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Allô docteur [Public]

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La cupidité nous a endettés, remplis moi les poches d'espoir

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MessageSujet: Allô docteur [Public] Dim 19 Jan - 12:55

Allô docteur

Le réveil est violent. Des crampes ont gagnées l’estomac du jeune homme, il se crispe, se sent dépassé par la situation. Les mains appuyées contre son ventre, il se plie en deux dans son lit, souffrant le martyr. Une nausée gagne peu à peu sa gorge, ce n’est plus très loin. Malgré la douleur il trouve la force de courir jusqu’aux toilettes où ce qui ressemble à son repas de midi fini dans les canalisations. Fébrile, il sent des sueurs perlés sur son front. Il était déjà 14h, il s’était autorisé une petite sieste au vu de sa nuit agitée, il avait flâné dans les rues de Washington vendant ses poisons à qui en voudrait bien. L’air menaçant quand il le fallait, l’air compatissant quand il le voulait bien, telle était la vie du jeune homme. Il vivait constamment en décalage avec ce monde qu’ils appelaient le monde réel.
Quoi qu’il en soit, cette sieste qui était censé le requinquer lui avait, semblait-il, provoquait ces violentes douleurs. Il n’était pas si bête pour croire que s’en était la cause, mais il se demandait si le shoot qu’il s’était fait le matin même n’en était pas la cause. Il énuméra les possibilités. De la mauvaise qualité ? Non, son patron était bien trop méticuleux, et il ne prenait de la drogue que là-bas, évitant les revendeurs qui faisait exporter leur came de je n’sais où pour gagner en coûts. Et le manque ne pouvait pas encore se faire ressentir, il était bien trop tôt, il était certes accro mais il était un habitué et connaissait son corps, assez pour savoir quand le manque pouvait faire surface. Pour atteindre le stade des vomissements, il fallait attendre plusieurs jours, s’en suivait plusieurs étapes que Liam connaissait que trop bien. Donc non, ce n’était pas le manque. Assis sur le carrelage froid de la salle de bain, la tête adossé au mur, il crut durant un instant que la douleur s’était dissipé mais grave erreur. Elle reprit de plus belle, il sentit que le côté droit était plus douloureux, comme si quelque chose avait implosé, c’était très désagréable. Son abdomen semblait se contracter, il avait trouvé la source de sa douleur, l’abdomen. Mais il ne parvenait pas à savoir pourquoi, son esprit était trop occupé à souffrir pour voir l’évidence.

A bout, il se leva dans un ultime effort, puis se glissa dans une paire de basket, attrapa ses clefs et quitta son appartement, il descendit les marches en se tenant à la rampe, s’arrêtant par moment pour reprendre un souffle nécessaire. Une fois devant la porte de l’immeuble, il rejoignit le trottoir où il leva la main pour faire signe à un taxi de s’arrêter ce qui ne prit pas longtemps heureusement pour le jeune homme. Il s’installa sur la banquette arrière.

- Aux urgences
- Ça va, monsieur ?


Liam ne répondit pas, le chauffeur murmura quelques mots incompréhensibles puis l’amena jusqu’à l’hôpital le plus proche, Liam paya sa course et atteignit du mieux qu’il put les urgences. Il tomba face à une femme à l’accueil, semblant débordée.

- Excusez-moi… Commença Liam
- Une minute ! Coupa la femme

Elle pianotait à vive allure sur son ordinateur puis releva la tête vers le jeune homme muni d’un large sourire qui sonnait faux.

- Monsieur ? Que puis-je pour vous ?
- Je me sens pas bien… J’ai comme des crampes à l’abdomen…
- Bien. Voici un questionnaire à remplir, un médecin va vous recevoir.


Elle lui tendit le questionnaire, muni d’un stylo, puis Liam alla s’asseoir parmi ceux qui attendait déjà. Il y avait un paquet de monde, des enfants, des vieux, des jeunes, il y avait de tout. Certain semblait tout à fait en forme, d’autres étaient blancs comme linge, semblant sur le point de tomber dans les pommes. Liam prit place entre un homme d’une quarantaine d’années et un homme un peu plus âgé que lui. Il passa sa jambe par-dessus l’autre pour être plus à l’aise pour écrire, même si il sentait que ça ne plaisait pas beaucoup à son abdomen. Le questionnaire était sans fait, après avoir passé les étapes du nom et du prénom, de l’adresse et autres informations futiles à ses yeux vint les questions plus complexes auxquels Liam ne voulait pas du tout répondre.

Avez-vous consommez des stupéfiantes ? (Drogues dures ou douces) : Oui / Non

Sérieusement ? Pensa le jeune homme, comme si quelqu’un allait répondre honnêtement à cette question, il entoura le non d’un geste assuré sans savoir que ça pourrait être dangereux pour sa santé, mais qu’importe. Il continua à répondre aux questions avant de se relever pour rendre la feuille à l’accueil.

- Bien, il va falloir patienter un peu, il y a beaucoup de monde.
- Mais j’ai mal…
Fit Liam comme un enfant apeuré. J’ai vomis tout à l’heure
- Où avez-vous mal exactement ?

Liam mit le doigt sur sa douleur, réfractant un rictus de douleur.

- Depuis quand avez-vous mal ? Demanda-t-elle
- Quelques heures, je dirais.  
- Je pense qu’on a affaire à l’appendicite, je vais voir si un médecin peut vous recevoir immédiatement !


Elle attrapa son téléphone et marmonna quelques mots à son interlocuteur avant de revenir vers le jeune homme.

- Le médecin va vous recevoir tout de suite

Liam l’a remercia d’un regard.

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J’essaie de t’oublier mais mon cœur est tatoué à l’encre de douceur qu’on s’échangeait. Le vide est abyssale, la douleur infernale, j’essaie de t’oublier mais tu me manques.
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Between Despair & Hope

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MessageSujet: Re: Allô docteur [Public] Dim 9 Fév - 11:21




Allô docteur

Ft Liam L. Gibbs





Le chirurgien avait beau être le chef des urgences, ou un spécialiste dans son domaine, il n'en était pas moins exempté de réaliser les tâches classiques de tout médecin. Eh oui, comme dans tous les hôpitaux, chaque personne devait honorer quelques heures de consultations aux urgences. A fortiori quand on en était un médecin. Pour Wayne, c'était aujourd'hui. Pas de journée à se prélasser dans les papiers ou à suer sang et eaux dans les blocs opératoires, c'était des heures de consultations. Cela ne l'enchantait pas tellement, c'était un faite mais bon, il le faisait sans broncher. De plus, on ne savait jamais sur quoi ou quel cas on pouvait tomber. Il n'y avait que dans ces heures particulières ou parfois on était encore surpris de l'esprit humain. De sa manière de cacher les choses ou de faire tout simplement des choses impensables dans un esprit correct. Cela le faisait sourire d'avance. Après tout, il fallait bien l'excentricité de certaines personnes pour passer outre la foule monstre de blessure banale dont il allait écoper pendant la journée. Chaque saison avait ses variantes. Comme l'hiver avait débuté et que le froid commençait à envelopper la ville, resserrant son étau, il savait d'expérience qu'il se retrouverait avec des cas à foison de parents qui s'inquiéteraient dès le moindre éternuement de leurs bambins. On aurait des jambes cassées, des rhumes, des bronchites, bref une panoplie de saison avec quelques petites grippes même si le pic épidémique n'était point là. Enfin, c'était avec une pointe de curiosité mêlée à de l'habituelle lassitude qu'il s'était résigné en enfilant la bouche blanche, caractéristique la plus couramment admisse pour les patients. Il avait une petite salle reculée, alors que la salle d'attente était comme toujours bondée à tout casser. Là encore, cela allait râler, tout le monde voulait passer en premier, estimant que leur cas ou leurs vies étaient plus importante que celles des autres.

Estimant qu'ils avaient le droit à tous, alors que ce n'était pas le cas ! Les ambulances passaient en premier et puis c'était un en fonction de la gravité des cas avant de faire dans l'ordre d'arrivée. Comme il n'était pas le premier à débuter, les gros cas étaient déjà partis. Il écopa finalement d'une jeune fille qui s'était à tous les coups, tordu ou casser la cheville. Malgré le fait que Wayne n'avait jamais eu d'enfant, il était plutôt doué avec eux. Ou peut-être était-ce tout simplement l'expérience qui faisait qu'il savait plus ou moins comment prendre les parents et les enfants. Soulageant et rassurant les premiers, faisant sourire les seconds pour tenter qu'ils oublient leur situation et l'endroit où ils se trouvaient. L'humour et le rire étaient deux armes dont il était nécessaire d'user quand nous étions entourés de choses affreuses ou de mort parfois régulières. Enfin, ici rien de bien dramatique, une radio et un beau plâtre plus tard et la demoiselle pouvait sortir tranquillement. La patiente suivante fut une femme qui avait de toute évidence mal utilisé un couteau quelconque. Sa main droite était complètement emballée dans un torchon qui commençait à prendre des teintes rougeâtres peut communes et engageante. Il faut dire que le résultat n'était pas très joli et qu'elle y avait été profondément. Heureusement pour elle, ce n'était pas au point de nécessiter une chirurgie reconstructrice. Alors qu'il terminait les points de suture, son bipeur commença à s’affoler. Techniquement, ce n'était pas lui qu'on devait appeler. Mais très vite, il dut se rendre à l'évidence qu'on tentait réellement de le joindre parce que se fut son téléphone qui suivit le mouvement. Il s'excusa brièvement envers la jeune femme avant de décrocher le combiné. Il fut aussitôt assailli par la voix de la secrétaire de l’accueil.


-Docteur Donovan ? Excusez-moi de vous déranger mais je pense qu'on a un patient qui est en appendicite aiguë
-Vous êtes certaine, Cathy ?
-D'après ses dires cela en a tout l'air, docteur.
-J'arrive, gardez-le à l’œil et prévenez un bloc en cas d'urgence.


On ne rigolait pas avec ce genre de chose, cela pouvait rester mortel ou déclencher des complications qui ne les feraient pas rire. Enfin, la secrétaire médicale, n'était pas médecin mais à force de voir des patients arriver tous les jours devant, elle, elle prenait l'habitude surtout avec certaines pathologies aux symptômes bien spécifiques. Bref, il se pressa un petit peu pour réaliser correctement les soins à la femme dont il laissa la charge administrative au premier médecin qu'il croisa dans le couloir en sortant. Il lui expliqua brièvement avant de presser le pas vers la salle d'attente. Martial, il avançait droit devant lui, les minutes comptait si cela faisait longtemps qu'il était dans cette situation. Le brun porta son regard vers la jeune blonde de l’accueil qui lui fit un signe de tête en direction d'un homme assis entre deux personnes. Un mouvement de tête signalant qu'il avait compris, il se dirigeait vers lui. Quand le médecin fut assez prêt que pour reconnaître cette silhouette, il en resta muet de surprise. C'était Liam. Le fils de Jethro. Si l'étonnement passa dans ces prunelles pendant quelques secondes, il avait rendossé le rôle que préconisait la blouse.

-Liam ? C'est pour toi que la secrétaire a sonné ?

Sans attendre vraiment de confirmation de la part du jeune homme, il tendait déjà la main dans sa direction pour ravoir le papier rempli que Cathy devait lui avoir rendu. Il voulait déjà lire et gagner du temps. Il entendait déjà les ronchonnements de ceux qui étaient arrivé avant lui mais il n'y prêtait pas attention. Il recula de quelques pas.

-Viens, je vais t'examiner, on va faire une prise de sang et tu vas me dire exactement ce que tu ressens.

Sa voix était maîtrisée mais plus pressée, il s’avançait déjà dans le couloir. Mais il restait attentif à son comportement, à son visage, aux douleurs qu'il expliquerait. Le diagnostic pouvait être vital, il ne devait pas se planter et agir au plus vite. L’urgence dans toute sa splendeur, voilà son domaine de prédilection.



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MessageSujet: Re: Allô docteur [Public] Mer 12 Fév - 12:39

Allô docteur

Liam ne se sentait pas du tout rassuré, la douleur semblait s’accentuer avec les minutes qui passaient. La secrétaire lui demanda de retourner s’asseoir en attendant le médecin, qui, selon elle, était en chemin. Assis sur sa chaise, il exercé une pression de part et d’autre de son ventre, légèrement baissé il ne pensait a plus rien. Sauf à la douleur qui l’emprisonnait. Les gens au tour semblait ne pas prêter attention à lui, certains se plaignait auprès de leur voisin de leurs douleurs superflus. Là tout de suite, Liam avait peur qu’un homme entre en plus mauvais état que lui, saignant à flot, et lui vole sa place prioritaire, c’était mesquin et égoïste mais là tout de suite il s’en fichait complètement. Il avait trop mal pour raisonner correctement. Durant ces quelques minutes d’attente qui lui parurent une éternité, il souffrait en silence, même si des sueurs froides commençaient à perler sur son visage blafard.

Alors qu’il sentait les nausées revenir, une ombre se posta devant lui, à l’appel de son prénom il releva la tête. Il eut comme un choc, il ne s’y attendait pas à celle-là. Wayne. Il ne pensait pas le revoir de sitôt. Après leur discussion il n’avait pas vraiment fait de gros efforts, il n’avait pas appelé le centre de désintox comme il l’avait promis, il avait même consommé le matin-même, non pas qu’il n’avait pas voulu mais les aléas de la vie l’avais conduit à remettre ça a plus tard. Il était facile de dire que c’était la faute de quelqu’un d’autre, mais il était bien sûr seul responsable. Il se sentit tout à coup honteux. Comme à chaque fois qu’il mentait. Il hésita un quart de secondes avant de se lever, et le suivit à travers le couloir. Il garda son calme et tenta de gagner une respiration régulière qui ne trahirait pas sa nervosité.

- J’ai super mal à l’abdomen…Je crois que c’est l’abdomen.

Il appuya du côté droit, qui était, à son sens, le plus douloureux.

- J’ai surtout mal de ce côté.

Il sembla hésiter un instant, comme si il était déjà persuadé d’avance, de dire une bêtise.

- La secrétaire pense à une appendicite… Tu penses que c’est ça…Je…Je tiens pas trop à être opérer.

Il prit parti de le tutoyer également, au début il avait était quelque peu surpris, mais au final ce n’était pas la première fois qu’ils se voyaient, en des circonstances quelque peu bizarres il fallait bien l’avouer, et à présent il connaissait presque tout de lui, ils n’étaient pas encore des amis au point de se taper dans le dos, mais curieusement le jeune homme l’appréciait. Il le voyait comme la personne bienveillante qu’il était. Il avait tout fait pour l’aider à sortir de ses galères, il avait insisté, il ne l’avait pas ménagé pour en prendre conscience. Même si cela avait quelque peu échoué en finalité, il y avait cru durant un instant, c’était comme si il avait était rebooster en un seul coup. Peut-être qu’à un moment ou à un autre, il se sentirait assez fort pour affronter ses démons.

Liam laissé partiellement paraître ses craintes, il détestait les hôpitaux comme bon nombre de gens, tout simplement parce que ça lui rappelait de mauvais moments, la mort de sa mère, ces moments où il avait était au plus bas. Et tous ces visages emplis de craintes attendant vissés sur leur siège, ceux qui attendait la déchéance, qu’on leur dise qu’ils étaient condamnés, probablement. Comme tout le monde, le jeune homme craignait de ne jamais se réveiller si une opération devait être faite, même si ce n’était pas la première, il avait toujours cette même et unique crainte. Mourir sur une table d’opération n’était pas dans ses projets. Et au vu du visage de la secrétaire au moment où il lui avait expliqué ses symptômes, il avait l’impression que c’était grave, ça n’avait rien de rassurant.

Ils arrivèrent devant une porte indiquant un numéro, et avec assurance, Wayne entra, sembla certain que personne ne s’y trouvait déjà. Il somma le jeune homme de s’asseoir sur l’espèce de table en cuir noir qui trônait au milieu de la pièce. Sur les côtés des tas de meubles de rangements fermés sous clés. De l’autre côté une sorte de cadre blanc était là où on pouvait distinguer qu’une lumière pouvait être allumée, sans doute pour voir les radios pensa Liam. Mais rien n’y figurait bien entendu. Curieux de cet endroit qu’il découvrait, il revint à la réalité lorsqu’il vit le médecin s’approcher muni d’une seringue. Il failli tourner de l’œil rien qu’à cette vue. Le caïd Liam L. Gibbs avait la frousse des aiguilles, un comble. C’était sans doute pour ça qu’il avait préféré sniffer de la cocaïne plutôt que de s’en injecter. Il avait essayé, une fois. Alors qu’il n’avait que 16 ou 17 ans, squattant avec des dealers du coin, ils lui en avaient proposé, il avait d’abord refusé connaissant parfaitement sa « phobie ». Mais face aux railleries, il avait cédé. Et ça n’avait pas loupé, à la seule vue de l’aiguille s’approchant de son avant-bras, il était tombé dans les pommes. Ça lui avait valu des railleries durant une année entière, jusqu’à ce qu’il y mette fin à la force de ses poings, mais c’était une autre histoire.

Pour le moment, il ne quittait pas cette seringue des yeux, suivant chaque mouvement jusqu’à ce qu’elle s’approche dangereusement de ses veines, il crut que son cœur allait lui sortir par la bouche tellement il battait fort, bon « concentre-toi » se dit-il pour lui-même. Il respira profondément et regarda ailleurs pour se donner du courage où il le pouvait, s’en était pathétiquement drôle.

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Between Despair & Hope

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MessageSujet: Re: Allô docteur [Public] Sam 15 Fév - 14:05




Allô docteur

Ft Liam L. Gibbs





Le métier de chirurgien était rempli de surprise. Vous aviez beau vous dire que tout était prévu par des opérations chronométrées mais ce n'était jamais le cas. Il y avait toujours un élément qui venait perturber cet horaire qu'on croyait bien huilé. Néanmoins, malgré la gravité de ces choses, il fallait dire qu'il appréciait ça, devoir être apte  faire face à tout et n'importe quoi et surtout n'importe quand. C'était un défi personnel qu'il aimait, une des nombreuses choses qui faisaient qu'il adorait son métier, sans regretter le précédent. Bien que la journée s’annonçait longue et ponctuée de petits bobos sans grand mal, la logique fut à nouveau prouvée quand son bipeur se mit à vibrer à tue tête, l'obligeant à prendre l'appel. Il ne tenait pas tant que cela d'être poursuivis, plus tard, pour non-secours à personne en danger, même si les médecins ce n'était pas ce qui devait manquer dans un hôpital. Très vite, il se rendit compte que c'était la secrétaire de l’accueil qui le demandait car elle soupçonnait un des patients de faire une appendicite. Il était vrai que pour ce cas comme pour d'autres, cela était une urgence presque vitale. Sans doute qu'elle n'avait pas su joindre les autres de la consultation ou qu'elle l'avait préféré lui. Au vu des sourires parfois provocateurs de la demoiselle et du fait qu'il était quand même chef des urgences, Wayne supposait que cela pouvait jouer. Enfin, qu'importait le pourquoi du comment, il fallait penser à la vie qui pouvait être en jeu, il accepta avant de terminer rapidement les points de suture qu'il appliquait. Trouvant un collègue sur le chemin, il lui expliqua brièvement, ne lui laissant point le temps de réagir qu'il était déjà en route vers la salle d'attente. Plus il revenait ici, plus elle semblait bondée de monde, des personnes étaient déjà debout occupées d'attendre.

Si la douleur ou la panique se lisait sur certains visages qui se tournaient sur son sillage avec espoir, il y en avait d'autres qui paraissaient aussi sain que lui. Un mouvement de tête de Cathy et le brun était arrivé à la hauteur de notre suspect du jour. Qu'elle ne fut pas sa surprise quand il reconnut qui s'était. Il faut dire qu'il ne s'attendait pas à le revoir de sitôt, surtout depuis leur dernière rencontre ou il l'avait un peu, beaucoup, bousculé sur ses bases. Enfin, ici cela semblait pour un cas sérieux où il n'y pouvait rien. Si c'était vraiment une appendicite cela pouvait vous tomber dessus à tout hasard et sans signe précurseur. Liam releva le visage vers lui, avec la même lueur de surprise dans ses prunelles, lui non plus ne s'y attendait pas à le revoir. Outre cette surprise, il y avait aussi sa douleur qui semblait claire, il transpirait un peu et il était pâle comme un linge. Ses mains tenaient son ventre et il semblait essayer une position qu'on dirait en chien de fusil pour avoir moins mal. Ça semblait confirmer les dire de la secrétaire et ses suppositions mais il ne fallait pas faire de conclusion hâtive, on n'envoyait pas quelqu'un sur la table d'opération pour des preuves indirectes. Il reprit son rôle de médecin parcourant rapidement la feuille, visualisant le prise de drogue non. Il ne s'y arrêta pas continuant d'avancer vers la salle d'auscultation, suivant d'un œil précautionneux Liam qui avait plus de mal à s'y déplacer. Le plus jeune reprit la parole commençant à lui expliquer ce qu'il ressentait. Il le regarda quand il montra avant d'arriver devant la porte et de l'ouvrir pour le laisser rentrer.


-Je ne sais pas encore...Je dois attendre la prise de sang pour confirmer mais ce que tu me décris ressembles à une appendicite, oui. Cela fait longtemps que tu as mal ? As-tu des nausées ? La douleur est-ce qu'elle s'est déplacée ? Demanda-t-il en portant son regard vers lui, puis en refermant la porte. Et ne t’inquiète pas d'accord, personne ne veut se faire opérer mais si c'est ça, cela te soulagera. Aye confiance Liam, tu seras entre de bonnes  mains...

Il lui montra le siège en cuir pour s’assoir, cela serait plus agréable et plus facile pour tout le monde si il s'y installait. Wayne n'était pas dupe non plus, il avait bien vu la crainte et la panique qu'il avait à cette idée, à l’idée même de se retrouver ici. Tout le monde ressentait cette peur, cette peur humaine de mourir. De ne plus se réveiller alors qu'on s'endormait inconsciemment. C'était un cas classique et il fallait apporter des explications pour rassurer les patients. Il faudrait se calmer. Pour le moment il préférait ne pas trop en parler pour ne pas accentuer son angoisse. Il n'y avait pas de raison que cela se passe mal même si il devait se faire opérer. C'était une opération encore classique, il n'avait jamais perdu personne lors d'une appendicite. Bref, il préféra lui poser des questions, gardant un visage neutre mais un regard bienveillant. Le laissant s'installer le médecin partit chercher de quoi remplir les tubes de sang. Ce qui permettrait avec deux trois signes biologiques de confirmer le diagnostic. Il fallait toujours le faire pour être sur. Partant vers l’armoire, il tira une seringue, un coton, du désinfectant, une paire de gants et un pansement. Ramenant tout vers lui, il le déposa sur la table et enfila les gants. Prenant les précautions d’usage, il voyait son visage blêmir à l'approche de la seringue.

-Tu as peur des piqûres ?...Regarde ailleurs, pense à autres choses où parle-moi. Tu verras, j'ai l'art de faire ça en douceur.

Oh du moins autant que faire se peut, il n'était pas comme certaine infirmière un barbare qui s'en foutait mais bon. Il prit son bras plaça doucement le garrot et ouvrit emballage stérile sur le temps que les veines apparaissaient. Il désinfecta la zone qu'il voyait avant de palper doucement ou était la veine pour être sur qu'elle ne roule pas ou qu'elle était en bon état pour la piquer. Près, il avait repris l'aiguille et anticipé les deux trois tubes à remplir. Comme ça il partirait directement ailleurs pour vérifier le reste. Lentement alors qu'il le voyait devenir encore plus blanc, il s'approcha lui. Conscient que c'était dur pour certain, il voulut reprendre sur autre chose.

-Tu as essayé de prendre des antidouleurs ? Ou est-ce que tu aurais mangé quelques choses que tu ne digères pas ? Pas d'autres batailles ?

Les questions étaient vastes et absolument pas personnelles, Wayne cherchait juste à éliminer toutes les autres hypothèses pour n'en laisser plus qu'une : La bonne ! Il souhaitait aussi parler pour qu'il ne s'occupe plus de ce qu'il faisait mais juste de sa voix. Se concentrer sur sa voix, sur autre chose, facilitait la prise de sang pour ceux qui n'aimait pas. C'était parfois drôlement ironique de voir une vieille femme qu'on s'attendait à voir s'effondrer résister correctement à ça et de voir un gros gaillard tout en muscle, avoir la peur de sa vie face à l'aiguille. Comme quoi. Profitant du fait qu'il parlait, il in serra celle-ci, directement le sang commença à couler et il plaça les tubes, l'un après l'autre. Quand les trois furent parfaitement remplis, il dégagea le garrot d'une seule main et prit le désinfectant avant d'appuyer sur la zone puis de retirer l’aiguille. Il jeta le tout dans une poubelle à portée pour ne rien contaminer.

-Mets ta main là et pousse, j'arrive.

Il prit les trois tubes qu'il mélangea pour que l'anticoagulant fasse son effet, avant de coller les étiquettes qu'il avait remplit avec le nom de Liam. Il prit un des pots et l'envoya directement au niveau du laboratoire où il avait précisé que c'était une urgence.

-Ça va ? Ça saigne encore ?

Demanda-t-il alors qu'il revenait vers lui.[/b]




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MessageSujet: Re: Allô docteur [Public] Mar 18 Fév - 11:38

Allô docteur

Liam suivait le médecin, répondant succinctement à ses questions, il n’avait jamais ressenti une telle douleur. Même lorsqu’il était en manque que son monde s’écroulait, qu’il en était réduit à se coucher par terre, tremblant comme une feuille, évacuant toute l’eau qu’il avait dans son corps par tous les pores, priant le ciel pour qu’on l’achève. Mais aujourd’hui, c’était différent. La douleur était différente. Il sentait ses membres se contracter, et en avait du mal à marcher, il se traîné comme un vieillard. Il se remémora son début d’après-midi chaotique, et mit des mots dessus pour répondre aux questions de Wayne.

- Ce matin je n’avais rien, c’est venu d’un coup. Je suis allé faire une sieste et en me réveillant, en début d’aprem, j’ai commencé à avoir très mal et j’ai vomis mon repas de midi.

Comme un gamin, le jeune homme semblait apeuré, et surtout déboussolé par ce qui lui arriver. En général, si il finissait à l’hôpital c’était que c’était vraiment grave, ce n’était pas le genre à se pointer au moindre bobo, si ce n’était pas casser alors ce n’était pas grave. D’ailleurs la fois dernière où il avait fini à l’hôpital ça n’avait pas était de tout repos mais il avait eu une bonne raison. Et le cas se représentait aujourd’hui, c’était clairement une urgence.
Une fois assis, les yeux bloqués sur cette seringue, Wayne semblait pourtant compatissant, ne se moquant pas comme n’importe qui aurait pu le faire, il se sentait comme un petit enfant qu’on cajolait, en d’autres circonstances il aurait fait son gros dur, mais lorsque la douleur est si intense on ne demande qu’à être rassuré, qu’à se sentir protégé et en sécurité. Le médecin en avait certainement vu d’autres, mais il accomplissait sa mission avec brio, rassurant d’une seule phrase le jeune homme.
Mais ce qui s’en suivi l’était moins, les questions commençaient à déferler, il ne sentait même plus la seringue insérée dans son bras, ne pensant qu’à ses mots qui raisonnait dans sa tête. Se disant qu’il fallait lui dire pour la drogue, lui dire qu’il n’avait rien arrêté, non pas pour se repentir mais parce que ça pouvait être important. Mais en même temps, il le verrait de toute façon dans la prise de sang, alors autant le lui dire…Non ? …Hésitant, Liam laissa un long silence qui semblait intriguer Wayne. Il ne répondit pas immédiatement, appuyant sagement comme il le lui avait demandé sur son bras, au final il avait était tellement perturbé par ses questions qu’il n’avait rien senti. Il revint, Liam releva légèrement le coton pour jeter un œil, ça saignait un peu mais rien de bien grave. Il fit donc un signe de tête négatif et le médecin lui colla un sparadrap.

Ne sachant pas trop si il devait remettre le sujet sur le tapis ou non, Liam prit tout de même les devants, comme une évidence, comme si ce n’était pas évident, comme si de toute façon il était pris au piège.

- J’ai pris de la coc’ ce matin.

Puis il se tut, sa phrase fût nette, rapide, sans émotions, sans rien. Juste une évidence qui devait être dites. Il ne s’attendait pas à grand-chose de la part de Wayne, peut-être de la déception ? Liam avait toujours cette impression de décevoir les gens, comme si c’était son leitmotiv. Il la sentait dans les yeux de Jesse, dans ceux de son père et dans tous ces gens qui l’entourait et qui savait qui il était réellement, une déception ambulante. Mais à quoi bon s’acharner et s’apitoyer sur son propre sort ? Il en avait conscience et pourtant il ne se donner pas les moyens de changer ce regard insistant emplit de désillusion à son égard. Il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même.
Pour une fois dans sa vie, au moins, il était honnête. Et il arrêtait de mettre sa vie en danger pour des conneries.

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MessageSujet: Re: Allô docteur [Public] Dim 23 Fév - 16:41




Allô docteur

Ft Liam L. Gibbs





Les événements étaient toujours légèrement différents, quand votre métier devait s'appliquer à des personnes que vous connaissiez personnellement. En soi, c'était la même chose, vous n'allez pas mieux ou moins bien soigner quelqu'un en fonction de son lien avec vous, mais c'était différent quand même. Celle-ci, c'était faite sentir directement vu qu'à peine Liam l'avait reconnu, qu'il avait choisit le tutoiement au lieu du protocolaire vouvoiement. Dire que cela dérangeait Wayne était un euphémisme, mais il avait l'impression d'avoir encore plus de responsabilité sur les épaules, qu'il avait encore plus de pression à bien faire son Job. Bon de toute façon, le stress était quelque chose qu'il avait appris à prendre en compte et qui n'affectait plus que très occasionnellement son jugement. Surtout quand c'était des petits enfants, là généralement il lui arrivait de se battre et de se déchaîner plus que ce que feraient la plupart des médecins. De continuer là où tous les autres prononceraient déjà l'heure du décès. Mais bref. Tout cela pour dire que cette rencontre plus qu'urgente avec le fils d'un de ces anciens collègues de l'armée, était surprenante. Plus il lui parlait pour essayer d'avoir le maximum d'informations sur son état de santé, plus le diagnostique précoce émit par la secrétaire médicale de l’accueil semblait se vérifier. Alors qu'il l'installait pour une prise de sang routinière, il le noyait littéralement de question précise et les réponses allaient toutes dans le même sens. Décidément, même si le jeune homme semblait déchanter à l'idée de devoir repasser sur le billard, les preuves s’amoncelaient dans ce sens. Cependant, le chirurgien n'annoncerait tout cela que quand les résultats reviendront positifs. Il avait déjà vu tellement de cas dans sa carrière, que se soit ici ou à l'armée, que les choses dites bizarres ne l'étaient presque plus. Il hochait simplement la tête, lui signant par ce geste qu'il ne parlait pas dans le vide, alors que Wayne sortait précautionneusement son matériel de piqûre.

Le visage qui se décomposait de son patient, n'échappa pas le moins du monde à son regard inquisiteur et il essaya tant bien que mal de le rassurer. Oh il en avait déjà vu de toutes les couleurs, jusqu’au cas d'une demoiselle qui avait réellement fait une crise de panique, au point ou il avait fallu l'aide de deux infirmières pour l'immobiliser. Ou du moins pour tenir fermement son bras question qu'elle ne bouge pas dans tous les sens, qu'elle ne gigote pas et qu'elle ne risque pas de se blesser elle-même en bougeant l'aiguille. Wayne voyait la crainte envahir lentement son regard, mais il semblait pourtant rester maître de lui même et ne pas bouger à son approche. Il continua donc de parler au point que ces paroles continuent, noyèrent le poisson. Il ne réalisa peut-être même pas qu'il avait fait sa prise de sang. Liam semblait réfléchir à autre chose. Avait-il dit un élément intéressant ? Il avait juste parler de nourriture, de bataille ? Bref, il le laissa dans son mutisme le temps d'envoyer tous les échantillons au laboratoire. Mais ce silence se prolongeait et le brun, le sentait devenir de plus en plus lourd. Il y avait quelque chose de non-dit. A coup sur. Néanmoins, sa dernière rencontre explosive avec le jeune Gibbs, lui laissait le souvenir que le pousser dans ces retranchements était une solution, même si cette fois il avait plutôt la vague intuition qu'il fallait le laisser faire. Wayne garda donc le silence tout en mettant le pansement. Il se décala légèrement rangeant le reste du matériel alors que l'ambiance s'alourdissait. Enfin, le jeune homme prit la parole, lui avouant qu'il avait consommé ce matin même. Dos à lui, sur l'instant il étouffa un soupire avant de se tourner vers lui, un poing sur la hanche. N'arriverait-il jamais à accepter qu'on veuille l'aider ? Qu'on veuille lui tendre la main pour s'en sortir ? Non de toute évidence, son vis-à-vis était aussi tête de mule que l'était son paternel. Ce n'était pas comme ça qu'on allait avancer. Cependant, il fallait lui reconnaître son honnêteté.


-Tu l'as pris à quelle heure ? Comment et en quelle quantité ?

Demanda-t-il simplement d'une voix neutre. N'avait-il pas vu marqué dans sa fiche d'admission qu'il n'avait rien pris de telle?! Bon en même temps, c'était ce genre de question parfaitement débile où vous vous doutiez bien que personne n'allait jamais mettre oui comme réponse. C'était un peu stupide mais bon la réglementation voulait qu'on le mette. A sa décharge, il le lui avait dit. Ce qui était un comportement plutôt intelligent que n'avait pas tous les consommateurs de drogue illicite. Il valait mieux savoir cette prise bien à l'avance, plutôt que d'en avoir la mauvaise surprise lors de l'anesthésie. En fonction de la prise, de la drogue, de la manière ect, tout cela pouvait jouer et créer des interférences parfois surprenantes avec ce qui était censé endormir. L’anesthésiste serait mieux placé que lui pour recalculer la dose ou nous dire si c'était dangereux ou non de la réaliser, que lui-même. Après tout ce n'était pas son métier. Son regard brun était tourné vers lui et il ne broncha pas. Il avait l'air de se repentir, d'avouer cela pour se soulager lui-même. Il cru bon de préciser et de se justifier :

-Tu as eu raison de le dire. Lors de l’anesthésie , il peut y avoir quelques problèmes avec la prise de drogue. Savoir exactement quoi et quand permettra au médecin d'agir en fonction et d'éviter les mauvaises surprises au bloc....

Il se tu et marcha un peu plus loin, allumant le pc pour pouvoir voir les résultats une fois qu'il seront arrivés. Fallait-il en remettre une couche ? Fallait-il vraiment ravoir cette discussion qui s'était déjà terminée stérilement, la fois passée ? Il croyait avoir réussi, mais ce n'était de toute évidence pas le cas. Malgré la gravité de la chose ou les problèmes que cela pouvait amener, il décida de reprendre sur autre chose, de relancer ailleurs, il verrait bien si il avait de la culpabilité ou non de cette façon. Il verrait si il s'en fichait ou pas.

-Est-ce que tu as moins mal quand tu es recroquevillé ? En position chien de fusil comme on appel ça. Et la douleur est-ce qu'elle se situe dans la fosse iliaque ou à un autre endroit ?

Il lui montra le dit endroit. Si rien ne semblait avoir changé chez le médecin, son ton était juste sensiblement plus protocolaire qu'avant. Déçu ? Oui et non, il n'avait aucun contrat avec le jeune homme. Il voulait juste lui donner un moyen de s'en sortir mais si il ne se donnait pas la peine, il ne se battrait pas toute la soirée. Peut-être qu'il appellerait finalement son père, si jamais il devait se faire opérer d'urgence. Il devrait le savoir. Peut-être qu'il arriverait  lui faire rentrer dans le crâne quelque chose plus facilement que lui-même..



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MessageSujet: Re: Allô docteur [Public] Mer 26 Fév - 15:58

Allô docteur

Liam était comme un petit garçon venant de faire une bêtise. Il attendait en silence que la punition tombe, fixant ses pieds se balançant dans le vide comme pourrait le faire un gamin emplit de culpabilité. Il ne perçu qu’un léger soupire, mais rien de plus. Même si Wayne n’était ni son père, ni son oncle, ni son frère, ni qui que ce soit ayant un pouvoir sur lui et sur sa vie, il se sentait coupable. Coupable d’avoir failli à sa bonne conduite. Il s’autodétruisait, il en avait bien conscience, on le lui avait assez répété. Tous ces gens qui avait tenté, au cours de sa vie, de l’aider ; le sermonnant parfois en vain, mais ça ne tombait jamais dans l’oreille d’un sourd pourtant. Il entendait leur discours, il le comprenait et pourtant il finissait toujours par rechuter. Les mots étaient gravés dans son esprit, il en prenait conscience, durant un instant, c’était comme lorsque l’on vous parle de la motivation pour un sport, les premiers jours on est remonté à bloc, prêt à affronter des montages et puis les jours passent, la motivation décline. Il suffit d’un rien. Une déception, une mauvaise humeur, une personne mal intentionnée, et toute la motivation gagnée retombe tel un soufflé.

Le médecin, semblant blasé par son attitude ; il revint à lui après avoir déposé tout le matériel puis lui posa des questions précises. Le jeune homme sembla hésiter un instant puis se décida à répondre avec honnêteté, après tout il n’avait plus le choix maintenant.

- C’était ce matin, je sais plus quelle heure il était…Dans les 8 ou 9h ?

C’était Croso modo l’heure à laquelle il estimé être rentré, mais il n’avait pas d’heure précise en tête. Il devrait se contenter de cette approximation. Quant au reste, c’était habituel.

- 1 gramme, par le nez.

1 gramme c’était relativement peu, certain pouvait aller jusqu’à 5 grammes c’était là le maximum supporté par le corps humain du moins de ce que Liam en savait. Il n’avait jamais testé, il se contenter maximum de 3 grammes dans une journée, il craignait l’overdose. Il y pensait à chaque shoot, mais ça ne l’arrêté pas pour autant ; c’était assez contradictoire. Mais en même temps il était accro, alors c’était difficile de se donner des raisons d’arrêter et de s’y tenir surtout.
Liam se sentit tout de même soulagé d’avoir dévoilé son petit écart, beaucoup n’aurait peut-être pas eu son honnêteté, mais même si c’était une réelle auto destruction, il n’était pas prêt à mourir, et encore moins à cause d’un truc qui ressemblait à de la farine. C’était assez amusant de constater à quel point il pouvait aimer et détester à la fois sa dépendance. C’était comme un vilain pécher mignon, sauf que dans ce cas-là ça ne risquait pas d’engendrer une prise de poids mais il risquait d’y laisser sa peau. A cette pensée, il soupira un peu malgré lui.

Le jeune homme se tenait toujours l’abdomen, il avait l’impression que celui-ci tentait de sortir, creusant un trou pour s’échapper. Ses entrailles semblaient se venger, c’était insupportable. Ajouté à cela une fatigue accumulée dû à sa nuit dehors, il était au bout du rouleau. Il était loin d’être « high », les effets de la drogue s’était depuis longtemps dissipé, en général ça durait une heure tout au plus, et il fallait d’abord attendre que les effets se montrent. Et il sentait bien que les effets n’étaient plus aussi intenses qu’au début. Il se souvint de la première fois où il avait ressenti le flash, le high, le truc qui l’avait fait décoller du sol, c’était assez impressionnant pour ce petit jeune qui n’avait même jamais fumé de sa vie mais il avait apprécié. C’était comme si tout ce qui se présentait au tour de lui avait disparu, comme si les murs s’étaient poussés pour le laisser passer, pour le laisser rêver à autre chose. Et pourtant maintenant, il voyait toujours les murs, il pouvait les sentir, et il ne ressentait plus tout ça. Mais c’était une drogue, et comme chaque drogue il avait pris l’habitude d’en prendre et tel un médicament son corps s’y était habitué et à présent, si il voulait ressentir quelque chose, il fallait doubler voire tripler les doses. Cependant, sa conscience l’en empêcher, l’overdose le guettait, il le savait. Si il passait à plus que ce qu’il s’était fixé, il finirait à l’hôpital, voire pire, au cimetière. Alors non, il n’avait peut-être pas arrêté complètement mais il était parvenu durant toutes ces années à contrôler sa consommation, et ça pour un junkie ce n’était pas négligeable. Cela prendrait du temps, mais un jour il arriverait à s’ordonner à lui-même l’arrêt total. Quitter tous ces dingues de la gâchette, tous ces adorateurs du mal puis il se reconstruirait une vie loin de tout ça. S’il fallait quitter Washington et tous les gens qui comptent un tant soit peu à ses yeux, il le ferait. Pour lui. Pour une fois, il penserait à lui. Oui, c’était peut-être là la solution ? S’éloigner et ne plus jamais revenir ?

Il se força à revenir à la réalité tandis que Wayne lui posait une question, il était parti très loin dans ses pensées au point qu’il en avait presque oublié pourquoi il était là. Ha non, erreur. La douleur le lui rappela rapidement.

- Plus ou moins, mais j’ai toujours mal.

C’était assez difficile de dire s’il avait plus mal ou non en s’appuyant dessus, mais il avait peur de lâcher, peur que la douleur le fasse perdre connaissance. C’était débile, c’était qu’une appendicite, mais qu’importe, il avait trop mal pour raisonner correctement. Là tout de suite, il aurait voulu que Jesse soit là, qu’il lui parle comme il en avait l’habitude, ses longs monologues lui manquaient terriblement. Il avait besoin de lui pour le rassurer, mais voilà…Il n’était pas là. A cette pensée il dû se retenir pour ne pas soupirer, encore une fois. Et surtout pour ne pas dans son soupire relâcher sa pression accumuler et lâcher toutes les larmes qui attendaient au bord de ses yeux. Non ce n’était pas son genre, alors il se contiendrait, quitte à serrer des dents plus fort, quitte à se bousiller l’intestin à la force de ses poings lui appuyant dessus.
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MessageSujet: Re: Allô docteur [Public] Dim 2 Mar - 12:39




Allô docteur

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Wayne avait eu le temps de rouler sa bosse comme on disait, il n'était plus depuis bien longtemps le petit bleu qu'on bizutait ou celui qu'on emmenait en bateau facilement. Tout cela c'était révolu et les années l'avaient fait gagner en diagnostic, que ce soit en termes de médecine ou simplement en relation sociale. Pour un médecin comme lui, il était important de voir les réactions de ces patients, de sentir leurs angoisses ou la retenue qu'il avait. Il fallait les apaiser, la contrôler et la calmer avant tout. C'était pourquoi le silence qu'imposait Liam dans la pièce, devenait de plus en plus lourd. C'était quelques choses de lourd de sous-entendu, de pesant mais il savait très bien que ce n'était pas à lui de crever l'abcès, ou d'aller le chercher. Ce fut pourquoi le brun sembla s'en désintéresser et continua dans un parfait automatisme de ranger les affaires qu'il avait sorties un peu plus tôt, pour lui prélever un peu de sang. Cela lui laisserait ainsi le temps de se lancer, de se décider à lui dire ce qu'il retenait au fond de lui. Il aurait sans doute pu se douter de ce qu'il cachait car on n'apprenait pas à un vieux singe à faire la grimace mais il lui laissait pourtant le bénéfice du doute. Après tout, comme dans un jugement il fallait dire qu'on était innocent jusqu'à ce qu'on apporte les preuves du contraire. Celles-ci arrivèrent rapidement par son annonce de prise de drogue. Voilà donc qu'il retombait toujours dans ses vieux démons, incapable de s'en défaire, de ne pas y retourner et pourtant ne voulant point d'aide. Seul, il n'y arriverait pas mais que pouvait-il faire de plus si il décidait volontairement de s'isoler ? Comme toujours. Oui il avait soupiré avant de se retourner vers lui. Le chirurgien voulait tourner son regard vers lui, l'y plonger pour déceler le pourquoi du comment, mais tout ce qu'il réalisa en faisant se volte-face, c'était que le fils de Jethro, réagissait comme un enfant pris la main dans le sac.

Un homme qui était honteux, évitait le regard et voulait juste devenir une petite souris pour disparaître ou se fondre dans la chaise. Cela prouvait tout de même qu'il réalisait que ce n'était pas bien, qu'il faisait des conneries et qu'il ne voulait pas mourir pour cela. C'était quand même un point important à soulever, nombre de drogués vous le diraient avec un ton défis dans la voix, d'essayer de les empêcher de recommencer, chercheraient la bagarre où ne diraient rien et se retrouveraient à se réveiller en pleine salle d'opération, l'abdomen ouvert. Une fois cela lui était arrivé et cela avait été assez perturbant et traumatisant pour le patient, paniquant pour le reste de l'équipe dans la salle, qui avait du agir au quart de tours. La douleur avait du être insupportable, bref il ne préférait pas y penser. Il voulait que Liam continue dans cette voix d'aveu et de semi-rédemption. Après tout, ne disait-on pas qu'une faute avouée était à moitié pardonnée, non ? C'était pourquoi il posa des questions plus précises mais intéressantes, plus il en serait moins de risque y aurait. Les réponses ne se firent pas trop attendre. 8 ou 9 heures, cela était encore raisonnable, le pic était passé depuis quelque temps et son taux sanguin devrait commencer à diminuer. Peut-être qu'il n'y aurait pas trop de problèmes d'interaction finalement, mais il demandera à l'anesthésiste de toute manière. 1 gramme, cela pourrait être pire. Wayne restait debout à l'écouter, son regard tourné dans sa direction. Puis après ce qui ressemblait à s'y méprendre à une éternité, il hocha simplement la tête dans sa direction.


-Bien, je poserais la question à l'anesthésiste si jamais tu dois passer au bloc, mais je pense que ça devrait pouvoir se faire, sans trop de soucis. J'espère au moins que cela te fera réfléchir ? Tu ne risques peut-être pas grand-chose à prendre une dose mais les conséquences sur d'autres domaines peuvent être une catastrophe.

D'accord, d'accord, il plaidait coupable, le médecin ne pouvait faire autrement que de le sermonner un petit peu. Pourtant, le ton qu'il avait employé n'avait rien à voir avec le professeur grondant un élève turbulent, il le posait comme une nouvelle constatation qu'il faisait. Pour lui, c'était juste une piqûre de rappelle. Puis pensant qu'après tout, le moment était mal choisi, il préférera revenir à ces moutons. Après tout aussi idiot, stupide où totalement incroyable qu'était la situation, il n'était pas là pour le réprimander et ce n'était pas sa poudre blanche qui l'avait amené à se retrouver ici mais une possible appendicite ! Dans un futur proche, c'était ce second point qui pourrait lui être fatale au contraire de son addiction présente. Il choisit donc de continuer sur sa lancée alors que Liam semblait absorbé dans ses réflexions. Le regard dans le vide, il fixait un point qui n'était rien. Il était loin, très très loin. Ce ne fut qu’après quelques secondes que la lune sembla reprendre pied à la réalité, lui annonçant une réponse basique. Bien, il essayait de confirmer tous les points mais ça ne s'annonçait pas joli joli.

-Essaye de t'allonger un peu, ramène tes jambes contre toi, je vais presser le labo pour les résultats. Je regarde juste si tu as de la fièvre.

Il posa une main sur son front, il semblait avoir chaud effectivement. Certes, ce n'était pas aussi précis qu'un thermomètre mais le contact était brûlant, contrairement à sa main qui était simplement à température ambiante. Bon, il fallait savoir quoi rapidement. D'ailleurs aussitôt se faisait-il cette réflexion qu'il quitta sa position pour se diriger  vers le bureau qu'il y avait au fond de la pièce. L'ordinateur était allumé et après quelques cliques de souris, il chercha les résultats de son patient. Cela ne faisait pas très longtemps mais il avait bon espoir pour que le début soit passé. Peut-être pas tout, vu que beaucoup d'élément était automatisé et que même en urgence, il savait bien que les laborantins ne pouvaient pas aller plus vite que les machines. Contrairement à beaucoup de ses collègues, il pouvait généralement bien le comprendre mais cette fois, il aimerait que ça aille tellement plus vite. A sa bonne surprise l'hématologie était déjà répondue, il avait ses globules blancs qui atteignaient des sommets, c'était mal parti, tout n'était pas encore là en chimie, mais la crp était, elle aussi, explosée. Bon il ne pouvait douter plus longtemps, il allait falloir l'opérer. Son visage sembla se durcir, il se releva.

-Je crains qu'il va vraiment falloir qu'on te la retire pour éviter les problèmes, Liam. Le plus tôt sera le mieux. Tu veux qu'on prévienne quelqu'un ?

Demanda-t-il même si il avait la vague impression de savoir déjà ce que le jeune homme allait répondre. Il reprit le téléphone, avant de sonner vers les blocs. Sur le temps qu'on lui réponde, il gardait son regard tourné vers lui, comme désolé. Il savait qu'il n'aimait pas ça, mais ça allait bien se passer, il lui en faisait le serment, même si mental pour l'instant. Une fois un occupant trouvé, il lui demanda de préparer une salle rapidement et de trouver des infirmières pour le suivre dans l'opération. Oui, il n'était pas de garde, non c'était des heures de consultations qu'il devait faire aujourd'hui. Mais c'était décidé il l’opérait lui-même. Il raccrocha le téléphone.

-Dans un quart d'heure. Écoute, je sais que c'est un peu brutal ou inquiétant dit comme ça, mais je t'assure que tout va bien se passer d'accord. Je n'ai jamais perdu quelqu'un pour une appendicite.

Non, ça c'était sur, maintenant, il avait bien sur perdu des patients mais ce n'était jamais les mêmes conditions. Ces morts d'ailleurs le hantait parfois, le poussant a la solitude d'une balade sur la plage ou à l'oublie dans l'alcool. Il ne se les pardonnait jamais, alors qu'il n'était tout simplement pas dieu...



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MessageSujet: Re: Allô docteur [Public] Mer 5 Mar - 17:50

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Liam ne pouvait qu’acquiesçait, il ne faisait pas trop le fier. Il se savait pas en position pour ça. Mais il n’aurait jamais imaginé finir aux urgences, ça ne faisait pas vraiment parti de ses projets pour occuper sa journée. Il avait était pris de cours, il n’avait eu d’autre choix que d’être honnête. Il aurait très bien pu faire comme tous ces junkies qu’il rencontré chaque jours aux quatre coins de la ville, qui nierait toute consommation. En réalité, il y avait plus de sorte de consommateur qu’on ne pourrait le croire. Il y a ceux que Liam préfère : Les bobos débarquant de leur banlieue chic n’ayant jamais fréquenté de près ou de loin les cités défavorisés, ceux qui sont nés avec une cuillère en argent dans la bouche et qui réclame un petit speed pour se donner un genre durant leur soirées, soi-disant, branchées. Sniffant de la cocaïne comme du sucre, se donnant un genre dans leur haute société soit disant respectable. Elle était belle la bourgeoisie vue d’en bas. Mais ils faisaient gagner un sacré paquet de fric à Liam, il avait même droit à un petit pourboire juste pour être sûr qu’il n’irait pas balancer ça a papa et maman, comme si il n’avait que ça à faire mais ça il se gardait bien de le souligner. Ensuite, il y avait les habituels, ceux comme le jeune homme, qui consomme depuis quasi toujours, habitués au milieu, parfois eux même revendeurs, les clients classiques. Enfin, il y a ceux que Liam déteste. Les petites racailles, qui vienne acheter pour frimer et qui s’enfile ça comme du sucre eux aussi, mais à outrance finissant en overdose la majorité du temps. Ce n’est certes pas le problème de Liam mais il se sent toujours fautif, ces gamins qui ont tous justes 16 ou 17 ans qu’on retrouve à la rubrique des faits divers. Il ne peut s’empêcher de se sentir responsable de ces gamins à qui il vend son poison. Et pourtant il le fait quand même.

Il revint à la situation présente, et s’exécuta sur les conseils du médecin et s’allongea pour presser ses jambes contre son abdomen, la position n’était pas ce qui le mettait le plus en valeur là tout de suite mais qu’importe. Il sentit un certain soulagement, ce n’était pas encore ça mais au vue de la douleur ressentie durant plusieurs heures c’était déjà un grand pas en avant.
Les minutes semblaient être une éternité, et pourtant il ne fallut pas attendre bien longtemps avant que le verdict ne tombe. L’opération semblait ne pas être une option. Il fallait passer sur le billard c’était indéniable. Cette perspective fit quelque peu monter la tension du jeune homme, on était passé d’un peut-être bien à un c’est maintenant tout de suite et pas de discussion. C’était un peu violent, même si Wayne essayait tant bien que mal de le rassurer un tant soit peu. Néanmoins il fallait garder l’esprit au qui-vive. Il reprit alors une respiration plus calme et relâcha ses jambes pour être complètement allonger, posant sa main sur son front il se calma ainsi et reprit en répondant d’abord à sa question :

- Non, je n’ai personne à prévenir.

Il devait s’en doutait, puisque Wayne se remit à parler assez rapidement, le rassurant du mieux qu’il put. Liam sentit les gouttes de sueurs perler sur son visage lorsqu’il lui dit que l’opération aurait lieu dans un quart d’heure, c’était si soudain. Même si il s’était quelque peu préparer à cette éventualité dès lors qu’on lui avait parlé d’appendicite mais il ne savait pas que c’était si rapide. Même si clairement dans son cas il s’agissait d’une urgence et qu’il n’y avait pas de temps à perdre. Il relâcha sa main et alla la poser à l’endroit qui le faisait souffrir puis reprit d’un ton calme.

- D’accord d’accord. Fais ce que tu as à faire.

Même si la peur était bien là, Liam avait confiance en Wayne, il savait très bien qu’il était doué dans son domaine, il l’avait déjà démontré aux nombreuses reprises où il avait dû venir pour se faire soigner pour toutes sortes de raisons. Alors oui, il lui faisait confiance. Il reprit son souffle et attendit que Wayne lui donne les indications pour la suite.

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MessageSujet: Re: Allô docteur [Public] Dim 16 Mar - 14:17




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L'être humain avait l'étonnante capacité de pouvoir s'adapter à tout, ou presque. Mais ce n'était pas pour autant qu'une personne changeait radicalement, de ce qu'il était. C'était un fait. Une personne qui était dans la poudre blanche depuis tout petit, n'en sortirait pas juste en claquant des doigts, c'était certainement la désagréable expérience que faisait jour après jour Liam, quelle que soit sa propre volonté à ce sujet. Lui-même ne changeait pas vraiment, même si il voulait passer à autre chose, se dire qu'il pouvait à nouveau avoir la vie devant lui, il faisait toujours la même chose : S'enfoncer à corps perdu dans son travail. Encore. Toujours. Les mauvaises habitudes avaient la vie dure. Il n'était que trop bien placé pour le savoir. C'était pourquoi Wayne, après son court sermon, avait décidé de reprendre sur le plus important et sur le seul point qui méritait toute son attention : Sa santé. Il était là pour lui éviter de passer l'arme à gauche, non pas pour se faire tirer les oreilles. Il reprit donc le rôle qui correspondait le mieux à la blouse blanche qu'il arborait, celui de médecin. Dictant ces conseils, il partit observer l'ordinateur de la pièce, attendant avec une certaine impatience, les résultats de ses analyses. Si cela ne sentait déjà pas réellement bon pour le fils de son ancien mentor, le doute qui restait fut anéantis quand il découvrit les premières réponses, il fallait l'opérer. Le plus tôt serait le mieux. Certes, il avait mal mais ce n'était pas non plus au point d'hurler sous le coup de la douleur, ce qui penchait plutôt sur une petite ouverture de son appendice ou du gonflement de celui-ci et non pas sur sa pure et simple rupture, aussi perturbant que cela puisse être d'être signalé. Ne pouvait garder l'information plus longtemps pour lui, il la lui annonça avec l'effet d'une bombe.

Il était vrai qu'habituellement, le chirurgien aimait prendre des gants et y aller en douceur, mais sur le coup, il n'avait pas trop le choix que d'y aller un peu durement. La réaction et le visage de Liam, qui changea une nouvelle fois de couleur, annonçait qu'il accusait le coup, celui de plus et prenait conscience de l'imminence de son opération. Cela n'allait pas le rassurer mais il comptait bien l'épauler. Pour ce faire oui, il demanda si il voulait quelqu'un prêt de lui à son réveille. Quelqu'un qui serait là pour le rassurer, pour être là simplement, pour avoir une présence amicale ou compréhensive. Mais il répondit comme il s'en doutait d'avance, par la négative. Ainsi donc, il n'avait pas été dans le centre qu'il lui avait conseillé, mais il n'avait pas non plus décidé de prendre les choses en mains concernant son ami important, ni même son père. Il le regarda un instant, d'un air perplexe ou un rien blasé, avant de renchaîner. Il n'avait pas vraiment le temps de rester fixé là-dessus et il n'était pas sur que prendre lui-même l'initiative de prévenir Jethro soit la meilleure chose à faire. Bon une chose à la fois, il devait s'occuper de l'opération. Très vite où lui trouva un bloc et une équipe compétente, tout allait s’enchainer très vite et il semblait dépassé par les événements. Prêt à accepter tout sans broncher tant que cela le soignait. Ce qui était plutôt une bonne chose. Faire ce qu'il devait faire, il comptait bien arriver. Bon première chose, maintenant, trouver un remplaçant aux consultations ? Non, ça son collègue tout désigné le ferait à sa place, mais il fallait qu'il se prépare. Il fallait quand même passer à la douche désinfectante pour éviter tout risque et lui, il fallait qu'il aille dans la salle pour se préparer et qu'il parle à l'anesthésiste de ces petits soucis de drogue ingérée.


-Bon d'accord...Alors tu vas venir avec moi, il faut qu'on te prépare pour l'opération et que tu passes par la douche désinfectante. C'est plus de la sécurité qu'une nécessitée mais autant mettre toutes les chances de notre côté. Puis je te laisserais avec les infirmières le temps d'aller parler à l’anesthésiste et de me préparer moi aussi....Allez vient.

Ce n'était que des consultations du coup, ce n'était certainement pas ici qu'ils allaient trouver une douche. Il se dégagea de l'ordinateur, regardant vite faire les dernières données qui arrivaient avant de se rendre à nouveau vers la porte d'entrée et de l'ouvrir. L'équipe allait l'attendre en bas, alors allons-y, tant qu'il savait se rendre de lui-même jusqu’au début, cela éviterait tout le cinéma avec le brancard qui le gênerait sans doute plus qu'autres choses.

-Ne t'inquiète pas, tout va bien se passer, surtout que c'est pris à temps, c'est le principal. A ton réveil, cela sera déjà bien mieux. Tu devras juste manger un peu plus light pendant quelques jours et cela sera tout.

Il lui sourit gentiment avant de le conduire à l'endroit indiqué. Il lui tendit la blouse. Elles sont horribles certes et en urgence on ne prenant pas tout le temps de le faire mais bon, là si on avait le temps, alors autant.

-Je te retrouve après, reste calme et prends ce qu'elle te donne.

Un calmant qui apaisera ou shootera, dans un sens, directement. Il partit un peu plus loin, après une derrière tape sur l’épaule en signe d'encouragement. Il se retourna vers le bloc où certaines personnes commençaient déjà à s'affairer. Le brun se rendit dans la salle, y trouvant la personne avec qui il souhaitait discuter. Leur conversation fut cordiale, mais rapide. Allant directement vers le strict nécessaire. Même si le spécialise n'était vraisemblablement pas content de savoir ça, il savait tout comme lui, qu'il pourrait faire en conséquence et il finit par lui dire que non normalement, oui ça devrait pouvoir se faire. Il serait juste beaucoup plus prudent et attentif avant de leur donner leur accord ou pendant toute l’opération. Il hocha la tête et se tut. La concentration commençait à se faire. Il se laissa apprêter, ne pouvant plus rien toucher une fois les mains parfaitement lavées et ce même avec les gants. Blouse, gants et masque aseptisé sur lui, il vit la porte s'ouvrir, Liam arrivait. Les choses sérieuses allaient vraiment commencer. Wayne semblait se conditionner. Tous les éléments et les gestes qu'il allaient devoir apposer dans la salle se précisaient dans sa tête, comme un livre qu'il vérifiait une fois encore avant de se lancer en réalité.



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MessageSujet: Re: Allô docteur [Public] Jeu 3 Avr - 18:10

Allô docteur

Liam devait bien admettre qu’il était quelque peu inquiet quant à la situation actuelle. Et il y avait de quoi être stressé, il passait de il va peut-être falloir opérer à prépare toi c’est le moment. Sauf qu’il n’était pas prêt, mais alors pas du tout. Psychologiquement c’était le k.o. Certes, il avait envisagé la possibilité qu’il faille agir au plus vite mais il ne pensait pas que ce serait aussi soudain. Cependant, il avait acquiesçait, lui avait dit de faire ce qu’il avait à faire justement. Mais sa voix était quelque peu tremblante, trahissant son inquiétude naissante. Wayne se voulait néanmoins rassurant, il y aller avec douceur et Liam avait envie de croire à ses paroles.

Tout s’enchaîna assez vite. Il se retrouva rapidement sous la douche où il dû méticuleusement se laver avec ce liquide qui avait une couleur étrange et qui ne sentait pas très bon. Rapidement il vit son corps viré au jaune, cette couleur disparut lorsque l’eau chaude coula sur son corps frissonnant. Pourtant l’eau était bouillante, mais une opération quelle qu’elle soit était toujours accompagnée d’un stress, et il ne dérogeait pas à la règle. Alors qu’il s’essuya, il enfila la chemise qu’on lui avait fourni, il avait l’impression d’être complètement nu, il sentait le courant d’air se faufiler sous ce morceau de tissu. Il n’était pas pudique, mais pas exhibitionniste non plus. Il rejoignit sa chambre d’un jour où ses affaires étaient entassés sur le lit, sur la petite tablette trônait un gobelet et deux petits cachets. L’infirmière lui avait indiqué qu’il fallait qu’il les prenne pour calmer son anxiété. Il ne se fit pas prier et avala les deux cachets avec un fond d’eau puis s’installa au bord du lit attendant le brancardier. Le temps semblait s’être arrêté, cela ne faisait que deux ou trois minutes qu’il attendait et pourtant il avait l’impression que ça faisait des heures. Sa douleur était toujours présente, mais la douche lui avait fait du bien, ça lui avait permis de penser à autre chose. En fait, il était tellement angoissé par l’opération en elle-même qu’il en oublié la cause. C’était assez paradoxal mais tant qu’il se sentait soulagé, peu importe.

Quelques instants plus tard, le brancardier arriva enfin, il demanda à Liam de s’installer sur une chaise roulante, il sembla hésiter un instant. Il était capable de marcher tout seul ! Face à son hésitation, le jeune brancardier lui expliqua que c’était simplement pour éviter de contaminer les chaussons en plastiques qu’il venait d’enfiler. Limiter au mieux la contamination, comme si tout cet hôpital n’était pas déjà un nid à microbes. Le soupire du jeune homme se fit entendre, mais il s’exécuta et s’installa, il vit les couloirs défilait, il se sentait un peu nauséeux, il n’avait pas l’habitude d’être poussé ainsi. Arrivé devant les portes de l’ascenseur il croisa un vieillard et un autre brancardier semblant aller au même endroit. Un étage plus bas, ils prirent la direction des blocs opératoires.  Là était aligné trois lits, ainsi qu’un lit pour enfant qui semblait disproportionné, Liam n’en avait jamais vu un si grand. Un enfant à l’intérieur pleuré à chaudes larmes tandis que l’infirmière tentait de le rassurer lui disant que sa maman allait arriver. Le brancardier demanda au jeune homme d’aller se coucher sur le lit du milieu, celui-ci s’exécuta, il se retrouva à côté d’une femme qui lui fit un léger sourire. Le brancardier lui donna la télécommande pour la petite télé qui était juste en face d’eux, c’était comme à la maison songea Liam.

- Ce sera bientôt votre tour, patientez un instant. Fit le brancardier avant de partir

La femme à ses côtés lui lança à nouveau un sourire.

- Je dois me faire opérer du dos, et vous ?
- Appendicite.
- Aïe ! Ma fille a dû le faire il y a quelques semaines, rassurez-vous, tout va bien se passer


Liam acquiesça sans vraiment écouter ce qu’elle disait, a vrai dire elle pouvait bien dire ce qu’elle voulait, elle ne lui enlèverait pas ce foutu stress, même si il avait la curieuse impression que le médicament commençait à faire effet, il se savait stressé mais la boule au ventre semblait s’être évaporée.

Une infirmière arriva auprès de lui, d’un air sûr et le sourire aux lèvres elle lui fit.

- Liam Gibbs ? Pouvez-vous confirmer s’il vous plaît. Vous êtes là pour une opération de l’appendicite, en urgence ?

Le jeune homme acquiesça, celle-ci tira son lit et le poussa jusqu’à la salle d’opération qui se trouvait à quelques mètres, il sentit un froid glacial lorsqu’il arriva à l’intérieur. Il était frigorifié. Wayne était au fond, un bloc note à la main semblant noter quelque chose puis le rejoignit tandis que, ce qui semblait être les assistants, le fit transférer sur la table d’opération et l’emballait tel un paquet cadeau dans une couverture chauffante.
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MessageSujet: Re: Allô docteur [Public] Sam 19 Avr - 14:42




Allô docteur

Ft Liam L. Gibbs





Une opération n'était jamais une partie de plaisir pour le médecin mais surtout pour le patient. Au vu de sa carrière, Wayne savait très bien l'angoisse qui montait en eux, cette peur irrationnelle et pourtant tellement logique de ne plus se réveiller. Les médias n'aidaient pas forcément même si nombreuses série médicale tournait, montrant des réussites surprenantes après être passé par des états catastrophiques. Enfin, même pour la moindre petite blessure, se faire endormir était un poids, une épreuve qu'il fallait passer. Il avait donc parfaitement conscience de ce que pouvait vivre Liam. Le brun essayait de faire de son mieux pour le rassurer, lui dire que tout allait bien se passer, qu'il savait ce qu'il faisait, ect mais il savait aussi que cela ne serait jamais suffisant, surtout que cela n'avait pas été prévu. Il n'avait pas pu se faire à l'idée de ce qui allait se passer. Il n'avait pas eu le temps d'accepter la chose, de prévoir à l'avance, il avait été mis devant le faite accompli, il y avait moins d'une demi-heure. C'était encore pire. Néanmoins, il ne pouvait pas faire plus pour lui sur l'instant que de le laisser aux bons soins des infirmières, non sans un dernier conseil de prendre ce qu'on lui donnerait. Oui oui, c'était un calmant, quelque chose contre l'anxiété. Il n'était pas bon que les patients soient sur les nerfs, mieux valait les détendre, les apaiser, qu'ils ne restent pas jusqu’à l'inévitable avec un cœur qui battait tout les records de rythme. Cela ne rendrait la tâche que plus compliqué encore pour notre anesthésiste, qui aurait déjà bien du boulot à faire au vu de la prise de drogue de Liam. Bref, il l'avait laissé avant de se diriger vers le quartier opératoire pour s’apprêter. Même si c'était un peu de l'urgence, il fallait respecter les règles d'hygiène et d’asepsie en vigueur, on devait réellement mettre toutes les chances de notre côté. Le risque zéro n'existait pas mais on devait tout faire pour que cela soit le cas.

Une discussion et une préparation dans les règles de l'art, il était fin prêt à l'action. Une infirmière, une collègue depuis de nombreuse d'ailleurs, lui sourit avant de l'aider à enfiler la blouse verdâtre et le masque vu qu'il ne pouvait plus rien toucher d'autre. Devant lui, derrière la vitre de plexiglas, l'équipe qui l'assisterait s’affairait. On frottait à l'alcool une dernière fois la table, on amenait les outils encore cacher à la vue des patients par des papiers. L’anesthésiste était à son poste et commençait doucement à régler ces machines. Il sortit à son tour quand la porte battante s'ouvrit et que le fils de son ancien mentor fut amené sur le ce qui ressemblait au brancard. Le jeune homme arborait la classique blouse d’hôpital, au vu de la température plutôt froide de la pièce, ce n'était pas très agréable mais il serait bientôt endormi. Malgré les masques et tout l'emballage, il lui fit un léger hochement de tête pour lui signaler que cela allait aller. Directement, ce fut leur collègue qui prit les choses en mains. Il lui expliqua ce qu'il allait faire, qu'il allait lui mettre le masque sur le nez. Qu'il devait juste respirer profondément quelques fois et qu'il pouvait décompter à partir de 20. Il allait peu à peu partir et s’endormir. Il fallait savoir que les trois quarts des gens n'avaient déjà pas le temps de revenir à dix, qu'ils étaient déjà parti à ce pays des rêves, forcés. Il commença à régler tous les éléments sans doute en fonction de ce qu'il lui avait dit peu avant. Wayne espérait juste que Liam ne lui avait pas menti, qu'il n'avait pas sous-estimé sa prise, sinon cela pourrait avoir un effet néfaste sur son opération. Le masque fut placé sur son nez, le groupe avança et il se permit de faire quelques pas de plus. L'anesthésiste ouvrit la vanne en lui disant de commencer à compter.


-J'ai les choses bien en main, ça ira...

Lui dit-il posément. Ce du être la dernière chose que le jeune homme perçu parce que dans son décompte, ces yeux commencèrent à papillonner puis finalement, il les ferma. Tout le monde attendit encore un peu, le regard tourné vers les machines qui commençaient à biper en tout sens. Poumons, rythme cardiaque, tension, tout était chiffré, numéroté. Le temps qui s'écoula fut plus long que d'habitude, il sembla avoir du mal à le stabiliser mais enfin le hochement de tête tant attendu se fit, l'opération pouvait commencer. A partir de ce moment-là, le chirurgien se mettait dans sa bulle de concentration, il était plongé dans ce qu'il faisait, dans ses gestes précis et méticuleux. Le moindre de ces mouvements semblaient calculés et contrôlés des minutes à l'avance. C'était presque le cas. Il devenait plus autoritaire, lançant les phrases que par monosyllabe, on oubliait le mode 'gentil et affectueux', il repassait en mode boulot. Tout simplement. L'opération eut bien droit à une ou deux frayeurs parce qu'il semblait se réveiller, donnant du fils à retordre à notre gestionnaire mais tout se déroula sans anicroche. Après un laps de temps correct, il sutura sa plaie ouverte, pas très grande juste le strict nécessaire, et termina son travaille. Le jeune homme encore endormit fut emmené dans la chambre de réveille, alors que les autres commencèrent à ranger, laver et nettoyer la table et les outils. Le chef des urgences quitta la pièce avant de jeter toutes ces affaires à la poubelle. Il était content de lui, il était temps de l'opérer et il avait bien fait de se présenter aux urgences, parce que dans les heures à venir cela n'aurait fait qu'empiré jusqu'à devenir grave si on ne l'avait pas opéré. Tout était normalement sous contrôle, on devrait juste vérifier que cela se cicatrisait bien et ne se rouvrait pas. Il remercia tout le monde, fit la paperasse nécessaire puis partir prendre une pause bien méritée. Il s'autorisa à manger quelque chose à la cafétéria de l’hôpital avant de reprendre son job journalier. Quand son regard se posa vers l'horloge, il se dit que cela devait être bon, qu'on avait du le remonter en chambre et qu'il devait être réveillé.  Sa journée de boulot touchait à sa fin, mais il n'avait pas eu le temps de passer avant. Il se rendit vers l'endroit où il avait été mit après le détours au secrétariat. Arrivant devant la porte, il toqua avant d'entrée.

-Contrôle de routine.

Annonça-il doucement avec un léger sourire. La blouse blanche entrouverte, une main dans la poche, le stéthoscope autour de son coup, il se rendit jusqu’à son chevet. Son regard se posa vers lui, l'accrochant immédiatement.

-Alors tu vois, tout c'est bien passé non ? Je tiens ma parole...Il attendit un petit peu...Alors comment tu te sens ?

Il porta son regard vers lui, dans une pose nonchalante en attendant le verdict.



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MessageSujet: Re: Allô docteur [Public] Sam 10 Mai - 13:23

Allô docteur

Liam n’avait gardé aucun souvenir de son passage au bloc, c’était un trou noir qui avait envahie sa mémoire. Il était incapable de dire si il était encore en vie ou déjà de l’autre côté. En même temps c’était le but recherché, de ne pas se souvenir. Il se souvenait d’avoir vu le regard de Wayne se poser sur lui alors que ses paupières se fermaient lentement.

Puis, il sentit à nouveau ses paupières, comme si c’était un quart de seconde plus tard, alors qu’en réalité il venait de perdre une heure ? Deux heures ? Il ne serait dire. Ses paupières se mirent à battre, aveuglée par une lumière froide il lui fallut un instant pour se rendre compte de l’endroit où il se trouver. Il avait bien du mal à garder les yeux ouverts, il se sentait épuisé, il fallait lutter pour ne pas se laisser porter par les bras de Morphée.  Ses yeux n’eurent pas la force de combattre. Alors qu’il n’avait qu’entrevu une sorte de lumière vive, il retourna dans l’obscurité.  D’un sommeil sans rêves, et réparateur il ne le quitta que quelques heures plus tard alors qu’il entendit un bruit qui le fit légèrement sursauter. Les idées à peu près claires, il put distinguer où il était, mais l’effet de l’anesthésie ne s’était pas encore bien dissipé, il se sentait encore fatigué et très faible. Mais il était en vie et ça ce n’était pas négligeable.

Les pas du médecin le menèrent à lui, d’un regard il se voulait rassurant. Il s’empressa de le rassurer quant à l’opération. Tout semblait s’être bien passé, c’était un soulagement que Liam ne put dissimuler. C’est donc l’esprit tranquille qu’il acquiesça au médecin. Malgré sa faiblesse, il réussit à parler sans difficulté, il ne ressentait aucune douleur. Les médicaments qui lui étaient injectés par intra veineuse, était très efficace. Il se sentait incroyablement bien. Il put même esquisser un léger sourire.

- Je vais bien. Je n’ai pas mal. Je suis juste…Fatigué.

L’effet de l’anesthésie était bien trop pressant, malgré que sa voix fût stable et sûr, ses paupières avaient tendance à rester closes plus qu’il n’en fallait. Il lutté pour rester éveiller. Sa torture était mentale et non plus physique. Son regard était redevenu flou, il s’excusa d’un geste puis plus rien. Il sombra à nouveau. C’était inéluctable, il était trop épuisé.

Lorsqu’il reprit connaissance, il était toujours allongé sur son lit d’hôpital, la nuit avait gagné son petit espace confiné, les volets avaient était baissés, la lumière avait disparu. Il ne serait dire combien de temps il avait dormi, mais il se sentait requinqué tout à coup, sa poche intra veineuse avait était rempli et quelqu’un toqua à sa porte. Sans attendre de réponse de sa part, la lumière vint l’aveugler puis une infirmière dans un sourire déposa un plateau puis roula le support jusqu’à son lit et le tourna pour qu’il puisse manger sans se lever.

- Il faut reprendre des forces maintenant

Dit-elle avant de quitter la pièce, Liam se redressa, puis attrapa la télécommande pour combler le silence puis d’un coup de fourchette entama son repas. Ce n’était pas terrible au goût, mais il n’avait d’autre choix que de le manger. Après avoir bu toute la cruche d’eau qui avait un goût de calcaire pour camoufler la viande caoutchouteuse qu’il avait dû engloutir il reculer le plateau puis se plongea dans une émission. Une heure ou deux passèrent lorsque l’ennui se fit ressentir, d’un geste il appuya sur le bouton pour appeler une infirmière. Celle-ci ne tarda pas à arriver.

- Un problème, monsieur ?
- Wayne…Je veux dire, le docteur Donovan est encore là ?
- Hm je ne serais pas dire, je peux aller me renseigner. Vous avez des douleurs ?
- Non, non. Je voulais juste savoir quand est-ce que je pourrais rentrer chez moi ?
- Demain j’imagine. Au vue de l’heure vous devriez vous reposer, on verra ça demain. D’accord ? Vous voulez quelque chose pour dormir ?
- Non ça ira. Merci


Elle sourit puis quitta la pièce sous un soupire de Liam, lui qui n’était pas fatigué, il avait passé la journée à dormir, un médicament n’y changerait rien. Il se contenta donc de zapper une bonne partie de la nuit pour finalement s’endormir devant une télé-réalité débile.
C’est vers 6 ou 7 heure qu’une autre infirmière vint le réveiller, il détestait être réveillé comme ça, mais il se contenta de soupirer, puis attendit calmement que la matinée passe, et qu’on lui dise qu’il pouvait enfin rentrer chez lui. La poche intra veineuse avait était retiré pour faire place à des cachets, il ne ressentait pas de douleur sauf lorsqu’il faisait des gestes un peu trop brusque. Mais il était prêt à rentrer, il n’attendait que le feu vert de son médecin.

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MessageSujet: Re: Allô docteur [Public] Sam 28 Juin - 13:27




Allô docteur

Ft Liam L. Gibbs





Dans son regard, la lumière décroissait. Petit à petit, l'obscurité reprenait ces droits, l'emmenant en quelques secondes aux pays des rêves. A cet endroit où tout était paisible et simple, tellement plus facile. Tandis que Liam quittait son état de conscience, le restant de l'équipe lui, restait plus vigilant que jamais. C'était à eux de jouer, c'était à leurs tour à présent d'agir, c'était à son tour. Wayne se mit immédiatement au travail avec l'efficacité et la justesse qui le caractérisait. Pas de mots inutiles, pas de geste imprécis, tout était parfaitement sous contrôle, sous une maitrise froide qui trahissait les années d'expérience qu'il avait accumulé jusqu'ici. Il fallait dire que le médecin n'avait pas toujours eu la chance de pouvoir prendre son temps, de bien tout régler, à la guerre, c'était comme on pouvrait. On essayait juste d'épargner les vies où les membres, les dommages collatéraux et les risques de septicémie était un risque à courir. Enfin, nulle inquiétude à avoir pour le jeune homme parce que son opération se déroula sous un œil expert, pour se clôturer en apothéose avec un véritable succès. Aussi facile que pouvait sembler une intervention, la réussite était toujours agréable, surtout ici aux urgences ou on perdait le plus de patients par an. Le fils de son mentor fut conduit dans la salle de réveille où il allait être placé sous haute surveillance pendant quelques heures, le temps de commencer à émerger, le temps que l'anesthésie et le mélange des produits quittent peu à peu son corps et ses veines. Wayne quant à lui, ne pouvait pas se contenter de rester sur cela pour aujourd'hui. Après un repas mérité, il reprit son travail journalier et notamment ces consultations aux urgences ou il reçut les cas les plus fous et les plus tirés par les cheveux. Une journée normale en sommes.

Néanmoins, le brun n'était pas de ces médecins à se moquer éperdument de ses patients ou de ce qu'il pourrait en advenir, après avoir réalisé ce pour quoi il était payé. C'était pourquoi une fois son service pratiquement fini et une fois qu'il y avait une petite certitude de trouver le jeune homme réveillé, il se dirigea vers sa chambre. La porte était fermée mais tranquillement il toqua à celle-ci avant de s'avancer à l'intérieure de la pièce blanchâtre. Son regard se porta immédiatement vers le lit qui trônait dans le centre de la pièce. Liam y était allongé et au vu du papillonnement répété et constant de ses yeux, il avait du mal à les tenir ouvert. Un peu logique également au vu de la dose qu'il avait reçu pour que tout se déroule parfaitement. Peut-être même que le médecin le réveillait? C'était une possibilité. De toute façon, il ne comptait pas non plus rester là pendant des heures. Il voulait juste prendre de ces nouvelles, voir si tout allait bien avant de rentrer chez lui et quitter sa blouse blanche pour la soirée. Il passerait la nuit ici, au moins, pour qu'il soit surveillé et surtout pour parer à tout risque d'hémorragie interne si quelque chose lâchait. Mieux valait être prudent quand on parlait de vie humaine. Vigilance constante! Il s'approcha du lit tout en le rassurant sur son état de santé, alors qu'il jetait un coup d'œil aiguisé au moniteur à côté de lui. Son regard scruta également les perfusions qui étaient reliées à son bras et le doseur de morphine. Injecter une substance qui se rapprochait d'une drogue à un junkie n'était pas la manière idéale mais contre la douleur il n'y avait pas trop le choix. Au moins ici c'était contrôlé. Quand sa voix reprit, il se retourna vers lui, l'ombre d'un sourire trônait sur son visage fatigué. Le soulagement et la fatigue étaient visibles chez Liam qui avait un mal fou à rester éveillé, il lui signala pourtant que tout allait bien.


-Reposes-toi...

Murmura-t-il presque pour lui-même. Dans ce genre de circonstance, il était inutile de lutter. On ne gagnerait pas cette batail, le sommeil aurait raison de lui et ce fut ce qui se passa. Après une brève lutte acharnée, il rendit les armes et ferma les yeux pour dormir. Ne souhaitant pas l'embêter plus longtemps, Wayne attrapa juste les indications qui se trouvaient au pied de son lit et parcouru brièvement ce que les infirmiers avaient noté et lui avait donné. Tout semblait impeccable, sans doute pourrait-il sortir demain si la nuit se passait sans problème et surtout si il promettait d'être sage pendant encore quelques jours après. Il serait dommage de forcer dès le premier jour. Quoi qu'il en soit, il ne pouvait plus rien faire pour aujourd'hui, il fallait juste qu'il dorme. Le brun se retira de sa chambre et referma la porte avant de prendre la direction de son bureau, pour honorer les dernières obligations qu'il avait. Une fois les dossiers et signatures bouclés, il put troquer la blouse blanche avec son imper beige et il rentra chez lui. Une soirée tranquille, une nuit paisible, personne ne l'avait rappelé, n'était-ce pas merveilleux? Pour lui oui et ce n'était pas toujours comme ça. Ce fut donc de bon matin et frais et dispos qu'il était revenu à l'hôpital. Il saluait un peu tout le monde, souhaitant bonne nuit à la garde qui rentrait chez elle et commençait par l'habituel détour vers ces locaux privés. Lecture des rapports de la nuit, des entrées, des problèmes, des opérations, le tout passé en revue, il se décida à sortir. C'était donc dans un parfais hasard qu'il croisa la rouquine juste en refermant la porte de son bureau.

-Bonjour docteur...Ah oui, pendant que j'y suis, le patient du nom de Gibbs vous a demandé hier soir.
-Pourquoi?
-Je pense qu'il aimerait savoir quand il pourra sortir d'ici.
-Très bien j'irais voir, merci Annie.


Ce fut sur cette note que leur bref échange fut clôturé. D'un geste un peu rapide, il regarda l'heure qu'il était à sa montre. Hum encore un peu tôt mais il pouvait commencer par aller le voir, il ferait juste son petit tour à l'envers, rien de bien dramatique ou particulier. Un sens ou l'autre tant qu'il faisait tout ce qu'il devait, on ne l'ennuierait pas. Puis après tout c'était lui le chef. Il ramena les pans de sa blouse, glissa le bic dans sa poche avant de prendre la direction des étages des patients. Quelques pas dans le couloirs et il se retrouva devant la même porte que hier bien que cette fois-ci, elle était entrouverte. Il toqua à nouveau pour s'annoncer avant de pénétrer à l'intérieur. Le jeune homme semblait cette fois pleinement réveillé et toujours pas dans la douleur. Ces perfusions avaient quittés son bras, il semblerait que tout se soit merveilleusement bien passé. Il fit quelques pas dans la pièce, se retrouvant devant lui.

-Bonjour Liam...Je vois que ça à l'air d'aller mieux? Bien dormis?

Un petit sourire amusé se dessina sur ses lèvres. L'humour était une solution comme une autre pour faire passer avec plus de facilité les évènements compliqués. Il s'approcha un peu plus jusqu'à savoir poser ses mains sur les rebords du lit, à ses pieds. Il semblait bien, c'était bon signe. Il attendit quelques petites secondes avant de reprendre à nouveau la parole.

-Alors il semblerait que tu voulais me voir hier soir? Déjà pressé de nous quitter?

Encore une fois, il le taquinait un peu. Il ne savait même pas pourquoi il prenait cette attitude-là. Sans doute parce qu'il était simplement de bonne humeur ce matin et que le pire avait été éviter. Tout allait bien dans le meilleur des mondes, ou du moins aussi bien que possible. Pour être honnête il n'avait aucune raison de le tenir ici pendant très longtemps, sans doute pourra-t-il sortir dans l'après-midi.



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MessageSujet: Re: Allô docteur [Public] Lun 7 Juil - 21:03

Allô docteur

Liam ne ferma pas l’œil de la nuit, en même temps il avait dormi une bonne partie de l’après-midi.  Il bloqua toute la nuit sur une série de rediffusion d’une sorte de télé réalité sur la vie des gens au quotidien, parfois c’était émouvant parfois hallucinant et même flippant. Les gens pouvaient être si imprévisibles. Ce n’est que vers 6 ou 7 heures alors que les dessins animés faisaient leur place, que le soleil filtrait à travers les lamelles des volets que Liam s’endormit. Mais ce fût de courte durée, ce qui lui sembla être cinq minutes furent en fait deux heures de sommeil, ce n’était toujours pas assez pour récupérer mais qu’importe, tout ce qu’il voulait c’était rentrer chez lui, retrouver son lit confortable, ses bonnes vieilles habitudes. Il rêvé d’un bon fast food bien gras et d’une bonne douche. Il n’était là que depuis la veille mais il avait l’impression que cela faisait plus d’une semaine qu’il était là, c’était insoutenable.

C’est Wayne qu’il vit lorsqu’il ouvrit les yeux, il eut du mal à les tenir ouvert tellement la fatigue avait pris possession de lui, il dû lutter pour comprendre ce que lui disait le médecin. Il se redressa, la douleur était à présent contrôlée, il se sentait beaucoup mieux, physiquement en tout cas. Il fit un léger sourire au médecin traduisant son état, c’était un sourire faible mais qui se voulait rassurant.

- Ça va merci, je me sens beaucoup mieux.

Liam lui offrit un sourire plus franc puis éteignit la télé qui commençait à lui taper sur les nerfs puis après avoir bu un peu d’eau reprit la parole.

- Tu sais que je t’aime bien, Wayne mais…Je ne suis pas contre mon bon vieux lit.

Il prit une petite inspiration puis posa le gobelet d’eau qu’il n’avait pas relâché depuis.

- Sérieux, je vais bien. J’aimerais vraiment rentrer chez moi.

Il prit une voix emplit de supplications comme si cela était une question de vie ou de mort. Et s’en était pas loin finalement, il savait qu’il devait se ménager et se sevrer, mais la première chose qu’il ferait lorsqu’il gagnerait son appartement c’était se prendre un petit rail de cocaïne. Il était tellement prévisible que s’en était navrant. Il était comme ces gens de tous ces reportages, complètement taré. Sauf que lui, il ne passait pas à la télé, à la vue de tous. Il faisait ses petites affaires dans le dos des gens, en profitant pour mentir et dissimuler la vérité. Il voulait changer, vraiment. Mais ses vieux démons le rattrapait toujours c’était inéluctable. Chaque fois qu’il trouvait la force de tout mettre derrière lui, quelque chose l’attrapé, le trainant de force vers les ténèbres, peu importe ce qu’il faisait il avait toujours un boulet accroché à sa cheville, ce même boulet qui se trouvé du mauvais côté, ce côté si obscure qui le faisait tomber toujours plus bas. Fallait-il qu’il touche le fond pour remonter ? C’était là la question, quelle était sa limite ? Fallait-il qu’il soit aux portes de la mort pour réagir ? Seul l’avenir nous le dira. Peut-être avait-il besoin d’une ambition, d’un but, mais fallait-il encore le trouver.

Il attendit bien sagement que Wayne lui dise si il pouvait partir ou non, mais il ne voyait pas pourquoi il ne le pourrait pas, il lui ferait sûrement une ordonnance et se souhaiterait mutuellement de ne pas se revoir de sitôt, c’était un peu leur rituel.


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MessageSujet: Re: Allô docteur [Public] Mer 9 Juil - 10:13




Allô docteur

Ft Liam L. Gibbs





Les journées se suivent mais ne se ressemblent pas. C'était ce qu'on pouvait dire dans la plupart des cas, sauf que quand vous étiez chirurgien-urgentiste dans un hôpital placé en plein centre ville, c'était à peu près du pareil au même. Les cas d'accidents étaient du aux mêmes causes, les blessures toujours très classiques en fonction des saisons ou des pics épidémiques des maladies. Une routine certaine qui se trouvait parfois pimentée par un cas ou l'autre plus complexe, sortant du lot. Le genre de cas qui vous faisait réfléchir, tester des diagnostics, vous poussait plus loin dans votre réflexion, usait véritablement votre talent de médecin. Autant dire que cela n'avait pas été le cas hier, ce qui dans un sens était bien mieux pour Liam et tous les patients dont il s'était occupé. Tous c'était très bien passé et il avait pu profiter pleinement de sa nuit réparatrice, ce qui n'était pas le cas tout les jours. Wayne avait beau être dans le bain depuis un grand nombre d'années, malgré l'expérience, il arrivait toujours des moments ou on s'en voulait des vies perdues, ou on s'en voulait de ne pas avoir tenté plus où d'avoir compris plus tôt. Des remords qui vous pourchassaient, vous assaillaient sans vous laisser une minute de répit alors que nous n'étions pas des Dieu, juste des hommes comme les autres. Quand cela lui prenait, il s'esquivait de son bureau plus tôt et allait faire de longues balades sur la plage. Seul. Avec pour compagnie, le remoud des vagues qui venaient s'écraser sur le sable, le vent qui tournait en bourrasques et quelques mouettes passagères. Là, il réfléchissait, il s'apaisait. Aujourd'hui, nul besoin d'être aussi dramatique, vu qu'il n'y avait que des réussites d'autant plus qu'aucune urgence n'avait été signalée chez ses patients pendant la nuit. Ce qui signifiait que l'un ou l'autre allait pouvoir soit rentrer chez eux, comme le fils de son ancien boss ou passer à un autre étage que les soins intensifs.

De bon matin, il s'était dirigée vers l'aile de ses patients, poussé par les paroles de l'infirmière. Le brun avait commencé par une visite routinière chez Liam. Entre eux, c'était une longue histoire. Ils se connaissaient à cause des frasques du jeune homme. Le nombre de fois où il lui avait dit, je ne veux plus te revoir et que quelques jours ou semaines plus tard, il débarquait blessé à nouveau...Incomptable...Enfin, ici, il n'y était strictement pour rien. Une appendicite pouvait arriver à n'importe qui et se déclencher n'importe quand, sans signe avant-coureur, sans déclencheur quelconque. Arrivé dans sa chambre, il réalisa que la télévision tournait encore et qu'il se réveillait à peine. Avait-il sombré dans le sommeil que maintenant? Ou l'anesthésie avait encore des effets après toute une nuit? Possible, il ne savait pas le dosage qu'avait du donner son collègue pour s'adapter à sa prise de poudre blanche. Qu'importait, il reprit la parole, en enchainant sur son envie si pressante de sortir d'ici. Bon cela le médecin pouvait le comprendre. Il avait rarement vu des patients qui faisait des pieds et des mains pour rester à l'hôpital. Au contraire, tous voulait sortir d'ici au plus vite. Il n'y avait que lui et ses collègues pour aimer venir de leur plein grès. Bien que ce n'était pas la même chose. Il le vit se redresser sans paraître souffrir, signe que les antidouleurs étaient suffisants et qu'il n'avait plus besoin de la pompe à morphine vu qu'elle était partie. Cela allait dans le positif pour lui.  Un sourire prit possession de son visage à sa seconde réplique, oui on pourrait croire qu'il ne venait que pour lui à force. Il prit un temps de réflexion et se redressa.


-Oui je vois que tu as l'air d'aller mieux...Tu n'as plus mal? Plus trop d'effet secondaire?

Il fallait bien qu'il confirme ces derniers points, qui était plus important qu'on pouvait le penser. Oh qu'il n'aille crainte, le brun n'allait pas le garder plus longtemps que nécessaire. Il allait pouvoir sortir dans l'après-midi, avec une petite ordonnance en cadeau concernant quelques antidouleurs pour parer au réveil douloureux. Mais il savait très bien aussi que ces vieux vices se rappelleraient à son bon souvenir. Liam lui avait confessé avoir pris de la drogue, cela allait faire plus d'une journée entière qu'il n'en avait pas touché. Enfin si celle injectée mais ce n'était pas vraiment pareil même si on planait un peu aussi. Au vu de ces doses décrites, il allait finir par être en manque et nul doute que seul chez lui, il allait y retourner. Ce n'était tellement pas recommandé. Pouvait-il faire quelque chose? Pas vraiment. Prévenir la police? Ils le mettrons en garde a vue, confisquera ces paquets puis ils seront bien forcés de le relâcher. Son père? Il ne voulait pas en entendre parler. Doit-il vraiment attendre qu'il arrive ici proche de l'overdose pour que son cerveau percute qu'il se tuait à petit feu? Il faut croire...Il croisa ses bras contre son torse, releva son regard et le plongea dans le sien.

-Je ne vais pas te retenir ici, tu devrais pouvoir sortir dans l'après-midi...Il attendit quelques secondes...Tu devras juste rester vigilant deux ou trois jours, ne pas forcer, ni faire d'effort inconsidéré, d'accord? Je te donnerais également quelque antidouleur à prendre avec les repas pour le restant de la semaine. Et normalement ça ira, on ne devrait pas se revoir de sitôt.

Le sous-entendu finalement ne devrait pas être trop compliqué à percuter pour Liam. Non il n'avait pas envie de le revoir quelle que soit la raison. Wayne fit quelques pas de plus pour revenir vers son hauteur. Il attendit finalement avant de reprendre, cette longue litanie, ces paroles qu'il lui avait déjà dit un certain nombre de fois. Il faisait face à un mur, mais l'ancien marine ne semblait pas désespérer. Mieux valait le raisonner avant que cela ne soit trop tard.

-Je sais pourquoi tu veux rentrer et tu ne devrais pas le faire. Ce n'est pas ça qui est la cause de ta présence mais tu ne devrais pas tenter le diable. Tu devrais raccrocher avant que ce soit pour une overdose qu'on t'admette...

Oh il en avait déjà vu et ce n'était pas du joli joli. Parfois, il rattrapait le coup, parfois pas. Trop loin ou trop rapide pour contrer le mécanisme de la drogue.



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MessageSujet: Re: Allô docteur [Public] Dim 13 Juil - 20:34

Allô docteur

Liam acquiesça à sa question, les douleurs étaient moindres à présent grâce aux cachets c’était un soulagement de plus.

- Non tout va bien. Fit il dans un sourire

D’ailleurs, il ne put réprimer un soupire de soulagement lorsque son médecin lui signala qu’il pourrait sortir dans l’après-midi. L’hôpital, ça n’avait jamais était son truc, en même temps ce n’était le truc de personne. Il était rare de croiser quelqu’un heureux de se rendre à l’hôpital.
Le jeune homme n’était pas du genre à se ménager, à faire attention à tout, il agissait sur le moment. Et bien souvent c’était inconsidéré justement, alors autant dire que ce conseil entré d’un côté puis ressortait de l’autre. Il avait beau le raisonner, Liam était têtu, et du moment qu’il ne percuté par seul, personne ne pourrait rien pour lui. Ce qui suivit, Liam l’avait vu venir à des milliards de kilomètres. Bien sûr qu’il allait le mettre en garde, il était médecin. C’était s’il ne l’avait pas fait qu’il aurait trouvé ça curieux. D’autant plus, que le jeune dealer lui avait avoué qu’il avait consommé de la drogue la veille, en tant que médecin il connaissait la durée minimale avant de ressentir les premiers effets de manque. Son envie de quitter au plus vite les lieux y était sensiblement liée, il ne pouvait le nier.

Wayne avait compris, il comprenait son raisonnement, comme s’il pouvait lire dans ses pensées, Liam se voyait déjà sur son canapé, un talkshow en fond sonore, une bière posée et un rail de cocaïne sur la table du salon. C’était inévitable, même si il savait qu’il ne devrait pas, que ce n’était pas raisonnable. La raison n’entré pourtant pas en compte ici, c’était une question de pulsion. Alors quoi ? Il allait rester ici, tel un otage pour lutter contre cette douce tentation qui ne quittait jamais son esprit ? Il était dur de lutter. Et pour lui, les tentations étaient faites pour y céder justement, à quoi bon lutter tout en sachant qu’on aller quand même le faire au final ? Autant s’éviter tout ça. Mais le médecin disait ça pour lui, pour son bien, parce qu’il se souciait de lui, et Liam ne pouvait s’empêcher de l’en remercier d’un simple regard, parce-qu’il n’avait pas l’habitude qu’on se soucie de lui. Il soupira puis se mit enfin à parler.

- Je peux rien te promettre, je ne vais pas te mentir, ça ne servirais à rien. Mais…Je peux essayer.

Et ça ce n’était pas des paroles en l’air, Liam n’avait qu’une parole, quand il faisait des promesses ce n’était pas en l’air, il ferait tout ce qu’il pourrait. Ce petit déclic déclencha cette envie de ne pas décevoir le médecin. Car, oui, sa déception était plus grave que sa propre vie. Liam avait toujours eu cette peur, cette pénible sensation de décevoir. Et c’était difficile lorsqu’il savait qu’il n’était que déception, il n’avait rien fait, rien accomplie. Il enchaînait les conneries, les faux pas sans jamais en tirer les leçons, se contentant d’en faire d’autres, c’était lassant à force. De nombreuses fois, il avait voulu mettre un terme à tout ça, mais ses vieux démons le tiraient toujours vers le bas encore et encore.

Le jeune homme ressentit le besoin de remercier Wayne, lui seul avait toujours insisté pour qu’il se remette sur les rails, même si c’était en vain, de nombreuses fois il avait parvenu à lui faire prendre conscience que son comportement n’était bon pour personne, et surtout pas pour lui-même. Lorsqu’il avait l’impression que les mots ne suffisaient plus, Wayne avait pris les devants, lui trouvant des centres, l’aidant du mieux qu’il pouvait, il avait dû essuyer des refus mais il n’avait jamais abandonné et ça Liam ne pouvait le nier. Peut-être que cette fois ci, c’était cette fois de trop, celle où il pouvait enfin se demander, mais qu’est-ce que je fais de ma vie ?

- Merci, Wayne…Merci de ne pas me lâcher.

Liam n’était pas du genre à dévoiler ses sentiments, à dire ce qu’il pensait là à la minute, mais là il en ressentait le besoin, c’était peut-être le pas de la guérison ? Ne nous emballons pas, le chemin est long et semé d’embuches mais c’était un premier pas prometteur. En un quart de seconde, Liam avait pris conscience que Wayne n’était pas là pour l’embêter, pour lui faire la morale, mais seulement comme un ami pourrait être là pour lui. Il s’inquiété pour lui, comme l’on s’inquiéterait pour un membre de sa famille. Il n’était plus seul.



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MessageSujet: Re: Allô docteur [Public] Mar 12 Aoû - 10:37




Allô docteur

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La santé. C'était cette notion un peu vague dont on ne se rendait compte de l'importance que quand nous l'avions perdu. C'était pour éviter cette fatalité que Wayne était devenu médecin. Aider les gens à aller mieux, à se remettre sur les rails, sauver des vies. Cela ne marchait pas toujours mais au moins, il aurait essayé. C'était comme ça qu'il se sentait utile, qu'il essayait peut-être simplement de racheter les vies prises dans sa vie passée. D'effacer les souvenirs de ses collègues morts au combat, alors qu'il ne pouvait rien y faire. Oui, sans doute que son comportement d'aujourd'hui, n'était pas étranger à son passage chez les marines mais qu'importait. Comme dans tout métier qui se respectait, il y avait des déformations professionnelles, il ne pouvait s'empêcher de poser les mêmes questions rituelles ou ces mêmes barbantes morales pour le tirer d'affaire. Le brun, s'était concentré sur la principale, c'était de savoir s'il était vraiment apte à rentrer chez lui, à reprendre le court de sa vie sans être surveillé constamment par une myrillade d'appareil électrique. Cela semblait en bonne voie en tout cas et Liam, le confirma. Il se sentait bien. Sans doute que ce sentiment de paix, était donné par les antidouleurs qui restaient dans son organisme. Une opération aussi banale soit-elle devenue, restait une opération. Il risquait d'avoir mal s'il ne faisait plus effet. Très bien, lentement le chirurgien hocha la tête satisfait. Il le croyait et les preuves de son état amélioré étaient clairement tangibles par l'enlèvement de sa pompe à morphine, ou par les annotations des infirmières qui l'avaient surveillée pendant la nuit. Finalement, il lui dit qu'il allait pouvoir s'en aller, sortir d'ici.

Si tout allait bien, il n'avait aucune raison de le séquestrer dans ces lieux. Autant qu'il laisse la place à une personne qui en avait plus besoin. Les urgences étaient souvent envahies et il n'était pas rare que se soit la guerre pour trouver des places, surtout dans une ville aussi peuplée d'habitants et de touristes que Washington Dc. Néanmoins, Wayne n'était pas dupe. Il savait très bien que son envie de partir d'ici, n'était pas du qu'à la réalité des choses. C'était couplé à ce besoin impérieux que créait la dépendance aux drogues. Les heures étaient passées depuis sa dernière prise et il entrait en phase de manque. Cela allait le tirailler, le tenailler pour y céder à nouveau. C'était impérieux, vital, il le savait. Alors vous allez vous demander pourquoi continuer de s'acharner ainsi? Parce qu'il ne pouvait pas le laisser couler sans rien faire, le laisser se détruire à petit feu en souriant bêtement. C'était au-delà de ces possibilités. Il fallait qu'il essaye encore et toujours. Montrant qu'il tenait d'une certaine manière au jeune homme. Il faut dire qu'il avait tellement eu l'occasion de se croiser, de se parler, qu'il y avait un lien même involontaire qui se faisait. Il n'avait pas envie de retrouver Liam un jour dans son service pour une overdose, qui pourrait lui être fatal. Parce que l'organisme s'habituait à tout et demandait des doses de plus en plus grandes pour être satisfait, c'est de là que naitrait le risque. Le médecin s'attendait une nouvelle fois à se faire rembarrer ou avoir droit à une réplique évasive mais la réaction du fils de son ancien mentor le prit de court. Il semblait comprendre enfin qu'il ne cherchait pas à l'ennuyer ou à le combattre, juste l'aider. Son regard tourné vers lui, il le fixait. Wayne hocha doucement la tête alors qu'un léger sourire se dessina sur ses lèvres. Essayer cela sera toujours ça.


-Essayez sera déjà un excellent début... Accroches-toi, la vie à surement mieux à te donner.

Surement oui, libérer de cette chaine qui s'accrochait et se liait à lui, d'autres portes pourraient s'ouvrir. Un autre avenir, des autres décisions. Pourquoi ne pas retrouver des amis dignes de ce nom ou un métier qui lui plairait plus que de distribuer ce poison. Bien sur qu'il ne pouvait pas promettre mais quelque chose dans le regard de son jeune patient, lui fit comprendre qu'il avait enfin saisi le message. Peut-être n'était-ce qu'une illusion, il le serait très vite de toute façon, s'il le voyait revenir mais il avait envie d'y croire, comme lui, avait envie de s'accrocher à cette sortie. Cela serait long, pas sans mal, mais il pouvait le faire. D'autres avant lui y était déjà arrivé, il n'y avait pas de raison que sa volonté ne s'impose pas. Même si elle serait peut-être encore trop faible pour aujourd'hui. Les mains posées sur les rebords de son lit, il l'écouta à nouveau reprendre sur des remerciements. Là il avait vraiment l'impression que le déclic s'était enfin produit même s'il ne le faisait pas pour recevoir des louanges. Il voulait juste aider. Son sourire s'agrandit, il eut un mouvement de tête signalant que ce n'était rien. Non, ce n'était pas grand-chose, il avait tenu à le faire, il avait voulu l'aider là où peut-être d'autres médecins aurait déjà abandonné et le laisser dans ses problèmes, nageant en eaux troubles.

-Il n'y a pas de quoi... Je te lâcherais pas... Tu as toujours mon numéro et j'y décrocherais si jamais tu en as besoin.

Oui il persistait et signait encore une fois. Si Liam voulait de l'aide, un conseil, il serait là. Si cela pouvait le tirer d'affaire, si cela ne pouvait l'aider à ne plus revenir dans un état pitoyable chez lui, à s'en sortir alors il le ferait. Le médecin tendait la main une nouvelle fois. Cette fois il avait plus de chances que cela marche, il le présentait. Finalement, il fut bientôt temps de prendre la tangente, les heures filaient et sa liste de choses à faire était encore longue. Il n'avait pourtant pas envie de le quitter comme ça, mais il n'avait guère le choix. Le brun se redressa, sa blouse blanche le caractérisant suivant le mouvement.

-Je dois continuer mon tour, Liam... Je te fais parvenir les ordonnances aux environs de midi. Tu pourras sortir vers 14 heures environs. Comme ça si tu veux que quelqu'un vienne te chercher, tu auras le temps de le prévenir... À la prochaine & de préférence dans longtemps...

Rituel mystique, juste une petite pique de rappelle pas méchante. Il lui fit un autre mouvement de tête avant de quitter sa chambre d'hôpital, passant dans la suite des services. La journée était remplie, le médecin n'eut plus l'occasion d'aller revoir le jeune homme une dernière fois néanmoins, il tient ses promesses. À midi tapante, une infirmière lui amena son plateau-repas ainsi que les ordonnes signée par Wayne. S'y trouvait également, une carte de visite ou était inscrit son biper, certes, mais également son GSM. Au dos de la feuille, de manière manuscrite était indiquée son téléphone de maison. Il ne pourra pas avoir l'excuse de ne pas savoir le joindre. Un seul mot : Courage. À 14 heures, il pouvait quitter l'hôpital.

Sujet Terminé



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