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Café moka, latte ou macchiato ? [PV Jen]

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MessageSujet: Café moka, latte ou macchiato ? [PV Jen] Sam 23 Aoû - 20:16

~ Café moka, latte ou macchiato ? ~

avec Jennyfer Shepard


J'arrive devant le café, lieu du rendez-vous. Je suis à l'heure, un peu en avance même. Je me regarde dans la vitre du bâtiment, je semble méconnaissable. J'espère qu'elle ne me reconnaîtra pas. J'ai mis une tenue du quotidien mais pas négligée non plus. Ce n'est pas n'importe qui alors il faudra que je fasse attention à ce que je dis. Je peux me faire démasquer à tout moment donc il faut que je reste sur mes gardes. J'ai mis une chemise blanche retroussée jusqu'au niveau du coude, accompagnée d'un pantalon de couleur noire et des chaussures de ville aux pieds. Au poignet, ma montre. Je porte une petite veste noire pour l'extérieur. J'inspire et j'expire. Je réalise mes exercices de respiration pour effacer mon stress apparent. Ça m'aide à me calmer. Aller Rick ! C'est le moment de se lancer. Je pousse la porte du café.


+++

La veille :

20h, j'inspire et j'expire un grand coup. Ça y est, le moment est venu. Après tous mes préparatifs il va falloir que je me lance. Je ne suis pas sûr de ce que je suis en train de faire. J'ouvre l'ordinateur que j'ai emprunté à un ami et l'allume. Je m'essuie les mains, elles sont tellement humides lorsque je suis stressé, c'est dingue. J'accède à la boîte de messagerie d'un certain Matt Thomson. J'ai passé énormément de temps à créer cette seconde identité mais je suis prêt à présent. Grâce à des personnes que je connais bien j'ai pu simuler l'existence de Matt Thomson. J'ai pris soin de me connecter avec une autre adresse IP que la mienne histoire d'effacer les traces. Je prends ma souris et je clique sur « Nouveau message ».




Jennyfer Shepard. La directrice du NCIS. Je ne la connais pas beaucoup, mais d'après la rumeur qu'on ma glissé sur elle, cela a attisé en moi une curiosité telle, qu'il faut que j'en sache plus. Ce défaut va peut-être me conduire droit dans un mur mais je suis très déterminé à avoir une place au Washington Post. Après une petite enquête et l'aide d'un ami, j'ai réussi à obtenir l'adresse e-mail de la directrice. Je suis fébrile mais il le faut, je dois y arriver. Mes doigts sont tremblants mais j'écris mon message comme je le peux :

« Madame Shepard.
Je me présente, je suis Matt Thomson, journaliste au D.C. News. Suite à l'enquête en cours du NCIS sur le décès du quartier-maître Andreew Menari sur l'USS California rentré au port d'Anacostia, j'aimerais obtenir un entretien avec vous afin d'en discuter. Je vous remercie de l'attention que vous porterez à ce message et j'espère que vous m'accorderez un entretien dans les prochains jours.
Je vous prie d'aggréer Madame Shepard, mes salutations les plus distinguées.
Matt Thomson »


Je clique sur « Envoyer ». Ça y est, je ne peux plus faire marche arrière. Je vais devoir faire face à Jennyfer Shepard, directrice du NCIS. J'espère qu'elle me répondra vite car je transpire comme pas possible. Le stress me fait perdre mes moyens. Après avoir fait cela, je me lève du canapé de mon appartement. Je passe ensuite dans la salle de bain pour me rafraîchir le visage. Je me regarde dans le miroir. Je ne m'y fais toujours pas à cette nouvelle couleur de cheveux. Le blond-châtain ne me plaît pas du tout. Mais je suis obligé de passer par là pour ne pas me faire remarquer par Jennyfer, même si je sais qu'il y a ce risque qu'elle me reconnaisse de suite. Mais j'ai prévu de changer totalement mon look vestimentaire. La soirée passe et je m'endors. Peut-être que dans mon sommeil, ma cible m'aura répondu.


+++

L'odeur du bon café parvient à mes narines. J'adore le café ! Le matin ou dans la journée un café est toujours le bienvenu. Surtout avec de la crème et du sucre, c'est délicieux. Je m'égare un peu là, mon objectif est de pouvoir questionner Jennyfer Shepard. Je cherche des yeux la directrice. Je crois qu'elle n'est pas encore arrivée. Bon, eh bien je vais m'asseoir au comptoir et attends. Mais lorsque je tourne la tête l'instant d'après je vois une femme à la chevelure rousse qui est assise à une table près de la fenêtre. Je m'approche d'elle. C'est elle ! Mon cœur se serre, j'ai un peu peur mais je me contrôle afin que ça ne se fasse pas ressentir. J'ai devant moi Jennyfer Shepard. Elle semble m'attendre et regarde par la fenêtre. Je lui demande un peu timidement, essayant de « jouer » mon rôle de Matt Thomson :

« Excusez-moi »

Jennyfer se retourne. Je continue en lui tendant la main et lui faisant un sourire :

« Vous êtes Jennyfer Shepard ? Je suis Matt Thomson, enchanté. »

*M'a-t-elle reconnu ?*
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Rousse au grand coeur

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MessageSujet: Re: Café moka, latte ou macchiato ? [PV Jen] Dim 24 Aoû - 19:12




Café moka, latte ou macchiato ?
Ft. Rick Chester & Jennyfer Shepard


La vie n'était qu'un cycle éternel, une boucle sans fin. À peine pensiez-vous être tiré d'un problème, qu'un autre se préparait à surgir devant votre route. C'était pénible, c'était lassant mais c'était ça la vie. Devoir continuer à avancer contre vent et marée, sans un regard en arrière, sans regretter. La rouquine eut un maigre sourire à cette vague pensée. Assise dans un bar de la ville, un café brulant posé devant elle, elle fixait un petit pot blanc contenant des médicaments. Ils étaient introuvables sur le marché, non commercialisable avant le résultat final des tests, dont elle faisait partie. Un soupir lasse s'échappa de ces lèvres alors que Jennyfer les replaça dans son sac. Son regard émeraude se tourna vers l'extérieur de la ville. Oui, en quelques semaines plusieurs choses s'étaient enchainées sans qu'elle ne puisse rien y faire. Le médicament qu'elle prenait commençait à montrer des signes de fatigue, comme chez beaucoup d'autres patients. Si au départ, il bloquait avec efficacité le déroulement et l'aggravation de sa maladie, au fil du temps, il perdait en efficacité. L'organisme finissait par s'habituer à tout, c'était ce que les médecins avaient trouvés à lui dire. Elle leur en aurait bien collé une. Avaient-ils la moindre idée de ce que ça impliquait pour elle? Cela signifiait que cette dégénérescence physique et mentale reprendrait le dessus, reprendrait le contrôle, les symptômes revenant de plus belle...Jusqu'à cette inévitable qu'elle avait voulu braver à Los Angeles. Quitte à savoir qu'on allait mourir, pourquoi ne pas mettre cette vie, sa vie, à une cause plus juste. Il faut dire que cette information l'avait quelque peu cassée. Elle avait apprit à vivre avec cet espoir que cela resterait stable, quelques migraines à réveiller les morts en contrepartie, eh bien c'était raté.

Heureusement, un nouveau médicament était en test. A la différence du précédent, celui-ci ne stoppait pas seulement sa progression, il éradiquait le problème à la base. Les tests sur les souris et sur quelques cobayes humains étaient encourageants. Le trois quarts des patients avaient bien répondu et étaient maintenant potentiellement guéris. Néanmoins, avant de pouvoir aller plus loin dans leurs démarches de vente, il fallait faire de nouveaux tests à grande échelles. Jen s'était proposée comme volontaire... Tout cela sans rien à personne. Ça faisait une semaine à présent, qu'elle prenait ces petites pilules rouges, trois fois par jour. Les résultats, elle n'en savait trop rien. Elle ne se sentait juste pas vraiment bien, sa mémoire lui jouant des tours qu'elle mettait sur le compte de la fatigue. Comme la première fois, elle retournerait dans l'erreur. Enfin, il n'était pas question qu'elle se laisse abattre pour autant. Si vraiment cela devait se finir ainsi que soit, mais elle ferait son maximum jusqu'à ce qu'elle ne le peuvent plus, la progression ira moins vite. Puis elle refusait toujours autant la pitié des gens. Au travail, elle restait passablement acharnée et précise. Les piles se succédaient, les longues journées de travail aussi, elle ne changerait rien à sa vie!  C'était même pourquoi elle se retrouvait ici, dans un bar, à attendre un journaliste qui voulait lui poser des questions. Certes c'était plutôt orignal comme méthode mais bon, ce n'était pas la première fois que cela arrivait, il avait prit contact plus tôt dans la semaine en suivant un échange de quelques mails. Elle se montrait méfiante vis-à-vis des journalistes, depuis les premières histoires avec un du Washington post un peu trop fouineur à son gout, Rick Chester.

Peut-être qu'en ses temps troubles cela serait une bonne idée, elle avait fini par accepter. L'agent assigné à sa protection, où autrement dit son chauffeur, patientait tranquillement dehors en fumant une cigarette, une salle habitude qu'il avait prise. Son regard d'ailleurs le survolait de temps en temps, tout en sirotant son café au lait avec deux sucres, attendant son rendez-vous. Elle ne savait pas grand-chose sur l'homme qui devait lui faire face mais elle aimait être ponctuel, voire en avance. Plusieurs personnes étaient rentrés mais aucun ne semblait intéresser de rejoindre son hauteur, donc elle se replongea dans ses pensées. Elle espérait juste qu'il soit à l'heure car elle ne pouvait pas se permettre de rester de longues minutes ici. Vance savait parfaitement gérer seul mais avec ce qu'ils avaient découvert, il leur faudrait bien leur volonté couplée pour calmer autant le Fbi que la Cia. L'affaire du meurtre récent révélant beaucoup de surprises, des mauvaises surprises. Finalement, des pas se firent entendre dans sa direction. Lentement, la codirectrice avait tourné la tête vers l'inconnu, son contact. Son regard émeraude le dévisagea quelque peu surprise. C'était bizarre elle avait la vague impression de connaitre cet homme et pourtant, elle ne parvenait pas à faire de comparaison. Sans doute cherchait-elle trop. D'un geste plus assuré, elle lui tendit la main avant de la serrer, un doux sourire s'étirant sur ses lèvres.


-C'est exact, enchanté... Installez-vous, je vous en prie

Elle attendit quelques secondes laissant au journaliste, Matthew Thomson, le temps de prendre place face à elle. Place qu'elle avait savamment indiquée d'un léger signe de tête. Le garde du corps s'était momentanément tourné, comme pour essayer de mémoriser le visage de son interlocuteur au cas ou cela devait servir plus tard. Egalement pour voir si tout allait bien. Un regard appuyé de la rousse et il repartit dans une autre occupation, comme lui seul pouvait les trouver. Ramenant son regard vers le jeune homme qui était face à elle, elle tourna la carte dans sa direction avant de la pousser légèrement. Il avait beau être ici pour le travail, sans doute qu'un café ne serait pas de refus, c'était toujours bon à prendre. Le temps devenait de plus en clément mais le brise fraiche de cet hiver s'accrochait à la ville, ne voulant point la quitter. Pourtant quelques choses semblaient la tracasser, plus elle le regardait plus elle avait l'impression qu'elle le connaissait. Mais elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Elle n'aimait pas beaucoup ça. De l'air paisible, maitrisé, le dos calmement posé contre le dossier, les jambes sagement croisées sous la table, sa voix reprit.

-Pardonnez-moi la question, mais nous ne sommes nous pas déjà rencontré? J'ai l'impression que votre visage m'est familier...

Pourtant cela ne lui revenait pas. Oh elle devait sans doute flasher, elle n'était pas très sur de grand-chose ces temps-ci. Elle fit un léger mouvement de la main comme pour dire que ce n'était pas important. Elle choisit de rentrer directement dans le vif du sujet. Après tout on était là pour ça.

-Je crois que vous vouliez me poser des questions? Pourquoi cela vous intéresse-t-il autant?

Hum, oui, il faut dire qu'être celle qui devait répondre sans rien dire, ce n'était pas son habitude. Elle aimait diriger, c'était un constat clair. Les questions, elle ne pouvait s'empêcher de les poser.

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MessageSujet: Re: Café moka, latte ou macchiato ? [PV Jen] Mer 27 Aoû - 11:31

Je prends place en face de Jennyfer . Je suis intérieurement en stress, ne sachant pas si elle me reconnaît. Mais apparemment mes yeux bleus et ma chevelure blonde l'a peut-être mise dans le doute. Cependant je ne suis pas sûr qu'une femme aussi intelligente comme Jennyfer Shepard soit dupe d'une fausse apparence comme celle-ci. Je pars du principe qu'elle ne m'a pas reconnu. Après m'être installé, je regarde par la fenêtre un court instant et j'aperçois un homme bien charpenté de noir vêtu fumant une cigarette devant la porte du café. J'ai la vague impression qu'il est venu avec Jennyfer, car la rousse s'est retournée dans sa direction. S'il m'a déjà vu dans le passé et que la directrice lui a dit quelque chose à mon sujet, il va forcément se passer quelque chose. Je dois en profiter au plus vite pour utiliser le temps que j'ai afin d'interroger Jennyfer avant que cet homme ne me voit. Je commande un café auprès du serveur, puis je vois que la directrice me montre sa carte. Je suppose qu'elle m'offre le café. Je la remercie puis la boisson chaude arrive. Pendant que le serveur me sert le café, je sens un regard appuyé de la part de Jennyfer. J'évite de croiser son regard faisant semblant de trier les textes de mon carnet. Puis je prends une page vierge pour prendre des notes de l'interview.

La directrice me demande si nous nous sommes déjà rencontrés avant. Ça y est c'est mort elle m'a grillé. Mon visage lui dit quelque chose mais j'ai l'impression qu'elle n'est pas sûre d'elle. Jennyfer n'arrive apparemment pas à mettre un prénom sur ma tête. Pourtant mon visage apparaît parfois dans le Washington Post. Je le nie et réponds à sa question toujours en essayant de jouer le rôle de Matt Thomson :

« Hem... Vous devez faire erreur Madame. Nous ne nous sommes jamais vus, vous devez confondre avec quelqu'un d'autre je suppose. »

Est-ce que cette excuse bidon est crédible ? Je l'ignore, mais je me concentre sur mes questions que je vais lui poser. Je commence à prendre mon stylo lorsque la directrice du NCIS me demande pourquoi je suis tant intéressé par elle et le NCIS. Je dois avouer que les enquêtes m'ont toujours fasciné. Les faits divers et tous les articles traitant de mystères que personne n'arrive à résoudre, j'adore. Et à présent je me retrouve devant la page à écrire moi même le récit de ces faits divers. Je ne connais pas vraiment bien le NCIS mais j'essaie de faire mon travail au mieux. Mais là, c'est ma curiosité qui m'a poussé à soutirer des informations sur le passé de Jennyfer. A-t-elle réellement abandonné sa fille ? Et pour cela j'ai du abandonner, moi, mon nom de Rick Chester pour quelques instants afin d'incarner ma seconde identité. Il faut que je me mette à fond dans la peau de mon personnage en changeant mes centres d'intérêts, ma personnalité etc... Même si, il y a peu de chance qu'elle sache la vie personnelle de Rick Chester, je préfère assurer mes arrières. Je ne suis pas un expert en double identité mais je vais tenter le coup. Je lui réponds :

« J'aime beaucoup écrire sur tous les sujets. En ce moment je suis sur les enquêtes et les faits divers. Ça m'attriste de voir ces meurtres et ces crimes de partout... Je n'aime pas que les gens meurent mais malheureusement c'est la vie, et je suis là pour essayer d'informer le monde que tout n'est pas rose dans la vie, que des personnes tuent et qu'il faut faire attention. Enfin... »

Des innocents meurent à cause de ces criminels. Je ne veux pas avoir à faire à eux. Les forces de l'ordre nous aident vraiment mais pouvons nous vivre réellement dans la paix ? Je ne sais pas... L'avenir nous le dira. Je secoue un peu la tête afin d'oublier tout ça et me concentre sur mon objectif. Je bois une gorgée de café brûlant puis je commence l'interview :

« Revenons à l'enquête qu'effectue le NCIS en ce moment. Donc Monsieur Andreew Menari, a été retrouvé mort sur l'USS California lors du retour du navire dans le port d'Anacostia. Beaucoup de personnes ont été choquées par ce tragique événement. Est-ce que vos équipes en savent plus ? Sont-elles beaucoup à enquêter sur cette affaire ? Pouvons-nous parler de suicide de M. Menari ? »

Bien que mon objectif était d'en savoir plus sur la directrice du NCIS, je me devais de la distraire en la questionnant sur cette affaire. L'article va devoir être posté dans le D.C. News mais je compte bien en profiter pour en poster un autre dans le Washington Post.
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MessageSujet: Re: Café moka, latte ou macchiato ? [PV Jen] Jeu 11 Sep - 17:01




Café moka, latte ou macchiato ?
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La reconnaissance faciale couplée au scanner rétinien était les meilleurs armes pour confondre quelqu'un, pour l'empêcher de vous duper avec une fausse identité. Bien sur, les classiques empreintes digitales pouvaient également dépanner, mais nous n'avions généralement pas tout cela sur nous. La formation des agents du gouvernement était faite pour éviter ce genre de problème, pour éviter de se faire avoir d'une manière aussi stupide et idiote qu'un beau costume. Qu'un peu de maquillage et quelques changements. Tout le monde en avait déjà subits les dégâts, du contempler son erreur, se promettant que cela n'arriverait plus, plus jamais. Parce que c'était tellement simple à éviter, elle le savait. Pourtant, c'était exactement ce qu'il était occupé de se passer dans ce bar, perdu en plein milieu de Washington Dc. Jennyfer Shepard n'était plus certaine de ses souvenirs. Ces images fugaces qu'on classait et rangeait méthodiquement dans notre esprit, pour plus tard, pour le au cas où, n'étaient plus si ordonnée. La médication couplée au changement provoqué par la prise de ce synthétique, ne l'aidait en rien. Pourtant physionomiste de base, la rouquine n'avait habituellement aucun mal à déjouer le vrai du faux, au moins de ce côté-là. Depuis quelques jours, elle ne jurerait de rien, l'incertitude gagnant son esprit, gagnant du terrain. Cette subite impression de l'avoir déjà vu quelque part, sans pour autant arriver à lui mettre un nom dessus. Certes, elle savait le nom, mais il lui semblait qu'un autre devait lui coller beaucoup mieux. Ces expressions, cette façon de faire lui rappelait quelqu'un sans pour autant illuminer sa réflexion. C'était avoir la réponse sur le bout de langue sans parvenir à l'exprimer. La codirectrice se contenta dès lors de l'accueillir comme il se devait, lui proposant également un café. Les règles de bienséance étaient inscrites au fer rouge dans son esprit, la politesse et la diplomatie en usant parfois bien plus que de raison.

Très vite, la commande fut faite. Jen laissait son regard peser vers cet homme qui semblait inspiré une peur certaine. Elle ne savait pas de qui, ni même de quoi, mais il semblait retarder quelque chose d'inévitable, à tout prix. Le dos tranquillement adossé au dossier du fauteuil, les jambes croisés, elle le scrutait tout en regardant ailleurs de temps en temps. Par exemple vers son chauffeur. Il était difficile de le manquer au vu de son peu de discrétion, mais que soit. Elle avait pris l'habitude d'être suivie constamment par quelqu'un, elle savait aussi que si elle voulait les semer, elle le ferait. Elle était douée là encore pour tout laisser en plan. La rouquine retient de justesse un soupire alors qu'il semblait enfin trouver ces notes. Le silence pesant fut brisé par l'arrivée miraculeuse du liquide bouillant. Son café. Levant doucement son propre gobelet, elle trinqua de cette manière avant d'en reprendre une plus grande lampée. Finalement, la question était née dans son esprit sur d'où venait cette impression de déjà-vu. Ne pouvant s'y résoudre plus longtemps, elle la soumet avec tout le tact nécessaire bien que la curiosité et l'intérêt étaient là. Son visage resta cependant impassible, ses iris le scrutant, l'écoutant répondre que ce n'était qu'une erreur. Cette réplique fut considérée pendant un bref instant, avant qu'elle hoche doucement la tête en signe assentiment. C'était possible, voire probable. Jen voyait tellement de personnes par jour qu'elle ne pouvait tous les retenir. Gala, soirée caritative, remise de prix. Des visages, des centaines de visages, difficile de cerner tout le monde. Elle choisit donc de ne plus s'y préoccuper momentanément et de le lancer sur le but de cette visite. Non pas qu'elle s'ennuyait mais elle n'avait pas pour habitude de boire le café avec les journalistes. Les bons rapports avec eux étaient parfois essentiels, mais pas à ce point. Docilement, il lui répond bien qu'il semblait certainement être le genre de journaliste ayant plus de verve à l'écrit qu'au face-à-face. L'émeraude de ces prunelles ne quittant pas les siens.


-Vous bougez d'affectation? Est-ce une promotion? Au vu de ce que vous me dites cela à l'air de vous convenir. Vous avez raison, les crimes auront toujours lieu d'être, il ne tient qu'à nous de coincer les coupables, voire d'empêcher que cela puisse se reproduire. Nous tentons à tout prix le second point mais il est plus compliqué qu'il y en a l'air. Banaliser les faits ne les rendra pas plus digeste, les gens haussent les épaules. Tant que cela ne les touche pas, il ne s'y intéresse pas.

Cruelle vérité, froideur classique. Toutes ces paroles étaient prononcées avec maitrise et contrôle. Elle gérait d'une main de maitre cela, elle le savait. Mais c'était la vérité ce qu'elle exprimait et son vis-à-vis ne pouvait que lui donner raison. Elle n'avait toujours pas pu s'empêcher de rajouter une couche de question. Comme si elle tentait de prouver que ce n'était pas vraiment lui le maitre à bord, que ce n'était pas lui qui menait un interrogatoire. Cela serait par un échange de bon procédé, il répondait à ses questions et elle en ferait tout autant dans la limite de décence et du bon déroulement de l'enquête. Elle avait vu de nombreuses fois les dégâts que cela pouvait faire, les déboires que cela pouvait causer. Il suffisait d'une parole mal placée pour que tout prenne un sens qu'il n'avait pas au départ. Les médias avaient un réel pouvoir sur les gens, qu'il en soit conscients ou non. Il pouvait manipuler les plus faibles esprits, à leur guise. Très vite cependant, le jeune homme qui lui faisait face reprit du poil de la bête, posant une foule de questions. Il ne lui avait pas répondu sur pourquoi cette enquête précisément mais au vu du moment ou elle s'était produite, c'était médiatisé, ça avait passé dans tous les journaux gâchant une fête de retrouvailles pour ces soldats de notre nation.

-L'affaire Menari est délicate parce qu'elle est médiatisée. Au vu de l'instant choisi, il ne pouvait pourtant en être autrement. Peut-être était-ce une volonté? Nous ne le savons pas pour le moment. Une de nos équipes est descendu à bord dès que nous avons été prévenu de l'incident. Mais il est encore bien trop tôt que pour se déclarer avec certitude sur les raisons du décès du quartier-maitre de seconde classe, Andreew Menari. L'hypothèse du suicide ne peut être écartée mais nous considérons toute mort suspecte comme un meurtre, jusqu'au moment où nous apportons les preuves du contraire. Sa famille et ses familles auront des réponses rapidement, nous mettons tout en œuvre pour ça.

Clair net et précis. Il fallait en dire assez, sans en dire trop. Là était tout l'art de répondre à des questions sans apporter beaucoup plus d'éclairement. Il ne fallait de toute façon pas qu'elle en dise plus, ce n'était pas préférable pour le moment. En cet instant d'ailleurs, elle se demandait elle-même pourquoi elle avait accepté cet interview, au vu des problèmes récents. Certes, une foule de choses s'étaient écoulée depuis cette semaine, trop pour être contrôlée.

-Pourquoi ces questions sur cette affaire? Je veux dire, vous savez aussi pertinemment que moi que je ne peux vous révéler tous les détails de l'enquête. Que votre article contiendra juste quelques détails plus croustillant que les autres, qui paraîtront encore et encore jusqu'à la fin de cette histoire. Alors oui pourquoi? Vous cherchez l'exclusivité ou autre chose?

Jeu de ping-pong. Une fois l'un, une fois l'autre. La curiosité restait présente, montrant que malgré cette incapacité à reconnaitre ou à faire certaines choses, elle restait en partie parfaitement maitresse d'elle-même. Jusque quand? Elle le serait bien assez vite. Si tout cela pouvait être prit mal, elle l'avait posé avec calme, son visage restant serein, un léger sourire même avait étiré ces lèvres. Jouant inconsciemment avec son café, elle attendait la réponse du journaliste. La foule de bruit continuait de chahuter autour d'eux, sans leur prêter la moindre attention. L'incognito était appréciable même si mise à mal par l'armoire à glace qui lui jetait un coup d'œil de temps en temps.

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