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UNDERWATER ► Gabriele & Emy ■

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«Murs»
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MessageSujet: UNDERWATER ► Gabriele & Emy ■ Dim 19 Jan - 19:24

UNDERWATER
Gabriele & Emily




   
   
   

Ce soir là j'étais contrariée. A vrai dire, les contrariétés ne manquaient pas vraiment. Entre la perte récente de mon poste à l'hôpital parce que j'avais eu un différent un peu musclé avec une saleté d'interne et les fêtes de fin d'année passées absolument seule avec ma télé et un bol de céréales, j'avais appris dans le journal la mort d'un patient que j'avais vu aux Urgences, auquel je m'étais vraiment attachée. J'estimais vraiment hautement ce vieux monsieur. Le midi quand j'étais supposée aller manger à la cafet' avec les autres médecins, j'allais manger avec lui et regarder ce qu'il appelait son feuilleton. On se marrait bien, on critiquait le jeu des acteurs et la platitude extraordinaire du scénario, il était vraiment sympa ce petit monsieur. Ha, oui et comment oublier. Pour couronner le tout, j'étais toujours sous le choc de la mort de Tommy. J'avais fondé pas mal d'espoirs de vie avec lui et lui, n'avait rien trouvé de mieux que de mourir... J'avais beau tenter de tourner la page, mon esprit convergeait régulièrement vers des petits souvenirs, ou des espoirs déçus. J'avais la tête ailleurs. On n'arrêtait pas de me le dire. Je répondais que ça allait à chaque fois, c'était plus facile que de s'ouvrir et se confier; c'était vraiment usant. J'étais sacrément à côté de mes pompes en fait. Je devais continuellement porter un masque de bonne humeur pour éviter d'avoir à parler, je n'aimais pas tant parler que ça finalement. Raconter des conneries sans intérêts n'était pas un problème mais étrangement dès qu'il s'agissait de parler du fond de ma pensée me posait un léger souci. J'ai arrêté de fixer le plafond, toujours allongée sur le canapé de mon appartement. J'en avais marre d'être enfermée, j'avais besoin de respirer l'air du dehors. Je vivais sur off, depuis 4 semaines je n'avais pas vu la lumière du jour, vu personne d'ailleurs, j'avais eu quelques personnes au téléphone, mais jamais bien longtemps, je n'aimais pas tellement téléphoner en fait. J'avais décliné plusieurs invitations à sortir. Le plus clair de mes journées était passé à dormir, me laver et penser enfoncée au fond de ce canapé bien trop mou pour mes cervicales. J'allais jamais pouvoir me relever...

J'ai poussé un profond soupir de désespoir et j'ai mis mon corps en mouvement afin de me lever. L'action fut lente, mes muscles semblaient comme endormis. J'ai fait quelques pas jusqu'à l'interrupteur des volets électriques et appuyé dessus. La lumière du jour fusilla littéralement ma rétine. Maugréant, je me suis décidée à faire un petit tour dans la salle de bain. Le moins qu'on puisse dire est que je n'avais pas fière allure. Les yeux limite boursouflés, rougis par les frottements et les larmes, cernés, les joues absentes tant elles étaient creuses, laissant mes pommettes saillantes bien apparentes. J'avais toujours la ligne, ça par contre, on ne pouvait pas me le retirer, fallait voir le bon côté des choses. D'ailleurs j'avais encore un peu minci. Il faudrait que je songe à manger un peu autre chose que des céréales puisqu’à force je m'en lassais et j'oubliais parfois de déjeuner.

J'ai passé un peu d'eau sur mon visage, comme si magiquement j'allais récupérer une tête humaine et finalement je suis retournée dans le salon. Mes yeux s'étaient à peu près adaptés à la lumière, j'apercevais un ciel plutôt terne. Il faisait vraiment moche et vraiment froid en ce moment. J'aimais pas ce temps. Je devais quand même mettre le nez dehors sinon j'allais devenir complètement dingo. Et en général, quand je pétais les plombs je rangeais mon appart', enfin ranger et réagencer aussi. Du coup ça faisait un peu chier les voisins quand je bougeais mon piano à 3 heures du mat' mais après tout, il avait qu'à venir gueuler, ça m'faisait pas peur, en tout cas pas pour moi, je savais taper là où ça faisait mal. J'ai enfilé un gros pull noir facilement trois fois trop grand pour moi par dessus un débardeur, sauté dans un jean foncé aussi, dans mes bottes et si j'avais l'air de partir à un enterrement, j'allais juste goûter un peu à l'air renouvelé du dehors. J'ai enfilé un manteau, j'ai glissé mes clefs et mon porte feuille dans les poches, ainsi que mon portable. Je n'avais pas envie de me trimbaler un sac à main pour les trois pauvres affaires qu'il y aurait dedans. Ainsi, j'ai quitté mon appartement et suis sortie retrouver ma voiture garée dans la rue.

J'étais en train de finir ma clope, la main sur la poignée, prête à m'installer dans ma voiture quand une voix suraiguë m'interpella derrière moi.

« MADEMOISEEEEEEEEEEELLE ? »




Je l'ai fixée l'air incrédule.

« VOUS ETES GAREE DEVANT CHEZ MOI SANS BOUGER DEPUIS PLUS D'UN MOIS COMMENT JE FAIS MOI HEIN SI gnagnagnagna... »




En fait elle n'avait pas dit gnagnagnagna mais à partir de ce moment précis, ma concentration se détacha totalement de la situation et les menaces de la dame ne trouvaient plus vraiment leur place dans mon esprit. Si elle pouvait savoir à quel point j'en avais rien à foutre.

« C'est promis !... »

C'était la seule chose qui m'assurait le minimum de désagréments en ayant rien écouté. La réponse ne la satisfit pas et sans attendre je montais dans ma voiture, jetant mon mégot sur son précieux bateau. Quelle plaie les voisins.

J'ai roulé, roulé, roulé. Les automatismes de la conduite fonctionnaient bien même quand j'étais complètement sur off. J'ai regardé le paysage défiler comme si j'étais une passagère. Bientôt des panneaux m'indiquaient que je m'apprêtais à quitter Washington D.C. Le regard un peu dans le vague, je traversais ce pont. Ce pont, ce fameux pont où Tommy et moi, on s'était abrités quand il s'était mis à pleuvoir à mort. J'avais tellement de souvenirs à la con qui remontaient en ce moment, je ne sais pas ce que j'aurais fait pour mettre un peu tout ça de côté, ne serait-ce que le temps d'une journée. Quelle merde. Mon regard se planta sur l'océan que je traversais par le pont. Pourquoi dans tout l'univers il avait fallu que je tombe sur le pire type de la terre, hum ? Perdue dans mes pensées, j'ai reporté mon attention sur la route et je me suis sentie m'envoler.

Un bruit incommensurable. Un choc. Un fracas indescriptible. Une violence inouie. J'ai eu l'impression de voler. Une voiture qui venait d'en face, avait dévié de sa trajectoire, et venait de me percuter de plein fouet. La voiture me parut un oiseau. Elle traversa le mur de pierre du pont, comme un couteau dans du beurre, décrochant aux passages de nombreux amas de roches qui se précipitèrent dans l'eau, et qu'on n'allait pas tarder à rejoindre.
J'ai vu l'eau sous mes pieds, senti mon corps en apesanteur.
Ma tête heurta violemment le volant, sans déclencher l'air-bag.
La voiture flottait. Comme un ascenseur de verre, je me voyais perdre de l’altitude. Cela ne dura qu'une seconde mais me parut une éternité avant de baigner dans autre chose que de l'air. La voiture et moi avons rencontré de l'eau. Beaucoup d'eau. Trop d'eau. En fait le choc avait mis un sacré coup dans le pare-brise qui avait cédé. L'eau commença à s'infiltrer à grand débit et bientôt j'avais de l'eau jusqu'à la taille. Impossible de me détacher. Plus l’habitacle se remplissait d'eau, plus on était lourds, plus on coulait.
Bientôt la surface disparut. L'eau continuait de monter dans la voiture, et l'air à se raréfier. Ma tête me faisait horriblement mal, je voyais tout flou, et je commençais à m'engourdir.
L'eau était glacée. Je ne savais pas comment faire pour corriger le tir. Je ne parvenais pas à me détacher. L'eau montait encore, sans discontinuer, j'ai commencé à paniquer. J'avais déjà de l'eau jusqu'au cou.

Le piège aquatique se refermait sur moi.
Je commençais à me sentir partir. En fait, entre le choc frontal et la température de l'eau, même si il me restait de l'air, je n'étais pas sûre de survivre longtemps. La voiture continuait de s'enfoncer dans les profondeurs de l'eau, par chance, on n'était quand même pas si loin de la surface. Dans un instant de lucidité, je me suis rappelé avoir un couteau dans ma boîte à gants, j'ai sectionné le câble de la ceinture, mais le problème c'était que le débit d'eau augmenta brutalement, arrachant par la pression un autre morceau de pare-brise. J'ai attrapé la poignée supposée servir à s'accrocher dans les virages, au dessus de ma fenêtre pour me hisser dans le haut de la voiture. J'ai incliné la tête et approché mes lèvres du plafond de l’habitacle, profitant des dernières bouffées d'air que m'offrait la voiture.
J'ai tenté une poussée à travers l'arrivée d'eau pour sortir par le pare-brise, mais la force de l'eau me renvoya carrément à l'arrière de la voiture. J'ai tenté à nouveau. La voiture se secoua brutalement, on venait de toucher le fond.

J'ai tenté de garder la tête froide mais c'était dur. Je n'ai eu qu'un petit instant d'inattention et je me retrouvais à me battre pour survivre. La voiture était full. Plus moyen de faire rentrer de l'eau. Le débit d'eau s'arrêta petit à petit mais dans le même temps l'air vint à me manquer. Je ne savais pas nager en plus, pratique. Du coup, je me suis agrippée à l'appuie-tête conducteur pour me projeter vers l'avant du véhicule et tenter de sortir de l’habitacle. En traversant le pare-brise, le verre brisé lacéra ma jambe, comme si ça ne suffisait pas. Même si j'arrivais à sortir, comment remonter jusqu'en haut. Je n'avais plus l'air nécessaire et aucune capacité à nager. Mon corps, malgré l'adrénaline, s'engourdit, le manque d'air n'arrangeant rien, ma vue se troubla assez vite. J'ai tenté de remonter un peu, mais mes réserves en oxygène s'épuisèrent.
J'empêchais mes yeux de se fermer, je ne voulais pas d'une mort si bête. Mais comment tout avait pu basculer si vite ? J'ai levé les yeux vers la surface et une larme eut juste le temps de se mêler à l'eau... La surface, je ne la verrais plus...

Et mes yeux se fermèrent...        ► EMY

« all of my trains, my life spent away in the dark of my veins... oh nothing can stay» ► Robert Francis

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MessageSujet: Re: UNDERWATER ► Gabriele & Emy ■ Lun 20 Jan - 15:03



❝Emily x Gabriele

    UNDERWATER

Ma vie n’est pas la plus calme et la plus simple qu’on puisse avoir. Je crois que si je n’avais pas la mafia je m’ennuierai. Vraiment, je ne suis pas fait pour être un inactif ou bien même pour vivre sans risque. La nuit m’avait épuisé, après de longs moments à le chercher, j’avais éliminé un de mes concurrents. Abelardo Flores, quel nom de merde quand même. Le pauvre fou avait tenté de nous doubler sur un trafique de drogue. Comme si je n’allais pas être au courant. La mafia ne tue pas sans raison et quand il me vit entrer dans sa salle de bain avec un 357 magnum python, il comprit vite que c’était la fin et il se mit à prier, comme si son âme avait une chance d’être rachetée. Je disparus aussi vite que j’étais arrivé prenant soin que rien ne m’échappe et ne puisse m’inculper. De toute façon je rends service à ma chère police de Washington, l’affaire sera vite classée comme règlement de compte entre gang. J’ai déjà eu à affaire avec la police et franchement ce n’est pas ce meurtre de plus qui m’empêchera de dormir. Cette nuit là, je dormis paisiblement.

*sonnerie de téléphone*

- Allo…
- Gab’ faut qu’on se voit.
- C’est si urgent que ça, au point de me réveiller ?
- Désolé mais il est 15h je ne pensais pas que tu dormirais encore. Ecoute on se rejoint avec les gars on a un truc à fêter.
- Hum… ok dans une heure ça te va ?
- Ouais parfait, on vient te chercher.

*raccroche*

Et voilà une journée qui s’entama de la pire des façons. Etre réveillé par un appel et entendre une voix d’homme, déprimant. C’est sans trop de mal que je me levai. Un café, une cigarette, un fond de musique qui résonnait dans mon loft suffisait à me mettre de bonne humeur le matin. J’enfilai un jean accompagné d’une ceinture de marque, un tee-shirt blanc et une veste en cuir. Je glissai mes clefs dans mes poches ainsi que mes papiers. Mon arme n’allait surement pas me servir et les gars en avaient tout le temps sur eux. 1h plus tard et comme prévu je me mis devant chez moi voyant arriver une Audi A4 avec 3 bonhommes à l’intérieur. Ma place à l’avant était réservée côté passager et je m’installai directement.

- Salut les gars. Bon qu’est ce qu’il se passe ?

Mes trois acolytes se regardèrent avec un sourire aux lèvres. Mon conducteur et bras droit prit la parole.

- Gab’ je vais être papa !

Quand on est à la mafia la famille c’est primordial, pour ma part j’ai refusé d’en avoir car je ne veux pas avoir quelque chose qui me retient quelque part. C’est avec un grand sourire que je le félicitai lui faisant la bise. C’était partit pour faire une tournée des bars, c’était comme une tradition entre nous. Après plusieurs heures à errer dans les rues de Washington, enchainant les bars et les verres à une vitesse folle. La journée était bien entamée et après une petite virée hors de Washington nous reprenions la direction de notre ville. Sur la route nous discutions, je donnais les prochains objectifs à atteindre et ce que j’attendais d’eux. Chacun d’entre eux me faisaient confiance et me respectaient. J’étais leur chef après tout. Nous arrivions sur un pont non loin de l’entrée de la ville notre conducteur était un peu bourré et pour une raison très bête les esprits s’échauffaient dans la voiture. Encore un débat sur les prochains vainqueurs de la ligue de baseball. Et après quelques seconde d’inattention le conducteur dévia sa trajectoire et nous nous retrouvions à contre sens. Deux secondes plus tard un choc et un bruit indescriptible se firent entendre. Ma tête fut amortie par les airbags de la voiture. A peine le temps de reprendre mes esprits que je compris que l’accident fut assez violent. Personne ne semblait gravement blessé et heureusement.

- Merde t’as foutu quoi !
- Gab’ l’autre voiture est partie dans l’eau et la femme à l’intérieur aussi !
- Mais quel débile bordel faut aller la chercher bougez vous !
- Arrête j’ai trop à perdre si on reste la et j’ai bu. Je ne peux pas finir en prison.
- Alors quoi on va la laisser mourir ?

Je ne pris pas le temps de réfléchir ou même d’attendre leur approbation, je sortis de la voiture retirant ma veste et mes chaussures les laissant ou bord du pont et je fis un plongeon espérant pouvoir la sauver. La voiture s’était déjà enfoncée dans l’eau. Je pris un instant pour prendre ma respiration et je replongeai pour essayer de la sortir de là. La jeune femme avait déjà perdu connaissance mais par chance le pare brise était déjà cassé. Je me débrouillai pour avoir la place de passer et réussit à sortir la jeune femme, inconsciente, de la voiture. L’air commençait à me manquer mais je réussis à la remonter à la surface. Elle s’était prit un grand coup sur la tête à en constater le sang qui s’écoulait de son front. Je me dirigeais vers le bord de la rive essayant de lui faire reprendre connaissance. Elle cracha de l’eau et n’ayant aucunes connaissance en médecine je m’empressai de l’emmener à l’hôpital. Bien sur notre voiture était inutilisable et mes acolytes parties comme des voleurs mais au moins ils avaient eu l’intelligence de bruler les preuves de nos présence dans la voiture. Je repris mes affaires et me mis au milieu de la route arrêtant la première voiture qui passait. Il n’y avait pas beaucoup de trafic sur cette route et personne ne m’avait vu mais par chance une voiture s’arrêta.

- S’il vous plait il faut l’emmener à l’hôpital de toute urgence !
- Montez !

Le conducteur s’empressa de se diriger vers l’hôpital le plus proche. Je regardais cette pauvre femme encore inconsciente. J’enlevai mon tee-shirt essayant d’arrêter le saignement de sa jambe. Le temps nous manquait et le conducteur en avait bien conscience. Le pauvre en plus de bousculer sa journée nous avions dégueulassé sa voiture. Après quelques minutes nous arrivions à l’hôpital.

- Foncez !

Je ne pris pas le temps de le remercier et m’empressa de la sortir de la voiture la prenant dans mes bras laissant ses bras et ses jambes se balancer dans l’air en essayant de garder sa tête appuyer contre mon torse. Un urgentiste était dehors par chance et avertie ses collègues. Je la déposai sur le brancard et accompagna les médecins à l’intérieur. Un des médecins m’arrêta net.

- Monsieur vous ne pouvez pas venir.

Il me laissa là, devant une porte. Un autre médecin s’approcha de moi.

- Bon qu’est ce qu’il s’est passé ? Et qu’est ce que vous vous êtes fait à la tête ?

Je repris mon sang froid et inventa une histoire plausible. Effectivement je saignais un peu mais rien de grave.

- J’étais au bord d’un pont à l’entrée de la ville quand j’ai vue une voiture en percuter une autre. Sa voiture s’enfonçait dans l’eau et j’ai plongé pour la sortir de là… J’ai surement du me prendre un coup à la tête en essayant de la sortir de là. Après une voiture s’est arrêté et nous a emmené ici.
- Donc c’est une inconnue pour vous ?
- Oui...
- Bravo pour votre acte, nous vous tiendrons au courant rapidement de son état.
- Ecoutez …  Je ne peux pas rester
- Vous n’avez pas vraiment le choix la police va surement vouloir vous interroger. On va vous examiner aussi.
- Bien…

Après des heures et des heures d’attentes et un entretien très plaisant avec mes amis de la police on m’annonça que sa vie n’était plus en danger. Quel soulagement… Je disparus le plus vite possible.
Quelques jours plus tard cette histoire fut réglée. Je rendis visite à mes chers acolytes réglant mes comptes. Ce ne fut pas joyeux mais je leur laissai la vie sauve. Ça nous avait suffisamment bousculés comme ça. 7 jours après l’accident je repris la route de l’hôpital. Je voulais vraiment m’assurer qu’elle allait mieux… On me laissa lui rendre visite et elle était encore inconsciente. Bizarrement je me sentais obligé de lui parler.

- J’espère vraiment que tu te réveilleras bientôt...

Ma main caressa sa joue et après 15 minutes à son chevet je repartais chez moi. Je laissai mon numéro aux médecins leurs demandant de m’appeler quand elle se réveillera.
Une semaine plus tard l’hôpital m’appela. Elle s’était réveillée mais elle était amnésique et ne se souvenait de rien. Sans attendre je me dirigeai la voir. En entrant dans sa chambre, je la vit endormie. Je pris une chaise me mettant à côté d’elle, prenant sa main dans la sienne. Je me sentais proche d’elle après ce qui s’était passé et j’espérais vraiment que ça irait mieux.

- Salut ma belle…

Je ne m’attendais pas à ce qu’elle me réponde, elle semblait tellement épuisée. Mais je restai à son chevet, caressant sa joue délicatement. Je me sentais terriblement responsable de ce qu’elle avait vécu… On me laissa rester avec elle et je m’endormis sur ma chaise.

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MessageSujet: Re: UNDERWATER ► Gabriele & Emy ■ Lun 20 Jan - 20:33

UNDERWATER
Gabriele & Emily




   
   
   
Mes yeux ne s'étaient par chance jamais définitivement fermés. J'en avais eu assez peur, pour être parfaitement honnête. Quand je me suis laissée partir au fond de l'eau je n'étais pas spécialement certaine de ma survie. J'avais fermé les yeux et n'avis plus tellement songé. J'ai du murmurer ou peut-être chuchoter involontairement :

« Qu'est-ce qui s'est passé ... ? »

Mes paupières étaient si lourdes. J'avais comme qui dirait un poids accroché aux cils. Difficile d'ouvrir les yeux. J'ai remué légèrement, mon corps était engourdi, comme victime de courbatures intenses qui duraient depuis plusieurs jours. Mes lèvres se déformèrent légèrement pour laisser apparaître une grimace de douleur. J'ai tenté à nouveau d'ouvrir mes yeux, mais la lumière du jour m'éblouit immédiatement. J'ai grogné. Une personne sembla s'agiter autour de moi. Mes paupières furent ouvertes de force par un pouce et un index assez grossiers qui ne me demandèrent pas vraiment mon avis. Ma rétine n'apprécia pas franchement.

« Les pupilles sont normales. »




Evidemment qu'elles sont normales ducon. Pourquoi elles ne le seraient pas? J'ai du soupirer et en tentant à nouveau de remuer, je me suis heurté à ma propre douleur et à un avertissement pas très aimable.

« Ne bouge pas. »



Oh hé, je fais ce que je veux ducon. A force de m'y reprendre, j'ai réussi à ouvrir les yeux. Tout était assez flou, puis à force, ça s'est un peu stabilisé. Un homme en blouse blanche, visiblement embêté croisait les bras en me fixant. J'ai plissé légèrement les yeux pour le voir plus nettement. Il fronça un peu les sourcils et s'assit sur le bord de ce qui semblait être le lit sur lequel j'étais couchée.

« Comment tu te sens Emily? »




Emily ? ... J'ai du froncer les sourcils à mon tour puisque son visage gagna encore quelques points sur l'échelle de l'inquiétude. Une quinte de toux m'empêcha de toute façon de répondre. Il me fixa avec une angoisse non dissimulée. Est-ce qu'on était proches? Pourquoi il me tutoyait?

« Où on est .. ? »

Une odeur un peu âcre flottait dans l'air, peut-être de l'eau de javel ou des médicaments, cet homme en blouse blanche...

« A l'hôpital... Tu te rappelles de ce qui s'est passé? »




Ce qui s'est passé? J'en sais rien moi, il est gentil celui-là mais pas très fûté, si je le savais je n'aurais pas demandé depuis le début. J'ai haussé les épaules, ce qui produit une intense vague de douleur dans mes bras. J'ai grimacé à nouveau.

« J'ai mal partout »

Il m'a regardé avec un peu de soulagement. Je ne lui avais pas dit que le nom d'Emily ne m'évoquait pas grand chose, mais il avait l'air tellement angoissé que je n'ai pas eu le coeur à lui dire que je ne connaissais pas d'Emily. Il tenta un sourire rassurant mais à vrai dire, cela ressemblait davantage à un rictus.

« Tu étais en en voiture. Une autre voiture est arrivée en face à toute allure, elle a dévié de sa trajectoire au niveau du croisement sur le pont et elle t'a percuté . Ta voiture a été projetée au dessus de la barrière et s'est enfoncée dans l'eau... Tu as reçu un gros choc à la tête, est-ce que ça va ?»




Un accident? Est-ce que j'avais eu un accident?

« Je me rappelle pas... »

Il a sourit doucement.

« C'est assez rare de se souvenir d'un accident d'une telle envergure, ne t'inquiètes pas. »




J'ai hésité un instant mais finalement, il valait peut-être mieux qu'il soit au courant.

« C'est pas l'accident dont je me rappelle pas, c'est ... c'est tout. »

Le visage de l'homme se décomposa à vue d'oeil. Cela ne semblait pas l'avoir effleuré que je puisse être absolument perdue.

« Comment ça tu te rappelles pas ? Tu sais qui tu es quand même pas vrai ? Hein?  »




ll me faisait de la peine à essayer de s'auto-convaincre que j'avais gardé bonne mémoire de mon identité... Par réflexe, j'ai remué les mains pour regarder leur paume, comme si j'allais avoir une illumination, qui par ailleurs ne se produit pas. Ma mine fut déconfite. Pauvre garçon, ça avait l'air de beaucoup l'embêter.

« Alors tu te rappelles vraiment de rien ? »


J'ai secoué la tête.

« Bordel ... »



-------

Ces événements dataient d'il y a environ trois semaines, bon je n'avais pas chronométré non plus hein, il fallait être honnête, j'avais tellement écrasé que je ne saurais trop nous situer dans le temps. Si à mon "premier réveil" j'étais pour ainsi dire totalement amnésique et je ne me souvenais plus de rien jusqu'à en oublier mon nom, il fallait être juste, cela avait un peu changé. D'après le neurologue qui m'avait fait faire une cinquantaine de batteries de tests qui semblaient aussi inutiles les uns que les autres, j'allais récupérer au moins un quart de ma mémoire. J'étais restée quelques jours au stade : j'ai dix ans, mais maintenant j'étais arrivée au stade 16 ans et apparemment ça s'était stabilisé. J'avais perdu quelques... douze ans de ma vie quand même, c'était pas facile à négliger. En fait grâce au porte feuille qu'on avait retrouvé sur moi, on avait pu faire remonter quelques éléments de ma vie qui m'avaient fait me souvenir de mes seize premières années.  Ma carte d'identité, mes photos, enfin ce genre de chose quoi. J'avais à nouveau 16 ans dans ma tête. Je savais conduire, je savais lire, compter, mais mon métier de médecin, était, comment dire... resté au placard. Je ne savais plus rien. J'avais peur que ça ne revienne jamais, et de devoir faire autre chose, tout les praticiens que je croisais en tant que patiente ne cessaient de me dire à quel point j'étais un bon docteur.. enfin ça n'arrangeait rien.

Comment oublier pouvait être si terrifiant et si stimulant à la fois? Chaque chose qui m'entourait était sujet à découverte. Ce midi j'avais mangé du kiwi pour la première fois... enfin de ce que je me rappelais hein. On m'avait dit que j'avais la vie sauve grâce à un jeune homme, plutôt sexy d'après les infirmières, quelle bande de biatchs celles-là. Je suis sûre que je les aimais pas avant. Enfin bref. Il paraît qu'il était passé me voir une fois peu après l'accident, j'aurais bien aimé le voir, mais peut-être qu'il n'avait pas envie de lier un contact, ou tout simplement peut-être qu'il s'en fichait un peu. Après tout, il n'était pas obligé de vouloir me rencontrer, il avait sans doute fait ce qu'il jugeait juste sur le moment mais il n'avait peut-être pas envie de répondre non plus à mes interrogations. Enfin moi j'avais envie de le rencontrer ne serait-ce que pour lui dire merci... Enfin, peut-être qu'il reviendrait un de ces jours.. ?

------

J'ai senti quelque chose de doux glisser sur ma joue. Une larme? Une plume? J'étais tellement épuisée... Je ne parvins pas à me réveiller sur le moment bien que je jugeais cette sensation fortement agréable. Un microscopique sourire se dessina sur mes lèvres peut-être. Après quelques instants, j'ai pu enfin me résoudre à ouvrir les yeux... Et je suis tombée sur un beau jeune homme, visiblement assoupi sur la chaise, disposée juste à côté de mon lit. Je l'ai observé longuement, il ne me disait pas grand chose. Peut-être un ami ? Peut-être un cousin ou de la famille éloignée. Je me suis légèrement redressée dans le lit, faisant légèrement grincer mes cervicales toujours un peu endolories, j'ai cru voir le jeune homme remuer légèrement, j'avais du le réveiller avec le peu de bruit que j'avais fait... Il ne devait pas s'être endormi depuis très longtemps.

Je me suis éclairci un peu la gorge et j'ai tenté doucement :

« Euh ... salut... ? »

J'ai plissé un peu les yeux comme si mon pokédex des humains allait se mettre en marche et me dire qui était ce charmant jeune homme. Sauf qu'on était pas dans pokémon et qu'accessoirement j'étais amnésique donc il était probable que je ne sois pas tellement renseignée par le petit appareil. Si ça se trouve c'était mon copain, j'étais même pas au courant de ma vie sentimentale. Le pauvre, je devais vraiment demander ça ?

« Ecoute, le prends pas mal mais... je me rappelle de rien après mes 16 ans alors... tu pourrais me dire qui tu es ... ? »

     ► EMY

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MessageSujet: Re: UNDERWATER ► Gabriele & Emy ■ Mar 21 Jan - 23:20



❝Emily x Gabriele

    UNDERWATER

Je m’étais assoupi quelques instants lorsque j’entendis quelques bruits. Mon sommeil était très léger et doucement je me réveillai quand je vis la jeune femme, enfin réveillée. Je me frottai les yeux et pu voir son regard si magnifique. Des yeux d’une couleur rare qui vous observent si intensément. Mes premiers mots furent un peu lents à sortir et d’une voix encore un peu endormie je lui répondis.


- Enfin, tu es réveillée …


Je me redressai m’étirant par la même occasion, à vrai dire les chaises d’hôpitaux ne sont pas vraiment confortables. Je me frottai les yeux à nouveau pour apprécier la vue de cette jeune femme que je voyais pour la première fois consciente. Elle a un visage vraiment doux et agréable. Elle s’adressa à moi et même sa voix me conquit rapidement.


- Salut ma belle


La suite de cette conversation me sortie vite de mon état encore un peu endormit. C’était une blague ? On lui avait piqué une partie de sa mémoire tout ça à cause d’un abruti qui ne sait pas conduire. En espérant que son état puisse s’améliorer. Et maintenant quoi ? J’allais lui annoncer que j’étais en partie responsable ? Mais quel merdier… Je pouvais très bien lui dire que je l’avais sauvée et quitter sa vie comme une ombre. Franchement je ne le pouvais pas. Partir comme ça de sa vie alors que j’étais là lors de l’accident et qu’un de mes types était responsable de son état. Je ne pouvais pas. Alors je pris la décision de l’aider, les jours qui l’attendaient n’allaient surement pas être des plus tendres.  Je mis un certain temps pour répondre car je n’avais aucune idée de la façon de me présenter. Je ne pouvais pas lui dire la vérité car les flics retrouveraient la trace de mes hommes. Autant lui cacher.


- Je suis Gabriele, j’étais là quand l’accident s’est produit, je me baladais sur le pont. Je suis désolé de ce qui t’est arrivé… Quand tu t’es noyée dans ta voiture j’ai sauté pour te sortir de là et je t’ai amené à l’hôpital.


Je ne pu m’empêcher de m’approcher un peu plus d’elle. Elle devait avoir quoi… 26-27 ans. Et là elle se retrouvait démunie ne comprenant pas vraiment ce qui lui arrive et bloquée à ses 16 ans. Je passai ma main sur sa joue, c’était peut être trop affectif mais je m’étais attachée à elle d’une façon étrange. Je me sentais obligé de l’aider.


- Ecoute, tu dois être un vraiment perdue mais même si je suis un inconnu à tes yeux tu peux compter sur moi. Si tu me permets de t’aider. Je ne sais pas s’ils ont réussi à contacter ta famille. Peut être qu’ils pourront t’aider un recouvrir davantage la mémoire.


Je posai ma main sur la sienne et pris la sérieuse décision de l’aider. Je ne peux pas laisser une jeune femme seule. Ça prendra le temps qu’il faudra mais, jusqu’à qu’elle soit dans un environnement stable, je serai là.


- Alors, si tu le veux nous pouvons devenir amis. Si on faisait connaissance ? Je ne connais même pas ton prénom.


Je lui souris doucement, puis fixa son regard. Elle n’était toujours pas au mieux de sa forme et peut être qu’elle me repousserait. Après tout je n’étais rien pour elle, alors pourquoi accepter qu’un inconnu intègre votre vie alors qu’une dizaine d’année avaient disparues de votre mémoire.

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MessageSujet: Re: UNDERWATER ► Gabriele & Emy ■ Lun 27 Jan - 19:19

UNDERWATER
Gabriele & Emily



Mon âme fut étrangement apaisée quand le beau jeune homme se décida à prendre la parole. Il avait un léger accent italien qui lui conférait un charme supplémentaire assez fou. J'étais en train de me triturer l'esprit pour  savoir si je le connaissais mais par chance il répondit assez vite à ma question, alors c'était lui mon sauveur ... ? Il gagnait encore des points. Étrangement, il avait l'air assez gêné, pourtant il n'avait pas l'air timide du tout... Peut-être est-ce qu'il se sentait quand même mal à l'aise des récents événements, peut-être qu'il se sentait coupable d'être arrivé un peu tard, qu'en sais-je... Je ne me rappelais plus de rien de toute façon. On aurait pu me raconter qu'on m'avait lancé par le hublot d'un avion en pleine mer parce que je parlais trop que j'y aurais cru. Pourtant, j'ai ressenti une étrange proximité entre lui et moi, comme si le fait qu'il m'ait sauvé nous conférait un passé commun, ou en tout cas quelque chose qui nous liait. C'était un peu bizarre. Pour être parfaitement honnête j'avais assez peu de souvenirs sur mon entourage en général, mais juste assez pour me souvenir que ça s'avérait assez chaotique. Je me rappelais bien sûr d'avoir eu le pire père que l'univers ait jamais porté en son sein. J'avais peut-être pas été la fille exemplaire qu'il avait voulu que je sois, mais enfin, je m'en étais pris de belles dans la gueule. Un peu trop même. Ces souvenirs là, ils étaient intacts. La première tarte que je me suis pris, elle m'avait marqué. J'avais toujours fait tampon parce que je préférais en quelque sorte qu'il reporte sa colère étroitement liée à sa consommation d'alcool excessive sur moi plutôt que sur ma pauvre mère ou mon petit frère. C'était con à dire, mais en cas d'urgence, j'avais toujours fait ça, fermer ma gueule et prendre un pain.
D'aussi loin que je me rappelle, j'avais 16 ans, mon frère en avait quoi.. 7 de moins ? Neuf ans ? Ouille. Je vivais encore chez moi ? J'en savais foutrement rien.

« P'têtre... »

Ca ne faisait pas grandement avancer le débat, certes, mais bon, c'était une réponse comme une autre. J'ai plongé un court instant mes prunelles azur dans ses yeux comme pour sonder ce qu'il pouvait bien penser de moi, certainement pas grand chose. A vrai dire il devait surtout se sentir obligé d'être là, y'avait pas tellement d'autres raisons. Franchement, si c'était pour qu'elle lui sorte le tapis rouge et qu'elle fasse venir une fanfare pour l'applaudir de son acte héroïque c'était pas la peine, surtout que les journaux avaient déjà du le faire. Quoi que. Est-ce qu'un accident si "banal" avait de quoi faire les gros titres... ? Aucune idée. Je n'ai pu contenir un petit sourire quand il a posé sa main sur la mienne puis j'ai baissé les yeux, un peu honteuse. Sans faire de lui un héros, je pourrais au moins le remercier de ce qu'il avait fait...

« Pouah mais quelle conne... J'en oublie même de te remercier de m'avoir sauvée... »

J'ai souri comme un enfant qui essaie de se faire pardonner de sa bêtise et j'ai hoché la tête comme pour lui faire prendre conscience que j'étais ferme sur mon opinion :

« Merci Gabriele... »

Ce prénom avait quelque chose de chantant qui était très agréable à entendre comme à prononcer. Inexplicable l'effet de l'italien. Brièvement, j'ai regardé mes pieds, qui pointaient vers le haut à travers le drap qui recouvrait mon corps jusqu'à mes hanches. Je me suis redressée un peu pour appuyer mon dos contre la tête de lit. J'ai raclé ma gorge un peu désolée et j'ai répondu...

« Par contre pour ma famille... Ça va être un peu tendu parce que globalement... il s'est passé une bonne dizaine d'années depuis mes derniers souvenirs alors... je dois avoir un petit frère quelque part aux Etats Unis,une mère ultra laxiste et un père ultra con, pas faits pour être parents. Du coup je sais pas si c'est nécessairement une bonne chose de les contacter... Je devais avoir des papiers sur moi le jour de l'accident, on pourrait peut-être y jeter un coup d'œil... J'en sais rien, un porte-monnaie, quelque chose qui puisse me raconter un peu qui je suis... peut être que ça serait bien.   »

J'ai fixé longuement le beau Gabriele. Ses yeux était magnifiques. Je me suis surprise à le fixer quelques longues secondes avant d'entendre la fin de sa phrase "ton prénom !". Ça n'était surement pas prévu que cela paraisse agressif mais il fallait dire que j'avais été un peu hypnotisée, heureusement j'avais retenu le principal dans la phrase. J'ai ramené mes jambes contre mon abdomen et je les ai encerclées de mes bras pour les empêcher de trop remuer.

« Hm. Moi c'est Emily, mais tu peux m'appeler Emy si tu veux. »

Ou Em, ou Mily. J'avais eu tellement de surnoms au lycée. Cette époque qui devait me paraître si lointaine, mais qui était pourtant si proche de mes souvenirs...

« Tiens, tu fais quoi dans la vie ? Moi je m'en rappelais plus, j'étais médecin il paraît, ça me fait marrer parce que je me vois mal avaler de telles quantités d'informations imbitables sur l'être humain. Franchement, quel métier de merde. T'es pas médecin rassure-moi, hein ? »

Zoups!!

« Hé au fait, t'as quel âge ? Je suis même pas sûre de l'âge que j'ai moi, j'ai l'air vieille ? Nan sérieux j'ai l'air vieille ou pas ? »
     ► EMY

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MessageSujet: Re: UNDERWATER ► Gabriele & Emy ■ Mer 5 Fév - 22:23



❝Emily x Gabriele

    UNDERWATER

Elle semblait si innocente que ça en était touchant. Elle avait des manies d'ado qui me firent sourire, mais au final je ne pouvais que l’excuser. A sa place je serais complètement paumé. J’affichais un léger sourire et l’idée qu’elle veuille un peu discuter avec moi me faisait plaisir. Je ne savais pas trop ce que je faisais, en fait je ne savais pas ce que j’allais faire par la suite. Mais j’étais sur de vouloir l’aider. De n’importe quelle façon. Le souci principal allait être sa famille. Elle ne semblait pas savoir qui contacter ou comment. A ses dires, sa famille semblait un peu éparpillée et le contact surement rompu, ça commençait mal.


- On verra si on arrive à les contacter je me renseignerai ne t’inquiètes pas.


Après quelques instants elle me posa quelques questions. Non pas que ça me gène mais la vérité n’est pas toujours bonne à dire malheureusement… Je ne comptais pas rester dans sa vie très longtemps, juste assez pour qu’elle retrouve une vie à peut prêt normal. Et surtout je ne voulais pas lui apporter de soucis supplémentaires. Lui cacher la vérité semblait plus raisonnable et j’y étais obligé de toute façon. Je ne me voyais pas lui annoncer mon identité. Non franchement c’était à éviter. La situation était des moins banales mais bon, je me dois d’être là pour elle. Je me surpris à la fixer quelques instant, je la trouvais vraiment belle… ça me perturbait de savoir que dans sa tête elle devait avoir juste l’âge de passer son permis de conduire. Surtout qu'en temps normal, une femme comme elle... je ne l'aurais pas laissé me filer entre les doigts. Emily. Enfin je m’étais un nom sur ce visage si agréable.


- Tu dois bien porter la blouse blanche j’en suis sur.


Je lui souris d’un air un peu moqueur, après tout il fallait mieux essayer de rendre la situation moins dramatique.


- Et bien, disons que je suis une sorte d’homme d’affaire. Je travaille de manière assez confidentielle, pour des personnes qui doivent rester anonyme. Oui ça à l’air ennuyant mais je ne m’ennuie jamais et je voyage assez souvent.


On en restera là pour aujourd’hui.  C’était déjà assez. Et puis dans le fond je ne lui mentais pas vraiment. Mon âge lui par contre n’avait rien de confidentiel.


- J’ai 31 ans, mais j’espère que je ne fais pas plus vieux… Toi je te donne… Hum…


J’ai posé ma main sur son menton tournant légèrement sa tête comme pour l'examiner puis l’observa avec attention. Je m’approchai légèrement de son visage. Comme un imbécile je restais bloqué sur son regard ci persan et troublant à la fois. Ma bouche était légèrement ouverte et après quelques secondes je me repris et me recula.


- Je dirais 26-27 ans ! Je ne sais pas si tu vas bien le prendre mais en tout cas tu es vraiment magnifique.


J’esquissai un sourire en coin complice. C’est vrai qu’elle était magnifique. Ma première rencontre avec elle était forcement un peu différente que le type de rencontre habituelle et la voir sourire après ce qu’elle venait de vivre me fit chaud au cœur. Quand je pense qu’ils voulaient la laisser se noyer… quelle bande d’abrutis.


- Je ne sais pas combien de temps ils vont te garder mais un médecin ne devrait pas tarder à venir m’expulser pour me dire de te laisser te reposer. On en profitera pour lui demander. En tout cas je reste dans le coin et les infirmières ont mon numéro. Si je dois partir n’hésite pas à leur demander et appel moi quand tu veux.


Je devais vite me renseigner sur la situation, en espérant qu’un médecin veuille bien m’éclairer. Je n’y connais rien en médecine et forcement je n’avais aucune idée de ce qu’il allait se passer par la suite. D’ailleurs je ne sais même pas si elle habite en ville, en fait je ne sais vraiment rien d’elle mais pourtant j’avais un lien particulier avec elle que je ne pouvais pas expliquer.

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MessageSujet: Re: UNDERWATER ► Gabriele & Emy ■ Sam 22 Fév - 17:04

UNDERWATER
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Je ne parvenais pas à comprendre ce qui dans ma tête me faisait miroiter le fait que ma famille et moi on ne s'entend pas. Peut-être que j'avais fait signer un traité de paix à mon père et qu'il avait arrêté de picoler et de foutre des tartes dans la tronche de ceux qui ne lui plaisaient pas. C'eût été une assez bonne idée, mais intérieurement, je savais bien qu'au fond les gens ne changeaient jamais totalement. C'était difficilement possible d'admettre que j'étais l'enfant d'un violent et d'une chiffe molle, difficile mais si j'étais à l'hôpital depuis quelques temps déjà et qu'aucun de ces ploucs n'avait fait l'effort de se déplacer ne serait-ce que pour vérifier si j'étais en vie, c'est qu'on ne devait pas être en très bon termes... Peut-être qu'ils n'étaient pas au courant, ça c'était aussi envisageable; j'avais le pressentiment qu'entre eux et moi le lien était rompu. Le sac à main que j'avais le jour de l'accident avait été repêché peu après moi par des plongeurs en combinaison super trop moulante et il trônait à côté de mon lit, j'avais toujours eu un mélange de crainte et de curiosité  à son égard, comme si le fait de savoir allait me desservir. J'avais peur de ne pas être devenue celle que j'escomptais et j'avais en fait assez peur de ce que j'allais pouvoir trouver. La présence rassurante et bienveillante de Gabriele à côté de moi me conforta dans mon idée, il fallait y jeter un oeil, pendant sa plaisanterie supposée détendre l'atmosphère un peu bizarre qui régnait dans la pièce, je me suis penchée de l'autre côté du lit, m'emparant fermement des lanières du sac, réprimant un petit gémissement de douleur en sentant mon épaule émettre un gros CRAC, c'est qu'elle n'était plus habituée à entrer en action cette bougresse et j'ai tracté mon sac à main du sol sur mes genoux, recouverts d'une couverture hospitalière.


« Ca a pas l'air aussi ennuyant que tu le dis ... »

Sans quitter le sac des yeux, j'ai laissé un sourire amusé se dessiner sur mes lèvres. J'ai ensuite porté mon regard vers le bel italien qui était donc âgé de 31 ans ? Il avait l'air tout à fait mâture et posé, ça ne m'étonnait pas grandement qu'il soit âgé de quelques années que plus que moi. Pour confirmer ses dires sur mon âge, j'ai préféré vérifier par moi-même, j'ai dézippé la fermeture éclair et extrait de mon sac un petit porte-feuille griffé; j'en ai extrait ma carte d'identité et j'ai confirmé, en hochant la tête :

« Apparemment oui, j'ai 27 ans ! T'es plutôt doué en ce qui est de deviner des trucs toi, on dirait ! »

Avec enthousiasme j'ai extrait une à une les cartes de fidélités de plein de magasins différents - tu parles de fidélité, pff -, trouvé des vieux tickets de caisses, quelques vieux billets qui avaient un peu pris l'eau, mon permis de conduire et une photo d'une jeune fille qui me ressemblait pas mal la main posée sur la tête d'un petit garçon qui lui ressemblait fortement. Je l'ai extraite du porte-feuille et l'ai tendue incrédule à Gabriele.

« Je suppose que c'est mon frère et que ça doit faire depuis que cette photo a été prise que je ne l'ai pas vu alors tu vois, à moins d'être aux services secrets tu risques d'avoir un peu de mal à mettre la main dessus ! »

J'ai souri un peu nerveusement quand j'ai croisé son regard, peut-être même que j'avais rougi, j'en savais rien mais il avait de ces yeux. A transpercer la muraille de chine par le regard, ouais. Je l'ai fixé quelques secondes avant de foutre toutes les affaires que j'avais sorti pêle-mêle dans mon sac à main, il n'était peut-être pas venu pour me regarder éplucher toutes les informations que je pouvais trouver sur moi après tout. C'était bizarre, j'avais l'impression que je le connaissais mieux que si je venais seulement de le découvrir. Gabriele était mon sauveur, et il paraît que les relations qu'on crée avec quelqu'un à qui on doit la vie sont tout à fait particulières. J'ai penché ma tête faisant légèrement craquer mes cervicales.

« Enfin quoi que tu fasses dans la vie, ça peut pas être plus chiant qu'être allongé depuis trois longues semaines sur un lit super inconfortable, tu sais ça ? »

J'ai étiré mes bras et je me suis assis en tailleur sur le lit.

« Ouais c'est vrai que les médecins ici sont pas super sympas, je voulais une glace en dessert et ces cons là ils m'ont filé une compote. Enfin, excuse moi je parle vraiment trop pour rien dire. »

J'ai baissé la tête, me sentant légèrement ridicule et j'ai fait la moue...

« Tu peux pas savoir comme ça fait bizarre d'être moi... Je me sens vieille et j'agis comme une gamine. C'est super perturbant... Il paraît que ça va aller en s'améliorant d'après les médecins mais en attendant j'ai vraiment l'impression d'être assise entre deux chaises, tu vois.. »

     ► EMY

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MessageSujet: Re: UNDERWATER ► Gabriele & Emy ■ Mer 2 Avr - 19:04



Emily x Gabriele

    UNDERWATER
 
Cette situation devait tellement être insupportable. Personnellement je serais parti pour chercher des réponses. Plus le temps passait plus j’avais envie de l’aider. Peut être qu’en utilisant mes contacts je pourrais remonter jusqu’à son frère. Peut être que je devais l’emmener avec moi et m’en porter garant. Franchement c’était difficile de connaitre la marche à suivre. Bref il fallait que j’agisse car je n’allais surement pas la laisser seule dans son ennui et ses questions.


- Ecoute… je sais que tout ça est fou pour toi et que tu dois être vraiment perdue. Alors si tu veux je peux te proposer quelque chose. Tout d’abord je devoir me renseigner.
 


Je relevai sa tête doucement puis fixa son regard. J’esquissais un sourire en coin et déposa un baiser sur sa joue avant de sortir de sa chambre.
 


- Je reviens ma belle
 


Maintenant il fallait trouver quelqu’un capable de me renseigner. Je me dirigeai vers la jeune femme de l’accueil.
 


- Excusez-moi, j’aurais quelques questions à vous poser. Puis je prendre quelques minutes de votre temps ?
 


La jeune femme semblait étonnée.
 


- Eu… oui je vous écoute.
 
- Et bien j’ai mon amie qui a subit une amnésie et je veux savoir si vous savez quand elle pourra sortir. Ah, et je suppose que ses frais n’ont pas été payés alors dite moi à combien cela s’élève. J’aimerais qu’elle sorte au plus vite à vrai dire.
 
- Et bien si vous régler ses frais et qu’elle est d’accord il ne devrait pas y avoir de problème. Je vois très bien de quel cas vous parlez et à part le temps rien de médical ne pourra vraiment l’aider. Pensez à un suivi avec un psychologue et un suivi avec un spécialiste je vais vous donner une liste. Je demande l’amont de son médecin mais vous pouvez déjà la prévenir. Après la venue du médecin elle pourra partir.
 
- Et bien mademoiselle je vous remercie sincèrement.
 


Je lui souri agréablement comme à mon habitude. Non elle n’était pas du tout mon genre mais j’adore faire sourire une femme. Elle me donna la facture et bon là forcement j’avais moins envie de lui sourire. Mais bref c’était pour Emy je lui devais bien ça… et même plus. Après avoir amoché mon compte bancaire je retournai à sa chambre lui annoncer la nouvelle. Tout d’abord je passais lui prendre une glace, histoire de lui faire plaisir même si ça n’était rien.
 


- Salut ma belle, j’espère que je ne te dérange pas. J’ai quelque chose à te proposer et ça à te donner.
 


Je m’assieds sur son lit et déposa la glace sur sa table de chevet. J’espérais qu’elle accepte. Je ne voulais pas la laisser seule mais si elle restait à l’hôpital j’allais avoir du mal à être disponible éternellement. En ce moment mes affaires étaient plutôt calme et mon bras droit géré bien mes coups de fil.
 


- Alors écoute… je me suis renseigné et tu vas pouvoir sortir aujourd’hui tes frais d’hôpitaux sont payés. Ton médecin va passer et après tu seras libre de partir. Je sais que tu n’as pas d’endroit où aller et personne pour t’aider dehors mais tu m’as moi. Tu pourrais vivre chez moi le temps que les choses se tassent. Tu auras tout ce dont tu as besoin et je t’aiderai à retrouver ton frère si tu le veux.
 


Je sais que cette proposition fut un peu soudaine mais après tout elle n’allait pas rester dans cet hôpital toute sa vie dans l’espoir de se rappeler de tout. Et même si ça allait être compliqué pour moi d’expliquer ça à mes gars ils n’auront pas le choix de comprendre. Mon seul soucis était de savoir jusqu’à quel point Emy devait me connaître. Si je lui racontais tout elle me dira surement de partir sur le champ. Mais en même temps chez moi elle ne risquera strictement rien… Cette histoire n’allait pas être simple à gérer mais pour elle… pour elle je ferais tout ce que je peux. Je ne peux donner aucunes explications sur les sentiments que j’ai à son égard. Tout ce que je sais c’est qu’elle a besoin de moi et qu’elle me fait définitivement craquer… Je ne devais pas penser à ça mais en même temps comment m’en empêcher quand elle me regarde…
 


- Prends ton temps pour prendre ta décision, si tu veux je peux repasser plus tard…
 

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