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Everybody wants to rule the world ∞ Oswald

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MessageSujet: Everybody wants to rule the world ∞ Oswald Jeu 21 Aoû - 12:14

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Everybody wants to rule the world




∞ ft  Oswald Burroughs

Une ambiance lourde régnait dans l'agence, la tension semblait à son comble. Pourquoi? Quelle en était la raison? Aucune idée, mais l'agitation était palpable, il se passait quelque chose. Effectivement, l'heure tourne et des renseignements inquiétants tombent. L'avis d'une réunion urgente sur le contre-terrorisme s'étala dans quelques mails. Des minutes plus tard, le sort est fixé, il faut se rendre au Harvey Point Defense Testing activity en Caroline du Nord. Sabrina ne déchiffrait aucun intérêt particulier à cette nouvelle, cela ne la concernait pas. Le rapport de sa dernière mission n'étant toujours pas bouclé, ça ne sera pas son problème. Faux. Le destin, le hasard ou plutôt l'idée machiavélique de certains, allez savoir, se rappela à son bon souvenir. Un homme d'âge mûr s'était dirigé vers son bureau, son regard noisette croisa le sien dans une interrogation silencieuse. Tout serait bon pour la tirer de cette paperasserie ennuyante qui l'étouffait. Les quatre murs de sa pièce, allant la rendre claustrophobe, alors que l'inactivité allait la miner. La seconde bombe de la journée explosa, elle était réquisitionnée, une nouvelle fois, pour assurer la sécurité du directeur de la Cia, dans ce trajet. Sa sécurité. Un sourire ironique se peint sur ses lèvres. On se moquait d'elle, c'était surement cela. Visiblement non. Il semblait sérieux, grave même. Pourquoi elle, quand on savait que la première fois qu'elle avait dû exécuter se travaille, cela avait été plutôt détonnant entre eux. Il ne voulait pas de femme pour ce poste, les trouvant inférieurs et elle doutait l'avoir fait changer d'avis, même si elle s'y était appliquée. Cet homme l'intriguait, c'était un fait certain, il y avait un elle ne savait quoi qu'elle ne pouvait déterminer mais qui faisait toute la différence.

Son visage se penchait sur le côté alors que ses lèvres s'entrouvrirent pour lui répondre mais son chef de section lui coupa l'herbe sous le pied, signalant que ce n'était pas lui qui décidait et que l'avion était affréter dans une heure. Avait-il conscience de l'heure qu'il était? Il était neuf heures trente du soir! Pitié, était-ce la seule à se trouver encore ici qu'ils n'avaient pas eu le choix là-haut? Un soupire traversa ses lèvres alors qu'elle se relèva en attrapant ses affaires. Couteau, arme de service, le nécessaire. Direction, l'ascenseur pour aller chercher les affaires qu'elle avait la bonne habitude de laisser dans le vestiaire. Au moins, elle serait parée. Ce qu'on lui signala, c'était qu'elle prendrait le relai de l'agent en place que le lendemain matin. La réunion étant programmée tôt dans la matinée, une des bases proches avaient été réquisitionnée pour le logement. 'Le point' n'étant pas encore prêt à recevoir leur invité, même si il était passé en mode d'alerte maximale, il avait fallu trouver autre chose. Le trajet en avion fut long mais sans embuche, même pas des petites turbulences pour égailler le vol. C'était lassant. L'arrivée en Caroline du Nord fut impeccable, le trajet en voiture sécurisée jusqu'au lieu de repos également. Quelques heures de sommeil, c'était tout ce à quoi ils avaient droit. Elles étaient plutôt volée que réellement accordée, que soit. Son regard  s'était ouvert brutalement alors qu'Alex' un grand gaillard plutôt bien bâtis rentrait dans la pièce, lui signalant galamment que "Burroughs, c'est ton problème. Plus le mien.." Charmant mais il ne pensait pas si bien dire. Quelques pas de plus et sans se changer, il se laissait retomber sur le canapé, ouvert à la va-vite pour eux, la bousculant dans le même geste. "Tu pourrais au moins attendre que je me lève" avait-elle grogné, la réplique fusant sans aucun espoir de réponse car l'homme dormait déjà à poing fermé. L'enfoiré!

Il était tôt le matin, trop tôt pour la moitié de la population mais cela ne la dérangeait plus depuis longtemps. On prenait vite l'habitude en travaillant pour l'agence de ne pas avoir d'horaire fixe, c'était au gré des urgences, des appels, des missions. Un instant de battement, elle était sur ses pieds. Un tour à la salle de bain et elle était parée. Il y avait quelque chose d'affreusement cliché à se trouver affublée de la sorte, il ne manquait plus que les oreillettes blanches avec le fil qui dépassait pour parfaire le ridicule. Dieu merci, ce n'était plus le cas. Un pantalon noir, un chemisier crème et un veston de tailleurs était sa tenue. Elle n'avait pas placé ce dernier point, préférant commencer par glisser une oreillette moulée sur mesure, à son oreille droite. Question de rester en contact avec les autres personnes qui montait la garde à l'extérieur du bâtiment, ou dans les étages. Les ok se succédaient alors qu'elle entrait dans la suite qui lui avait été réservé. Taper à la porte? Non! Personne n'était dans le salon alors elle s'était dirigée vers la grande baie vitrée, résistante aux balles. Son regard se perdait vers la ville encore endormie alors que le ciel se parsemait de teinte orangée, signalant le levé du soleil.


-Sab' tout est en ordre de ton côté? Sa main s'était relevée au niveau de ses lèvres pour reprendre la parole. Elle avait un peu l'impression de parler à son poignet mais qu'importait. Au moment ou elle allait répondre à cette interrogation, un léger craquement signalant une porte qui s'ouvrait se fit entendre. Elle ne se retourna pas. Parfaitement, l'oiseau tombe du nid... Insolence? Nom de code? Non, juste son propre amusement.

La brune n'écouta pas la réplique interloquée de son correspondant, cela ne l'intéressait pas parce qu'il avait très bien saisi ce qu'elle avait voulu dire par-là. Sabrina n'avait pas pris la peine de se retourner mais elle était certaine de savoir qui venait de rentrer dans la pièce. Le mouvement était fait dans la discrétion, seul le petit son du bois, inévitable craquement, lui avait mit la puce à l'oreille. Comme pour lui donner raison l'ambiance semblait changer dans ce salon, la hiérarchie voulant y reprendre ces droits. Pouvait-elle dire qu'elle avait l'impression de sentir cette aura où ce charisme qui émanait de son patron? Folie sans doute même si cela serait réel. Peut-être n'était-ce pas ce qu'elle pensait, mais intérieurement, elle en était certaine. L'agente n'avait toujours pas bougé, n'honorant pas le rapport de force à venir mais c'était d'autant plus agréable. Pourquoi? Parce qu'elle s'imaginait son expression de surprise en la retrouvant, une nouvelle fois, dans les mêmes circonstances qui les avaient fait se rencontrer. Oh sans doute ne verrait-elle rien mais son imagination faisait la part belle à cette pensée. Un nouveau sourire légèrement amusé naquit sur son visage, les bras croisés la brune avait reprit la parole d'une voix maitrisée.

-Je suis dans le regret de vous confirmer cette sombre vision. Vos recommandations ont du être outrepassé, c'est bien moi qui serai en charge de votre sécurité aujourd'hui, Directeur...

Cette intonation restait particulière, rappelle volontaire de cette première fois. Alors qu'elle ne faisait que s'imaginer qu'il avait dut demander à ce qu'on ne mette plus une femme en tant que garde du corps. Daignant penser qu'il était impoli de rester plus longtemps de dos, la brune fit volte-face, voyant enfin ce qui se passait derrière elle. Un hochement de tête plus protocolaire se fit dans sa direction. Peut-être serait-il effectivement temps d'émettre une note de salut ou de respect.

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MessageSujet: Re: Everybody wants to rule the world ∞ Oswald Ven 22 Aoû - 11:14


The Sharpest Lives


Le Harvey Point Defense Testing activity, une réunion interminable à laquelle il allait devoir faire face. Les messages envahissaient son portable, ainsi que les appels qu’il ignora superbement comme il en avait coutume. Un message était bien suffisant pour l’informer de cela et certainement pas une dizaine qui venaient de combler la mémoire de son portable. Parfait. Une réunion avait été prévue pour la semaine prochaine, si bien qu’il ne s’était pas attendu à tant de hâte. Des ordres venant d’en haut, parfois, il en venait à oublier qu’il n’était pas le supérieur et cette idée le minait. « Monsieur, il faut y aller » L’avertit un gamin qui n’osait pas le regarder dans les yeux. « Shelley. Faites patienter le pilote, j’ai des affaires à récupérer chez moi » tonna la voix du Directeur. « Mais nous n’avons pas le temps » Il s’était avancé vers le petit nouveau, mesurant ses pas, attaquant comme le vil serpent qu’il était. « Nous avons toujours le temps et si je suis en retard pour cette réunion, il est évident que la faute sera mentionnée dans le rapport » une ombre de sourire moqueur plus tard et voilà qu’il montait dans sa voiture, accompagné par un autre véhicule pour assurer sa SÉCURITÉ. Vaste blague. Il était parfaitement capable de se défendre seul, mais non, il y avait toujours un cancrelat pour le suivre, être dans les parages, s’assurer qu’il n’était pas mort. Oz récupéra quelques affaires, dont deux costumes. Cette importance de l’apparence était primordiale chez lui. Toujours des costumes aux couleurs et motifs singuliers, jamais de noir comme ses agents. En ressortant de son appartement, il se dirigea vers la voiture de celui qui était en charge de le protéger. « Siège passager Shelley, je conduis » L’autre n’eut d’autre choix que d’obéir, laissant le volant au Directeur qui avait refusé de prendre sa propre voiture pour se rendre à l’aéroport. «  D’ici, il faut quinze minutes théoriquement. Voyons, si je roule à 140 nous devrions y être en dix minutes à peine » L’autre hocha la tête, incertain des intentions de son patron. Le véhicule fendit la nuit. Si il y avait bien une chose qu’il appréciait avec son statut, c’était bien celui-là, enfreindre les règles et prétendre à quelques urgences pour se sortir des situations compliquées. Arrivé à l’aéroport, il abandonna le gamin dans la voiture qui ne s’était toujours pas remis de la conduite infernale d’Oz.

L’avion n’était pas une crainte, depuis le temps qu’il voyageait par ce moyen, mais il y avait toujours la peur stupide que l’appareil ne prenne pas assez de vitesse et se crashe après quelques mètres de vol. Son stress était palpable et avec cela arrivait une envie dangereuse. Inconsciemment, il se frotta l’intérieur du bras gauche, là où une veine était quasi explosé. Ça avait repris depuis deux mois environ, l’addiction. Pour chasser les pensées, il attrapa le dossier qu’on lui tendit, expliquant les tenants de la réunion.

« Savez-vous qui vous remplace ? » Demanda t-il à l’homme qui menaçait de tomber de fatigue à tout moment. « J’sais pas » fut tout ce qu’il put obtenir avant que l’autre ne disparaisse pour aller récupérer sa nuit. Oswald l’observa fuir. Il ne pouvait pas comprendre cela, ce besoin de dormir, lui qui était insomniaque depuis des années. Ça lui paraissait insensé de pouvoir dormir plus de deux heures. Une sale habitude qu’il avait pris lors de ses premières années. Se reposer au minimum, être toujours sur ses gardes, ça avait rogné sur sa vie. Vingt minutes passèrent où il eut le temps de revêtir le costume bleu, puis de se diriger vers le salon, deux étages plus haut. La porte était entrouverte, signe que l’agent affecté à sa protection était déjà là, où qu’un petit espion fort doué l’attendait pour lui coller une balle entre les deux yeux. La seconde option étant improbable, il franchit le seuil avec assurance sans pour autant chercher à marquer sa présence, mais le bois craqua sous ses pas. Il s’arrêta au centre de la pièce, lorsqu’une voix retentit. « Je suis dans le regret de vous confirmer cette sombre vision. Vos recommandations ont du être outrepassé, c'est bien moi qui serai en charge de votre sécurité aujourd'hui, Directeur… » Trop occupé par la réunion à venir et les différents détails à régler, il n’avait pas jeté un oeil à la silhouette, mais avec la voix, il était certain de reconnaître l’identité. Son regard accrocha. Un soupir fut retenu. Le Destin se foutait de sa gueule, c’était ça.

« Mademoiselle Garrett » Il ne prononçait jamais ‘’agent’’, préférant insister lourdement sur son statut de femme, donc d'inférieure, donc d’inutilité à sa protection. « Quelle… heureuse surprise. Votre incompétence ne vous a toujours pas conduit à être rétrogradé ? Étonnant. Je vais devoir m’assurer que vous perdiez le droit de porter une arme » Il s’était déplacé dans la pièce, rejoignant la baie vitrée, se postant au côté de celle qui avait enfin daigné se retourner vers lui. « Qui dois-je aller tuer pour votre présence ici ? » Pas de femme comme agent, pas pour le protéger, plus jamais. C’était son unique recommandation et voilà qu’elle venait d’être outrepassée. Propos machiste, vision d’une femme inférieure à l’homme, pleurnicharde. Il y avait quelques raisons à cette décision. Trois exemples. La première, il y avait eu faute professionnelle, la seconde était morte dans ses bras lors d’une mission et la troisième était face à lui, certainement trop téméraire et surtout trop franche, incapable de respecter à la lettre un règlement. Mais pouvait-il seulement parler de règlement alors qu’il était celui qui enfreignait chaque règle avec un soin tout particulier ?

Mains dans les poches, il observait la ville dormante. Une sonnerie de portable, un message plus tard et voilà qu’on lui indiquait que la réunion avait été décalée de trois heures car l’un des directeurs avait LOUPÉ son avion. Il manqua d’envoyer voler son portable à travers la pièce et se retint de justesse. « Nous avons trois heures de battement, prévenez vos chiens de garde que je ne compte pas rester dans ce bâtiment. Quant à vous, venez avec moi, j’ai besoin d’un café et d’un vrai déjeuner et vous aussi très certainement… » Il pouvait être un parfait égoïste par moment, mais il n’oubliait jamais que les agents étaient parfois traités comme des machines. Ce pourquoi il enjoignit Garrett à le suivre.


FICHE PAR SWAN.
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MessageSujet: Re: Everybody wants to rule the world ∞ Oswald Sam 23 Aoû - 10:52

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∞ ft  Oswald Burroughs

Prévoir l'imprévisible, c'était quasiment mission impossible. Pourtant pour les prochains vingt quatre-heures, c'était pratiquement ce que sa fonction lui demanderait. Le moindre angle de vue, les passages empruntés, les sorties possibles, tout, rien ne pouvait être laissé au hasard. Tout requérait votre entière et pleine concentration. Demandant une réaction proportionnelle à l'action. Certes, elle n'était pas seule, mais elle se retrouvait aux premières loges. La pire position selon certain, la plus amusante dans son cas. Le souvenir fugace de l'expression d'Alex, ce matin, lui revient en mémoire. La fatigue couplée à une profonde lassitude s'éteint peint sur son visage, oserait-elle imaginer la journée d'enfer qu'il avait vécu? Surement. Guère compliqué. Un sourire en coin étira ses lèvres alors que son regard était toujours tourné vers le paysage endormi. Le silence régnait en maitre absolu dans le salon. Pauvre gars, comme baptême du feu, ils avaient fait fort avec lui en l'assignant à la sécurité d'Oswald. Pourtant, il avait été dans la bonne moitié des probies que Charleen & elle, avait eu à entrainer une fois, avant de partir en catastrophe. Il faut dire que la moitié des petits bleus n'avaient pas survécu à ces tests, ces entrainements. Ah ces jeunes, ce n'était plus ce que c'était. Ça s'essouffle vite, ça vous prenait de haut mais ils n'avaient pas la moitié de votre expérience.

Une des raisons de ce changement brutal, peut-être. Un choix a opérer, à défaut de trouver mieux. Penseraient-ils que des problèmes se génèreront en Caroline? De toute évidence, ils ne seront pas au "point", c'était beaucoup trop surveillé. La brune veilla un instant à mettre son esprit en veille, il était inutile de vouloir anticiper trop en avance, loin était encore le lieu de cette réunion. Seul comptait de garder le bâtiment, pour l'instant. L'immeuble était toujours sous contrôle comme le signala tous les "Ras'" qui lui parvenaient de voix masculine. De vue, de nom, sans doute les connaissaient t-elle mais jamais plus que cela. Là contre question parvenue, elle changea momentanément ce qu'elle voulait répondre. Parfaitement bien, s'il était toujours capable de marcher pour entrer dans la pièce. Incapable de faire autrement, il avait fallut qu'elle reprenne la parole à son encontre, outrepassant les règles de bienséance. Il ne fallut pas longtemps avant que sa voix ne résonne à ses oreilles, percevant l'ironie sous-jacente. Se rendait-il compte que ce genre de comportement à son égard ne faisait que lui donner l'envie de prouver le contraire? Elle n'avait jamais aimé cette façon de faire machiste. Lentement, Sabrina tourna la tête vers son interlocuteur. Acte qui l'obligeait à relever la tête, son supérieur ayant une bonne dizaine de centimètres en plus qu'elle. Sur le ton de la conversation, elle enchaina comme si c'était parfaitement naturel.


-Il faut croire, au contraire, qu'elle me sert plus qu'elle me désert... Ou qu'ils tiennent moins à vous qu'avant? C'est probable, le cynisme est rarement admis comme mode de fonctionnement.

Elle avait ponctué sa phrase d'un air entendu. Son regard sembla s'animer d'une note de défi. À ce qu'elle sache, il n'était entre quatre planches et il possédait toujours l'entièreté de ses facultés motrices et cérébrale. On pouvait donc conclure qu'elle n'avait pas dû être si incompétence que cela la première fois. La suite la fit sourire. Oh elle n'était pas dangereuse qu'avec une arme. Sab' se défendait plutôt pas mal au corps-à-corps, profitant d'un physique peu inquiétant pour surprendre l'adversaire. Cependant, elle doutait que cet argument soit recevable à ses yeux. Un être aussi machiste et imbu de lui-même n'en prendrait pas compte, alors pourquoi elle s'esquintait à essayer? Allez savoir. De plus, ancienne laborantine, il vallait mieux éviter de lui laisser quelques éléments. Même l'eau distillée pouvait devenir une arme mortelle. Tout était une question de dose et d'ingestion. Suivant un instant son profil, elle chercha son regard, elle n'était pas Alex'.

- Peut-être devrais-je vous rappelez qu'il n'y a guère besoin d'une arme pour se révéler efficace? L'agente avait retourné la tête en direction du soleil qui continuait sa course. Bras croisé contre elle, elle s'autorisa un sourire amusé cette fois. La question était intéressante, elle aimerait volontiers avoir la réponse sous la main. Sans doute ne serait-elle pas si extrémiste mais il l'entendrait. Ce n'était pas son chef de section en tout cas, ou il se défilait de cette manière, au choix. Je vous épargnerais cette peine si je le savais. N'est-ce pas vous qui êtes censé tout diriger?

À bon entendeur. Au moins un point, il n'avait rien demandé. Bien qu'au final, elle ne savait pas si elle devait s'en ravir ou déchanter. Le silence avait repris, elle ne bougeait pas, sentant toujours sa présence à côté d'elle. Acceptable, agréable peut-être juste silencieusement. Dans un lointain, les murmures et paroles des autres résonnaient à son oreille, sans être assez fort que pour les comprendre. Le bruit d'un téléphone portable brisa cet instant de paix. Par réflexe, elle avait tourné la tête vers son vis-à-vis et l'objet qu'il tenait dans les mains avant de reporter son attention ailleurs. Personne n'appréciait d'être deux pour lire un message qui vous était transmis. La question était déjà sur ses lèvres, la curiosité sans égale revenant au galop mais elle fut devancée par le directeur. Quoi? Trois heures de battement? Et puis a tout bien réfléchi, ce n'était pas ses chiens de garde mais les siens. C'était déjà assez dur comme ça de travailler en duo si en plus on devait lui mettre des incompétents dans les pattes tout le temps, non merci. Elle aurait bien répliqué, mais dans l'immédiat, elle avait autre chose à dire. Elle retransmit des paroles à ceux avec qui elle était liée, précisant les faites, demandant de sortir la voiture. Elle lui avait emboité le pas derechef, récupérant son veston qu'elle avait laissé trainer sur le dossier d'une chaise, avant de l'enfiler. Quelques pas et elle rattrapait son hauteur alors qu'il quittait le salon.

-Serait-ce trop demander de savoir où vous comptez aller pour déjeuner, Monsieur ?

N'étant pas une grande fan de cet état, elle n'y était pas venu très souvent. De là à dire qu'elle connaissait tout ce qui se trouvait sur le chemin entre les deux points qu'était le leur ici et le centre de la Cia, c'était vite dit. Les couloirs se succédaient, les employés leur cédant le passage à leurs arrivées. Il n'y avait aucune obligation en sa personne de tenir la conversation. Certains devenaient de véritable pipelette, jusqu'à ce qu'un commentaire les fasse taire, d'autres ne pipaient mot que quand on les interrogeait sur une question ou l'autre. Ça devait être le cas de la personne qu'elle remplaçait. Quand vous ignorez au départ la convention, on jouait la carte de la sécurité. Cela ferait mauvais genre de se retrouver avec des blâmes dès le premier jour. En tant que tels, elle ne comptait que 3 notes négatives contre une foule de réussite. La première était retard où on s'était demandé au final qui engueulait qui. Elle ou son supérieur? Le débat était encore ouvert. Le second, un autre avec l'ancien directeur, mort aujourd'hui. Et le troisième le cafouillage d'une mission ou le suspect était finalement mort, même pas à cause d'elle, au lieu d'avoir pu être interrogé. Ces Mancini allaient le regretter! Il lui semblait impossible de rester silencieuse. Comme la première fois, il restait l'irrésistible envie de tester les limites. À croire qu'elle aimait les conflits ou ce qui n'était pas gagné d'avance. En fixant les couloirs qui défilaient sous leur pas, elle reprit la parole.

-Vous n'avez pas envie de me voir, mais vous m'inviter à déjeuner, n'est-ce pas un peu contradictoire?

Ce n'était pas comme s'il avait le choix, certes.

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MessageSujet: Re: Everybody wants to rule the world ∞ Oswald Sam 23 Aoû - 21:33

Le destin était curieux, jeu de roulette russe auquel ils devaient s’amuser là-haut. Oswald n’était pas croyant, mais par instant, il en venait à insulter tous les dieux qu’il connaissait, remontant jusqu’aux païens. C’était son moyen à lui de maudire la terre entière et surtout les étranges coïncidences. Car il ne POUVAIT PAS y avoir de coïncidence. Ce n’était qu’un tour fâcheux de son adjoint, ou peut-être de supérieurs avec lesquels il ne pouvait pas discuter le moindre ordre. QUI avait pris cette décision, c’était la grande question qu’il tacherait de régler dès son retour. « Confusion. Ce n’est pas que je ne souhaite pas vous voir, c’est que je ne tolère pas l’idée qu’une femme soit assignée, à ma protection » Ses paroles n’étaient jamais comprises. La plupart des femmes étaient des éléments faibles à ses yeux, surtout si assimilées à la protection d’individus. Mais pour cela, il se basait sur de mauvaises expériences, car si il prenait la peine de regarder autour de lui, il verrait que les femmes étaient égales aux hommes dans leur job, mais il ne voulait l’admettre, ne voyant que ce sexe comme faible. « Malheureusement, toutes les décisions ne sont pas les miennes, sinon croyez bien que vous ne seriez pas ici » Il eut envie de la chasser, de lui dire de retourner d’où elle venait, mais c’était une demande impossible.

Les armes, une discussion intéressante. Bien entendu qu’une arme n’était pas toujours nécessaire, mais savoir qu’elle était là donnait de l’assurance, un certain pouvoir sur l’adversaire. L’arme était un moyen de contrôle. « Une arme assure la sécurité, vous permet d’obtenir un silence rapidement, ou alors les paroles désirées » combien se mettaient à divulguer mille informations lorsque le canon était contre leur tempe ? Les faibles d’esprit, ceux tenant à leur vie. Cette technique, non tolérée, mais pourtant efficace lui avait permis d’obtenir de nombreux renseignements. Un danger, Oz n’avait jamais su respecter les règlements, choisissant sa propre loi envers les criminels et autres cinglés. Combien de blâmes avait-il reçus ? Un nombre bien trop conséquent qui aurait dû lui valoir son renvoi. Et elle qui mentionnait l’inutilité des armes. Il l’a détailla avec une forme d’indécence, son regard semblant noter différentes informations. « Le corps à votre doit être votre spécialité. Vu votre corpulence, c’est plus aisé de se déplacer et de prendre l’ennemi par surprise… » Il avait fait un pas de côté, silencieux, se retrouvant dans le dos de la plus jeune. « Se cacher derrière une arme, c’est utile les premières années, mais ensuite, lorsque vous êtes habituée à côtoyer la mort, elle devient une banalité. Combien de vie avez-vous volée ? » Ce n’étaient que des murmures, des paroles qu’on ne pouvait prononcer en toute circonstance, des mots bien curieux. Oswald s’était à nouveau déplacé dans la pièce, observant la maigre décoration pour finalement mettre une distance de six pas entre eux.

« Je ne sais pas encore où nous allons » Jamais il n’y avait eu de battement, lui permettant de sortir du chemin établi, de piétiner le protocole en place. Ainsi, Oswald ne connaissait pas la ville avoisinante, mais il se retint de mentionner cette information, sachant qu’elle l’empêcherait de sortir d’ici. « C’est une demande intéressée. Si vous ne mangez pas, vous risquer une hypoglycémie ou tout autre forme de faiblesse, donc d’être moins attentive, voir de défaillir. Ou alors, il peut s’agir d’une simple invitation, à vous de choisir l’option que vous préférez » parfois, il y avait quelques insinuations qu’il glissait dans ses paroles et il était bien compliqué de savoir si il pensait cela, ou si ce n’était que son caractère joueur qui s’exprimait. Sabrina était l’une des rares femmes qu’il pouvait tolérer dans son entourage, mais dont il n’en avait jamais signifié l’importance. Elle était le fort caractère qu’il manquait à de nombreux agents, et surtout, elle n’avait aucune crainte à son sujet, ce qui était d’autant plus plaisant qu’ils pouvaient se lancer dans des joutes verbales sans fin. Il ne punissait pas ces écarts de conduite, ces remarques acides, car toujours il avait une réplique, et cela s’enchaînait. C’était le goût du défi, et elle avait compris que seule la provocation pouvait attirer son attention. « Indiquez leur une fausse adresse, je ne veux pas d’un cortège pour ma protection » C’était le plus désagréable avec ce poste de Directeur. Comme il était une cible, on lui assignait toujours une ou deux voitures de surveillance, ainsi que des hommes sur le terrain. Il n’existait pas un seul instant où il pouvait prétendre à la solitude et encore moins à l’anonymat, toujours ils étaient là, s’assurant de sa vie. Oswald était bien capable de se défendre seul. Aujourd’hui, c’était une erreur de renvoyer la garde, mais il voulait profiter d’un peu de solitude, et d’absence d’agitation. Trois heures, il ne pouvait rien se passer durant ce laps de temps. Au contraire, il ne suffisait que de cinq minutes pour agir, mais Oswald était inconscient, ou terriblement joueur, qu’importe. Les ordres fusèrent. « Vous êtes la seule à venir avec moi. Indiquez aux autres que si j’en croise un sur ma route, je l’assigne au bureau pour les six mois à venir » Ils croisèrent plusieurs agents à qui il adressa un regard féroce.

Arrivés au véhicule, il ne put s’empêcher de sourire. « Dieu merci ils ont changé la voiture » La dernière, c’est lui qui l’avait abîmé. Froissant la tôle alors qu’il n’avait pas vu qu’une voiture tentait de le doubler par la droite. L’autre était en tord, bien entendu, mais Oswald aurait du être en mesure de voir le connard de la route. Aurait du… car l’oeil était défaillant, et si par instants il percevait avec une précision aiguë, à d’autre, ce n’étaient que des images brouillées, comme perdues dans la fumée. Il aurait pu chercher à voir un médecin pour cela, peut-être que la chirurgie était capable de réparer un oeil, mais cette visite signerait la fin de son contrat, alors il préférait vivre avec cette défaillance due à une cinglée. Quatre années qu’il cachait cela, échappant aux tests d’aptitudes. « Je conduis pour l’aller et vous montre le chemin. Au retour, vous aurez le volant. Si vous parvenez à traverser la ville en moins de temps que moi, je vous offre deux jours de repos. Il est évident que si le véhicule est abîmé ou si un civil est touché, vous perdez » Le comportement quasi enfantin tranchant clairement avec le costume. Mais il n’était pas toujours cet être glacial, parfois, il y avait quelques failles, discrètes, mais preuve d’une humanité qu’il n’avait pas perdu.
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MessageSujet: Re: Everybody wants to rule the world ∞ Oswald Lun 25 Aoû - 17:09

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∞ ft  Oswald Burroughs

-Êtes-vous aussi vindicatif sous les draps? Ou là vous tolérez qu'une femme aillent le pouvoir en main? C'est une histoire de confiance, pas de genre.

C'était dans une impudence totale que l'agente de la Cia avait répliqué ces quelques mots. Il fallait du culot, ou bonne dose d'insolence, pour oser prononcer cela à son supérieur hiérarchique. Malheureusement pour lui, c'était son cas. Le monde était fait ainsi. Si vous étiez de ceux à tout accepter sans broncher, on vous marchait sur les pieds. C'était la loi du plus fort. Certes, elle n'était pas non plus obligée d'élever la réplique à ce point, mais c'était parti tout seul. Il y avait en elle, ce besoin presque viscéral d'exister à ses yeux, au moins dans son travail, elle ne serait dire vraiment pourquoi. C'était vrai quoi, elle n'était plus une gamine débarquant tout juste, savant à peine se servir des techniques de l'agence. Cela faisait des années qu'elle travaillait pour eux, ces états de service étant varié et complet, elle ne comprenait pas pourquoi, elle devrait se voir comme inférieur. Surtout à ces yeux. Oui il y avait la hiérarchie dans un sens ça elle l'acceptait, mais pas le reste. Puis il y avait toujours cette envie, tentatrice, de toujours répliquer plus loin, parce qu'elle savait pertinemment qu'Oswald ne se laisserait pas faire. Elle aimait ce rapport de forces, ces conversations quelques fois animée. Oui, oui, elle avait pu apprécier le trait joueur de sa personnalité dès la première fois. C'était donc avec un malin plaisir qu'elle avait formulé ce choix de métaphore, au lieu d'un autre. Aider dans cette démarche, par les quelques rumeurs qui couraient sur son compte. Son regard d'ailleurs était autant provocateur qu'espiègle. Bien qu'elle ne perdait pas de vue, une seule seconde qu'elle était occupée de travailler! Les armes, doux objets, d'utilités variées. Elle ne comptait plus le nombre de fois qu'elle avait eu à la sortir, ou à en user. Une balle, un tir net, précis, c'était plus propre que n'importe quelles autres méthodes. L'écoutant, Sabrina hocha la tête, c'était la stricte vérité, elle ne voyait pas la nécessité d'en rajouter une couche. Pourtant même si ce neuf millimètre était un vieil ami, irremplaçable, elle aimait le contact. Attention, les techniques de la rue étaient moins gentilles et moins protocolaires que celle apprise aux entrainements. Les coups bas étaient monnaies courantes et elle-même s'armait généralement d'un couteau pour les cas les plus coriaces. Elle avait haussé un sourcil, croisé les bras, penché légèrement la tête alors qu'il semblait la passer au scanner. La vue lui plaisait-elle? C'était ce qu'elle était sur le point de demander tandis que sa voix s'éleva. Le mouvement d'air lui signala son déplacement, elle ne cilla pas. Quelle était cette question? Ou cet intérêt? La brune fit volte-face.

-Excellent esprit d'analyse. J'aime voir l'incompréhension dans leur regard ou cette frustration de s'être faite battre de la sorte. Elle se déplaça doucement dans la pièce. Une arme, une balle, viser correctement et plus de problèmes, tellement facile, pas de challenge. Si j'ai bien une préférence pour ce sport de contact, j'aime également une tout autre arme, plus fourbe... Elle s'était arrêtée, lui faisant face un instant. Prenant un peu le tissu de son pantalon, elle le remonta suffisamment pour laisser apparaitre le début d'une lame métallique, fixée à sa cheville. Sur d'avoir saisi, elle relâcha les plis... Un couteau, les aveux vont aussi vite quand on sait ou viser... L'aviez-vous détaillé? Demanda-telle avec une insistance plus pousser sur ce terme, au vu de son inspection passé. Trop sans doute. Mais que vaut une vie si par cet acte on peut en sauver des centaines d'autres? Nous avons tous du sang sur les mains, vous empêche-t-il de dormir? Si non, alors où est le problème?

Il y avait quelque chose de particulier à se retrouver là, occupé à parler de technique tactique alors que juste avant, il assurait qu'il ne voulait personne pour sa sécurité. Pourquoi cette différence, pourquoi partout ailleurs sauf là? Quel risque y aurait-il de plus? Elle cessa de chercher à l'instant ou tout s'affola. Réunion retardée, départ précipité. La réponse, la surprise. Il ne sait pas ou? Cela allait être gai tient pour assurer une protection si on ne savait même pas ou. Le chemin dans les couloirs se déroulait tranquillement, le silence reprenant ses droits. Elle le brisa une seconde fois. Le côté scientifique en elle, ne pouvait qu'approuver ses dires maintenant l'autre côté de sa personnalité, elle, était tenté de prendre la seconde. L'étincelle de malice qui passa dans son regard noisette le confirma aisément.

-La seconde

Si on lui lançait la balle, elle ne se ferait pas priée pour la prendre au rebond. C'était dans sa nature, dans sa manière de faire. Elle avait toujours cherché des personnes qui avaient du répondant, qui savait rétorquer à la moindre petite pique lancée mais elle ne s'était jamais lassée de ce jeu de sous-entendu pour peu qu'on lui proposait. Ce n'était point parce que verbalement cela semblait prometteur qu'une suite devait arriver. Un jeu. Parfois ce n'était qu'un jeu. Un passe-temps. La brune manqua de s'arrêter net à la demande du directeur. Les envoyez sur une fausse piste? Avec la géolocalisation de la voiture, ils ne seraient pas duper bien longtemps. Et c'était elle qui allait se prendre les commentaires. Pas sur que son self contrôle ne résiste à l'avalanche de réprimande de ses collègues, qui n'en manquerait pas une. Un sourire se dessina sur son visage. Ce n'était clairement pas quelque chose à faire, c'était imprudent, c'était contre le règlement. C'était à éviter à tout prix, non pas qu'elle ne se croyait pas capable de gérer seul la situation si un problème survenait mais quand même. Mais bref, les ordres sont les ordres. Pour une fois que ça lui plaisait.

-Ce n'est pas une bonne idée Directeur, vous le savez aussi bien que moi. Les consignes sont claires mais bon c'est vous qui voyez. Elle reporta une main sur l'oreillette comme pour en réactiver le son. John, tu retransmets aux autres, s'il te plait. On sort mais j'y vais toute seule, vous nous suivez pas... Je..Non je sais mais..John!..Tu va me laisser en placer une oui... Non je sais que c'est idiot... Oui...Ta confiance en moi m'honore... Bah je prendrais ça sur moi ....J'ai maté pire que ça je te signale, t'inquiète pas pour moi... Non tu évites de suivre la voiture, s'il vous croise c'est le bagne pour 6 mois... Non je n'ai pas encore le pouvoir de te dire ça, mais lui ...C'est ça à tentot.. Elle avait coupé. Autant vous le dire, ils ne sont pas contents du tout. J'espère que vous savez ce que vous faites. Bien que j'aille toute confiance en mes capacités, moi, si il se passe quelque chose, faite moi plaisir, tirez-vous en en vie, question que je ne passe pas la mienne en rapport inutile.

Menace? Du tout simple, un simple constation. Leurs pas les avaient emmenée jusqu'au garage, ou la voiture tout à fait banalisée mais parfaitement apprêté, les attendait. Sagement, patiemment, c'était presque comme si le moteur ronronnait déjà. Par habitude, Sabrina s'était dirigée du côté conducteur. Ce n'était pas vraiment le moment favoris d'être traité de chauffeur pour personnalité VIP mais bon. Elle s'arrêta net dans son mouvement quand il parla avant de lui jeter un regard en biais.Si vous ne me sortez que les femmes au volant, c'est... Elle se mura dans le silence, ce n'était pas tout à fait ça. Elle avait pendant un instant l'impression de rêver. C'était des paroles qui tranchait radicalement avec ce qu'on voyait toujours de cet homme. Ce qui le rendait d'autant plus intriguant et intéressant que d'ordinaire. Mais c'était un pari fortement tentant. Ni une, ni deux, Sab" n'avait demi-tour, s'était dirigé vers la place passagère avant de s'installer. Elle referma la porte doucement, attendit que son vis-à-vis en face autant avant de tourner son regard vers lui. Pendant ce temps, deux autres agents ouvrait le garage, la lumière extérieure l'inondant.

-Tenu. Mais là vous ne parlez que de l'hypothèse où je gagne, vous gagnez quoi si je perds? La fierté d'avoir roulé plus vite ?.

Donner lui une moto et elle était sur de gagner. Oui, elle avait une moto. Elle ne l'utilisait généralement que pour des déplacements qui ne concernait en rien l'agence, Juste elle. C'était beaucoup plus rapide, moins discret par le bruit mais beaucoup plus camouflable. Par sa taille réduite et sa maniabilité plus grande, elle y était beaucoup plus à l'aise. C'était étrange cette impression de discuter sagement avec une personne, alors que ce n'était pas vraiment le but de sa place aujourd'hui.

-Vous voulez l'anonymat, c'est ça? La liberté? Que je sois le seul boulet attaché à votre pied? D'accord mais donnez-moi une minute. Sab ouvrit le petit emplacement au niveau de ces genoux, avant de prendre un appareille de brouilleur d'onde. Quelques réglages, quelques trucs et astuces dont elle remerciait l'apprentissage et hop, ils disparaissaient des écrans radars. Signal lost.Vous êtes officiellement, un fantôme. Ne me faite par regrettez ces transgressions.

Défi? Ils semblaient en prendre le chemin. La voiture démarra, le garage s'éloigna. Elle se disait que ce n'était franchement pas l'idée du siècle mais bon. Qu'ils voient le côté positif de la chose, il n'était pas seul dans la nature. Elle se promettait de faire regretter amèrement sa naissance au premier idiot qui tenterait de s'approcher avec une arme de toute façon. Le champignon fut enfoncé. Elle semblait essayer de mémoriser le chemin.

-Si vous souhaitez nous tuer, j'ai plus rapide, directeur.

Grogna-t-elle pourtant, sans paraître souffrir outre mesure de cette allure excessive.

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MessageSujet: Re: Everybody wants to rule the world ∞ Oswald Jeu 28 Aoû - 21:02

Un autre aurait certainement répliqué que les propos n’étaient pas appropriés à la conversation qu’ils étaient déviants et intolérables, mais Oswald n’étaient pas ces hommes engoncés dans leur pouvoir, incapables d’un semblant de malice, bien au contraire, il n’attendait que cela, un peu d’arrogance, mais surtout la capacité à toujours rebondir face à ses paroles, quitte à y placer quelques allusions douteuses. « Peut-être que vous voudriez vérifier votre théorie ? Voyons… ce soir, vous êtes libre ? Ou après déjeuner, c’est comme vous préférez. » Ce n’étaient que des paroles jetées au vent, pour répondre à la provocation, afin de ne pas faiblir devant l’arrogance de celle qui était chargée de sa protection. Ca avait toujours été ainsi, depuis leur première rencontre, des joutes verbales, puis un curieux jeu - pas de séduction, ce n’était pas l’idée, mais des allusions pour mieux provoquer, et surtout détruire la hiérarchie entre eux, car de telles paroles n’étaient pas tolérées. Mais les ‘’oui monsieur’’ et les silences étaient d’un ennui intolérable, ce pour quoi il appréciait que quelqu’un ait assez de verve pour lui répondre, quitte à frôler l’indécence. Pour autant, malgré les plaisanteries apparentes, il se devait de répliquer, de lui expliquer son schéma de pensées. « Je ne tolère pas les femmes pour ma protection, car vous êtes toutes guidées par vos émotions. Vous ne pouvez pas raisonner, vous vous jetez dans la bataille, à corps perdu » Les paroles étaient le fruit de son expérience. Les femmes de son entourage avaient toujours eu cette curieuse capacité à pouvoir se jeter dans la gueule du loup, sans crainte. Les hommes étaient plus pragmatiques. »Vous voulez savoir ce qui est arrivé à la précédente ? Elle est morte pour me sauver, elle a donné sa vie pour que je sois encore là » Il s’en souvenait encore, cela faisait quelques années à présent, mais le souvenir était toujours bien vivace et de nombreuses fois, il avait hanté ses nuits, le réveillant par de terribles cauchemars. Elle était toujours là, l’accusant de n’avoir rien fait, l’accusant d’avoir donné sa vie pour un salopard sans coeur. Elle était morte dans ses bras, il n’avait rien pu faire, même pas de vaines promesses, car la balle avait touché le coeur. Elle s’était jetée devant lui, plutôt que de blesser l’autre et de manquer la cible. Sauver. Il avait tourné la tête d’un geste vif vers Sabrina, lui jetant un regard rageur, empli d’une haine qui ne lui était pas destinée. Non, la haine, elle était pour lui. « Les femmes meurent pour leurs idéaux, elles se sacrifient. C’est admirable, dit comme cela, beau discours, mais sur le terrain, c’est un défaut » La voix avait claqué dans l’air, dévorant le silence. Il était beaucoup plus hargneux soudainement, comme si le souvenir avait réveillé quelques douleurs. Ils pouvaient prétendre que la mort ne l’affectait pas, mais ce n’étaient que des conneries - la perte avait été tragique. « Chacun de vous pense que je ne tiens pas à mes agents, que les envoyer à l’abattoir est ce qui me fait plaisir. Faux. Chacune de vos vies compte, et chaque perte est douloureuse » Se sentit-il obligé de préciser, comme une dernière confession avant la mort.

Un rictus étira ses lèvres lorsqu’il remarqua le comportement de Garrett face à son regard inquisiteur. Il savait que celui-ci était dérangeant, la faisant ainsi passer pour de la vulgaire marchandise, mais ce n’était qu’un moyen comme un autre pour évaluer ses capacités physiques, sa capacité à combattre l’ennemi. Et surtout, ceci lui avait permis de noter son port d’arme. « Vous pensiez que j’évaluais la marchandise ? » Marchandise, un mot si grossier pour parler du physique, mais encore une fois, il n’en pensait rien, ce n’était que pour la satisfaction de la voir réagir à l’utilisation de ce mot, une provocation de plus. « Voyons… vous tombez si facilement dans le piège. Un regard appuyé vous permet de noter toutes les informations. Vous pensiez que je n’en avais que pour un quelconque plaisir visuel, alors que j’ai simplement répertorié vos capacités » Il n’était pas celui qui remarquait le physique de ses agents, ça ne l’intéressait pas, il ne voulait plus de ces histoires bancales. Une fois il s’était laissé embarqué, et la spiral infernal s’était enclenchée. Il avait commencé à la percevoir comme une femme, et non plus comme un agent, et c’est là que tout avait dérapé. Des années de cela, une femme qu’il avait envoyé dans une autre agence pour un motif bancal, car mélanger travail et vie privée était impossible, surtout dans ce milieu qui demandait une concentration parfaite et surtout, aucune relation de longue durée. « J’avais remarqué la lame. Un bon choix qui demande rapidité et dextérité » Il avait longtemps porté un couteau, pour trancher net, mais depuis qu’il avait obtenu le poste de Directeur, il se contentait à nouveau d’une arme à feu, car les contacts étaient bien plus rares. Il n’était plus celui qui partait en mission, non, il n’était là que pour planifier et constater les débats.

« Vous avez conscience d’accepter un déjeuner avec votre supérieur, tellement cliché, vous allez alimenter les rumeurs au bureau pendant des mois. Nous devrions jouer le jeu » Les rumeurs allaient toujours bon train à son sujet. On évoquait mille histoires curieuses, lui prêtant des histoires avec des personnes dont le nom lui était totalement inconnu, ou alors, d’autres prétendaient que son côté machiste, et ses costumes particuliers n’étaient que des témoins d’une homosexualité refoulée. Les rumeurs, il les entendait et il aurait pu les détruire les unes après les autres, mais cela l’amusait de les entendre, quitte parfois à parier. Et c’était peut-être l’une des raisons pour lesquelles il plaçait de nombreuses allusions dans ses paroles, jouant avec les doubles sens, appuyant des regards.

« Les consignes ? » Ébauche d’un rire. « Depuis quand avez-vous cette conscience professionnelle ? Il me semble que briser à une a une les règles, c’est votre domaine de prédilection, non ? » Les règlements, ce n’était pas pour lui, ce n’était pas pour elle. Oswald n’avait jamais toléré cette liste interminable de règle à respecter et il en avait bafoué des dizaines, accumulant les rapports de disciplines, et même une mise à pied.

Il lui coupa la parole. « …que les femmes au volant sont dangereuses ? » Un rictus. « Ne m’octroyer pas tous les défauts masculins » Il pouvait considérer que les femmes n’étaient pas qualifiées pour certains boulots, mais la conduite, c’était autre chose, elles n’étaient pas dangereuses au volant, elles étaient violentes et fourbes. Combien de fois s’était-il amusé à faire la course ? Un nombre incalculable. Et nombre de fois il avait perdu à cause de leur ingéniosité. Le pari qu’il lui proposait était hors de propos, hors personnage, mais il voulait lui présenter une autre facette. Il n’y avait pas que le Directeur implacable il y avait aussi l’homme qui voulait s’écarter de ce rôle pour quelques heures, celui qui voulait reprendre sa liberté. Le pari était une stupidité, mais il savait qu’elle ne refuserait pas. « La fierté de prouver que les hommes sont plus doués au volant » Les mots furent prononcés avec assurance, comme si les paroles étaient le reflet de ses pensées. « Rangez ce regard noir. Je n’y gagnerai rien. Le défi est pour vous. »

L’anonymat, une notion qui lui était étrangère. « Ne voudriez-vous pas la possibilité de vous déplacer sans que le monde entier en soit informé ? Chaque déplacement, chaque parole que je prononce est répertoriée. La liberté est une notion que je ne connais plus, alors excusez-moi de vouloir jouer avec le danger. Vous pouvez sortir de la voiture, je prétendrai vous avoir menacé » Il s’était baissé vers elle pour lui ouvrir la portière, lui indiquant qu’elle pouvait l’abandonner ici, qu’il ne lui en tiendrait pas rigueur, mais elle resta à l’intérieur. « Appelez-moi Oswald. Nous ne sommes pas en mission, et si je veux être cet anonyme, vous feriez bien d’user de mon prénom, plutôt que de ce titre pour lequel vous n’avez aucun respect » Aucune personne n’usait de son prénom, c’était un tabou. Il avait toujours droit au M. Burrough ou encore Directeur. Mais là, il voulait autre chose, plus de travail, juste, pendant trois heures, la sensation d’être libre. « La vitesse ne devrait pas vous effrayer. Vous conduisez une moto, n’est-ce pas ? Un véhicule capable du double de la vitesse de cette voiture, alors ne prétendez pas avoir peur. Et… je maîtrise le véhicule »

La ville était à quelques kilomètres de là, probablement cinquante ou peut-être plus… bien plus en réalité, car le trajet dura quarante minutes. Quarante minutes pendant lesquelles il s’amusa à slalomer entre les voitures, ne respectant aucune limitation de vitesse. Qu’il était loin de l’apparence rigide qu’il offrait à tout le monde. Pour autant, sa conduite était à l’égale de son caractère, incorrecte, mais maîtrisée. La ville lui était à peine connue. Quelques fois il s’y était rendu, mais toujours en présence de son cortège, glorieux empereur prenant possession de la ville. Il gara la voiture en trois coups de volant, manquant de rayer celle de derrière de quelques misérables centimètres. « Sortez vérifier le périmètre, c’est votre rôle, non ? » Soudainement, il était redevenu agressif. Un comportement singulier depuis quelques mois, des sauts d’humeur qu’on avait attribué à des pressions de plus en plus importante, mais la vérité était ailleurs beaucoup, moins glorieuse. Il attendit qu’elle soit sortie du véhicule pour s’appuyer contre le siège, fermant les yeux, les mains rageusement serrées sur le volant, prêt à s’en faire éclater les jointures. Il savait que c’était le début, ça se manifestait toujours de la même façon, de violents flash de lumières et ensuite, les tremblements. Trois jours qu’il n’avait rien prit, forcement, c’était difficile à supporter, et il n’avait strictement rien sur lui, tout était resté au bâtiment, car il était trop dangereux qu’il transporte cela sur lui. Instinctivement, il se frotta l’intérieur du bras droit, là où une veine éclaterait dans quelque temps si il continuait de flirter avec la mort. C’était une connerie de retomber là-dedans, mais il l’avait pas pu s’en empêcher, ça avait été plus fort que lui. La drogue. Owsald sorti du véhicule une minute, probablement deux, plus tard, le visage fermé. « Cessez d’avoir l’air si méfiante, ce ne sont que des citoyens lambda, pas de criminel en vue » Le changement était clair dans son comportement, mais rien dans son apparence ne pouvait le trahir. Pas de tremblement, de pupilles dilatées. Pour le moment, ce n’était qu’un changement de comportement. « Vous avez une préférence ? Un plat préféré, quelque chose ? »
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MessageSujet: Re: Everybody wants to rule the world ∞ Oswald Lun 1 Sep - 12:44

... ... ...
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Frôler l'indécence pouvait se révéler être un jeu particulièrement dangereux. Le tout était de cerner votre interlocuteur. Chercher les limites, trouver les failles, voir jusqu'où on pouvait pousser le vice, sans dommage collatéral. Sabrina en était toujours à les chercher, il semblait encaisser tellement de choses, détourner les problèmes, relancer le jeu. Beaucoup seraient déjà partis en lui claquant la porte au nez, lui au contraire mettait de l'huile sur le feu. C'était presque un appel à continuer, à perdurer dans cette voix légèrement déplacée aux circonstances. Un sourire amusé fleurit sur son visage, alors que ceux qui étaient venu faire les préventions sur le harcèlement sexuel, eux, ferait des bon de câpres. Douce ironie. L'audace ne semblait pas vouloir la quitter. Optant pour une mine de réflexion, son regard noisette balayant son supérieur un instant, comme si elle revoyait sa position. Vous savez très bien ce que je fais ce soir... Mais pourquoi attendre si longtemps? Ce n'est qu'une réunion... Elle avait haussé un nouveau sourcil provocateur accompagnant le ton de sa voix. Cependant, elle sembla reprendre à nouveau. Mais je ne vois guère d'intérêt à n'être qu'un nom sur une longue liste, je préfère avoir le monopole. Ce qui était parfaitement véridique d'ailleurs. Ce n'était que dans un but de forcer la repartie d'Oswald. Au final, elle ne connaissait rien de ce que pouvait être sa vie privée, alors elle ne faisait qu'extrapoler. Passant outre les frictions volontaires, le sérieux sembla envahir la pièce. Il tenait enfin à lui expliquer le pourquoi du comment. Élément qu'elle avait déjà essayé d'avoir la première fois, à l'instant ou son animosité sur ce point, c'était fait ressentir.

Une bouffée d'offuscation remonta en elle, menaçant de se déverser à tout instant. L'agente se contient pourtant, lui laissant la chance d'argumenter sa défense. Ceci dit, elle ne voyait pas ou se situait le problème? Ils étaient des agents du gouvernement, ils étaient préparé tous à l'éventualité qu'un jour le lever de soleil soit le dernier. Les risques que prenait chacun d'entre eux étaient grands, malgré les entrainements, les études, les protections. Tout partaient parfois en sucette, jusqu'à un final mortel. Ils avaient signé pour ça, en en ayant pleinement conscience. C'était malheureux, cela pouvait paraître injuste mais c'était aussi son travail. La jeune femme avait certainement fait ce qu'elle devait, au vu des options qu'on lui avait laissées. Elle aurait pu choisir de vivre, mais oui on ne réfléchissait pas toujours. Sab' ne le faisait pas toujours non plus. C'était aussi du genre à tirer d'abord et poser les questions ensuite, ce n'était pas une référence. Mais elle était sûre que si elle devait le faire, elle le protégerait aussi. Ce n'était pas pour autant qu'elle avait l'âme du suicidaire ou qu'elle avait envie de quitter ce monde, mais c'était comme ça. Cette hargne avec laquelle il assénait méthodiquement chaque mot prouvait sa dernier phrase. Il tenait à ses agents malgré les apparences. Momentanément, son côté rebelle c'était muré dans le silence. Elle était revenue vers lui, ignorant ces regards noirs. Ses prunelles se fixèrent aux siennes.


-Ne faite pas d'un cas une généralité, nous avons tous notre manière d'appréhender la mort. Néanmoins, c'est un raisonnement bancal. Vous lui reprocher d'être morte pour vous sauver? C'était son travail! On sait tous en acceptant ce métier qu'on a une épée de Damoclès au-dessus de la tête, on le sait. Vous lui reprocher cela parce que vous vous en voulez d'être là et pas elle. Elle a choisi, elle a fait ce qu'elle a pensé le mieux, acceptez-le. Sachez une chose, s'il faut vraiment se prendre une balle pour vous sauver... Que se soit Alex' ou moi, on le fera...et je suis pleinement maitre de mes émotions en cet instant.

Cependant prévoir des réactions dans des situations d'urgence était impossibles, imprévisible. L'instant même déciderait des actes à poser, mais oui il y avait des chances qu'elle le fasse, sauf que cela ne serait pas vraiment la première de ses idées. La brune essayait juste de lui ouvrir les yeux sur ces réticences. Homme ou femme cela n'aurait rien changé. C'était juste que dans certains cas, on acceptait les autres comme nos égaux que dans la mort. Ce n'était que plus pénible. On quitta rapidement ses méandres de pensées pour revenir à son cas. Pas son sujet préféré mais c'était faisable. Nous restions tous avec notre ego, notre fierté aussi mal placée qu'elle puisse être. Ses yeux semblaient s'être rétrécis un instant, à cet emploie peu glorieux et tout aussi insultant. Piquée au vif, ses paroles sortirent bien plus vite que son cerveau ne les pensait. Vous auriez eu tort de ne pas le faire. Pendant un instant, ces yeux lançaient des éclairs, consciente néanmoins qu'il ne faisait que la chercher d'autant plus. Lui donnant certainement une réaction au-delà de ces attentes. Alors qu'elle aurait pu tourner les choses pour reprendre le dessus. Métaphoriquement parlant, vu qu'elle se trouvait un peu plus loin dans la pièce. Oui, savoir qu'on pouvait attirer le regard restait plaisant, c'était surtout une corde toute a fait utile à tirer en cas de problème. Bien qu'elle puisse vous amener un nombre incalculable de surprises. Comme se retrouver à profiter d'un moment plus intime avec un agent du Fbi, qui avait le malheur d'infiltrer le même réseau en toute impunité. Désagréable surprise du lendemain matin en arrêtant la cible. Un hochement de tête, c'était ce qu'elle avait à répondre. Que dire d'autre, le directeur avait raison. Il avait fallu du temps pour apprendre toute la subtilité de ces armes blanches, pour obtenir des lancés précis ou impeccables mais c'était bien utile tous les jours.

Mais en marchant, il semblerait que leur joute verbale reprenne. Si elle en était parfaitement consciente, oh oui. Un sourire un peu moins rassurant étira ces lèvres. La dernière fois qu'elle avait entendu des rumeurs passer sur son compte, le pauvre malheureux en avait pris pour son grade, elle doute qu'on lui en serve de nouvelle. Peu se permettait des taquineries de ce genre, Charleen, certainement en serait capable sans dommage.
Parfaitement consciente, mais je doute qu'ils aillent l'audace de les colporter jusqu'à mes oreilles. Le dernier à l'avoir fait le regrette encore. Enfin ça dépend de la rumeur. Ça vous amuse? La gaité n'était généralement pas là. Non pas qu'elle tienne à une quelconque réputation ou image de sa personne, c'était simplement qu'elle préférait généralement les couper dans l'œuf, pour certain. Question de sécurité. Sécurité qu'il semblait vouloir bafouer à cor et à cri en partant juste en sa compagnie. Plantant donc les autres agents de la Cia, sagement installés dans les pourtours du bâtiment. C'était idiot, c'était insensé. Il n'était pas le citoyen lambda à pouvoir se pavaner dans la grande ville, il restait une cible. Quoi de mieux pour un groupuscule terroriste que de se vanter d'avoir touché à la tête de l'agence, et se malgré leur sacrosainte paranoïa. Ce serait une victoire, un coup d'éclat pour eux, même si ça diminuerait drastiquement leur espérance de vie. Son rire trouva écho pourtant, ce n'était pas faux. Ou à moitié. Elle avait toujours eu cette étonnante capacité de toujours tout balancer de manière plutôt crue mais d'avoir quand même fait ce qu'on lui demandait. Les méthodes n'étaient peut-être pas entièrement honorables mais c'était les résultats qui comptaient, eux étaient là.

- Visiblement ce n'est pas que le mien. Pour quelqu'un qui les valide, ce n'est pas plus glorieux. Un sourire se dessina. Je réussis pleinement ce qu'on me demande point. Les méthodes ou manières pour le faire ne devraient pas avoir de limite. En avez-vous jamais eu?

Peu à peu cette liberté capturée se dessina devant eux sous la forme d'une voiture rutilante. Un regard malicieux se posa vers Oswald à la réplique. Pour cette fois, elle voulait bien plaider coupable, pour une fois que ce n'était pas le chemin dans lequel il voulait s'engager. N'avait-elle pas elle-même signalé qu'il ne fallait pas généraliser. Combien de ses collègues n'étaient pas passé devant elle, en disant qu'il conduisait quand c'était des duos. Beaucoup trop, tout cela pour se lambiner ou manquer de se crasher. Son esprit ne s'accrocha pas plus longtemps à ses propos saisissant au vol, ce pari fou. Irréel mais tentant. Cela donnait l'image d'avoir juste envie d'en profiter, il fallait saisir l'occasion. Douce folie. Elle avait accepté sans tergiversation, elle comptait bien gagner, rendant le véhicule in cartable. Il se pencha vers elle, passant son bras par au-dessus pour atteindre la portière. Son regard croisera le sien, beaucoup plus proche. Elle ne cilla pas, s'enfonçant un peu plus dans son siège, croisant ses jambes tendues, pour démontrer sa certitude ne pas quitter le véhicule. Comme s'il lui faisait peur. Son vis-à-vis n'avait le pouvoir dans cette situation que parce qu'il était au sommet de cette pyramide, pas autrement. Si certain s'écartait de lui ou baissait les yeux par crainte, elle ne le ferait pas. Il ne lui faisait pas plus peur que quelqu'un d'autre. Tant qu'il ne se déciderait pas à la virer et elle avait cette étonnant intuition qu'il ne le ferait pas. Du coup, aucune raison de trembler.

-Je me déplace toujours dans le plus parfait anonymat, si je le souhaite. A moins qu'on nous implante des puces? Vous saviez bien à quoi vous vous engagiez en signant. Devoir être entouré et protégé comme la plus fragile des pierres. Juste une petite pique, il la traitait bien de marchandise, pourquoi pas de faiblesse. Sabrina s'était retourné légèrement sur son siège. Vous pensez que je vous crains? Que j'ai l'air de trembler? Je serais bien bête de descendre sous cette excuse. Ca se terminait mal pour ceux qui me menace, surtout d'une arme.

Qui ne s'était pas retrouvé un jour face à face avec le canon d'une arme braqué sur soi. Tôt ou tard, elle s'était toujours vengé. Tôt ou tard - si tant est qu'elle soit toujours en vie bien sur - la vengeance tomberait. La suite sembla pourtant la désarçonner une fraction de seconde. Pendant tout ce temps, elle cherchait à abattre ce mur qu'imposait la hiérarchie et quand il s'y mettait elle se demandait quoi. C'était vrai, elle l'avait cherché, l'avait provoqué, lui avait lancé un nombre considérable de sous-entendu mais elle s'était contentée des titres lui collant à la peau. Le ton pour les utiliser n'étant que partie remise pour en rajouter une couche. Vous vous trompez Oswald, si je n'en aurais aucun respect je ne l'utiliserais pas. Il n'avait qu'à demander à Neals Daniel, aucun titre ne ponctuait ses phrases. Ou un monsieur de temps en temps qui lui écorchait véritablement les lèvres. Elle l'avait connu comme collègue, ils avaient presque travaillé ensemble sur une mission. Seule la passion des armes et du combat semblait apaiser la tension qui régnait. Il n'avait aucune légitimité à son poste à ses yeux. Merde, on ne recevait pas d'ordre d'un gamin qui vous devait le respect! Bref, son regard s'était reporté sur la route. Le paysage défilait à une allure soutenue, les feux n'étant plus un rempart. Tournant, droite, gauche, elle avait beau avoir une bonne mémoire elle était tout bonnement incapable de retenir ce chemin. Tant pis a celui qui traversa la route le plus vite, après tout et on s'en moquait un peu des règles de bonnes conduites en ce moment. Cette information a-t-elle un tour capital où vous vous amusez à éplucher mes comptes? Demanda-t-elle simplement.

Elle n'était jamais venue à la Cia avec. Pour la bonne raison qu'elle préférait que cela reste en dehors. Moins, il y avait de lien mieux c'était. Ces autres activités ne pouvaient être menée par ces voitures banalisées ou autres arme lui collant à la peau, à cause de ces maudits chiffres. Son regard se perdit à nouveau dans le défilement, la voiture avalant les kilomètres sans effort apparent. Pendant tout un moment, le silence sembla régner. Il aurait pu être lourd ou pesant mais elle ne le ressentait pas ainsi. Elle appréciait le trajet silencieux. Il faisait preuve d'une maitrise impeccable même si les amandes allaient pleuvoir. Il se gara plutôt brutalement, tout juste.
Joli. Murmura t-elle avec un léger sourire. La réplique suivante bien que réaliste, était mordante, piquante. Elle avait haussé les sourcils, se demandant pendant un instant ce qu'il lui prenait. Il avait tout donné pour casser son image et là il rendossait le costume avec vigueur. Son regard appuyé le fixa plus longuement que nécessaire, avant de sortir sans desserrer les dents. Sa portière clapa, son regard noisette se mit immédiatement en mouvement. La rue, les passants, les immeubles, la fenêtre ouverte, le rideau qui se remettait vivement. Tout semblait passé sous son crible. Le nombre d'endroits potentielle était légion ici, mais ce ne serait que pure connerie. Là il n'y avait que des gens qui venait se balader, déjeuner avant de partir au boulot, tenter de se réveiller avec un café. Elle avait fait le tour, attendant sagement qu'il sorte. Aucun danger visible à l'horizon. Êtes-vous toujours aussi désagréable le matin? Grogna-t-elle doucement avant de le fixer sortir et verrouiller le véhicule. Elle s'avança vers le magasin, s'il voulait manger, il faudra bien y aller. Voilà qu'il y allait plus doucement à nouveau.

-Un bon café me suffira déjà.

Elle n'avait plus rien dit suivant ces pas, calquant son rythme au sien. Elle poussa la porte de l'établissement avant de chercher du regard des places libres. L'air sentait bon le pain qui cuisait, le café. Le monde était présent lisant le journal. Instinctivement, elle avait fait le tour de la pièce, notant les sorties, les points de faiblesse, le secours. Elle finit par prendre la direction d'une table, malheureusement pour elle, proche d'une fenêtre. Elle prit place avant de prendre un des cartons pour lire ce qu'il proposait comme menu de petit déjeuner. Vous êtes lunatique? Finit-elle par demander en levant son regard vers lui, s'adossant à la chaise.

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MessageSujet: Re: Everybody wants to rule the world ∞ Oswald Lun 1 Sep - 19:10

« C’est donc ce que tout le monde pense de moi… fascinant. et comment en êtes-vous arrivée à cette conclusion hâtive ? » Un homme enchaînant les conquêtes, un homme n’ayant que faire des visages, dressant des listes de prénoms, ne prenant pas la peine de les rappeler, c’était donc l’image qu’il renvoyait ? Cela l’amusa pendant un instant, car il en était l’exact opposé. Oswald ne pouvait supporter cela, cette accumulation de corps, cette capacité à passer d’une personne à l’autre sans regret. Pour peu, il y avait un certain romantisme là-dedans, mais rarement il avait eu ce rôle du salaud - peut-être quand il était plus jeune, que là, il se fichait éperdument du mal qu’il pouvait causer. C’est son frère celui qui enchaîne les conquêtes, c’est Anselme qui ne peut pas se passer d’une présence et sur ce point, ils divergent totalement. Oswald préfère nettement sa solitude à quelques nuits oubliées. Pour autant, certaines femmes sont entrées dans sa vie, certaines qu’il a aimé, réellement, mais son emploi ne permettait pas d’histoire durable et toujours il a été contraint de les rejeter en sentant que le danger était imminent. Avoir une personne à ses côtés, en temps que Directeur de la CIA, ce serait du suicide, une mise en danger complète et absurde et c’était bien pour cette raison qu’il préférait sa curieuse solitude. « Pour prétendre au monopole, il faut en être digne… » Les mots étaient toujours aussi trempés de sous-entendus qui auraient aisément pu passer pour du harcèlement, mais ils étaient deux à jouer sur ce terrain, alors il n’y avait aucun danger, ou plutôt que si, la possibilité que l’un accepte les sous-entendus et y fonce tête baissée, mais lui n’était pas prêt pour cela, aussi intéressante que soit Sabrina, il ne voulait rien d’elle… pas encore.

« C’était un acte stupide » Il refusait toujours cette mort dont les images étaient encore présentes dans son esprit, un hurlement, et puis, les dernières paroles qu’elle lui avait adressé. Oswald ne pouvait pas tolérer cette idée qu’on meurt pour lui. Déjà en tant qu’agent, il avait refusé que son collègue se mette en danger pour lui, le rejetant en arrière. Il ne voulait pas de la mort d’autrui sur ses mains, pas de ces gens qui voulaient le protéger, eux les innocents, eux les glorieux guerriers. Il n’avait pas à envoyer une cohorte en enfer juste pour le sauver, car il était remplaçable. Le visage d’un directeur, ce n’était qu’une enveloppe pour donner vie à un titre. D’autres candidats feraient aisément l’affaire, il savait, connaissait leur nom et avait déjà nommé sa préférence pour la reprise du poste au cas où il mourrait. « Vous êtes maître de vos émotions à l’instant présent, parce que la situation ne représente aucun danger, mais si vous deviez donner votre vie, pour me sauver, vous ne seriez pas aussi calme. Vous penseriez aux conséquences, évoquant la vie que vous allez gâcher pour sauver un connard » L’insulte, elle était pour lui, c’était une faute à son langage si maniéré, pensé, mais Oswald l’avait utilisé en toute connaissance de cause. Oui il était le connard, l’être sans coeur, et même l’imposteur selon certains agents, et cela, il voulait l’imprimer dans le crâne de Garrett, pour qu’au moment venu, elle ne se jette pas à corps perdu dans la bataille, qu’elle ne décide pas de donner sa vie pour lui. Il voulait monter une image déprpéçiable, et il y était parvenu. « …vous acceptez la mort, nous l’acceptons pour défendre une mission, pour défendre notre pays, mais je refuse que vous mouriez pour moi, c’est entendu ? J’irai vous tirer de la mort, Garrett » Le sentiment protecteur était là, bien vivace, s’exprimant dans ses paroles, même sur son visage où les ambres brillaient un peu plus qu’à l’ordinaire. Il n’était pas homme à abandonner ses agents, ni même à laisser quelqu’un derrière lui, au contraire, il était le premier à retourner dans les flammes pour les sauver, car la perte était inadmissible.

Un sourire se peint sur ses lèvres en entendant la réplique qui était certainement moins vive qu’il l’avait attendu. Oswald avait pensé qu’elle s’énerverait contre lui, car ce genre de parole n’était pas tolérable. Traiter une femme de marchandise, c’étaient là des mots écoeurants qu’il n’avait pas pensés et qu’il ne s’était permis cette ‘’faute de langage’’ uniquement avec elle, car les autres n’y auraient pas compris l’humour de la situation, n’y auraient pas vu les taquineries. Mais ce qu’elle lui avait répondu fut étonnant - joli narcissisme que voilà, mais cette fois-ci, il laissa la discussion couler, ne préférant rien ajouter car celle-ci dérivait dangereusement.

Ils étaient à présent dans les couloirs, fuyant ce bâtiment, fuyant les responsabilités. C’était de l’inconscience à l’état pur, une mise en danger totale, mais Oswald ne pourrait pas supporter de les avoir derrière lui, scrutant le moindre de ses gestes, il voulait une autonomie. La discussion dériva sur les rumeurs qui couraient, personne n’était épargné par les murmures. « Les rumeurs sont intéressantes. Elles ont toujours pour point de départ une vérité, mais avec chaque personne qui apprend la terrible nouvelle, celle-ci fait un ajout et lorsque la rumeur vous parvient aux oreilles, elle vous est incompréhensible, tellement chaque personne y a ajouté de son petit fantasme » Combien de rumeurs avaient couru à son sujet ? Des dizaines et toujours plus bancales les unes que les autres, mais Oswald était un homme qui pouvait susciter ces basses paroles. Lui, dans son costume parfaitement coupé, ne daignant jeter de regard à personne, n’octroyant pas même une attention à quelques agents comme il semblait en être la tradition machiste. Le cliché du directeur de et de la secrétaire, ce n’était pas pour lui, malgré tout ce qu’on avait pu raconter il y avait quelques mois de cela. Et cette rumeur, il n’avait jamais su d’où elle était partie, quoi qu’il en soit, c’est l’unique qu’il avait fait taire, car elle n’avait aucun sens et que sa secrétaire était une gamine d’à peine vingt-cinq ans.

« Je devrais vous fournir mon dossier, que nous puissions comparer nos infractions à la loi » Regard malicieux, de celui qui lançait un pari et se voyait déjà le grand vainqueur, mais son dossier était certainement aussi épais que cinq encyclopédies réunies. Les conseils disciplinaires, les blâmes et les quelques mises à pied qu’il avait connu faisaient de lui un agent fortement bancal, enclin à toutes les dérives et pourtant, c’était lui qui avait obtenu le poste de Directeur, à l’instar de ce cancrelat (dont le nom lui échappait) et qui avait respecté toutes les règles. « Les limites valent lorsque vous êtes jeune, que le terrain est encore inconnu pour vous. Il faut maîtriser ce que l’on vous a appris et certainement pas dévier, mais ensuite, une fois que tout est connu et maîtrisé, les limites représentent des freins. C’est pour cela que je ne sanctionne pas les décisions qui sortent du protocole, tant qu’elles apportent le résultat escompté, c’est tout ce qui compte pour moi » Les règlements représentaient l’ennui, la sécurité. Aucun d’eux n’était capable de respecter les lois. Ils étaient les déviants.

« Vous n’êtes pas au courant ? » Il avait attrapé le poignet de Garret, dans un mouvement délicat, mais la prise était suffisamment ferme pour ne pas qu’elle s’en détache. « Une puce dans le poignet, un petit GPS implanté, voyons, vous auriez du le voir, ainsi, je connais tous vos déplacements » La voix tintait l’humour, il n’y avait strictement rien de sérieux dans ses paroles. Bien entendu qu’un tel traceur n’existait pas, du tout moins, pas encore, mais il avait entendu parler de tests et cette idée l’effrayait grandement. Oswald relâcha le poignet d’un geste sec, comme si il avait compris l’importance de son geste, lui qui venait d’amorcer un premier contact entre eux, car il y avait toujours eu cette règle silencieuse - jamais le moindre contact. « Non, vous n’avez pas peur de moi, vous n’avez jamais craint mes méthodes, ni mes paroles et c’est pourquoi je vous apprécie, car jamais vous ne courbez l’échine » Il ne l’avait pas regardé en prononçant ces paroles, prenant pour excuse la route qui défilait devant ses yeux, mais la vérité était tout autre, car en évoquant ce qu’elle était pour lui, il n’avait pas pu affronter le regard. Oui il l’appréciait et grandement, car elle n’était pas une trouillarde comme les autres, car elle n’était pas à la recherche de quelques courbettes pour lui faire plaisir, non, elle avait gardé son caractère (parfois insupportable) et c’était ça le plus important.

« Oswald… Oswald, c’est épatant, à force d’entendre des monsieur et directeur, j’en avais presque oublié mon propre prénom » Oswald, personne n’employait son prénom, il n’existait aucune relation suffisamment proche de lui pour se permettre une telle familiarité. Seul Anselme osait l’appeler par son surnom : Oz, mais encore, car travaillant dans la même agence, ils usaient tous deux des qualificatifs requis, mettant une barrière à leur relation familiale. « Puis-je vous appeler Sabrina ? » Il n’avait pas à demander, de par son statut hiérarchique, il pouvait la nommer par son prénom, son matricule ou tout autre nom qu’il lui plairait, mais la politesse était un trait important chez lui, c’est pourquoi il avait demandé.

La porte claqua avec violence, alors qu’il rejoignait Garett sur le trottoir, jetant un dernier regard vers la voiture qu’il n’avait pas abîmé… pas encore. « Si je n’ai pas eu un double café, je suis hargneux » Se contenta t-il de répondre à ses paroles précédentes alors que le café n’y changerait rien, c’était autre chose dont il avait besoin en cet instant même, une injection rapide, mais il n’avait RIEN à porté de main. C’est d’un pas rageur qu’il traversa la rue pour se rendre au café le plus proche. Ce qu’il avait lentement détruit, cette image de l’homme inaccessible, il était en train de la reconstruire et rapidement, car elle ne devait rien savoir au sujet de son addiction, personne ne devait être au courant de cela. Pourtant, les agents étaient formés pour ce genre de problème, pour repérer les comportements singuliers, mais lui avait subi la même formation, si bien qu’il pouvait dévier les méthodes de reconnaissances, mais cela ne durerait qu’un temps, comme tout mensonge trop gros pour soi. « Auriez-vous planifié ma mort ? Une fenêtre, c’est terriblement dangereux comme lieu pour ma sécurité » Le ton était redevenu mielleux. La fenêtre était toujours un point faible, car une balle pouvait perforer la vitre et se loger directement dans son crâne sans qu’il ne comprenne quelque chose. Mais il ne lui en voulait pas pour cela, au contraire, être proche de la vitre lui donnait l’opportunité de s’échapper un peu, d’observer les quelques passants. « Probablement… » fut tout ce qu’il trouva à répondre à la question. Non il n’était pas lunatique, enfin si, il l’était devenu et ses sauts d’humeur étaient de plus en plus impossible à gérer. Il commanda un double café, puis des croissants, ainsi que la même chose pour celle chargée de sa sécurité. Un établissement vendant des croissants français, c’était une aubaine. Il avait pensé quelques semaines en France, et ces viennoiseries lui avaient manqué, car les US n’étaient pas capables de les reproduire. « Ayez l’air normale, sinon ils vont comprendre ce que vous êtes, ce que nous sommes et ces gens ne sont certainement pas habitués à voir des agents »
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MessageSujet: Re: Everybody wants to rule the world ∞ Oswald Dim 14 Sep - 18:04

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Everybody wants to rule the world




∞ ft  Oswald Burroughs

Cultiver le mystère, conserver cette zone d'ombre, nébuleuse, sur tous les pans de sa vie, ne laissait dès lors la place qu'à l'imagination. Laissant l'esprit trouver les réponses, inventer ses hypothèses, poser ses théories. Sabrina ne faisait qu'extrapoler, projetant en avant ces bruits de couloir, tout en sachant pertinemment que les trois quarts de ces élucubrations, n'avait aucun fondement solide. Du sable qui s'effritait sous la force du vent. Son regard noisette restait vriller vers le sien. Comment en arriver là? Oh, vague pensée, ajouté d'une touche de réalisme sans doute. La brunette avait coupé les ponts avec sa famille, ses amis de l'époque en rentrant dans l'agence pour la seule et bonne raison de les protéger. Pour éviter qu'ils se retrouvent à être un moyen de pression, contre elle. Son poste étant plus élevé que le sien, les menaces pesaient plus au-dessus de sa tête, la réflexion identique. La solitude n'offrait aucune prise à laquelle s'accrocher, si ce n'était qu'une ou deux pistes éphémères, rien de phénoménal. Était-ce une vraie curiosité, ou simplement une manière de se demander pourquoi? Son regard se porta un peu ailleurs avant de revenir vers sa silhouette, à quelques pas de sa position. Son visage n'avait pas troqué d'expression, restant sur une neutralité toute surfaite, au vu du cette interaction des plus étranges, décalées. Du moins par rapport au contexte primaire de leur présence dans la même pièce. L'inconnue permet de faire la part belle à l'imagination, ou à la connaissance de l'être humain. Au vu des termes choisis, vous n'avez pas l'air de prendre ce costume, comme ne pas le démentir. Vous faites planer le mystère et le doute, ne soyez pas étonné des pensées déviantes qui se créés. Le silence avait repris ces droits alors qu'elle avait certes, lancer le reste dans le but de continuer ces piques dans lesquelles les deux individus se complaisaient. Des paroles, juste des paroles. Comme le disait le proverbe, les paroles s'envoleraient, les écrits restaient.

Une touche de défi sembla illuminer ces prunelles brunes quand Oswald reprit la parole. Alors qu'un nouveau sourire sembla prendre possession du coin de ses lèvres. Elle releva un brin la tête, avant de prononcer quelques mots avec une empreinte de certitude.
Pour prouver qu'on en est digne, il faut laisser une chance d'essayer. Constatation sur constatation. Sa voix avait suivi le même chemin que précédemment. Usant de ce même timbre, provocateur, sans en faire trop. À continuer de la relancer, elle ne s'arrêterait pas. C'était tellement plus plaisant comme ça, de trouver un adversaire qui ne lâchait prise, continuant d'emmener le jeu toujours plus loin. Peut-être trop, un jour, aller savoir. De cette ambiance plus électrique ou suintait un nombre faramineux de double sens, de sous-entendu, nous repartîmes sur la réalité du terrain. La mort. La vie était faite un ainsi. Naitre, vivre puis mourir. Plus que les citoyens de cette ville, ils se baladaient avec une cible sur le dos, les raisons étaient vastes, les ennemis nombreux. Était-ce une raison suffisante pour vouloir du coup, faire sentir tout agent féminin comme un vulgaire insecte qu'on écartait d'un geste de la main. Pour Sab', c'était une négation pure et simple, ce qui ne semblait pas le cas de son supérieur hiérarchique. Le directeur n'en démordait pas. Pas aussi calme, c'était un faite. Généralement le faite de se faire volontairement tirer dessus n'avait le don que de l'énerver. Colère, frustration et une indéniable envie de vengeance. Le tout accompagné, d'une dose massive d'adrénaline dans les veines. De quoi, éviter toute profonde réflexion si le temps n'était pas en leurs faveurs. Il ne l'était que rarement dans ces pièges. Un sourcil partit à l'assaut de son front au vu de cet écart de langage. Le mot était usuel mais l'impression de décaler régnait quand c'était de sa bouche, qu'il sortait. Pourquoi une telle violence pour se rabaisser soi-même? C'était le boulot des autres, pas le sien.

Sa vie fondamentalement ne valait peut-être pas mieux qu'une autre, mais les pièces de cet échiquier géant étaient placées comme tel. Instinct de protection. Alors toute cette pique, toute cette rancœur à son égard, à ce poste de garde du corps, ne venait que d'une impulsion primaire. Voilà qui se révélait des plus surprenants et déconcertants.
Le connard dans ce cas à le masque qui se fissure...Elle reprenait l'insulte tendue, mais le ton de sa voix n'y donnait pas les définitions méchantes et blessantes qu'on y souhaitait habituellement. Juste un nom, comme si elle aurait prononcé le sien. Non, je ne vous laisserais pas mourir, Directeur. Je n'ai besoin d'aucun accord pour agir comme je le déciderais. Que vous acceptiez ou le refuseriez, je ne vous laisserais pas le choix. Comme vous ne m'en laisseriez pas. Je ferais ce que je penserais juste. Vous êtes têtus, moi aussi. Son regard prouvait cette détermination farouche, de ne pas accepter ce terme d'un claquement de doigt. Prouvant son côté obstiné, la braquant que davantage. Le sérieux restait présent, elle pensait ce qu'elle disait. Finalement, la dureté de ces traits se desserra et la brune prononça une dernière salve. La mort n'a cas bien se tenir. Si aucun des deux ne semblaient prompts à laisser couler, il y avait de bonnes chances de s'en tirer en vie. Enfin, cette légère confrontation avait le mérite d'éclairer enfin cette animosité qui s'était insufflé dans l'ambiance. Le rendez-vous reporté, ils fuyaient à présent le bâtiment. Le suivant comme son ombre, rentrant dans ce jeu des plus insensés. Zapper les protections, goutter à la saveur de l'anonymat n'était que folie mais elle ne voyait pas l'intérêt de le raisonner. Il le savait et elle trouvait ce manquement au règlement terriblement tentant. La journée risquait d'être plus trépidante qu'elle ne l'imaginait. Plus passionnante que ces viles rumeurs, toujours présente. Cette analyse plutôt tangible, semblait parfaitement lucide, un hochement de tête ponctua son accord, sans plus relever. Nous aimions mettre le feu aux poudres, décompresser en lançant le 'et tu sais que...'. Il fallait laisser à la classe inférieure le droit de divaguer. Aussi folle soit-elle.

J'ignorais avoir l'accréditation suffisante pour avoir ce dossier. Hum perspective intéressante mais potentiellement dangereuse aussi. Vous ne craignez pas que cela s'échappe? Signala-t-elle avec amusement et bonne humeur. Les lois, les règlements, les limites, tout ça n'était qu'ennuis. Aller plus loin que prévu, continuer comme un chien fou, comme si la laisse avait décidé de ne plus répondre. C'était visiblement un trait commun, un autre. Touts les règlements n'étaient là que pour être enfreins. À quoi bon jouer dans les règles de l'art alors que les fraudeurs qui vous faisaient face, se moquait bien du protocole ou de toutes ses entraves. Au contraire, il en jouait, en profitait, cherchant cela. Sabrina s'en moquait, visiblement lui aussi, il l'avait compris. Si la brune avait un but, un point de mire, qu'importait ce qu'il faudrait pour l'atteindre, elle le ferait. Si pour ça il fallait se rapprocher de l'enfer sur terre et se bruler les ailes, tant pis. Nos ennemis ne sont freinés par aucune règle, pourquoi se borner dès lors à rester pris au piège de ces astreintes ? Faite comme-ci, comme ça, ne va pas par là... Ou comment forcer les gens à ruer dans les brancards. Prévenant du danger encouru, il eut l'audace de penser qu'il pouvait se débarrasser d'elle d'un regard noir et de paroles plus menaçantes. C'était bien mal la connaitre. L'ex-laborantine ne bougerait pas de cette voiture qu'importait ce qu'Oswald dirait. Semer toute le monde et jouer l'inconscient, s'il souhaitait, mais du pur suicide, il ne fallait pas rêver. Relançant ces joutes verbales, elle fut surprise par sa réaction. Figée, son regard se posa momentanément vers son poignet, enserré à présent d'une poigne ferme sans être violente. La surprise fi fit de toute réaction logique, elle ne chercha même pas à esquisser un mouvement pour s'en défaire. Restant sur ce contact, simple, anodin, abatant pourtant un nouveau mur entre eux. Le contact de sa peau contre la sienne n'était pas si déplaisant, elle se força pourtant à se raccrocher aux mots qui sortaient de ces lèvres. Évitant de laisser planer ce subit changement de repère. Son regard s'était relevé pour s'accrocher au sien.

-Ceci explique la cicatrice et le trou de mémoire. Vous auriez pu au moins faire appel à un professionnel. Ou j'aurais pu vous conseiller un endroit plus discret et moins douloureux. Il y a peu de graisse dans les poignets.

La malice continuait de briller dans ses iris, choisissant de rentrer dans son jeu, de suivre son terrain. Comme s'il venait enfin de prendre en compte ce que ce simple réflexe signifiait, il relâche son emprise un peu plus brutalement. Voulait-il vraiment briser ces distances qui restaient toujours, qu'ils maintenaient en place avec véhémence, malgré des jeux verbaux emplis ambigüités? Aimant avec face nord et face sud, attraction-répulsion. Il était judicieux de ne point relever? préférant se fixer sur cette crainte viscérale qu'il ne lui inspirait pas. Il pouvait y avoir une foule de sentiments, certains dont elle faisait volontairement abstraction mais il n'y avaient pas de peur. Je vais prendre le compliment mais j'anticipe le revers de la médaille. Vous avez quoi à me demander? L'humour, l'ironie, une nouvelle fois ce jeu pour ne pas rester sur ce qui restait toujours comme de troublante révélation. Son regard avait accroché son profil un instant, alors qu'il fixait la route, mieux valait s'ils n'en voulaient pas mourir dans un carambolage. Son attention repartie dehors. Cessez de vous y évertuer dans ce cas, pierre contre pierre ça ne marche pas. Continuant dans cette déconnexion, dans cette conversation si éloignée de leurs postes respectifs, il demanda qu'elle use de son nom et non pas d'un des nombres titres qui lui collaient à la peau. Qu'on lui servait à toutes les sauces. Un sourire amusé se peint sur son visage et un léger rire traversa ses lèvres. Elle reprit la parole plus vite que ses propres pensées. Vous voulez que je vous le note en post-it? pour que vous ne l'oubliez plus? Il y a les petits bracelets comme pour les hôpitaux, je peux en trouver aisément. Ce n'était une nouvelle fois qu'une taquinerie de sa part. Nul doute que si son vis-à-vis de se balader avec cette inscription, la crainte, le charisme ou le respect qu'il insufflait se retrouverait fortement amoindrie. Ce qui serait dommage pour lui.

La demande suivante était empreinte de politesse, élément qu'il n'avait pas à prouver. Le directeur de la Cia pouvait bien l'appeler comme il le souhaitait, qu'elle n'aurait rien à redire. Oui enfin en théorie, Sabrina ne manquerait pas le moins du monde d'exprimer sa façon de penser. C'était lui qui avait les cartes en mains et il ne s'était gêné depuis leur rencontre d'user de tout nom ou synonymes qu'il avait souhaités. Ce qui généralement n'avait pour but que d'insister sur son appartenance catégorique à la gente féminine. Avait-elle seulement déjà eu droit au terme si classique d'agent? Aussi fidèle et lointaine qu'était sa mémoire, elle dirait que c'était négatif.
Vous tenez vraiment à passer à ce stade de familiarité avec moi? Un nouveau sourire et une pointe de malice, elle enchainait. Comme il vous plaira, Oswald. Le restant du trajet en voiture fut plus calme. Autant que pouvait l'être une conduite parfaitement maitrisée à vive allure. Le silence avait repris ses droits, planant sans être pesant. C'était comme ça qu'elle avait choisi de l'interpréter . Regardant la ville s'éveiller peu à peu, l'agitation commencer, le travail reprendre ses droits. À peine arrivait-il à une destination inconnue, mais qui semblait lui convenir, que la dureté, la froideur, tout le poids du rôle qui lui était dévolu avait repris. Parole tranchante, acte sec, effilé tels des lames. Ce revirement de situation était intrigant, fort disproportionné. Pour être aussi désagréable, il pouvait tout aussi bien rester avec sa cohorte de protection. Faisant ce pour quoi elle était payée à ce jour, elle ne manqua pas de lui signaler qu'elle n'appréciait pas ce retour à la réalité des choses. Pas sans signe avant-coureur. Quelle mouche l'avait piqué? L'excuse servie ne semblait tenir, il n'avait pas été si hargneux que ça, jusqu'à cet instant précis ou il sortait de la voiture.

Mentir faisait partie de leur vie, de leur entrainement, de leur formation, mais que l'excuse soit plausible était tout autre chose. Le café trouvé, l'odeur enivrante lui parvenait aux narines, réveillant son estomac habitué à sauter des repas. Ce qui était toujours étonnant dans ce métier, c'était que vous pouviez vous retrouver à manger un steak à 3 heures du matin ou déjeuner à 2 heures de l'après-midi. Complètement en décalage. Installée, elle nota l'ironie sur la fenêtre. Elle avait croisé les jambes sous la table, parcourant la carte. Elle l'abaissa pour relever la tête dans sa direction, juste en face.
Vous vous souciez de votre sécurité maintenant? Elle haussa un sourcil d'interrogation avec un léger sourire. Il n'y avait que l'envie de liberté qui l'avait poussé jusqu'à maintenant, pas la prudence. Si j'aurais planifié de vous éliminer, j'aurais agi différemment. Je ne serais pas avec vous et je ne m'encombrerais pas de témoin. J'opterais pour un poison lent, une intoxication indétectable à l'autopsie. Eau distillée tout simplement. Peu glorieux, mais l'efficacité n'est plus à prouver et comme vous n'êtes pas approchable, c'est un excellent moyen d'attendre le but sans se mouiller. Elle avait continué de répondre ça sur le ton de la conversation même si une note de défense se sentait à travers les lignes. Aussi cru que cela pouvait être, c'était la vérité. Elle avait même parcouru quelques lignes. Avant de replonger à nouveau son regard dans le sien, qu'elle appréciait tout particulièrement avec l'air de dire vous ne croyez pas?. S'il semblait vouloir revenir dans le sérieux protocolaire, elle reprendrait ce ton cassant également. Il éluda sa question, portant sur sa personnalité fluctuante, lui coupant l'herbe sous le pied en commandant pour eux. Même si le choix était à son gout, elle ne l'avouerait pas. Elle s'était adossé au siège derrière elle. Un sourire moqueur sur les lèvres, prête à relancer une de ces innombrables piques.

Si vous évitiez ce terme, cela serait déjà plus simple pour éviter de leur mettre la puce à l'oreille. Je suis normale, mise à part cet accoutrement digne d'un mauvais remake de men in black. Vous croyez que je peux porter réclamation? Ma foi si vous tenez à imposer des rôles, je suis tout ouïe? C'était une nouvelle perche, comme pour le tester, comme pour voir si elle aurait droit à une piqure de rappelle, ou à cette manière de faire qui s'était mise en place dès leurs premiers duos. Quoi qu'il en soit, le service du café était irréprochable et comme il semblait habitué à gérer une foule de clientèle en peu de temps, il ne fallût pas attendre longtemps avant que la serveuse ne revienne avec la commande. Un plateau plus tard et deux cafés fumants ainsi qu'une corbeille de croissant chaud, arriva devant eux. Un bon appétit et la jeune femme s'éclipsait, telle une ombre. Laissant les clients en paix. Elle lui avait esquissé un sourire sincère, un merci et elle posa ses mains autour de la tasse en porcelaine. La chaleur irradiante à travers ce matériau était apaisante, agréable. La nourriture à deux pas, semblait tentante, réveillant son estomac. Elle commença doucement par tremper ses lèvres dans le liquide foncé, après l'adjonction d'un sucre. La chaleur dévalant tout le trajet interne? mais ce n'était pas désagréable pour une matinée. Même si le réveille avait sonné depuis trop longtemps à son gout. Ne tenant plus, la brune tendit la main en direction du mets devant eut, prenant un croissant. C'était encore mieux quand ça venait juste d'être fait. Merci. Elle pouvait foncer tête baissée, jouer les premières à s'envoyer dans des idioties, ce n'était pas pour autant qu'elle ne pouvait reconnaitre la nécessiter des convenances, quand il le fallait. Rien ne l'y obligeait, il n'était même pas tenu à converser si là n'était point son envie. C'était donc parfaitement sincère. Elle reprit pourtant sur ce que la fonction exigeait. N'aimant pas avancer en eaux troubles, ou en tout cas seulement quand elle le décidait elle-même. Je doute que cela tienne le temps de battement que nous avons, puis-je savoir ce que vous aviez derrière la tête?.

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Everybody wants to rule the world ∞ Oswald

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