait peur de voir se rependre à nouveau dans tout son être.
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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Sam 22 Nov - 1:05




Elle n’avait jamais voulu de la pitié des gens, même pas lorsqu’elle était encore qu’une adolescente. Surtout pas à cette période ! Elle aurait étripé la personne qui aurait eu de la pitié pour elle et sa situation d’orpheline. Orpheline, elle avait toujours détesté ça, elle avait même détesté pendant un temps ceux qui avaient la chance d’avoir une famille, bref, elle avait détesté presque le monde entier pour ne pas avoir elle aussi sa propre famille. Ce n’était pas juste. Mais la vie était injuste. Elle avait nourri de la colère envers celle qui l’avait abandonné pendant toutes ses années, ça avait grondé en elle, c’était peut-être bien pour ça qu’elle avait eu une adolescence si tumultueuse. Elle avait eu besoin de déchaîner toute cette colère qui était en elle. Mais on ne pouvait pas revenir en arrière et s’il y avait la possibilité d’appuyer sur le bouton marche arrière Iris n’hésiterait pas à appuyer pour changer certains points de sa vie comme le fait d’avoir accepté cette fichue mission sous couverture. Elle qui voulait faire ses preuves tout en partant à l’étranger avait fait une belle bourde en acceptant d’aller en Colombie. Cette mission était vouée à l’échec depuis le début et tout le monde s’était voilé la face. Surtout elle. Elle qui avait vu une mission tout rose bonbon en n’y voyant aucune ombre alors qu’il y en avait plein. La belle blonde ne s’était pas retenue d’engueuler Liam lorsqu’il lui avait sorti un « Je suis désolée » et elle avait froncé les sourcils lorsqu’il avait failli prononcer de nouveau un « Désolé ». Il avait bien fait de ne pas finir son mot sinon elle aurait demandé à remonter dans sa chambre sans rien dire d’autre.

Il lui avait demandé comment elle avait réussi à revenir à s’en sortir. C’était un sujet large mais tout de même peu dense, c’était … compliqué … la belle blonde finit tout de même par y répondre. Elle n’avait au final pas grand-chose à lui dire, elle avait fermé les yeux un jour, dans cette fichue forêt colombienne alors qu’ils étaient en pleine fuite et quand elle les avait rouvert, elle était dans la chambre d’hôpital, avec ces machines et leurs bips, la couverture sur elle et surtout, ses plaies et sa jambe qui ne lui faisait plus mal. Ça lui avait tellement semblé être un rêve … c’était trop beau pour être vrai. Malgré les quelques bref réveils qu’elle avait eu pendant le trajet entre la Colombie et les Etats-Unis, elle n’avait aucun souvenir de ces moment-là, étant probablement trop dans les vapes pour garder le moindre souvenir. Encore aujourd’hui, elle avait l’impression d’être dans un rêve, qu’à un moment ou un autre elle finirait par se réveiller, une arme braquée sur sa tête, voir même plus et les tortures recommenceraient et elle n’y survivrait pas. Elle n’était pas du genre pessimiste, enfin, avant elle était du genre optimiste même si réaliste, mais elle savait bien que si elle avait à subir d’autres tortures elle n’y résisterait pas, autant physiquement que psychologiquement. Mais ça, cette impression de rêver, ça restait toujours au fond elle, même si elle avait bien compris que c’était bien réel, que Logan était sauvé, mais ce sentiment de rêver resurgissait à certains moments, quand tout semblait aller bien, même quand elle était juste seule dans sa chambre et qu’elle écoutait le silence, ça lui semblait si étrange après tout ce temps. Elle ne mangeait pas encore, elle avait une perfusion pour ça mais le médecin lui avait dit que bientôt elle pourrait recommencer à s’alimenter normalement, certes petit à petit mais tout de même normalement. Elle avait préféré enchaîner rapidement sur une question, de manière à lui couper l’herbe sous le pied et qu’il ne lui pose pas d’autres questions. Ah ah ! Il semblait qu’elle avait appuyé sur un point sensible, son regard s’était tourné vers lui alors qu’elle l’écoutait lui répondre. Un groupe de parole pour sa dépendance ? Il avait titillé sa curiosité, mais fallait-il demander ? Oh et puis zut ! S’il ne voulait pas y répondre il le lui dirait :

- Quelle dépendance Liam ?

Elle se disait bien qu’il devait probablement y avoir un lien avec le fait qu’il venait souvent au NCIS et qu’il était un indic. Ça se voyait presque comme le nez au milieu de la figure, en tout cas à ses yeux. Mais bien sûr, la jeune femme respecterait le fait qu’il lui dise qu’il ne voulait pas en parler, il pouvait en avoir honte ou tout simplement ne pas avoir envie d’aborder plus que ça le sujet. C’était tout à fait compréhensible, elle-même n’avait pas vraiment envie de parler de son séjour en Colombie même si elle avait tout de même répondu aux questions du jeune homme.

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Lun 24 Nov - 16:13


J'en connais qui tournent en rond ou qui longent les murs en comptant les saisons. J'en ai vus des dépourvus: des nouveaux départs qui nous mènent nulle part, des guerriers à la télé, des héros dans ma salle à manger. J'en ai lu des histoires vraies. Mais la question que j'me pose sans cesse : Où j'pourrais trouver du courage ? Iris & Liam

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Liam avait bien du mal à cacher sa gêne, ce sujet, il le savait, ne devait plus être un tabou et pourtant ça l’était, il avait comme l’impression que si il en parlait librement il allait être rejeté, abandonné. Aujourd’hui, il en avait longuement parlé lors de sa séance de groupe, il y avait ceux qui ressentait la même chose que lui et ceux qui se moqué en disant que c’était n’importe quoi, rapidement repris par le « chef » de groupe, il a longtemps était rassuré sur ce sujet et pourtant rien n’y faisait, il se sentait toujours honteux et coupable. Une culpabilité qui le bouffait  de l’intérieur et qui l’empêché d’avancer. Il soupira légèrement, puis relevant la tête vers Iris, il prit son courage à deux mains. Après tout elle lui avait bien ouvert son cœur elle, aussi dur soit-il, elle lui avait dit la vérité, il devait lui rendre la pareille, peut-être se sentirait-il même soulagé ? Ou peut-être pas…Difficile à dire, à part pendant les séances, il n’en parlait pas.

- Je suis dépendant à la cocaïne.

Sa fin de phrase se perdit dans sa gorge, c’était tout juste audible, il se racla la gorge puis reprit.

- Je suis clean depuis 6 semaines. Dit-il avec un léger sourire. Je sais ça à l’air de rien, mais pour moi c’est vraiment énorme.

Son regard se perdit un peu dans l’horizon, repensant à toutes ses années de galère, depuis ses 16 ans, il était dépendant. Il avait un besoin irrépressible de cette poudre blanche ressemblant à de la farine, il y avait goûté une fois, s’était laissé entraîner et depuis il n’avait pu s’en défaire, ni rien ni personne n’avait pu l’en dissuader, pas même Jesse. Il l’avait perdu une fois à cause de ça puis la deuxième fois quand il avait décidé de se reprendre en main ça n’avait rien donné de bon non plus, il s’était mis à mentir, ressentant le manque comme une envie de mourir sur le champ, et il l’avait à nouveau perdu, il aurait voulu en mourir tellement la douleur était sauvage, tellement elle avait pris possession de son être, c’était le fait de le voir partir sans jamais revenir qui l’avait fait replonger, lui qui avait pourtant eu le courage de lui demander de l’aide, il était juste parti comme ça, du jour au lendemain, Liam ne l’avait pas supporté, alors il s’était oublié dans les tréfonds de son esprit, avait mis ses sentiments sur pause et s’était drogué à tel point qu’il était au bord de l’overdose, à cette pensée il eut un léger soupire, tout ça semblait si loin et pourtant ce n’était qu’il y a deux ans tout au plus, il en avait fait du chemin depuis. Des rencontres pas toujours agréables, mais aussi de bonnes rencontres, celles qui lui ont permis de s’en sortir et de faire table rase du passé, ou du moins essayer de le faire.

Il avait de nouveaux espoirs qui germaient dans son esprit, autrefois il ne se serait pas donné tant de peine, à la première difficulté il aurait replongé, mais aujourd’hui son état d’esprit a évolué, il a évolué. Il a pris ses problèmes à bras le corps et les a affronté de plein fouet, même si c’était douloureux, même si ça le faisait souffrir le martyr, il n’avait pas laissé tomber. Le fait d’être indic n’avait rien de facile puisqu’il devait continuellement avoir des sachets de cocaïne sur lui, continuer son trafic comme si de rien n’était, aller voir le patron du réseau toutes les semaines pour récupérer sa ration et lui donner une part du butin, c’était ainsi, il n’avait pas le choix. Au début, c’était les yeux rougit, les mains tremblantes qu’il s’y rendait tellement le manque était pesant et pressant, mais aujourd’hui il a en grande partie surmonté ça et parvient à ne pas y succomber, même si la peur était encrée en lui, celle de retomber dans ce travers datant de plusieurs années maintenant. Un sourire se dessina sur ses lèvres, il venait de penser à sa mère, elle serait si fière de voir comme il avait changé, il n’avait jamais était un mauvais garçon, mais il n’avait pas était gâtée par la vie, il avait fait au mieux pour ne pas finir dans une boîte au fond d’un trou, alors oui il s’était sans doute allié aux mauvaises personnes mais dans son milieu c’était celles qui lui ont sauvé la vie, pour certain ce n’était que des excuses de drogué et de délinquant mais c’était sa réalité, et désormais il ne pouvait plus la cacher. Il tourna la tête à nouveau vers Iris, dans un soupire presque blasé, il souffla ces quelques mots.

- Je suis…Étais. Corrigea-t-il rapidement. Un drogué. Termina t-il comme une conclusion

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Jeu 27 Nov - 18:25





Au fond, oui, elle s’en doutait qu’il y avait un lien avec la drogue, n’importe laquelle, ça restait de la drogue. Elle-même avait eu cette dépendance quand elle était adolescente, elle s’en était sortie seule, ça avait été long et dur, car le manque était vraiment dur à ressentir. Il fallait savoir résister et ne pas aller voir un dealer pour finalement craquer et demander une drogue, n’importe laquelle tant qu’on ne ressentait plus le manque. Elle avait replongé à plusieurs reprises, mais en devenant tout d’abord stagiaire au NCIS puis agent spécial du NCIS, elle n’y avait plus jamais touché, faisant une croix dessus. Etait-ce de sa faute si Mathieu était devenu dealer ? Non, elle se refusait à y penser, quand elle se droguait elle préférait ne pas le montrer au monde entier et le jeune homme n’avait jamais su qu’elle s’était droguée ou du moins, elle le croyait. Allez savoir pourquoi son ex fiancé avait mal tourné. Mais revenons au sujet qui nous intéresse, ça n’avait pas vraiment étonné Iris quand elle avait entendu Liam lui dire qu’il était dépendant à la cocaïne. Oui, six semaines sans rien prendre, ça pouvait paraître être rien du tout d’un point de vue extérieur, du point de vue de quelqu’un qui n’avait jamais pris et été dépendant à la drogue, mais Iris comprenait et compatissait pour Liam. Car six semaines c’était dur mais ça prouvait qu’on voulait vraiment s’en sortir, qu’on ne voulait pas lâcher le morceau. Son regard qu’elle avait hérité de son père alla se planter celui du jeune homme, s’il avait besoin d’en parler, elle pouvait être là pour lui, même si à vrai dire ça ne serait pas une bonne chose pour elle qui devait surtout se concentrer sur son rétablissement que sur les problèmes des uns et des autres. La belle blonde laissa passer plusieurs longues secondes avant de prendre la parole à son tour :

- Écoutes Liam … je comprends tout à fait que six semaines sans prendre de drogue c’est long car, elle marqua une pause puis reprit, J’ai déjà vécu ça, quand j’étais adolescente et je comprends donc que c’est beaucoup de passer autant de temps sans toucher à de la drogue. son regard alla de nouveau vers un point dans le vague, S’il te plait n’en parles à personne.

Elle n’en avait jamais parlé à ses proches, surtout pas à sa mère, ayant trop peur qu’elle la rejette, qu’elle ne veuille plus d’elle malgré les années qu’elles avaient passés à se côtoyer. La jeune femme en avait honte d’avoir été une droguée tout comme Liam, mais elle s’était réfugiée dans la drogue par manque d’attention, par besoin de se sentir bien. C’était un bon moyen pour elle d’oublier qu’on ne voulait pas d’elle, qu’elle était condamnée à vivre entre orphelinat et les quelques familles d’accueils qui voulaient bien d’elle. Cette partie de sa vie avait été vraiment dure et elle préférait mentir au risque de décevoir les gens si un jour ils apprenaient la vérité que de le dire sans rien cacher. C’était ce qu’elle avait fait avec sa mère. S’en voulait-elle ? Elle n’en savait trop rien. Elle avait préféré lui cacher la vérité en se disant que c’était la meilleure chose à faire alors que ça ne l’était peut-être pas. Et elle voulait que la rousse l’apprenne le plus tard possible voir même jamais. Alors, la belle blonde espérait qu’elle pouvait avoir confiance en Liam et qu’il n’irait pas le répéter. Et même, si ça arrivait aux oreilles d’Anthony, elle avait peur qu’il rompe leurs fiançailles juste pour ça. Ça, c’était quand même beaucoup mais c’était derrière elle aujourd’hui :

- Ton père le sait ? Ça se passe bien avec lui ?

C’était certes intrusif, mais si Liam ne souhaité pas en parler il le lui dirait. Elle-même était ou avait été dans la même situation que lui, découvrir l’un de ses géniteurs c’était … dur. Difficile, il fallait apprendre à se connaître, à se côtoyer.  Encore aujourd’hui, malgré les années qui étaient passées, il pouvait y avoir des joutes verbales entre les deux Shepard. Parce que même si Iris avait pardonné à la co-directrice du NCIS de l’avoir abandonné à la naissance, on ne pouvait pas effacer ça si facilement. Et puis, même si elle avait à présent passer plusieurs années à côtoyer Jennyfer, elle ne la connaissait pas si bien que ça, il y avait encore beaucoup de questions à poser des deux côtés.

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Sam 29 Nov - 12:40


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Comme on se retrouve .

En un instant, c’était comme si le parc tout entier s’était effacé, comme si il avait disparu sous les yeux du jeune homme, il avait comme l’impression d’avoir été libéré d’un poids en lui avouant la vérité, elle qu’il connaissait si peu, et pourtant ce qui suivit confirma cette sensation pressante qui l’avait gagné un peu plus tôt, cette impression qu’ils n’étaient pas si différents, qu’au fond, ils étaient pareils. Il l’avait vu dans son regard, il l’avait vu dans sa manière d’être, oui, finalement, ils étaient semblables. Il ne put néanmoins masquer sa surprise, à part les personnes du groupe qu’il ne voyait pas en dehors des réunions, il ne connaissait personne ayant vécu cet enfer, il s’était souvent senti seul, personne ne pouvait vraiment le comprendre, tous pensaient que ce n’était qu’une question de volonté, mais quand le besoin était là, quand il le bouffer de l’intérieur, personne ne pouvait vraiment le comprendre. Mais avec l’aveu d’Iris il se sentit moins seul, comme si il avait enfin trouvé la personne qui le comprendrait.

Lorsqu’elle lui indiqua qu’il ne fallait en parler à personne, il acquiesça légèrement puis répondit.

- Ne t’inquiète pas. Ton secret est bien gardé avec moi

Il n’était de toute façon pas du genre à dire des ragots à propos de telle ou telle personne, il s’en fichait pas mal des ragots et des « on dit » lorsqu’on lui confiait quelque chose, Liam gardait toujours sa promesse et n’en disait rien, tout comme il savait qu’Iris n’allait pas le répéter à qui voulait bien l’entendre, dans son cas tous le savait déjà de toute façon, il était assez connu dans le milieu, il s’étonnait d’ailleurs qu’Iris ne le soit pas. Elle qui travaillait au NCIS, et qui plus est était la fille de Jennyfer, celle à qui il devait sans cesse rendre des comptes, elle ne parlait donc pas boulot avec sa fille apparemment, c’était sans doute mieux comme ça, au moins il avait la chance de s’expliquer et de ne pas juste être le drogué de service. Il soupira légèrement, comme si il avait oublié quelque chose, comme si il ressentait le besoin de se justifier sur un point.

- C’est d’autant plus dur, que je dois continuer mes activités de dealer pour le compte du NCIS, en tant qu’indic je veux dire.

Iris savait-elle que Liam était indic ? Oui probablement, il ne savait plus, son esprit était quelque peu plongé dans du coton, au pire, c’était le moment des confidences apparemment, alors autant y aller à fond, il vidait son sac à son contact comme si c’était devenu une évidence, il espérait seulement qu’il n’était pas en train de l’accabler avec ses problèmes alors qu’elle avait sans doute vécu bien pire, non, pas sans doute. Elle avait vécue pire, elle avait vécu l’enfer,  à côté, son petit problème était minime et inintéressant.

La question qui suivit attira néanmoins l’intérêt de Liam, son père ? Il avait peu de nouvelles de sa part, même si il avait était des plus compréhensifs, mais il ne pouvait pas dire qu’il avait vraiment retrouvé son père, il ne le voyait que très rarement, lorsqu’il avait était arrêté, ou lorsqu’il le croisait pour lui faire une morale sur la drogue. La dernière fois, Liam avait pris les devants  et l’avait invité pour un café, depuis il n’avait plus eu de nouvelles. Il soupira puis reprit.

- Oui il le sait. Il est content que j’ai arrêté, il devait en avoir marre de me voir derrière les barreaux. Dit-il avec humour. Mais on se voit pas beaucoup, il est pas mal occupé avec le NCIS…

Il avait une mine plus triste, plus maussade. Car oui, il avait était heureux de constater qu’il avait un père, qu’il avait un modèle, quelqu’un qu’il voulait rendre fier, mais quand cette personne n’est pas présente ce n’est pas des plus évident. Mais Liam ne lui en voulait pas, il savait qu’il avait eu bien du mal à avaler le fait qu’il avait un fils, que sa femme qu’il aimait tant lui avait menti et avait abandonné leur enfant sans qu’il n’en soit informé, sans même qu’il puisse se battre pour lui, toute cette situation était compliquée. Mais Liam ne lui en voulait pas, il était juste déçu de ne pas avoir la chance de rattraper le temps perdu. Il avait vécu sans lui durant 22 ans, alors il était patient, il attendrait qu’il soit prêt à avoir une vraie relation père-fils. Même si au départ, c’était lui qui avait eu du mal, qui n’avait pas voulu le voir qui lui en voulait de ne pas avoir était là quand il en avait besoin, et maintenant la machine s’inversait, du moins c'était l'impression qu'avait Liam.


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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Mer 3 Déc - 1:03




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Il y avait bien des choses qu’Iris cachait à ses proches, des choses dont elle avait honte. Mais tout le monde à ses petits secrets et Iris n’était pas une exception. Elle avait une certaine crainte de savoir ce que penserait la personne à qui elle dévoilerait l’un de ses secrets, savoir comment cette personne réagirait face aux révélations. Le rejet, l’abandon, c’étaient les grandes craintes de la jeune femme. En Colombie, à partir d’un certain moment, la belle blonde avait fini par réellement penser qu’on les avait abandonnés à leur sort alors qu’au début de leur détention dans ce camp de la milice colombienne, elle s’était accrochée à l’idée qu’on ne les laisserait pas tomber, qu’on viendrait les chercher rapidement. Le NCIS était venu effectivement les chercher mais hélas pas aussi rapidement qu’elle l’aurait espéré car elle était à présent dans un sacré état. La peur de replonger dans cette addiction ne l’avait même pas effleuré l’esprit alors qu’avec la prise de tels médicaments comme la morphine c’était lui tendre une belle perche. Ce genre d’idées étaient bien loin de son esprit, les seules choses qui lui traversaient la tête était d’une, ses souvenirs de sa mission sous-couverture, sa détention et la première fuite la seconde était bien moins présente dans sa tête. Mais aussi, cette envie de guérir et de … retourner au NCIS ? Non, en faites, pour ça elle n’en savait trop rien. Elle en avait un goût amer, ils n’étaient pas arrivés rapidement comme elle l’avait tant espéré et même si elle et Logan étaient bien de retour à Washington, la belle blonde avait toujours cette pensée omniprésente qu’on les avait tout de même abandonnés à leur sort. Un mince sourire apparut sur les lèvres de l’agent spécial lorsque Liam lui déclara que son secret était bien gardé avec lui, elle le croyait :

- Merci Liam.

Il y avait bien quelques personnes au sein du NCIS qui pensaient qu’elle avait été pistonné par sa mère pour intégrer le NCIS, qu’elle profitait juste de son haut statut dans la hiérarchie pour lui demander des faveurs alors qu’ils se fourraient le doigt dans l’œil et bien profondément ! Mais il fallait l’avouer qu’Iris s’étendait rarement sur sa vie et son passé et que ces personnes qui la jugeaient ne la connaissaient pas. Ils ne savaient pas tout ce qu’elle avait vécu, ils ne connaissaient rien de sa relation avec sa mère. Pourtant, Iris n’arrivait pas à leur en vouloir de porter un tel jugement sur elle. Peut-être aurait-elle dû leur en vouloir ? Mais non. Ils pensaient ça d’elle ? Eh bien tant pis, elle s’en fichait de ce qu’ils pensaient d’elle, ça ne l’affectait pas plus que ça alors ils pouvaient bien la juger, croire qu’elle avait eu tout ce qu’elle voulait dans son enfance et qu’elle en avait profité pour demander à sa mère de la pistonner pour intégrer l’agence, ça ne changerait pas sa vie. Et tant pis s’ils croyaient qu’elle n’était pas compétente, elle, elle savait comment elle avait réussi intégrer le NCIS, tous les efforts qu’elle avait fait, le chemin qu’elle avait parcouru. Mais oui, après cette défaite à l’étranger, la belle blonde doutait de ses compétences et de son statut d’agent spécial. Était-elle réellement faite pour ce travail ? Avait-elle les épaules pour ? Être la fille de la co-directrice du NCIS ce n’était pas tous les jours facile car elle était une belle cible pour ceux qui voudraient atteindre Jennyfer, elle avait déjà eu à subir ça à plusieurs reprises :

- Tu n’as pas peur ?

La question était simple mais bel et bien clair. Avait-il peur qu’un jour les autres dealers et autres personnes dans le même genre apprennent qu’il était devenu un indic pour le NCIS ? A sa place elle aurait peur. Enfin, maintenant, la belle blonde avait peur de beaucoup de choses. Elle était capable de se réveiller au beau milieu de la nuit dans son lit d’hôpital, en sueur, persuadée qu’on allait venir la chercher et qu’elle allait retourner en Colombie et que l’horreur qu’elle avait vécu recommencerait. Que la douleur se raviverait. Et que ce coup-ci, le NCIS ne chercherait même pas à la retrouver et qu’elle passerait ses derniers jours là-bas. Elle sursautait à la moindre chose, tiltait au moindre bruit, pouvait même se mettre à crier lorsqu’une porte avait l’audace de claquer ou de se fermer un peu trop fort. Le vent lui faisait même un peu peur il fallait l’avouer. Elle avait même peur de l’eau qu’on pouvait verser dans son verre, se méfiant de l’infirmière qui venait changer sa perfusion ou vérifier si tout allait bien. Mais sa plus grande peur était bel et bien de s’endormir ou de juste fermer les yeux pour les rouvre et voir qu’elle était toujours en Colombie qu’elle s’était endormie ou qu’on l’avait ramené là-bas et que tout recommencerait. Elle savait bien au fond elle que c’était stupide mais Iris ne pouvait s’empêcher d’en avoir peur, étant capable de se faire des crises de stress inexpliquées, la peur revenait tel un tsunami qui dévastait tout sur son passage, c’était tellement imprévisible. Elle ne pouvait même pas reconnaître des symptômes pour prévenir ses crises de stress car il n’en avait pas, ça arrivait et voilà tout.

Iris se souvenait de ses débuts avec sa mère, ça avait été plutôt très tendue, la guerre, il y avait souvent des clashes entre elles. Iris déchaînait sa rancœur envers sa génitrice même si d’un autre côté elle tentait de faire un effort, c’était dur pour elle. Surtout que la belle blonde avait eu la possibilité de venir habiter dans la maison de Jennyfer, une belle opportunité pour elle de tenter de créer un lien avec sa mère mais ça avait été surtout deux pas en avant pour un pas en arrière ou bien l’inverse ?! Il avait fallu savoir apprivoiser l’autre, faire preuve de patiences, faire quelques bourdes, faire des concessions et bien d’autres choses … le chemin était long et encore aujourd’hui au bout des quelques années qu’elle connaissait à présent la co-directrice du NCIS, les deux femmes n’avaient pas encore atteint le bout du dit-chemin. Il y avait encore bien des questions à poser à l’une comme à l’autre. Et encore aujourd’hui, ils leur arrivaient de s’engueuler. Mais Iris avait réussi à pardonner à Jennyfer son abandon, pourtant pardonner ne voulait pas dire oublier et avec ce pardon la Shepard avait pensé avoir réussi à enfouir sa rancune, sa colère et autres sentiments néfastes envers la rousse, mais parfois, par moment, ces sentiments ressurgissaient de plus belle. Alors, elle se doutait bien que pour Liam ça ne devait pas être facile de faire ce chemin avec son père car comme sa propre mère, il avait un travail qui lui prenait beaucoup de temps, mais elle était certaine qu’ils finiraient par mieux se connaître car c’était tout de même la base de toute relation de ce genre. La connaissance de l’autre :

- Je suis sûre que vous allez réussir à trouver des moments pour vous voir. Tu sais, avec ma mère et son travail, ce n’était pas facile de se voir, mais ça fait depuis plusieurs années que je la connais à présent et on s’entend plutôt bien maintenant. Je ne dis pas qu’il n’y aura pas de hauts et de bas, car c’est faux, mais je suis sûre que vous allez réussir à apprendre à vous connaître et que vous allez rattraper le temps perdu et que vous aurez une bonne relation. C’est juste qu’il va falloir du temps. Combien ? Je n’en sais rien … on ne peut pas savoir … mais je peux te dire que vous allez réussir.

Elle avait dit tout ça d’une voix pleine d’assurance, ça c’était un terrain qu’elle connaissait bien car elle avait été dans une situation plus ou moins similaire que Liam. Certes, leurs histoires n’étaient pas la même mais ils avaient tous les deux étaient abandonnés et ils avaient à présent retrouvé l’un de leur parent. Et Iris connaissait bien la difficulté de créer une vraie relation solide avec quelqu’un qu’on ne connaissait pas et envers qui on avait de la rancune voir même qu’on le détestait pour ce qu’il avait fait.


HS - Oups, je me suis lâchée Razz

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Sam 6 Déc - 11:48


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Liam acquiesça dans un sourire comme si il s’agissait d’une évidence, cela n’avait rien d’étonnant, Liam était du genre à garder bien profondément les secrets, il était un secret vivant, lui qui devait garder en lui ses inquiétudes les plus profondes, celle notamment de replonger, mais aussi le fait que toute cette opération ne soit qu’un énorme échec, il n’avait pu s’empêcher d’y penser, et si tout ça ne menait à rien, si ce n’est qu’à un saut dans la tombe ? Au moins, il plongerait dans un sommeil éternel et n’aurait plus à se poser la question, dans ses jours sombres c’était ainsi qu’il pensait, mais non il n’était pas du genre suicidaire, il aimait la vie malgré tout, malgré les épreuves qu’elle lui avait envoyé, malgré l’impression d’avoir été abandonné, ça avait commencé quand il avait appris que sa mère adoptive n’était pas sa vraie mère, il avait été tiraillé entre son amour pour elle et l’envie de découvrir la vérité, mais la vérité n’avais pas été plus joyeuse, elle l’avait détruite en un sens. Savoir que sa mère biologique l’avait volontairement abandonné avait était très difficile à accepter, il en avait voulu à sa père même si il n’était responsable en rien, mais tous étaient morts alors il n’avait d’autre choix que de trouver une cible, quelqu’un à détester, puis sa raison avait finalement repris le dessus et il avait essayé de nouer des liens avec lui mais ce n’était pas des plus facile, dès lors que l’un faisait un effort l’autre laisser tomber et vice versa, difficile d’être sur la même longueur d’onde, mais il fallait se montrer patient, chose que Liam n’était pas.

Liam avoua à haute voix sa principale inquiétude, une réelle peur ou simplement un besoin de se justifier ? Peut-être un peu des deux. Comme pour s’excuser d’être encore dans un milieu de malfrats, pour s’excuser de ne pas être celui qu’il voudrait. Pour l’instant Liam ne se considérait pas comme quelqu’un de bien, il avait encore du chemin à faire, il n’était pas digne du statut d’agent, il le savait. Le chemin était si long, si incertain, s’en était désespérant. Cela faisait un mois qu’il était sur l’enquête, qu’il s’était rendu dans le bureau de Jenny, sachets par dizaine de cocaïne entre les mains, les jetant sur son bureau et s’affalant sur sa chaîne dans un secouement de tête, lui implorant de le sortir de là. Ce fût après que Jesse ne le laisse tomber encore une fois et qu’il s’en aille sans dire mots, sans doute agacé par son manque d’efforts, par ses échecs. Secrètement il avait espéré que le fait d’arrêter ses activités le ferait revenir, c’était idiot mais c’était sa motivation. Puis il y avait eu Nat’, c’était un peu sa lumière au fond du tunnel, son nouvel espoir. Même si depuis Jesse les choses avaient changées, il ne s’attachait plus autant aux personnes, préférant la solitude.

Lorsqu’Iris lui demanda si il n’avait pas peur, il prit un air réfléchit, en réalité il était terrifié, il ne pouvait que le confirmer, il acquiesça légèrement puis dans un soupire confirma le geste par la parole.

- Si, tout le temps.

Ce n’était pas la peine de le nier de toute façon, c’était sa réalité désormais, de vivre dans la peur maladive de replonger du jour au lendemain, il en avait eu des raisons en six semaines et pourtant il avait tenu bon, mais pendant combien de temps ? Il n’en savait rien, cet inconnu-là lui faisait peur, le paralysé même, il en avait la trouille de sortir de chez lui lorsqu’un deal se présenté à lui, la peur au ventre à tel point qu’il resté parfois des jours recroquevillé sur son lit, attendant que le temps passe, jetant au loin les quelques sachets se trouvant dans sa poche et se tenant la tête comme si elle allait exploser à un moment ou à un autre, oui dans ces moment-là il était pathétique, c’était là qu’il aurait eu besoin de quelqu’un à ses côtés, mais les personnes qu’il côtoyer n’aimait pas les gens désespérés, préférant le bonheur aux moments de joies, ne supportant pas de le voir ainsi, préférant ignorer ses appels au secours, il s’y était fait du moins en façade, intérieurement il les injuriés c’était tout ce qu’il pouvait faire de toute façon.

La question de son père ne tarda pas à atterrir sur le tapis, il était assez contradictoire sur la question, il le classé dans ces personnes n’étant là que quand ça allait et pourtant lorsque ça n’allait pas, lorsqu’il avait était coincé par le NCIS, ce fût lui qui ordonna de le faire sortir, même si il s’était tout de même tapé 48 heures de garde à vue, et ce n’était pas la première fois, Liam connaissait bien ce lieu sordide, il n’avait jamais eu de condamnation, mais les gardes à vues ça oui il connaissait bien, cet odeur nauséabonde, les drogués comme lui aux yeux rougis sortant de leurs orbites, divaguant, il avait eu l’occasion de voir bien des choses. Mais aujourd’hui alors qu’il était à un tournant de sa vie des plus importants, où était-il ? Liam soupira à cette pensée.
Il ne pût qu’acquiescer aux propos d’Iris, il n’avait pas grand-chose à dire sur le sujet, il connaissait Jenny plus ou moins, il avait eu l’occasion d’avoir une longue et profonde discussion avec elle, il savait qu’elle était quelqu’un de bien et que quand c’était important, elle prenait le temps, c’était sans doute la même chose pour sa fille. Liam restait néanmoins enclin aux doutes quant à son père il ne pouvait chasser cette impression de son esprit, il lui faudrait bien du temps pour se faire à l’idée qu’il avait désormais un père.

- Je sais pas…

Il murmura ces quelques mots comme si il n’était même pas sûr de ses propres mots, cette situation prenait une tournure de confessionnal, Liam qui n’aimait pas se confier était servi, mais dans un sens il était content d’avoir quelqu’un avec qui discuter de ses choses qu’il ne disait jamais et qui s’enfoncé dans son esprit.


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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Lun 29 Déc - 4:04




Iris espérait vraiment que Liam serait tenir sa langue et ne révélerait à personne ce qu'elle venait de lui confier. Les rumeurs pouvaient se propager si vite. Mais avec Anthony ils avaient bien réussi à garder leur relation secrète pendant un temps. Ce n'était pas vraiment voulu pour eux deux, ils avaient surtout omis d'en parler, voulant séparer boulot avec leurs vies à l'extérieur du NCIS. Et puis, tout le monde n'était pas obligé de le savoir ! Mais après la demande en mariage du DiNozzo lors du bal de fin d'année de la ville, tout le monde devait bien le savoir malgré le fait que les gens lors de cette réception portaient des masques. Il y avait des choses, des éléments de son passé qu'elle préférait cacher à ses proches, ce n'était peut-être pas une excellente idée, car le jour où ils l'apprendraient elle devrait leur rendre des comptes, mais elle avait trop peur de ce qu'ils pourraient penser d'elle que la belle blonde préférait leur mentir au risque qu'un jour la vérité soit dévoilée. Avait-elle conscience de cette épée de Damoclès qui était au-dessus de sa tête avec cette prise intensive de médicaments ? A moitié. En même temps, elle avait d'autres choses qui se passaient dans sa tête. Et puis, tant que les médicaments la soulageait, c'était bien, non ? Se rétablir était primordiale pour elle, mais retournerait-elle au NCIS ? A vrai dire elle n'en savait trop rien. Malgré qu'ils les aient sauvé, Iris se sentait toujours trahie, ayant toujours cette sensation qui a un moment de leur calvaire on les avait abandonné à leurs propres sorts avant de finalement se décider de tenter de les sauver. Pour venir les chercher, ça avait été tellement long, trop long, trop de jours étaient passés entre le moment où ils avaient été enlevés et le moment où le NCIS avait réussi à les sauver. Mais elle n'était à ce moment-là, pas du bon côté de la barrière et son point de vue n'était pas objectif, les repérer en plein milieu de la forêt Colombienne ne devait pas être chose facile et pendant qu'on tentait de les retrouver, Logan et elle avaient subit le prix d'avoir emprunté de fausses personnalités. Des codes d'armes ? Ils n'en avaient jamais eu. Mais allez le dire à leur tortionnaire qui était persuadé qu'ils étaient vraiment ces gradés de l'armée véreux. La jeune femme se demandait si Liam avait peur en étant indic, à sa place elle aurait peur, surtout après ce qu'elle venait de subir. Alors, elle n'avait pas hésité à le lui demander. L'observant, elle put le voir acquiescer avant de finir par lui avouer que oui, il avait peur tout le temps. Le regard de la belle blonde sembla s'attendrir alors qu'elle n'ajoutait rien. Il n'y avait rien d'autres à dire.

Ses débuts avec la co-directrice du NCIS avaient été tumultueux, s'apprivoiser avait été dur et long, très long et encore aujourd'hui on pouvait dire que ce n'était pas encore fini. Le jeu des questions/réponses allait devoir durer encore longtemps entre les deux femmes qui malgré les années à passer à se côtoyer n'avaient toujours pas fini d'apprendre à se connaître. Mais si Iris mentait en répondant aux questions de Jennyfer, ça n'allait pas aider ! Mais peut-être que la rouquine faisait de même sur certaines questions ? Sait-on jamais … tout le monde avait des choses qu'il ne préfère pas dire. Mais Iris pouvait tout de même dire à Liam qu'il n'avait pas à désespérer pour trouver des moments à partager avec son père, qu'ils finiraient par trouver un moyen de se voir et que même s'il allait falloir du temps, elle était sûre que leur relation allait s'améliorer. Ça c'était passé comme ça pour sa mère et elle ! Alors pourquoi ça se passerait d'une autre manière – et peut-être mal – pour Liam et le chef d'équipe ? Au fond, Iris et Liam se ressemblaient même si le jeune homme avait eu la chance que la belle blonde n'avait pas eu, d'être adopté. Ils devaient apprendre à connaître leurs géniteurs, à avoir une relation plus ou moins stables avec eux. Et même si Liam avait eu plus de chance qu'Iris, ils étaient tout de même dans la même situation ! Ça avait fait étrange pour la belle blonde que Jennyfer rentre dans sa vie, même si elle ne l'avait jamais avoué, à certains moments elle avait eu peur, peur de ce que pourrait apporter leur futur relation. Ça pouvait paraître bizarre et complètement stupide, mais pendant toutes ses années éloignait de sa mère, Iris n'avait jamais tenté de la retrouver, ayant peur de ce qu'elle pourrait découvrir mais aussi et surtout que celle-ci la rejette. Et encore aujourd'hui, Iris avait peur qu'un jour, la co-directrice ne veuille plus d'elle dans sa vie. Elle avait bien voulu ne pas l'avoir dans sa vie lorsqu'elle était née, alors, pourquoi aujourd'hui cela ne se reproduirait-il pas ? Cette peur de l'abandon la tenait toujours que ça soit pour Jennyfer comme pour Anthony. Mais même s'ils étaient fiancés, elle savait bien qu'Anthony restait Anthony et qu'il regardait les femmes quand il en voyait. Alors, peut-être qu'un jour, il finirait par trouver mieux qu'elle et partirait. Savoir si ça l'affecterait beaucoup ou non, c'était une bonne question. La jeune femme avait laissé passé un petit temps avant de prendre de nouveau la parole :

- Tu devrais lui en parler. Peut-être que tu te sentirais un peu plus rassuré après ça ? Il paraît que parler de ses peurs peut faire du bien ...

Bon, elle doutait vraiment du conseil qu'elle venait de lui donner, mais elle pensait tout de même que ça serait bien qu'il parle à son père de la peur qui l'étreignait, même si elle se disait qu'il devait se douter que son fils avait cette peur en lui. Mais peut-être que oui, peut-être qu'il se sentirait mieux, un peu plus rassurait en lui en parlant ?

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Mar 30 Déc - 19:56


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Pour certain, la peur était un frein, ils étaient comme pris au piège par cette sensation, laissant leur esprit de paralyser par cet étrange sentiment mais pour Liam il n’en était rien, la peur le réveillait, elle s’emparait de lui et le pousser à faire mieux, à se dépasser constamment. Il n’était pas du genre à se terrer dans un coin à attendre que la tempête ne passe, non il irait à l’extérieur, affronterait le vent si il le fallait, affronterait les balles et les prendrait sans broncher mais il y avait différente peur et celle dont souffrait Liam, celle qui faisait qui le paralyser était bien plus violente que la peur de mourir elle-même par exemple mais à sa façon, Liam était un survivant, il avait vu temps de choses, il n’avait certes pas vécu la guerre, peut-être même exagérait-il sa capacité à encaisser mais il venait d’un milieu difficile, il avait connu la misère, avait vu les gens aux coins des rues réclamant un petit truc à manger, il avait senti l’odeur de pisse dans les couloirs de son immeuble, il se réveiller chaque matin avec l’odeur de tabac froid contre sa joue, il était habitué à cette misère dont sa mère avait pourtant essayer d’améliorer mais elle n’était pas riche et avait fait de son mieux et ça Liam le savait, c’était d’ailleurs pour ça qu’il avait commencé à dealer, en plus des médicaments à acheter pour sa pauvre mère malade, il fallait bien se nourrir, et aller à l’école ne remplissait pas le frigo alors il avait rapidement raccroché, et avait opté pour quelque chose d’illégal mais qui rapportait gros et avec les bons contacts il était parvenu à un niveau de respect suffisant pour ne pas se faire tuer en pleine rue mais aujourd’hui il voulait quelque chose d’honnête, de respectable.

Les deux jeunes gens n’étaient finalement pas si différent, à mesure que le temps passait, ils se trouvaient des points communs, s’en était assez surprenant tant de ressemblances, eux qui s’étaient connus un peu au hasard et qui ne pensait plus jamais avoir affaire l’un à l’autre, une amitié serait sans doute possible. Liam ne se posait pas vraiment la question, il appréciait la compagnie d’Iris mais il ne serait comment la qualifier, il se sentait en sécurité avec elle, comme si il pouvait se confier sans crainte. Il ne ressentait pas l’impression pesante d’être constamment épié et écouté, non ici il était en paix. Et il semblait qu’Iris ait cette même impression au vue des choses qu’elle venait de lui confier. Mais de là à en parler à quelqu’un d’autre, Liam savait qu’il n’était pas prêt pour ça et encore moins si il s’agissait de son père, il le savait compréhensif mais il restait un agent du NCIS, et il avait cette foutue impression qu’il serait déçu de lui, comme si le fait d’avoir peur de replonger était une faiblesse dont il fallait taire l’existence au risque de la voir arriver, une sorte de superstition débile dont Liam ne pouvait se défaire. Il soupira d’un air las, non ce n’était définitivement pas la bonne chose à faire. Son groupe de parole lui suffisait, il lui fallait juste un peu plus de patience et les choses finiraient par rentrer dans l’ordre du moins c’était ce qu’il se répété inlassablement dans son esprit. Baissant les yeux, fixant ses mains qui se trituraient, il haussa légèrement les épaules, réalisant qu’il n’avait fait que penser mais n’avait prononcé aucuns mots alors qu’Iris devait l’attendre, mais que pouvait-il bien dire ? Qu’il n’avait pas le courage d’affronter son propre père ? Qu’il ne se sentait même pas assez proche de lui pour lui parler de ses problèmes ? Il se sentait assez ridicule en réalité.

- Les séances ici à l’hôpital me font plus de bien qu’un sermon de mon père…

Oui, ça aussi il le redoutait, son père était un homme respectable qui avait des valeurs et qui respectait la loi au pied de la lettre, pas du genre à faire des écarts, avoir un fils, même ancien, toxico ne devait pas être une grande fierté et il lui avait souvent fait quelques sermons pour qu’il s’en sorte, qu’il lui fallait juste de la motivation et de la volonté, comme si c’était une chose accessible à tous, il débordait de volonté et de motivation mais parfois son père à sa façon, avec ses mots mal placés, pouvait se montrer quelque peu décourageant avec lui.

- Et ça m’a fait du bien de te parler, à toi.

Une réalité qui s’offrait à lui, il se sentait plus à l’aise avec des inconnus et avec une « ex » d’une nuit plutôt qu’avec son père, cette réalité venait de lui éclater en pleine tronche, il eut du mal à l’avaler mais c’était dont ça ce sentiment indescriptible qui faisait qu’il se demandait ce qui clochait, ce n’était pas lui, mais simplement cette relation père-fils inexistante et encore sous le coup de la gêne, comme si il était face à un inconnu, peut-être que pour passer à autre chose Liam avait juste besoin de se faire à l’idée même qu’il n’aurait jamais le père dont il a toujours voulu et qu’il devait se contenter de cette relation yo-yo et qu’il n’aurait pas mieux, il fallait sans doute s’y faire.


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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Ven 16 Jan - 2:08





Iris aurait préféré que Liam ne la voit pas dans ce fauteuil roulant loin d'être des plus confortable. Ce n'était pas comme si elle était assise sur un bon gros fauteuil dans une pièce, loin de là même ! Elle aurait préféré qu'il la voit toujours sur ses deux jambes, en bonne santé et non dans cet état lamentable dans lequel elle était. Rester dans cet hôpital, dans sa chambre, ça la déprimait un peu plus chaque jour, elle n'en parlait pas, elle préférait continuer à garder ce genre de choses en elle. Ses proches avaient un travail à faire et son fils se devait d'aller à la maternelle. Elle était donc souvent seule dans sa chambre et s'y ennuyait ferme. Regarder la télévision l'avait intéressé pendant un temps pour que finalement au bout d'un moment l'écran reste noir. Lire, non, elle avait du mal à rester concentrer longtemps sur les mots sous ses yeux. Et puis, il y avait les bruits, elle sursautait, rechercher la provenance du dit bruit, prête à voir débarquer les miliciens qui l’emmèneraient de nouveau en Colombie. Même si elle devait se reposer, c'était difficile pour elle dans ce genre de conditions où elle restait tout de même toujours aux aguets, la peur au ventre. Peur irrationnelle car elle était à présent en sécurité. Mais elle était restée plus ou moins quinze jours en Colombie avec une partie du voyage où elle s'était retrouvée à se faire torturer pour des informations qu'elle n'avait pas. Et fuir avait été dur, car Logan et elle avaient été traqués et il avait fallu qu'ils restent constamment vigilants pour éviter de se faire prendre de nouveau et qu'on les fasse retourner dans ce fichu camp. La belle blonde n'osait imaginer si durant leur seconde fuite on les avait  rattrapé. Elle n'aurait probablement pas survécu à ce qu'ils lui auraient fait subir pour avoir encore une fois prit la fuite. Déjà que la première fois, lorsqu'ils avaient réussi à les récupérer elle en avait prit la plein la gueule, ou plutôt plein le dos et que les torture avaient augmenté de plusieurs crans, alors si on les avait récupérer, au vu de son état pendant la seconde fuite, elle n'aurait pas fait long feu. Aujourd'hui, elle se remettait en question, se demandant si elle avait bien fait de vouloir devenir agent spécial au sein du NCIS et surtout d'avoir accepté cette première mission couverture. Était-elle vraiment compétente ? Même si la mission sous couverture était foiré depuis le départ sans qu'ils s'en doutent, elle doutait de ses capacités, de ses compétences. Une fois rétablie, devrait-elle envisagé de chercher un autre travail ? Donner sa démission pour faire quoi après ça ? Elle avait un enfant à élever, un loyer ainsi que des impôts à payer. Il y avait certes Anthony mais elle se refusait qu'il paye à sa place. La jeune femme avait encore du temps devant elle pour réfléchir à tout ça, mais il lui arrivait plusieurs fois par jour d'y penser et de se remettre en questions.

Au final, ils avaient plus de points en communs qu'elle ne l'aurait imaginé. Mais c'était sûrement dû au fait qu'ils étaient dans la même situation, à devoir apprendre à connaître et à vivre avec un parent que l'on avait jamais connu. Encore aujourd'hui, ça pouvait lui arriver que ça lui fasse étrange d'appeler la co-directrice du NCIS « Maman », chose qui était normal pour une bonne partie de la population n'était pas si habituel que ça pour elle, même si cela faisait à présent plusieurs années qu'elle côtoyait Jennyfer, ça n'effaçait pas toutes ces années qu'elles avaient vécu loin l'une de l'autre. Mais ça, elle n'en avait jamais parlé à sa mère de ce qu'elle ressentait sur certains sujets. Parce que même s'il lui arrivait de se confier à elle sur certaines choses, sur d'autres elle n'en touchait pas un mot et quand on voulait lui en parler elle préférait mentir que dire la vérité. Tôt ou tard ses mensonges seraient découverts … elle le savait que trop bien. Mais elle savait surtout qu'elles avaient fait toutes les deux du chemin ensemble depuis ce jour où elle l'avait rencontré pour la première fois dans son bureau et qu'elle lui avait dit plus ou moins directement qu'elle était celle qui l'avait abandonné à sa naissance. Malgré le fait qu'elle lui avait pardonné pour son abandon, tout ne pouvait s'effacer comme ça et par moment la rancœur ou une certaine colère enfouie remontait à la surface et se faisait entendre. Pourtant, Iris tentait de faire des efforts mais tôt ou tard il finissait par y avoir un clash entre les deux femmes. En même temps, elles avaient à peu près le même caractère et quand on le connaissait il était bien facile de comprendre que les disputes pouvaient se faire. L'agent spécial Gibbs n'était certes pas comme sa mère mais elle comprenait que Liam éprouve des difficultés dans leur relation qui débutait. Mais avec le temps il y aurait des améliorations, elle en était persuadée. Il y en avait bien eu pour sa mère et elle. La belle blonde attendait donc une réponse ou au moins une réaction de la part du jeune homme qui se faisait un peu attendre mais Iris gardait le silence, s'il voulait prendre son temps elle n'irait pas à contre-sens de son envie. Et puis, elle n'était pas pressée, elle n'avait rien de prévu vu qu'elle était obligée de rester à l'hôpital pendant son rétablissement et surtout, elle appréciait la compagnie que lui offrait Liam. Oh ! Il se remettait à parler, elle l'écouta donc, ce n'était qu'une simple phrase mais ça en disait beaucoup à ses yeux. La jeune femme comprenait qu'il n'ait pas envie de se confier à son père, surtout si celui-ci le sermonnait. Ils ne devaient pas être proche même pas un peu, en tout cas c'était son avis. Hochant légèrement la tête de façon affirmative Iris reprit à son tour la parole :

- Je comprends, ça viendra en temps et en heure.

Ça y est, elle commençait à sentir de la fatigue qui s’immisçait en elle. Elle l'observait ou plutôt son regard était simplement planté sur lui, elle aurait voulu passer un peu plus de temps avec lui, car lui parler la soulageait sans qu'elle ne sache pourquoi mais elle se sentait un peu mieux. Pas énormément mais tout de même un peu et c'était déjà bien ! La Shepard espérait le revoir, peut-être se recroiseraient-ils dans l'hôpital comme aujourd'hui ? Elle serait ravie de le revoir. Et puis, ça n'avait semblait-il pas était à sens unique car il venait de se confier de nouveau à elle pour lui dire que ça lui avait fait du bien de lui parler. Un fin sourire apparut alors sur les lèvres de la jeune femme alors qu'elle se mettait à parler tout de suite après que Liam eu fini :

- A moi aussi, ça me fait du bien de te parler Liam. elle marqua une brève pause, Tu veux bien me raccompagner s'il te plaît ? Laisses moi près du poste des infirmiers ça m'ira très bien ...

Il lui semblait être inutile de se justifier sur sa demande, il était évident qu'elle n'aurait pas pu tenir indéfiniment loin de son lit alors que quelqu'un en bonne santé serait restée sans que cela ne la gêne. Mais elle, elle commençait à sentir la fatigue s'immiscer en elle et elle souhaitait rejoindre son lit pour se reposer. Peut-être pas s'endormir même si cela lui semblait inévitable, car dormir lui provoquait des cauchemars et dans ses cauchemars elle se revoyait dans son séjour en Colombie, la torture continuait même ici, même si ses tortionnaires n'étaient plus là, elle en gardait des séquelles et son corps, son esprit lui renvoyait sans arrêt des rappels de ce qui c'était passé, mais juste se reposer lui ferait du bien.

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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Lun 19 Jan - 12:05


J'en connais qui tournent en rond ou qui longent les murs en comptant les saisons. J'en ai vus des dépourvus: des nouveaux départs qui nous mènent nulle part, des guerriers à la télé, des héros dans ma salle à manger. J'en ai lu des histoires vraies. Mais la question que j'me pose sans cesse : Où j'pourrais trouver du courage ? Iris & Liam

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Voilà que les choses commençaient à se remettre en place dans la vie de Liam, il ne pouvait que constater le chemin qu’il avait parcouru depuis le temps de l’école où il resté prostré durant des heures devant le portail sans entrer, attendant les plus faibles pour leur proposer un peu de sa came, le chemin avait été long, sinueux, voire même boueux parfois, il en avait eu juste au cou, des emmerdes jusqu’à ne plus savoir quoi en faire et pourtant aujourd’hui il avait comme l’impression, cette douce et mélodieuse sensation, que les choses n’allaient finalement pas si mal. Qu’il pouvait enfin entrevoir l’espoir au fond du tunnel, ce n’était pas une mince affaire pour celui qui c’était longtemps considéré comme le paria de la société, celui qu’on ne pouvait sauver et qu’il ne valait mieux pas essayer de ramener à la réalité. Ils avaient été nombreux à avoir essayé, à s’en casser les dents, se heurtant à sa mauvaise tête, son manque de volonté lui avait fait défaut mais maintenant cela faisait partie du passé, il était comme regonflé à bloc, bien sûr les doutes avaient toujours leur place dans son esprit, les mauvaises habitudes avaient la peau dure, mais il y avait un progrès non négligeable. Pouvait-il être fier de lui ? D’un point de vue extérieur, il le pouvait et bien plus que ça, mais Liam était quelqu’un d’exigeant envers lui-même, probablement le serait-il que dès lors que toute cette histoire fera partie de son passé. Pour l’instant, il était toujours à mi-chemin, entre deux eaux, un pied dans le futur et un autre dans son passé qui le rattrapé parfois mais sa façon de voir les choses, d’évaluer le monde avait évolué c’était sans doute ce qui lui permettait de ne pas replonger là tout de suite.

Malgré sa peur, ses appréhensions il gardait le moral au mieux, et faisait tout pour se soigner, c’était sans doute là sa plus grande force, sa motivation nouvellement découverte l’avait fait bondir et il découvrait un nouvel aspect de sa personnalité, on dit souvent que les gens ne peuvent pas changer, qu’ils sont tel qu’ils sont et puis voilà mais Liam fût l’exception à cette règle, il ne pouvait que prouver qu’il en était capable, comme pour se donner un but existentiel, comme si tout ne dépendait que de lui. C’était sans doute un peu mégalo de sa part, mais qu’importe. Il fallait qu’il pense un peu plus à lui, l’égoïsme devait prendre parfois le dessus pour avancer.

En compagnie d’Iris, aussi terrible soit-il, la voir dans cet état lui donnait une sorte de regain d’espoir, c’était horrible à penser, mais c’était comme si elle venait de lui ouvrir les yeux, comme si un déclic venait de se produire dans son cerveau étriqué. Elle n’était pourtant pas au mieux de sa forme, semblait sur la défensive, sa confiance était limitée et pourtant elle était toujours là, combative, essayant de remettre les choses au claire, se battre pour survivre, c’était une philosophie à laquelle Liam pouvait s’identifier. Le temps n’était pas à la guerre, et pourtant la vie semblait si guerrière parfois que le jeune homme se voyait comme un soldat devant faire face à ses ennemies, aujourd’hui c’était la drogue, demain ce serait les criminels qu’il devrait arrêter, des criminels comme lui, des dealers, des tueurs, il eut un léger sourire à cette pensée, c’était assez ironique comme situation finalement et tout ça n’était possible qu’avec de la patience. Il attendrait le temps qu’il faudrait, il ferait ses preuves et prouverait à tous ceux qui ont voulu le mettre plus bas que terre qu’il en est capable, et il irait leur cracher à la figure.

Après avoir avoué à Iris que ça lui faisait du bien de lui parler, celle-ci lui retourna son commentaire, il était vrai qu’il était agréable d’avoir quelqu’un à qui parler qui ne fasse pas parti d’un programme hospitalier et qui ne soit pas là à vous jauger et à y chercher le moindre signe de faiblesse. Et encore moins un père un peu trop à cheval sur l’autorité, non ici là, auprès de cette jeune femme qu’il connaissait peu finalement il était bien.
Celle-ci lui demanda de la raccompagner coupa court à leur interaction, Liam aussi ressentait le besoin de rentrer chez lui, il avait beaucoup parlé, contrairement à d’habitude, sa gorge était sèche, il n’avait pas vraiment l’habitude de faire de long discours, se contentant bien souvent de parler seulement si nécessaire, c’était sans doute quelque chose à améliorer mais il avait déjà fait beaucoup de progrès, il ne fallait pas trop lui en demander non plus. Il lui offrit un léger sourire puis acquiesça. Se glissant derrière la chaise roulante, il la fit rouler jusqu’à l’intérieur dans un silence reposant, il se rendit jusqu’à l’endroit indiqué par Iris puis, une fois arrivé, s’arrêta, se mettant devant elle, les bras ballants.

- On s’appelle, d’accord ? J’aimerais beaucoup qu’on se revoit. Soigne-toi bien…

Il sembla hésiter un moment, semblant ne pas trop savoir comment lui dire au revoir, il se pencha et lui claqua un baiser sur la joue dans un petit sourire gêné puis après un signe de main, s’éloigna. Sortant de l’hôpital, glissant ses mains dans ses poches trop larges, puis traîna des pieds le long de la rue, jetant un œil décontenancé vers le soleil qui l’aveuglé, cette journée avait était aussi surprenante que précieuse, il n’était pas prêt de l’oublier. En ce jour, il venait de trouver une amie, une vraie amie. C’était à marquer d’une pierre blanche probablement, ce fût le cœur semblant plus léger qu’il atteignit son appartement.


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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam Jeu 22 Jan - 22:38





Aujourd'hui, alors qu'elle était de retour aux États-Unis, elle avait encore du mal à voir le bout du tunnel. Il lui faudrait du temps pour pouvoir surpasser ce qu'elle avait vécu en Colombie. Les cauchemars étaient pour l'instant incessant lorsqu'elle s'endormait mais il finirait bien par diminuer un jour ou l'autre. En tout cas, elle l'espérait, car elle ne pourrait pas le supporter éternellement. Déjà que c'était bien difficile pour elle, de se réveiller en sursaut à chaque fois qu'elle s'endormait et que les cauchemars arrivaient au grand galop, ayant cette peur qui l'étreignait à chaque fois qu'elle ouvrait les yeux après l'un de ses songes qui la faisait revenir dans les pires moments qu'elle avait vécu durant la torture qu'on lui avait infligé jour après jour. Au fond, il y avait des cauchemars qu'elle pouvait classer comme pire, ceux où elle se revoyait en compagnie de Logan, avant l'enlèvement, quand ils jouaient les touristes alors qu'elle savait pertinemment que tôt ou tard le rêve pouvait virer au cauchemar. Et un autre cauchemar qui l'angoissait encore plus que ceux où elle se revoyait entrain de se faire torturer, c'était la fuite ou plutôt les fuites. La un ou la deux, ça se mélangeait quand elle était dans les bras de Morphée. L'angoisse qu'elle avait eu pendant les deux fuites, même si la seconde elle n'était plus vraiment en état de s'angoisser ou de ressentir quoi que ce soit d'autre de ce style, elle la ressentait de nouveau quand elle dormait et ce sentiment qu'elle avait ressenti se développer alors et devient plus forte, bien plus présente, bien plus oppressante. Même si elle avait vécu l'enfer là-bas, cet enfer continuait encore ici alors qu'elle tentait de se rétablir et de tourner la page. Mais cette page, elle n'arrivait pas à la tourner, c'était encore trop récent pour qu'elle réussisse à le faire. Il y avait eu des victimes collatérales, les personnes qui avaient visionner les vidéos avaient vu ce qu'on leur infligeait le lendemain. Car oui, les vidéos, le NCIS le recevait le lendemain. A un moment, oui, Iris l'avouait, elle avait sincèrement cru que le NCIS les avait finalement abandonné à leur sort et qu'elle ne reverrait plus jamais son petit garçon qui lui était si cher à son cœur.

Étrangement, avoir parler avec Liam, ça lui avait fait plus de bien que de parler à l'un de ses proches comme sa mère ou Anthony. Au final, ils étaient des inconnus vu qu'ils ne se connaissaient tellement que ça. Quelques détails sans grande importance. Mais après leur échange, il lui semblait connaître un peu mieux le jeune homme, certes pas énormément, mais un peu plus qu'avant. La belle blonde appréciait sa présence à ses côtés. Ils se ressemblaient plus qu'elle ne l'aurait imaginé. Mais leur ressemblance partait du fait qu'ils étaient dans la même situation, abandonné à la naissance ils apprenaient à présent à connaître leurs géniteurs ou au moins l'un d'entre eux. Et ça, c'était pour les deux. Lui c'était son père et elle sa mère. Ayant quelques années d'avance par rapport à lui, Iris se montrait confiante par rapport à leur relation qu'avait Liam avec l'agent Gibbs. Il leur faudrait du temps avant d'arriver à ce qui ressemblerait à un commencement de relation parent – enfant. La preuve, il lui avait fallu du temps avant d'arriver où elle en était avec la co-directrice du NCIS. Il fallait savoir faire preuve de patience. Et même encore aujourd'hui, il y avait des bas dans la relation qu'elle entretenait avec sa mère et c'était comme ça. Le bon point, c'est qu'il n'y avait pas que des bas il y avait des hauts, ce qui était fort appréciable. Et puis, Iris savait à présent qu'elle pouvait compter sur sa mère au besoin, même si en Colombie, elle avait réellement cru qu'elle l'avait abandonné. Et  Jennyfer pouvait compter sur Iris si besoin. Ce n'était pas la meilleure relation mère-fille qu'elles avaient, mais c'était déjà une bonne relation. Les questions pour mieux se connaître n'allaient pas s'atténuer de suite car il restait bien des questions à poser à l'une et l'autre. La conversation qu'elle avait avec Liam allait sur la fin et puis, la belle blonde commençait à sentir la fatigue s’insinuait en elle et le signala au jeune homme après lui avoir avouer à son tour que ça lui avait fait du bien de parler. Liam reprit sa place derrière le fauteuil roulant de la Shepard et le fit rouler en silence. Ça faisait du bien ce silence après leur conversation, c'était même reposant. Il ne leur fallut pas plus de quelques minutes pour arriver au poste infirmier, il ne leur restaient plus qu'à se dire au revoir, Iris laissa Liam s'exprimer en premier avant de prendre la parole à sa suite :

- Oui bien sûr, je serais ravie de te revoir, Liam. Merci, prends bien soin de toi aussi ...

La jeune femme laissa alors l'ancien drogué s'en aller, observant le couloir quelques longues secondes avant de se signaler aux infirmiers qui ne l'avaient pas encore vu pour que l'un d'entre eux l'emmène jusque dans sa chambre et l'aide à se mettre dans son lit. Elle avait apprécié de voir Liam aujourd'hui et que cette sortie dans le parc de l'hôpital fut avec lui et non avec l'infirmière qui s'occupait plus de son portable que de sa patiente. Maintenant, elle allait pouvoir se reposer un peu avant que l'un de ses proches viennent lui rendre visite.

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les étagères font badaboum quand toi et moi on fait boum boum boum
Boum boum boum En plus ça, ça fait toujours deux De plus de ça fait tout ce qu’on veut Toi plus moi ça fait boum boum boum Pas la peine d’aller cavaler Y a plus toi qui me fait voyager Voir les cocotiers de Touloum Quand toi et moi on fait boum boum boum Et tous les bourgeois du 16ème se demandent pourquoi je t'aime Pour n'avoir pas besoin d'un zoom quand toi et moi on fait boum boum boum S'aimer comme ça, c'est pas vulgaire
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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve • Liam

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Comme on se retrouve • Liam

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