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Une balle perdue pour cadeau d’anniversaire ? Y a mieux … • Colin

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I'm radioactive

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MessageSujet: Une balle perdue pour cadeau d’anniversaire ? Y a mieux … • Colin Mar 28 Oct - 2:56






De Robespierre - Le crime égorge l'innocence pour mieux régner et l'innocence se débat de toute force dans les mains du crime



Quinze ans qu’elle était là. Quinze fichues années où elle vivait ou plutôt survivait dans cet orphelinat. Parce qu’une personne qu’elle était censée normalement appelée maman avait préféré la jeter comme un détritus, choisissant de ne pas l’élever mais de seulement lui donner la vie. Une putain de vie. Elle aurait dû avorter même si c’était illégal ici, ça aurait été mieux pour tout le monde. Vivre comme elle vivait, ce n’était pas une vie ! Ne pas avoir de famille c’était à la fois la liberté et d’un autre côté un calvaire. Ça devait être vraiment bien d’être aimé … d’avoir des personnes pour qui on compte … elle poussa un profond soupire. Quinze putain d’années à grandir dans un orphelinat où la nuit, on avait du mal à s’endormir à cause des pleurs constants des bébés, l’effectif n’était déjà pas très grand, mais il se réduisait encore plus une fois la nuit venue. Vie de merde. Il fallait savoir sortir du lot pour avoir un peu plus d’attention que les autres. Et chacun essayait de s’y prendre à sa manière. Trop d’orphelins pour pas assez d’adultes. Parfois, elle avait cette impression qu’ils étaient des animaux parquaient dans un entrepôt, attendant soit d’être adopté soit de partir à l’abattoir. Bon, le fait de partir à l’abattoir était un terme un petit peu trop fort, mais c’était soit l’adoption soit … ce qu’elle était maintenant. Elle ne se faisait plus réellement d’illusions, elle ne serait jamais adopté, trop grande probablement … qu’est-ce qui avait fait que certains de ses camarades avaient eu la chance d’avoir droit à une famille et pas elle ? Anniversaire. Elle ne l’avait jamais fêté et souhaitait ne jamais le fêter. Et puis, fêter quoi hein ? Fêter le jour où une femme avait décidé de se débarrasser d’elle et de lui gâcher la vie ? Certains avaient de bonnes raisons pour fêter ce jour mais pas elle.

Alors, aujourd’hui, ça serait un jour normal, oui, inutile de remuer le couteau dans la plaie ! Il pleuvait, il avait plus durant toute la nuit, le bruit couvrait presque celui des pleurs et des cris des bébés au rez-de-chaussée. Il avait plu aussi en début de matinée. Journée déprimante pour un jour déprimant. Puis, dès que les nuages semblaient être partis, elle était sortie de l’orphelinat. Les trottoirs étaient glissants, le soleil était froid. Elle sera les pans de sa veste contre elle, plongeant les mains dans ses poches. Juste un petit tour dans le quartier, de quoi la faire se dégourdir et ne plus se sentir parquer comme un animal dans ce fichu orphelinat. Au fond, elle l’aimait bien, l’orphelinat, c’était tout de même sa seule maison, elle y avait des amis là-bas qu’elle considérait comme étant sa famille, il fallait bien se créer une pseudo famille non ? Des sortes de sœurs et frères. Tous dans la même situation, tous sans véritable famille, ayant personne qui ne voulaient d’eux. Des rébus de la société. Des pupilles de l’état dont peu de personnes se souciaient de leurs existences. Un enfant sur neuf se faisait adopté. Elle-même avait été à quelques reprises en famille d’accueil, si proche d’avoir une vraie famille … le mot famille semblait si vague. Ce n’est pas parce qu’on est lié par le sang que forcément on peut se considérer de la même famille. Ça, Iris l’avait bien compris. Tiens, ça semblait être son jour de chance aujourd’hui. Elle se pencha et prit le dollar détrempé entre ses doigts puis le rangea dans l’une de ses poches. Elle ferma les paupières un bref instant, elle n’aurait pas dû se droguer avant de sortir de l’orphelinat, pourtant ça la faisait sentir mieux, moins seule. Les effets de la Kétamine ne devraient pas tarder à se faire sentir. Sacré contraste entre cette Iris et la Iris du futur ! Elle passa une main sur sa figure avant de la replonger rapidement au chaud dans sa poche.

Dans quelques instants, au max quelques minutes, elle sentirait les effets, avoir cette impression d’être dans un rêve, lui faisant oublier sa solitude qu’elle traînait avec elle. En même temps, avec son caractère, ça n’invitait pas vraiment à se faire des amis, surtout qu’en ce moment elle était de mauvais poil. Son pied envoya valser une canette au sol, ricochant contre un mur. Ah ! Ca y est ! Ça commençait. Un sourire fleurit sur ses lèvres. Elle se sentait mieux d’un coup, bien mieux, bien plus légère. Les gens préféraient rester chez eux ou dans leurs bureaux, en même temps, c’était compréhensible, la pluie risquait de revenir tôt ou tard. Déjà les nuages pointaient de nouveau le bout de leur nez. Sa balade allait devoir s’écourter ou bien, elle devrait trouver un abri lorsque la pluie s’abattrait de nouveau sur Washington. Bah ! Elle connaissait quelques coins tranquilles où elle pourrait rester le temps de l’averse. Ça lui faisait du bien de déambuler dans les rues sans réel but fixe, sans endroit à vouloir atteindre. Et puis, cette sensation d’être comme dans un rêve, ne faisait qu’amplifier ce sentiment de bien-être. Oublier sa solitude, ses soucis, qu’est-ce que ça pouvait faire un bien fou ! Au pire, s’il pleuvait, elle n’avait qu’à emmerder un flic et elle ferait un petit séjour en cellule. Ca ne la gênait pas. Ou plus. Elle n’en savait trop rien. Ouais, emmerder un flic pourrait égayer un peu plus sa journée ! Ou au pire, ce soir elle pourrait aller faire un tour dans un coin de combats illégaux. C’était cinquante-cinquante, soit elle perdait, soit elle gagnait. Ça lui arrivait de gagner comme ça lui arrivait de perdre et dans les deux solutions, elle n’en ressortait jamais indemne. Une fille se battre contre un mec et lui foutre une raclée. Elle éclata de rire en plein milieu de la rue à cette pensée. Qu’est-ce que la drogue ça pouvait faire du bien. Tiens, il faudrait qu’elle envisage de se faire tatouer un de ces quatre … quoi ? Elle n’en savait rien, mais se faire tatouer semblait être une bonne idée.

Alors qu’elle tournait dans une rue, elle entendit des voix, ça semblait s’engueuler par ici. Mais peut-être était-ce dû au fait qu’elle était en train de planer mais elle ne réagit pas immédiatement quand les voix s’aidèrent au bruit de coups de feu. Là, généralement, elle était capable de se planquer en un rien de temps mais aujourd’hui, elle était sous l’emprise de la Kétamine et niveau réflexe, il y avait mieux ! Pourtant, elle finit par réagir et se foutre entre deux bennes à ordures, bon niveau odeur, y avait mieux aussi. Probablement des poubelles d’un restaurant. Quel genre de restaurant ? Peut-être italien ? Bon p’tête pas … des bruits de pas, elle fit des hommes passaient en courant devant elle sans la remarquer. En même temps, elle les comprenait, qui la remarquerait-elle ? Hein ? Elle se le demandait bien. Elle étendit ses jambes sur le sol, il n’y avait plus personne dans la rue qui était encore vivant mise à part elle. Elle posa sa tête blonde sur le mur de briques alors que la pluie recommençait à tomber. Tiens, elle n’avait pas tardé à rappliquer celle-là. Elle resta là, immobile, ne pensant à rien, profitant juste des effets de la drogue avec bonheur. Puis finalement, elle réagit, il pleuvait, il fallait que … que quoi déjà ? Raaaaah … elle avait les idées embrouillées maintenant ! Elle poussa un juron. La pluie se mit à redoubler d’intensité, martelant le sol mais aussi son corps. Ah ! Ca y est ! Elle se souvenait ! Il fallait qu’elle se mette à l’abri ! Evitons de chopper la crève, elle doutait qu’ils aient assez de médocs à l’orphelinat. Bon, allez, on se lève ! Tentant de s’appuyer sur les bennes de chaque côté d’elle, elle voulut se relever mais une douleur fulgurante lui vrilla le corps. Oh putain ! C’était quoi ça ? Elle retomba lourdement sur le sol. C’était quoi cette putain de connerie ? Si elle était censée de rêver alors là, son rêve venait de virer en cauchemar ! Son regard se baissa vers d’où provenait la douleur, entre le nombril et sa poitrine, sur le côté gauche. C’était quoi cette putain de connerie ? Elle ouvrait de grands yeux ahuris en voyant le trou dans sa veste, mais aussi dans son tee-shirt. Non mais bordel ! Elle pissait le sang ! Son haut s’imbibait peu à peu de son propre sang mais aussi de l’eau que déversaient les nuages grisâtres. Et elle, elle le regardait d’un air totalement ahuri. La douleur l’étreignait. Revenant à la réalité, enfin, comme on peut revenir à la réalité quand on est pleinement sous l’emprise de la drogue, elle se mit à chercher une solution. Se lever semblait impossible. Pourtant, elle tenta de nouveau de le faire. Pas question qu’elle reste là à se vider de son sang sans réagir. Un cri traversa la barrière de ses lèvres. La douleur était trop forte. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux :

* Ah non ! Tu ne vas pas commencer à pleurer toi ! Je vaux mieux que ça ! *

Il fallait que … bordel, voilà, elle le savait bien qu’il ne fallait pas qu’elle prenne cette dose de Kétamine, planer c’était bien, se sentir mieux c’est cool, avoir cette sensation d’être dans un rêve c’était chouette, mais putain ! Elle n’arrivait pas à réfléchir correctement ! La douleur éclaircissait une partie de ses pensées mais pas assez. Il fallait que … que … allez, réfléchit ! Réfléchit ! Il fallait qu’elle s’en sorte. Oui mais elle était incapable de se relever et s’il n’y avait personne pour l’aider elle allait finir par se vider complètement de son sang. Voilà, une personne pour l’aider ! On tenait un bout ! Maintenant il fallait que … qu’elle appelle à l’aide et croise les doigts pour que quelqu’un passe. Elle prit une inspiration, mais la douleur était là et elle poussa un autre cri de douleur, loin de l’appel à l’aide qu’elle voulait lancer. Non non non ! Elle n’allait pas pleurer ! Elle n’était pas une chouineuse ! Elle était forte ! Et elle ne pleurait pas ! Allez, il fallait qu’elle se lance :

- A l’aide !

Rien. Personne. Juste la pluie et elle et aussi probablement les cadavres dans la ruelle. D’ici quelques temps elle allait être elle aussi l’un de ces fichus cadavres si personne ne venait l’aider. Elle appela de nouveau à l’aide, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, puis dix fois et encore et encore. Puis finalement, elle finit par abandonner. Il n’y avait personne, personne et elle n’était personne. Et elle allait crever et personne ne se soucierait de sa mort, ça les arrangeraient probablement à l’orphelinat ! Elle était une chieuse de première et ça ferait un lit pour quelqu’un d’autre dont personne n’avait voulu. Elle n’était personne et personne ne voulait d’elle. Elle allait crever là, le jour de son anniversaire. Joyeux anniversaire hein ! Le sang coulait sur le sol et se mêlait à la pluie, le sang … le sang dépasserait probablement l’une des bennes, mais ça, on le verrait peut-être que lorsque le soleil aurait décidé de rester un peu plus longtemps dans le ciel. A moins que le sang est disparu à cause de cette fichue pluie. Et merde ! Et voilà qu’elle se mettait à saigner du nez ! Comme quoi, son corps avait vraiment envie de se vider de son sang ! Ça lui faisait vraiment bizarre d’être coincée entre le rêve – que produisaient la Kétamine – et la réalité, bien réelle celle-là ! Les flics découvriraient les corps, ils la découvriraient mortes et ils seraient désolé pour elle, ils auraient pitié pour elle. Putain, la pitié ! Elle détestait ça ! Elle n’en avait jamais voulu et n’en voudrait jamais ! Peut-être … peut-être qu’ils retrouveraient celle qui l’avait lâchement abandonné à sa naissance et lui dirait qu’elle était morte. Ca soulagerait au moins une personne de savoir qu’elle était morte. Bon sang, rien de pensait à elle suffisait à la mettre en rogne. Elle allait mourir seule, comme elle l’avait toujours été, toute seule jusque dans la mort …

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MessageSujet: Re: Une balle perdue pour cadeau d’anniversaire ? Y a mieux … • Colin Ven 7 Nov - 9:46


A cette époque Colin était encore un gamin. Un ado frêle et pas très bien dans sa peau. Pas qu'il se sentait mal ou qu'il se sentait abandonné ou quoi que se soit d'autres, non, c'était juste qu'il se posait tout un tas de question sur la vie. Pourquoi si, pourquoi ça ! Ce jeune garçon pratiquait du sport comme beaucoup d'adolescent, mais il n'aimait pas spécialement ça, car il était le plus petit, le plus fragile et évidemment celui dont tout le monde se moquait. Bon ok, cela lui passait au dessus la plus part du temps, mais seulement à force ça commençait à lui faire mal. Le jeune garçon était sortie de chez lui pour aller voir sa mère qui travaillait à l'hôpital. Il voulait lui parler d'un truc important. Enfin important pour un adolescent quoi. Les filles. C'était un sujet qui le travaillait profondément. Il voulait les impressionner mais il n'arrivait cas se faire avoir ou qu'elles partent en rigolant. Il ne trouvait jamais la façon de faire pour leur parler. Et ça c'était bien Colin. Le jeune garçon avait enfiler un jean, un t-shirt large et son blouson en toile, ne pensant pas se retrouver sous une pluie battante. Du coup dans la rue il avançait tête baissée et droit devant lui. Plus d'une fois il se retrouva couvert d'eau de la tête au pied à cause des voitures qui lui passaient sous le nez à grande vitesse et qui envoyaient de l'eau sur les passants.

*Mais ! GRRR !! Fais ch*er !*

Colin détestait ça mais il ne pouvait rien y faire, il savait que si il râlait trop fort, surtout dans ce quartier, on n'allait lui parler et qu'il risquait de se faire frapper. Et soyons honnête c'était pas avec sa carrure qu'il pourrait faire grand chose. Du coup, il gardait tout pour lui et il avançait tranquillement, enfin tranquillement c'était une façon de parler. Il fit un bon en voyant une femme totalement ivre s'approcher de lui en l'appelant "mon mignon" et se décala pour avancer encore plus vite sous les moqueries de la femme. Si seulement il avait prit le téléphone au lieu de vouloir aller voir sa mère !

*Colin parfois tu devrais réfléchir !*

S'engueula-t-il intérieurement serrant ses poings à l'intérieur de ses poches. Mais alors qu'il était juste à quelques rues de l'hôpital, il entendit une simple phrase."A l'aide." Il se stoppa pensa qu'il avait sûrement rêver. Continua son chemin, mais dans sa tête une petite voix lui disait qu'il devait avoir le coeur net sur cet appel. Il fit demi-tour et entra dans la rue. La pluie était forte mais il arriva à distinguer un corps dans cette ruelle. Il fut un peu choqué sur le coup, après tout on ne voit pas tout les jours un corps dans une ruelle, puis il réagit. Il se dirigea vers cette personne qui était...

"Une fille ?"

Se dit Colin pour lui même mais à voix haute. Puis secouant la tête pour tenter de se faire réagir et réfléchir, il se pencha sur elle pour essayer d'entendre sa respiration. Puis il fit :

"Hey ! Comment tu t'appelles ? Reste éveiller, je vais chercher de l'aide !"

Il se redressa. Ses genoux qu'il avait posé au sol étaient couvert de sang et d'eau de pluie, il courut envoyant de l'eau partout, mit ses mains prêt de sa bouche pour faire une sorte de haut parleur et cria de toute ses forces et à plusieurs reprises :

"A l'aide !!! Au secours !!! Aidez moi !!!"

Mais personne ne répondait. Il se mit à courir de nouveau en direction de l'hôpital. Mémorisant le chemin, il revint sur ses pas ensuite pour revenir auprès de la jeune fille. Il regarda où était situer la blessure. Bon c'était pas beau. Mais il n'avait pas le choix. Il lui dit alors :

"Hey...Hey...je vais devoir te porter alors désolé si je te fais mal..."

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MessageSujet: Re: Une balle perdue pour cadeau d’anniversaire ? Y a mieux … • Colin Mer 19 Nov - 3:09





D’ici peu de temps ça en serait fini pour elle. Le sang continuait de couler de sa plaie, se mêlant à la pluie qui tombait du ciel. Elle aurait souhaité une meilleure mort, tout le monde souhaitait une bonne mort, mais au fond elle-même, elle s’était toujours doutée que ça finirait comme ça ou d’une manière qui s’en rapprochait. En même temps, vu ses fréquentations, c’était normal qu’un jour ou l’autre elle se retrouve la peau trouait. Personne ne viendrait à son secours car tout le monde était soit à son travail soit chez soi avec sa petite famille et personne n’allait bouger son cu pour elle alors qu’il pleuvait. Elle allait finir seule comme elle l’avait toujours été de toute manière. Elle aurait souhaité faire partie de ces chanceux qui avaient une famille, être aimée, avoir de l’attention c’était tout ce qu’elle demandait au fond … pourtant, elle nourrissait une certaine haine ou plutôt colère envers ceux qui avaient la chance d’avoir une famille, c’était plutôt de la jalousie qu’autre chose mais ça se traduisait surtout en des excès de colère. Retrouver la personne qui lui avait donné la vie ? Hors de question ! Elle la détestait plus que tout au monde et puis, même si elle ne voudrait jamais l’avouer, ça lui faisait surtout peur de se lancer dans des recherches qui pourraient aboutir. Certains voulaient connaître leurs origines mais pas elle, elle avait trop de peur et de colère – à moins que ça soit l’inverse – en elle pour tenter quoi que ce soit. Et puis, elle n’allait plus pouvoir faire grand-chose vu qu’elle allait y passer. Iris sentait l’énergie qu’elle avait se vider au fur et à mesure qu’elle perdait son sang. Soudain, l’adolescente entendit une voix proche d’elle, sa vue s’était brouillée mais l’espace d’un instant celle-ci redevient nette. Tiens, un adolescent, bon sang il était frêle ! Ce n’était pas avec CA qu’elle allait s’en sortir. La blonde voulait bien être optimiste mais il avait des limites tout de même. En plus de cela, à première vue, il ne lui semblait pas être très intelligent parce que oui, elle était une fille et elle ne voyait vraiment pas pourquoi il avait eu besoin de le constater tout haut :

- Wah ! Bravo ! T’as réussi à deviner ce que je suis. elle s’arrêta sur sa lancée, se sentant faible, puis finit par reprendre, Je m’appelle Iris et toi ? C’est Simplet ?

Bon ok, ça ne donnait vraiment pas envie de lui porter secours mais elle n’allait pas s’excuser car d’une, il était rare qu’elle s’excuse et de deux elle n’était vraiment pas d’humeur. Car oui, cette balle avait suffi à lui démolir le moral, moral qui n’était pas si haut que ça pour un quinzième anniversaire. Et voilà qu’il se tirait en lui sortant qu’il partait chercher de l’aide. Il était vraiment con ou il le faisait exprès ? L’aide, il n’y en avait pas. L’hôpital et le dispensaire n’étaient pas si proches que ça. La seule aide c’était lui et lui, il s’était barré en courant, la plantant là, continuant toujours à se vider de son sang et à se les geler à cause de cette fichue pluie. Sa vue s’était de nouveau brouillée et elle continuait à s’affaiblir. Il allait revenir et elle serait morte, à moins qu’il ne revienne jamais. La première hypothèse fut la bonne même si à moitié fausse vu qu’elle était vivante quand il revint, seul. Ah Ah ! Elle le savait bien qu’il ne trouverait personne aux alentours pour lui venir en aide. Elle était blonde mais pas stupide ! Mais lui, il avait été vraiment naïf de croire qu’il aurait pu trouver quelqu’un pour la secourir. La blondinette avait de plus en plus de mal à garder une certaine concentration, elle n’entendit qu’une partie de la phrase que prononça celui qui voulait devenir – et deviendrait – son sauveur. Juste la première partie, qui lui fit émettre un faible sourire amusé :

- Toi ? Me porter ? C’est pas pour être méchante mais j’y crois pas trop … je suis sûre que t’es même pas capable de soulever une canette de soda alors me porter ça va relever de l’exploit … dit-elle d’une voix faiblissante

Ce n’était vraiment pas sympa de sa part mais elle était comme ça, à dire des choses dures et méchantes, comme une sorte de système de défense qu’elle ne pouvait s’empêcher d’activité lorsqu’elle était en présence d’une personne connue ou inconnue. Et puis, vu l’état du jeune homme auprès d’elle, il lui faisait un véritable cadeau pour qu’elle puisse lui balancer des répliques cinglantes à la figure. Mais au fond, elle espérait tout de même qu’il allait rester, ne pas lâcher prise et surtout ne pas la laisser tomber, ne pas l’abandonner à son sort. Mourir ici, ça serait vraiment minable à ses yeux même si bien mérité. Elle n’aurait pas de cercueil, pas de tombe, soit on l’utiliserait pour la science soit on la balancerait dans une fosse, ses organes seraient bien sûr prélever pour le marché noir, ça se passait toujours comme ça de toute façon. Personne ne voulait d’eux alors personne ne viendrait se plaindre qu’on ait saccagé leurs corps et qu’on ne leur ait pas offert un endroit pour reposer en paix, car on s’en fichait d’eux, les orphelins, les rébus de la société parmi d’autres rébus. Sauf l’autre, là, qui semblait vraiment vouloir l’aider mais qu’elle allait probablement faire fuir à cause de ce qu’elle lui balançait à la figure. Une pensée lui traversa l’esprit, il voulait l’emmener quelque part mais où ? L’hôpital. Ça lui semblait évident. Pas grand monde pensait à aller directement au dispensaire. Le dispensaire avait moins de moyen que l’hôpital mais le dispensaire était l’un des endroits les plus accueillants à ses yeux et l’endroit qu’elle aurait tout de même choisi en premier si elle avait pu s’y traîner coûte que coûte. L’hôpital, il fallait payer, le dispensaire ce n’était pas la même chose. Elle n’avait pas les moyens de payer alors il n’allait pas la soigner, elle en était sûre ! C’était une fatalité, elle allait y passer …

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MessageSujet: Re: Une balle perdue pour cadeau d’anniversaire ? Y a mieux … • Colin Mer 10 Déc - 13:44


Malgré une première impression plutôt désagréable et une terrible envie de se cacher dans un trou, Colin passa outre les moqueries de la jeune fille. Elle ne devait pas être plus vieille que lui, ou du moins pas de beaucoup si c'était le cas. Lorsqu'elle lui demanda si il se nommait Simplet, il sourit et fit en la regardant avec un sourire qui se voulait rassurant :

"Comment tu as deviner ? Je m'appelle Colin."

Iris. C'était un jolie prénom. Du moins à son goût. Vu le caractère de la jeune fille il n'osa pas lui dire à voix haute, mais il le pensait. Son regard vert émeraude se posa une nouvelle fois sur elle. Ses mains étaient poser sur ses genoux, et ceux-ci à terre, enfin sur le sol mouillé. Il réfléchissait. Puis il se dépêcha de penser à ce qu'il pourrait faire. Il ne connaissait pas très bien le quartier, enfin il connaissait seulement le chemin pour l'hôpital. ON lui avait parler d'un dispensaire qui était dans le coin, mais il ne voulait pas se perdre alors qu'il devait se dépêcher. Alors il ne prit pas de risque, il courut pour aller à l'hôpital. Il l'avait prévenue qu'il allait revenir. Le jeune garçon se mit donc à courir aussi vite qu'il put. Il était maintenant totalement tremper, ses cheveux lui collaient sur le visage et l'eau avait pénétrer son t-shirt et l'intérieur de son jean. Il avait donc calculé le temps qu'il lui faudrait pour parcourir le chemin avec elle. Se serait surement long, mais il devait essayer. Il revint donc en courant. Reprit un peu son souffle et expliqua à la jeune fille ce qu'il allait faire. Elle le nargua encore une fois. Il fronça les sourcils et lui dit légèrement agacé :

"Hey tu vois quelqu'un d'autre qui soit venue t'aider ou pas dans cette ruelle ? Alors oui je suis pas costaud et je pourrais peut être pas te porter jusqu'à l'hôpital mais je veux essayer, et on va te sortir de là ! Alors chut et sers les dents !"

Colin pouvait se montrer autoritaire, mais à vrai dire il avait peur. Il était prit par l'envie de s'en aller en courant et de fondre dans les bras de sa mère, mais aussi l'envie de sauver cette fille, de enfin montrer qui il était. Il voulait être comme son père qui sauvait des vies tout les jours, et comme sa mère qui faisait tout pour sauver des vies également. Ce soir il sauverait la jeune fille ! Le jeune garçon accroupit, posant un genoux au sol, et l'autre légèrement plier histoire d'avoir de la force pour se relever. Il mit un bras sous sa tête et un autre bras sous ses genoux, il colla le reste du corps de la jeune fille contre son torse à lui et en grimaçant il se redressa. Elle n'était pas lourde, mais il n'avait pas l'habitude de porter quelqu'un. Le jeune garçon prit donc son courage et porta la jeune fille comme il put. Elle devait surement souffrir le martyre, alors il déclara pour tenter de la rassurer :

"Allez courage on y est presque !"


En faite non mais c'était pas très grave. Le sang se collait aux vêtement de Colin, et l'adolescent tentait de faire comme si il n'avait rien vu, histoire de ne pas s'effondrer. Colin n'aimait pas spécialement le sang. Le jeune adolescent marcha lentement, espérant que quelqu'un vienne l'aider mais personne ne viendrait. Il sentait ses genoux se mettre à trembler. Il tenta de reprendre son souffle, il fit à la jeune fille :

"Je vais devoir te remettra car tu glisses, désolé d'avance ça va faire mal."

Il inspira pour se donner du courage et la porta de nouveau en la secouant légèrement histoire de la remettre correctement dans ses bras. Puis il continua de la porter et d'avancer sentant des crampes arriver. D'après ses calculs, ils devraient être à quelques minutes de l'hôpital. En tendant l'oreille il aurait put entendre les sirènes des véhicules de secours, mais avec la pluie il ne pouvait pas l'entendre. Il arriva enfin devant les portes de l'hôpital. Il s'écroula à bout de force, puis il appela :

"Aidez nous !! S'il vous plait !!!"

Des médecins arrivèrent et notamment la mère de Colin qui arriva et lui demanda ce qu'il avait en voyant le sang sur lui :

"C'est pas moi, maman, c'est elle."

Elle embrassa son fils et aida les autres médecins pour la jeune fille. Elle fit signe à Colin de l'attendre à l'intérieur et de ne pas bouger. Colin obéit attendant avec impatience le retour de sa mère.

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MessageSujet: Re: Une balle perdue pour cadeau d’anniversaire ? Y a mieux … • Colin Lun 5 Jan - 3:59






Tiens, il venait de marquer un point lui, elle qui venait de l'appeler surnommer ça l'avait fait sourire et il lui avait répondu sans méchanceté. Ça lui faisait étrange, si étrange. Alors cet ado qui avait décidé de venir la sauver s'appelait Colin ? Sympa comme prénom. Pourtant, elle ne montra en rien qu'il lui devenait un peu sympathique. En faites, la jeune blonde insista dans ses piques, c'était elle et c'était comme ça. Trop habituée à sortir des vacheries qu'elle en finissait par le faire alors qu'on tentait de la sauver. Un jour ça finirait par se retourner contre elle ce genre de choses. La personne finirait par partir et la laisser tomber alors qu'elle serait au bord de la mort et elle l'aurait bien mérité, elle en avait bien conscience. La preuve, il venait de se barrer en courant, la plantant là avec son sang qui continuait à couler abondamment de sa plaie et son nez qui s'y mettait aussi. Certes, il lui avait dit qu'il revenait mais au fond, même si elle était quelqu'un de plutôt optimiste, là, elle finissait par devenir pessimiste et se dire qu'au final il ne reviendrait pas ou trop tard, que le sang aurait trop coulé et qu'elle serait morte. Sérieusement, comment pouvait-il l'aider à s'en sortir ? En allant chercher de l'aide … le temps de convaincre des personnes de sortir sous cette pluie torrentielle elle aurait eu le temps de trépasser ! Ah, tiens, il revenait ! Seul … ok … la partie de la phrase qu'elle réussit à entendre lui arracha un sourire amusé. Il croyait vraiment être capable de la porter jusqu'à l'hôpital avec ses bras frêles ? Elle, elle n'y croyait pas, à ses yeux il ressemblait à un cure-dent en un peu plus gros et elle ne croyait pas qu'il puisse au moins la soulever de terre ou l'aider à se remettre sur ses pieds. Et puis, même s'il avait put la remettre sur ses pieds, Iris doutait de réussir à tenir debout tellement elle se sentait faible. L'adolescente ne se gêna pas pour en faire la remarque au dénommé Colin, avec des mots dures et moqueurs. Mais c'était comme ça, c'était Iris et sa capacité à envoyer bouler les gens et à se moquer d'eux pour sans vraiment le vouloir – ou peut-être que si – les éloigner d'elle. Tiens, là, elle semblait avoir appuyé sur un point sensible ou tout simplement en avait-il marre qu'elle essaye de l'envoyer bouler alors qu'il voulait la sauver, car le brun répliqua en fronçant les sourcils et en utilisant un ton agacé si elle voyait quelqu'un d'autre dans cette ruelle qui soit venue l'aider, qu'il allait essayer de la porter jusqu'à l'hôpital, qu'il allait la sortir de là et de maintenant se taire et de serrer les dents. Elle resta silencieuse pendant quelques secondes, le regardant ahurit, puis un petit sourire fleurit sur ses lèvres. Elle l'aimait bien ce Colin au final :

- Ouais ouais, bon allons-y ...

Elle n'avait pas relevé le fait que oui, il était le seul à être venu à son secours, inutile et puis ça l'avait vexé. Vexé qu'il lui rappel qu'elle était seule, même s'il ne savait pas qui elle était. Elle sentit qu'il mettait un bras sous sa tête et l'autre sous ses genoux, lorsqu'il se releva avec elle dans ses bras la jeune orpheline ne put s'empêcher de pousser un cri de douleur malgré sa faiblesse mais rien d'autre ne sortit de sa bouche. Elle posa sa tête contre lui et tenta de garder les yeux ouverts, ne pas s'endormir, pourtant elle se sentait fatiguée et faible – ou dans le sens inverse si vous le voulez – le sang continuait à couler de sa plaie, mais elle s'accrochait. Elle avait mal mais se taisait, elle avait apprit à souffrir en silence, à l'orphelinat il n'y avait pas toujours les moyens de guérir les jeunes qui y vivaient, c'était bien dommage mais ils étaient trop et l'orphelinat n'avait pas assez. Une pensée lui traversa l'esprit, est-ce qu'on allait tenter de la retrouver en ne la voyant pas revenir ? La voix de Colin la fit revenir sur terre, ils étaient bientôt arrivés ? Elle tourna la tête et observa la rue, elle ne voyait que la rue et rien d'autre, l'hôpital n'était toujours pas en vue. La blonde remit sa tête contre celui qui essayait d'être son sauveur et ne prononça pas un mot, elle se sentait de plus en plus faible et ses paupières devenaient de plus en plus lourdes. Il marchait lentement et Iris se dit qu'à cette allure elle aurait largement le temps de se vider jusqu'à la dernière goutte de son sang mais elle n'avait même plus la force de parler, sa vue commençait même à se brouiller lorsqu'elle entendit de nouveau la voix de Colin qui lui disait qu'elle glissait et qu'elle allait avoir mal lorsqu'il allait bien la remettre dans ses bras, la seule chose qu'elle émit fut un gémissement de douleur quand la douleur se fit sentir un peu plus forte. La pluie continuait à tomber et l'adolescente avait de plus en plus froid, était-ce dû au fait qu'elle perdait des forces ou la pluie qui la trempait jusqu'au os ? Les deux probablement … quelques mètres avant l'hôpital, n'en pouvant plus elle perdit connaissance, n'entendant les appels de son sauveur et les soignants qui sortirent sous la pluie torrentielle pour leur venir en aide. Elle ne reprit conscience que bien plus tard, plusieurs longues heures après, installée confortablement dans un lit de l'hôpital, une perfusion lui administrant des antidouleurs alors qu'une autre aiguille lui injectait du sang, un bandage entourant son torse, il faisait bon et elle entendait la pluie frappait contre les fenêtres de sa chambre. Tiens, elle ne s'était pas arrêtée celle-là ? Elle se sentait si bien, elle n'avait plus mal, elle n'avait plus froid mais une réalité lui revint violemment à l'esprit, elle était toujours seule. Iris ouvrit les yeux, rivant son regard sur le plafond.

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MessageSujet: Re: Une balle perdue pour cadeau d’anniversaire ? Y a mieux … • Colin Dim 8 Fév - 19:17



Ryan avait réussit à emmener la jeune fille jusqu'à l'hôpital ? Comment avait-il fait ? Lui même n'en savait rien. Il était un peu choqué et frigorifié. Sa mère s'était assurer qu'il n'avait rien pour ensuite aller aider la jeune fille. Ryan restait à la regarder les bras ballant, trempé et son t-shirt imbibé de sang. Pour toutes les personnes qui travaillaient à l'hôpital, cette nuit là, il avait été un héros, mais pour lui, il n'avait pas été un héros, il avait juste été un jeune garçon qui avait fait son devoir. Il s'était assis dans le couloir attendant le retour de sa mère. Elle arriva et le vit assis par terre à regarder ses doigts couverts de sang sécher...

"Ryan...viens mon chérie, on va nettoyer tout ça, ne reste pas là."

"Man, comment va-t-elle ?"

"Elle est au bloc...on verra par la suite, en tout cas, tu as fait ce qu'il fallait, c'était courageux de faire ça. Mais que faisais-tu dehors ? Je croyais que tes soeurs te surveillais !"

"Te fâche pas maman, je devais te dire un truc, mais j'ai oublier entre temps...est-ce que je pourrais aller la voir après ?"

"Tu l'as connais ?"

"Non, pas vraiment...elle a dit qu'elle se nommait Iris..."

La mère du jeune garçon ébourriffa les cheveux de son fils unique et l'aida à se nettoyer les mains, elle sortie un t-shirt de la pile de vêtement donner pour l'hopital et lui fit enfiler. Elle s'assura encore une fois qu'il n'avait rien. Ryan avait l'habitude de tout lui cacher, et surtout les coups, donc elle préférait être sur. Puis elle l'avait laisser dormir un peu dans la salle des médecins. Enfin, lorsqu'il se réveilla, elle vint le chercher pour l'emmener dans la salle où se trouvait Iris.

"Ryan...ne reste pas longtemps, elle est encore fatiguée et faible, donc ne t'attarde pas. Compris ?"

"Ouais man."

Il sourit et entra. Elle dormait encore, alors Ryan s'apprêtait à repartir quand il sentit qu'elle se réveillait, il tourna son regard et la vit. Il sourit de nouveau et s'approcha lentement, puis il lui demanda :

"Salut...comment tu te sens ?"

Il espérait ne pas se faire envoyer boulé, comme dans la ruelle.

[hs : désolé pour le retard en espérant que cela te convienne :/ ]

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MessageSujet: Re: Une balle perdue pour cadeau d’anniversaire ? Y a mieux … • Colin Sam 7 Mar - 3:49







Tout ce qu'elle se souvenait c'était d'avoir l'hôpital et cet adolescent qui l'avait porté tant bien que mal, c'était dur, ça faisait mal mais finalement, pendant tout le trajet elle s'était tût, parce qu'Iris savait se taire quand il le fallait même si elle était plutôt à dire ce qu'elle pensait elle savait aussi se taire et c'était ce qu'elle avait fait. L'adolescente n'avait pas vu ces personnes sortirent des urgences en courant sous la pluie battante pour s'occuper d'elle, elle n'avait pas vu cette femme qui s'était occupée en premier de voir si le jeune qui venait de lui sauver la vie et qui était son fils allait bien avant de rejoindre les autres soignants pour tenter de lui sauver de la vie. Elle avait une dette envers ce Ryan, ça, elle s'en souviendrait ! Iris n'aimait pas avoir des dettes, mais cette dette elle l'accepterait parce que vous voyez, il lui avait sauvé la vie. Voulait-elle qu'on lui sauve la vie ? Oui et non. Oui parce qu'on tient à la vie, parce qu'elle tenait à la vie et non, parce qu'elle n'avait personne, certes, il y avait ses amis de l'orphelinat qu'elle considérait comme des sortes de sœurs et des frères mais sinon, qui avait-elle ? Personne. Et personne ne voudrait d'elle, elle en avait bien conscience, trop conscience … c'était peut-être bien pour combler ce malaise, ce sentiment de solitude, cette souffrance, qu'elle prenait de la drogue, qu'elle se droguait, qu'elle était accro de la drogue, une junkie qui se battait pour gagner un peu de fric qui l'aiderait à acheter un peu plus de drogue. L'argent ne nous permettait pas de s'acheter une famille alors, elle dépensait la plupart du temps ce qu'elle avait gagné dans de la drogue. Et elle n'en avait pas honte ! Oui, elle se droguait et alors ? Oui, elle participait à des combats pour gagner de l'argent et alors ? De toute manière, personne ne voulait d'elle alors qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire du mourir par une overdose, sous les coups ou bien par balle ? Ses camarades de l'orphelinat la pleureraient peut-être pendant un temps mais elle n'avait pas de famille à qui elle manquerait. Parce qu'on avait pas voulu d'elle à la naissance et qu'elle se disait être bien trop âgée pour qu'on veuille l'adopter. C'était les plus jeunes qui se faisaient adopter le plus souvent, pas les adolescents. Les adolescents ça restaient des orphelins même s'il y avait de rares exceptions. Elle n'était pas pessimiste, elle était réaliste, personne ne l'adopterait. Elle en avait marre de cette vie, parfois même elle avait envie de se foutre en l'air, de trouver le moyen de se procurer un flingue et de se tirer une balle. De se faire une overdose ou bien d'aller se jeter d'un pont. En espérant que personne ne la sauve. Mais aujourd'hui, elle allait survivre. Parce que vous voyez, elle ne voulait pas mourir aujourd'hui, ou en tout cas pas complètement. Et puis, c'était con de crever comme ça, elle n'avait pas choisi de mourir alors elle n'allait pas mourir. Elle voulait mourir quand elle le déciderait ! Et puis, Iris avait un avenir, un bon avenir, mais ça elle ne le savait pas, car on ne peut pas connaître son avenir. Alors, ça aurait été vraiment con qu'elle meurt comme ça alors qu'elle avait un avenir prometteur.

Elle ne s'était pas réveillée un seul instant lorsqu'on l'avait emmené à l'intérieur des locaux de l'hôpital ni même lorsqu'on l'avait préparé pour l'opération qu'elle allait subir. Non, la belle blonde avait enfin ouvert les yeux bien des heures après, après tout ça, après l'opération, dans une chambre d'hôpital, dans le lit d'hôpital, avec des vêtements d'hôpitaux. Elle entendait le bip bip constant des machines qui la surveillaient, elle sentait l'aiguille plantée dans sa peau qui était reliée à une perfusion, elle sentait les draps et la couverture sur elle, elle sentait qu'il ne faisait ni froid ni chaud dans la pièce. Ça lui faisait étrange tout ça … et puis, elle avait un peu mal à la tête. Bien vite une femme arriva dans sa chambre, la mère de cet adolescent qui l'avait sauvé mais ça, elle ne le savait pas. Iris se contenta de l'observer avec méfiance, répondant à ses questions par des réponses brèves, son regard la suivit jusqu'à ce qu'elle sorte de la pièce et la laisse seule. Mais ça ne dérangeait pas plus que ça Iris, parce qu'elle était habituée à la solitude. Ses yeux allèrent vers les fenêtres où elle pouvait voir la pluie qui tombait au-dehors. Quelle heure était-il ? Est-ce qu'on s'inquiétait de son absence à l'orphelinat ? Des questions qu'elle ne savait pas si elle pouvait les qualifier comme futiles ou non … sa main qui n'était pas perfusée alla vers le bandage qu'on lui avait mit. Ce n'était pas comme si on avait collé un simple pansement sur la peau, car là, il aurait fallu lui en mettre plus qu'un. Elle sentait la texture étrange et si commune aux bandages des hôpitaux sur sa peau, sur son torse, sur son dos. Ils n'auraient pas voulu emmailloter complètement ? Elle aurait pu faire la momie … Elle se demanda brièvement s'ils ne l'avaient pas serrer un peu trop fort mais elle finit par arriver à la conclusion qu'elle allait finir par s'y habituer. Puis ses pensées allèrent vers ce Ryan qui lui avait sauvé la vie. Elle devrait penser à le remercier. Ouais, il faudrait qu'elle le remercie, au prochain passage de cette infirmière ou d'un autre type de l'hosto, elle demanderait des nouvelles de celui-ci pour tenter de prendre contact avec lui. Puis soudain, elle se dit qu'on allait lui demander des comptes ou plutôt, si elle avait de la famille qu'ils pourraient contacter, quelque chose dans le genre. Ses lèvres se pincèrent, on ne la laisserait pas sortir comme ça. Il faudrait qu'elle lui avoue cette dure vérité qu'elle était une orpheline, une pupille de la nation, mon cu oui ! Elle n'avait pas l'impression d'être la pupille de qui que ce soit mais plutôt une chose, une personne insignifiante parmi d'autres qui n'avaient pas eu la chance de convenir à leurs parents, qui avait été un accident. C'était si facile d'être un accident … ils étaient ceux qui n'auraient pas dû être là, ceux qui dérangeaient … bon sang qu'elle n'aimait pas penser à ça. C'était déprimant … bien vite elle put sortir de ses pensées par l'arrivée de … Ryan ? Attendez, il avait attendu pendant tout ce temps dans l'hôpital ? C'était déroutant pour Iris … très déroutant … il n'était pas comme les autres, ça se voyait. Ses yeux s'étaient plantés sur lui et elle mit quelques secondes avant de réagir et de prendre la parole :

- Euh … salut, ça va enfin, ça va comme on peut aller après avoir reçu une balle. Et toi, ça va ? Qu'est-ce que tu fous ici ? elle devait lui dire quelque chose, mais quoi ? Ah oui, c'est bon ! Elle s'en souvenait ! Ouais, aussi, je voulais te remercier pour ce que tu as fait ... c'était sympa de ta part ... merci ...

C'était sincère mais ce n'était pas facilement qu'elle remerciait les gens et ça lui faisait bizarre de le dire aujourd'hui à cet adolescent qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam et qui lui avait sauvé la vie. Elle avait l'impression de s'arracher les mots de la bouche tellement ça lui faisait étrange de dire « merci ». Et puis, elle était intriguée par ce Ryan qui lui avait sauvé la vie et qui avait attendu tout ce temps pour finalement venir la voir.

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