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Une journée à la ferme [Partie 2] ~ Jennyfer

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I'm radioactive

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MessageSujet: Une journée à la ferme [Partie 2] ~ Jennyfer Sam 24 Aoû - 22:57










Les minutes qui s’écoulaient les rapprocher de plus en plus de la ferme et de la surveillance qu’il faudrait avoir constamment avec le petit garçon qui promettait de courir partout pour tout voir et qui aurait du mal à tenir en place. Un léger sourire sur ses lèvres elle laissait Evan hurler dans l’habitacle les indications à sa grand-mère qui était au volant, profitant des derniers instants tranquillement, en silence sur son siège. Une fois arrivée à destination, voiture garée, elle ne sortit pas tout de suite de la voiture, cherchant sa paire de lunette de soleil mais surtout celle d’Evan et la casquette du petit. Dès qu’elle les eut trouvés la blondinette descendit de la voiture et fit descendre son petit garçon qu’elle attrapa par la main avant que celui-ci s’élance vers l’entrée de la ferme. S’accroupissant devant lui, elle lui visa sur la tête la dites casquette et lui mit sur le nez les lunettes de soleil. Même s’il ne faisait pas encore si chaud que ça, il serait protégé contre le soleil quand le temps se réchaufferait un peu plus dans le courant de la journée.

Prenant les tickets que lui donnait sa mère, elle la remercia et la petite troupe se dirigea donc vers l’entrée de la ferme pédagogique. Evan était quelques pas plus loin et montrait bien son impatiente aux deux adultes qui l’accompagnaient, leur demandant de se dépêcher. Sourire aux lèvres, elle le suivait tranquillement. Voyons ! Ils avaient tout le reste de la journée devant eux ! Elle avait un petit sac avec elle, avec pansement, mouchoir, petite bouteille d’eau, crème solaire – oui oui quand ça va chauffer il en faudra bien -, argent - sait-on jamais - , Aspivenin si un insecte s’aviser de piquer l’un d’entre eux et autres petites choses nécessaires. Il y avait quelques personnes à l’entrée, des familles qui venaient elles aussi passer une journée ensemble à la ferme. Quand ce fut leur tour, elle tendit les tickets alors que la femme qui les lui rendait en partie déchirée avait un sourire amusé afficher sur ses lèvres au vu du comportement important du petit garçon. Une fois qu’ils furent dans la ferme, Iris trouva un panneau où étaient affichés en grand le plan de la ferme et en dessous avec un plastique pour les abriter d’une possible averse, des plans en papiers. Elle en prit un, ça leur éviteraient de retourner à chaque fois au point de départ :

- Alors Evan qu'aimerais-tu faire en premier ? Y a les poneys l’après-midi à ce que je vois …

- J’veux aller cueillir les fruits et les légumes !

- Evan on ne dit pas « je veux » mais « j’aimerais » … bon et bien … maman tu es partante pour aller faire la cueillette ?

Cueillir les fruits ? C’était plutôt les manger non ? Elle était quand même assez surprise de la demande de son fils, il n’avait rien laissé filtrer auparavant qui aurait pu faire penser qu’il voulait aller faire la cueillette. Bah ! Si tout le monde était partant, il n’avait rien à redire ! Et puis c’était l’une des nombreuses activités que la ferme proposait. Bon … bien sûr ce qu’on récoltait il fallait le payer. Mais bon, si c’était pour la bonne cause, elle ne rouspéterait pas ! Et ça lui éviterait de faire les courses cette semaine. Elle attendait donc la réponse de la co-directrice du NCIS pour voir si oui ou non ils partaient en direction de l’endroit où ils pourraient cueillir fruits et légumes.

Bon après … il faudrait qu’Evan mange les légumes qu’il avait cueilli mais elle lui faisait assez confiance – mais pas totalement – pour qu’il cueille ce qu’il apprécié le plus. Cette après-midi à ce qu’elle avait vu, il y avait quatre horaires pour que les enfants montent les poneys, quinze heures trente, seize heures trente, dix-sept heures trente et dix-huit trente. Elle penchait plus pour le second horaire, ce qui ferait qu’ils pourraient rentrer pas trop tard chez eux et éviteraient les embouteillages dans la ville. Au moins, pendant l’heure où Evan serait sur le poney qui lui aurait été attribué, les deux femmes pourraient faire une pause et respirer un peu.



Tu peux avancer jusqu'à l'heure que tu veux Wink

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Dernière édition par Iris Shepard le Mar 3 Sep - 20:27, édité 2 fois
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Rousse au grand coeur

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MessageSujet: Re: Une journée à la ferme [Partie 2] ~ Jennyfer Mer 28 Aoû - 20:00




Une journée à la ferme...
Ft. Iris Shepard & Jennyfer Shepard


Leur expédition à la ferme allait bientôt commencer. Ce monde si particulier et attractif pour les enfants était à portée de main à présent et l'excitation du petit Evan se faisait sentir plutôt violemment dans la voiture, parce qu'il exhortait carrément ces ordres de direction. Alors que la rouquine prenait un malin plaisir à ralentir plus que nécessaire et à hésiter lourdement sur la moindre direction à prendre. Évidemment, le petit garçon, ne saisissait que peu la plaisanterie, continuant ses cris en disant son 'mais mamy regarde un peu'. Décidant qu'il n'y avait pas de charme à la pitrerie, si le bonhomme ne la saisissait pas, elle termina rapidement le chemin qui les séparait de cet endroit longtemps rêvé, par le plus jeune, pour se garer. Mise en place, Jennyfer en profita pour sortir du véhicule de fonction avant de se dégourdir un peu les jambes. Elle avait certes l'habitude de réaliser de longs trajets que se soit en voiture, en jet ou en autres moyens de locomotion mais il y avait une légère différence entre être au volant et attentive ou être derrière et lire. A choisir, elle était adepte de la seconde solution. Tranquillement, elle referma sa porte, vérifia qu'elle avait toutes ses affaires avant de prendre les trois tickets d'entrée qu'elle avait logée dans son portefeuille pour ne pas les oublier. Ses deux compatriotes ayant regagné à leur tour le plancher des vaches, elle verrouilla la voiture et logea la clé dans une de ces poches avant de leurs tendres ce petit bout de papier qui aurait certainement des pouvoirs magiques pour un garçon de l'âge d'Evan. Ni une, ni deux, il traça à une vitesse hallucinante en direction de l’entrée. Voilà qui leur promettait à elle et à sa fille de longue marche rapide pour le tenir à l’œil. Munie de sa casquette et de ses lunettes, ils les houspillaient pour qu'elles se dépêche alors que la rousse se demandait si Iris n'avait pas un petit peut exagéré. Ils ne partaient pas à l'autre bout du monde, ou au fin fond de l'Afrique, c'était juste une expédition à la ferme.

Docilement, elle obtempéra à l'ordre de son petit-fils et tendit son ticket à la dame qui les laissa rentrer. Par acquit de conscience ou déformation professionnelle- appelez cela comme vous le souhaitez- elle avait porté son regard émeraude dans toutes les directions avant de revenir vers le panneau central qui avait l'amabilité de leur faire un résumer des possibilités qui étaient à leurs portées. Elle eut un rictus amusé en s'imaginant les panneaux avec le gros point rouge signalant vous êtes ici. Classique mais peu secourable. Alors qu'elle lisait rapidement ce qui pouvait bien y avoir à faire, Iris lui demanda ce qu'il voulait faire. Si vous auriez demandé l'avis de Jenny, elle aurait été sure qu'il aurait répondu qu'il voulait aller voir les poules ou les chèvres mais non, il avait choisit ce qui lui semblait le moins possible du lot : La cueillette. Une lueur d'étonnement brilla dans ses prunelles alors qu'elle regardait Evan. Cependant, si on y réfléchissait bien, un potager ce n'était pas souvent qu'il devait en voir. Si la vie en ville avait ces avantages parce que vous étiez près de tous ce que vous aviez besoin, elle avait aussi ses inconvénients comme le manque d'espaces verts. Oh il y avait bien sur des pelouses ou des petits jardins mais un potager nettement moins. Secrètement, elle formula l'espoir que tout le travail à fournir ne l’intéresserait pas trop parce que sa fille et son appartement ne pouvait pas accueillir de potager, alors que malheureusement pour elle, son petit carré de jardin, lui, oui. Elle sortit de sa réflexion en voyant le regard interrogateur de la jeune blonde. Ah on attendait son accord de toute évidence, que pouvait-elle dire contre ça ? Rien. Elle supposait qu'il voudra absolument voir tout donc autant commencer par ça, cela alliera l'utile à agréable et ils auront des légumes  frais à manger ce soir.


-Oui, allons voir si tu es bon cueilleur...

Dit-elle avant d'esquisser un léger sourire, ravi le petit bonhomme fonça dans la première indication, heureusement c'était la bonne direction. Elle jeta un dernier coup d’œil au panneau pour être bien sur de par ou aller avant de lui emboîter le pas. L'exploitation agricole avait quand même quelques hectares et elles n'étaient pas les seules à se bader ici. Entre deux cris qui lui demandaient de rester ici ou de les attendre, elle regardait autour d'elle. On voyait ces animaux typiques, qu'il était plus que rare de croiser dans le centre de Washington. Des petites fermettes en bois, des hangars, tout cela sur leur trajet. Si elle pensait parfois à autre chose et déviait dans les tréfonds de ses pensées ? Certainement ! Plusieurs éléments de sa mémoire venaient refaire surface de temps en temps. Enfin, les arbres furent a portée de vue et le jardin également, ils étaient séparés de la propriété par une barricade en bois où était mis un panneau indiquant tous les éléments et le prix à payer pour chaque collecte. Ils faillaient faire confiance aux gens, parce que la fois en l'espèce humaine n'était pas donnée. La codirectrice était presque certaine que plusieurs personnes ne devaient rien y mettre alors qu'ils prenaient. Elles rentrèrent dans la parcelle et Evan partit vers les fruits, il y avait un large choix : Prune, pomme, cerise, abricots...Elles étaient tombés dans la bonne période.

-Tu veux commencer par quoi Evan ?
-Les cerises ! Parce que c'est bon les cerises....


Elle esquissa un sourire amusé alors qu'elles prirent la direction de l'arbre rougeâtre. Malheureusement ceux-ci étaient quand même relativement hauts et les premières branches avaient déjà été effeuillées par les personnes précédentes. Les cerises étaient un peu plus haut mais certainement trop pour le petit garçon. Monter dans une échelle là-dedans, c'était risquer à tous les coups de se casser la figure, donc il fallut opter pour la technique la plus fatigante pour les bras qui consistait à le porter un peu plus haut, pour qu'il aille l'insigne honneur de décrocher les petites boules rougeâtres. Elle lui avait bien spécifié de le prendre avec la queue, sinon elles tiennent moins longtemps. Sauf que après quelques minutes cela devenait assez lourd et le petit sac pastique ne se remplissait pas plus vite, surtout qu'Evan avançait à un rythme qui était de une pour le sac, une pour lui. Alors que c'était à nouveau la jeune mère qui s'y collait, Jen avisa un peu plus loin, une sorte de bosquet de verdure où on voyait des éléments très noires dessus. Mure et myrtille parfais. Alors qu’elle tenait sac ouvert en l'air pour qu'il jette dedans, elle l'interpella à nouveau.

-Et si tu allais nous chercher un petit ravier de mure et de myrtille qui sont justes là-bas plutôt ? Pendant que nous on cueille un petit peu de chaque.

Il devait être un passionné de myrtille parce qu'il avait montré sa joie et à peine était-il au sol qui fonçait vers l'endroit indiqué. Heureusement que l'élément restait à porter de vue. Elle émit un rire alors qu'elle avançait avec Iris vers un prunier qui était plus près de l'endroit ou avait filé son fils. La conversation reprit gentiment sur des choses basiques. Tranquille rien ne pressait. Cela était fort étrange pour la rouquine mais une journée en famille comme ça avait au moins le mérite de lui faire un dépaysement total du Ncis. Alors qu'elle avait cueilli quelques prunes, cerises, nectarine et pomme, leur sac était rempli. Evan revient avec son petit ravier rempli de ce mélange alors que les traces de ses méfaits se voyaient sur ses affaires. Des taches mauves ornait son t-shirt et sa bouche était toute barbouillée, elle se mit à sourire de plus belle.

-Dit moi, tu les as cueillis ou tu les as mangés ces fruits ?... Elle se retrouva vers sa fille...Tu ne m'avais pas dit qu'il adorait les fruits ? C'est pas sur qu'il tienne ça de toi..

Ironie évidemment, elle paya le restant des fruits, au légume maintenant.

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I'm radioactive

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MessageSujet: Re: Une journée à la ferme [Partie 2] ~ Jennyfer Ven 11 Oct - 0:27










Elle était contente de passer cette journée en famille, famille qu’elle n’aurait jamais cru avoir quelques années auparavant. Avoir une mère, sa mère, c’était quelque chose d’inimaginable pour elle quelques années auparavant. Ça avait été un réel choc. Ses sentiments avaient été très mélangés, ne sachant pas vraiment que faire, comment réagir. Ça avait été très houleux au début entre la co-directrice et elle mais maintenant ça allait nettement mieux et puis, maintenant il y avait Evan, son fils à elle, son petit garçon qu’elle aimait tellement, tellement fort. Mais bon, malgré le fait qu’elle était contente de passer cette journée en famille, elle avait encore une petite préférence pour passer la journée au lit à glander, à dormir et potentiellement … ok … bosser au lit. En même temps être réveillée par un petit garçon qui saute sur votre lit en hurlant « Maman ! Maman ! Lèves-toi ! Maman ! Maman ! Lève-toi ! Mamie va bientôt arriver ! Allez lève-toiiiiiiiiii ! Allez ! Allez ! Puis j’ai faim ! Allez maman ! On va à la ferme aujourd’hui ! Lève-toi maman ! » pour vous faire émerger, c’est pas le top.  Au moins, Iris avait reçu son bisou sur la joue du matin ça l’avait fait réagir un peu mieux et elle était dans une meilleure optique pour cette loooongue journée qui s’annonçait. Youpi !

Mains dans les poches, Iris suivait son fils ne le perdant pas du regard un seul instant. Evan déclara qu’il voulait aller faire la cueillette. La Shepard était assez étonnée d’entendre cela de la part de son fils, elle ne s’y attendait pas vraiment, mais elle accepta tout de même, préférant aussi demander l’avis de sa mère. Il fallait mieux que tout le monde soit partant, ça serait bien plus intéressant. La jeune femme se doutait plus que la cueillette était surtout un prétexte pour manger les fruits. Gourmand va ! Elle suivit donc son fils et écouta la co-directrice demander au petit-garçon ce qu’il voulait cueillir en premier. A la réponse de celui-ci, cela fit sourire sa mère, un sourire attendrit. Les cerises … ok. Va pour ça. Même si, elle allait devoir le porter à bout de bras pour qu’il puisse faire sa cueillette. C’était un sacrifice qu’elle pouvait bien lui accorder :

- Va pour les cerises alors !

Les deux adultes alternèrent pour soulever Evan qui remplissait petit à petit le sac, en mangeant une, mettant la seconde dans le sac etc … super technique ! Pour se remplir le ventre et en mettre en même temps pour plus tard. Lui, il s’amusait comme un petit fou, quant à Iris, elle commençait déjà à en avoir marre de le soulever à bout de bras, c’est que ça commençait à la fatiguer au niveau des bras et elle voulait garder de l’énergie pour le restant de la journée sinon elle n’allait pas tenir le rythme. Alors qu’elle commençait nettement à fatiguer mais tenait bon quand même, ce fut sa mère qui vient à sa rescousse en proposant à Evan d’aller leur remplir un petit ravier de mures et de myrtilles. Dès qu’Evan annonça qu’il était d’accord, Iris poussa un soupir de soulagement silencieux et le reposa par terre. Chouette ! Elle n’avait plus à supporter son poids. Dès qu’il se fut éloigner en courant à toute allure, Iris se permit de faire entendre sa voix pour signifier sa gratitude face à ce que venais de faire sa mère :

- Merci maman ! Je commençais à avoir l’impression que j’allais perdre mes bras. Il grandit trop vite, j’ai encore l’impression que c’était hier qu’il était encore un petit bébé que je tenais dans mes bras. Maintenant, ça a changé. Il grandit trop vite je trouve … dit-elle en suivant tranquillement sa mère jusqu’à un prunier tout en poussant un petit soupire

La conversation continua tranquillement. Elle aimait bien être avec sa mère, elle préférait bien sûr la voir en privée que lorsqu’elles étaient au NCIS. Au bout de quelques temps, Evan revint avec son petit ravier mais aussi de magnifiques tâches sur son T-Shirt et sur sa bouche. Eh bah dis donc ! Elle commençait sérieusement à douter qu’il se sente de manger pour le pique-nique, certes ce n’était pas pour maintenant mais au vu de ce qu’il avait dû engloutir, elle doutait :

- Cueillit ! Mais un peu manger ...

Un peu beaucoup manger non ? Bon, elle avait de quoi le changer pour qu’il ne passe pas la journée avec un T-Shirt sale. S’accroupissant à son niveau, elle prit un mouchoir, le mouilla avec un peu d’eau et entreprit de le débarbouiller. Non mais je vous jure ! Tout en faisant cela elle écouta sa mère lui parler et elle rit en réponse :

- J’ai dû oublié d’en parler. Mais les légumes je suis sûr qu’il ne doit pas tenir ça de toi non plus. Bon. On va aller payer ces fruits et on va s’occuper de ces fameux légumes ! dit-elle d’une voix enjouée

Une fois après avoir fini de payer les fruits, elle hésita un instant à le changer immédiatement ou attendre un peu. Pesant le pour et le contre, elle pencha pour la seconde solution. Ça pouvait bien attendre un peu. Et puis il y avait d’autres enfants qui avaient leur T-Shirt tâchait eux aussi. Ainsi donc, le petit groupe alla cueillir des légumes. C’était beaucoup moins fatiguant au niveau des bras de ce côté-là. Il n’y avait pas à porter le petit garçon. Il y avait bien plus d’enfants aux fruits qu’ici avec les légumes. Étrange non ? Pas tellement. Les enfants préférés les fruits, le sucré, que les légumes. En pensant au sucre, Iris se rappela qu’elle avait le paquet de bonbons que leur voisine avait donné à Evan et que la jeune blonde avait pris pour ne pas qu’il le mange immédiatement. Elle penchait pour lui en donner cette après-midi et non ce matin. Préférant garder un peu de place dans son estomac pour le futur repas.

Haricots verts, carottes, courgettes, poireaux, pommes de terres et autres légumes furent cueillit. Mais cette fois-ci avec un peu moins d’enthousiasme de la part du petit Evan que pour les fruits. La conversation continuait tranquillement, Iris surveillait toujours son enfant, ne voulant pas le quitter du regard de peur qu’il lui arrive quoi que ce soit. Il faut avouer qu’elle était assez protectrice envers son enfant, une mère poule un peu trop protectrice et maladroite par moment. Elle en avait conscience d’être trop protectrice envers lui mais elle ne pouvait pas s’en empêcher. Une fois cela fait, le trio alla payer les légumes. Iris demanda à retourner à la voiture de la rouquine pour déposer leur récolte dans la glacière. Ça serait mieux pour les conserver. Et puis elle allait en profiter pour le changer son petit garçon qui aimait se salir et qui était un peu trop gourmand à son goût.

Elle lui enfila discrètement un T-Shirt. Ce qui était pratique, c’est qu’ils allaient pouvoir de nouveau rentrer dans la ferme vu que leurs tickets avaient été tamponné avec la date en rouge qui barrait le bout de papier cartonné, ainsi donc, les familles pouvaient rentrer et sortir selon leurs bons loisirs car elles avaient l’accès à la ferme pour la journée. Se redressant, l’agent fédéral fit entendre sa voix :

- Bon ! On fait quoi maintenant ?

Elle attendait la réaction, la réponse de l’un des deux ou des deux, qui serait nettement plus favorable. Quelqu’un avait une idée de la suite des événements à venir ? Parce qu’elle … non. Il restait encore plusieurs choses à faire à la ferme et la journée était loin d’être finie. La jeune femme prit une bouteille d’eau, l’ouvrit et but quelques gorgées. C’était important de rester hydraté ! Elle tendit une bouteille à Evan pour qu’il s’hydrate à son tour. Prenant une troisième bouteille, elle l’a tendis à Jennyfer. Elle veillait à ce que tout le monde boit avant d’y retourner.

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Rousse au grand coeur

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MessageSujet: Re: Une journée à la ferme [Partie 2] ~ Jennyfer Dim 20 Oct - 19:14




Une journée à la ferme...
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Si on lui aurait dit un jour qu'elle passerait la journée à cueillir des fruits avec sa fille et son petit-fils, jamais Jennyfer ne l'aurait cru possible. Elle aurait très certainement ri au nez de celui qui aurait osé lui sortir une ineptie de la sorte et force était de constater que c'était exactement ce qui lui arrivait aujourd'hui. Elle avait trouvé une famille, une autre raison de continuer à se battre, une nouvelle raison de vivre, outre sa passion peu commune et un peu destructrice pour son travail. Profiter des gens que nous aimions était une excellente technique, une excellente chose même, tellement on ne savait pas ce que demain pouvait nous réserver et cette manière de penser demandait quelque sacrifice. Autrement dit, elle concédait à les suivre dans cette expédition à la ferme qui allait tourner à une attention de tous les instants pour ne pas le perdre et à calmer sa fille qui agissait en parfaite mère poule. Néanmoins, pour l'instant le problème de perdre de vue le petit Evan ne se posait pas du tout, vu qu'il était sous leurs yeux, occupé de remplir le sac ainsi que son ventre de cerise. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il semblait y prendre goût et s'amuser comme un petit fou avec la gourmandise en plus. C'était sur que des fruits frais, décroché de l'arbre avait un tout autre goût que ceux importés qu'on retrouvait dans les magasins. Cela l'amusait beaucoup de le voir en profiter de la sorte, tout comme sa fille très certainement, bien que là contrepartie n'était pas négligeable. L'arbre était haut et le bonhomme pas encore assez grand, les obligeant toutes les deux à user de forcer et à le porter à bout de bras pour qu'il puisse tout faire tout seul. C'était quelque chose d'épuisant parce qu'il ne faisait plus le poids plume et qu'il n'avait pas non plus la taille d'un bébé, très vite, Jen trouva un échappatoire qui leur rendrait la tâche facile. Cueillir les mures fut donc parfais vu que ça alliait, la taille honorable et un lieu proche d’où elles étaient. Ne réalisant pas le subterfuge, le bambin y fonça d'un coup, alors qu'elle n'était même pas sur qu'il avait déjà goûter quel goût avec ces deux fruits, qu'elle-même n'appréciait que modérément. Une fois le garçon a porté de vue mais plus vraiment à portée de voix, sa fille reprit immédiatement la parole la remerciant de l'avoir sauvé de la sorte. Un sourire naquit immédiatement sur ses lèvres alors qu'elle l'écoutait parler. Elle avait plus que raison, le temps allait trop vite, tout allait trop vite, elle se souvenait aussi de quand il était bébé, puis elle avait manqué des mois et elle avait eu l'impression de ne plus le reconnaître après. Commençant à attraper des prunes tout en jetant un coup d’œil circulaire aux méfaits des buissons à côtés, elle reprit la parole.

-Oui il grandit trop vite tu as raison, mais il est là et tu le vois grandir. C'est le principal.

La pointe de nostalgie dans sa voix était tangible mais la rouquine ne souhaitait pas s'y attarder. Elle ne voulait pas miner cette journée par un nombre incalculable de regrets, qu'elle entassait dans sa vie. Aujourd'hui, elle avait décidé d'en profiter et de rester dans la bonne humeur, se fut pourquoi elle effectua un virage de sujet à 180 degrés reprenant sur des choses plus banales et moins douloureuses. Ce petit train-train de cueillette-discussion se continua jusqu'au retour d'Evan avec son ravier complètement plein et du barbouillage sur les coins des lèvres ainsi que sur le t-shirt. Là comme ça, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure qu'ils en avait mangé et pas qu'une vous pouvez la croire. A ce rythme-là, elle n'était pas certaine qu'il aille encore de la place en réserve pour manger à midi, surtout que l'heure tournait inévitablement se rapprochant de cette idée. Voulant un petit peu le taquiner comme elle le faisait toujours – il le lui rendait bien- il fut d'une honnêteté à toute épreuve en disant qu'il en avait effectivement mangé. Son un peu minimisant sans doute les faits, mais elle se contenta d'un sourire qui en disait long et d'une étincelle de malice dans le regard. Elle ne releva même pas la pique de sa fille, parce que c'était tout bonnement faux, elle aimait bien les légumes dont plusieurs dont elle raffolait et prenait toujours en plat, mais on n'était pas là pour discuter du gras du lard comme on disait. Les fruits furent payés et la petite troupe revenue sur ses pas en direction des potagers. Ils étaient plus que visibles au vu de la fille de gens qui évoluait dans ceux-ci, des parents et des enfants qui étaient occupés de jouer avec la terre parfois plus qu'autres choses. Les t-shirt et mains sales se comptaient par dizaines rendant Evan encore plus passe-partout dans le paysage.

Quelque chose lui disait pourtant que sa fille avait dans son sac de quoi tenir un siège pour les cas comme celui-ci, elle était même presque sur qu'elle avait de quoi se changer pour elle aussi. Bref, elle cessa de réfléchir et mit la main à la pâte pour ramasser quelques éléments. Elle prit les poireaux notamment ainsi que des asperges qu'elle adorait avec un bon steak. L'entrain de son petit-fils était moindre et elle regarda Iris avec un sourire amusé. Cela n'allait palus lui plaire très longtemps et ce fut avérer car il baissa les bras rapidement disant qu'il voulait aller voit autre chose. C'était donc avec une récolte de légume bien moindre que celle des fruits qu'elles se redirent à nouveau vers la voiture. Jennyfer espérait qu'il ne ferait pas trop chaud car même dans la glacière, elle ne serait pas tout mettre et ça serait malheureux de perdre une si bonne récolte après les efforts donnés -moins que ceux qui avaient fallu aux habitants de cette fermette pour planter et entretenir tout ça, c'était sur-. Alors qu'elle replaçait tout dans le coffre arrangeant les affaires pour que les futurs autres sacs puissent rentrer -elle pensait aux souvenirs qu'il ne manquerait pas demander- elle laissa sa fille le changer. Ce qu'elle voulait faire ? Ce n'était pas vraiment à elle de décider, c'était plutôt à Evan et comme il avait décidé de commencer par le plus étonnant, elle s'attendait déjà presque à la réponse du petit garçon, qui fusa d'ailleurs à l'instant même.


-On va voir les animaux ! Je veux voir les poussins moi …
-Ah, après tout on est aussi là pour les animaux et pas que pour ton ventre, tu as raison.


Elle avait posé son regard émeraude vers la jeune blonde qui était à ses côtés, y cherchant une confirmation tacite. Voici donc la suite du plan de fait, il n'y avait pas besoin de réfléchir longtemps à l'avance pour savoir quoi faire, le petit bonhomme le savait très bien. Ce qui lui allait aussi, elles n'avaient pas à rester longtemps dans l’attente comme ça. Par contre, elle haussa carrément un sourcil quand sa fille lui donna presque de force une bouteille d'eau. C'était gentil mais elle n'avait pas cinq ans, elle n'était plus un enfant et surtout elle n'avait pas soif. Elle se gérerait elle-même, il n'y avait pas besoin de la couver comme un de ces petits. Si elle avait été une mère qui l'avait abonné, Iris s'accrochait bien trop à lui, il fallait lâcher un peu la prise, il ne pouvait pas lui arriver grand-chose ici et puis si on pensait toujours à mal, on n'avancerait pas.

-Non merci c'est gentil, je n'ai pas soif et ne t'inquiète pas pour moi, je suis une grande fille, je ne me laisserais pas déshydrater.

Dit-elle d'un ton taquin, pour lui signaler qu'elle en faisait un peu trop, voir beaucoup trop. Tous les enfants étaient un peu sales, ils s'amusaient, elle ne comptait quand même pas revenir ici le changer dès qu'il faisait une tache, c'était un changement inutile qu'elle avait pourtant prévu à son humble avis. Alors qu'elle glissa la bouteille dans son sac comme pour ne pas la froisser non plus, ils rentrèrent à nouveau dans la ferme en se dirigeant vers le panneau pour savoir ou aller. Une bonne odeur, enfin une odeur de cuisine revenu dans ses narines et pas que dans les siennes au vu du regard d'Evan. Lentement, elle tourna la tête un peu partout avant de trouver un peu plus loin, plusieurs petites cahutes alignées, y servant de la nourriture pour midi. Au vu du monde, les tables semblaient déjà rares surtout qu'il faisait beau et que tout le monde voulait en profiter. Hum, elle posa finalement son regard vers sa montre qui indiquait midi passé, presque une heure pour être tout à fait précis. Finalement cela leur avait pris plus de temps que prévu d'aller à la cueillette. Elle finit par se retourner vers les deux autres personnes qui l'accompagnait.

-Et si on allait plutôt manger quelque chose avant de continuer la visite ? A moins bien sur que tu n'aille plus faim Evan ?
-Si si toujours mamy, allez dit oui maman, on peut aller manger le snack? Hein, aller maman, maman on peut aller manger au snack ?


Elle reporta son regard vers sa fille qui n'avait pas grand choix que celui de capituler. Évidemment cela n'allait pas être de la cuisine gastronomique, ou quelque chose de très diététique mais bon, ce n'était qu'une fois par jour, une fois de temps en temps. Aujourd’hui était un jour exceptionnelle alors pourquoi ne pas en profiter à fond ? C'était son point de vue. Une fois qu'elle fut de leur avis, ils changèrent directement de direction pour aller voir que manger, si les deux premières cabines qu'elles croisèrent étaient bondées de gens avec une fille immense, la troisième fut plus accessible. Sa fille se proposa de garder une table pour aller manger. Après avoir regardé le menu de longues minutes et qu'Evan aille enfin réussit à choisir ce qu'il voulait manger, Jen aillant tout retenu se dirigea dans la file, laissant mère et fils un peu seul pour discuter entre eux. La file n'était pas longue mais on n'avançait pas très vite voire pas du tout. Après quelques minutes, presque une bonne dizaine ce fut enfin son tour de commander. C'était toujours particulier et étrange comme conversation et pourtant cela lui faisait plaisir. De trouver un lieu ou on ne la connaissait pas, un lieu ou son nom ne disait rien, où tout était normal. Après quelques minutes, elle paya la marchandise et la remporta avec de grands plateaux. Un dans chaque main, ce fut Evan qui fit la circulation devant elle pour qu'elle ne renverse surtout pas la nourriture. Ce qui aurait été un crime de lèse-majesté, ou presque, pour son petit-fils. Elle déposa les plateaux sur la table et s'assit à sa place, avant de servir ce que chacun avait voulu.

-Et bien, bon appétit...

Dit-elle avec un grand sourire. Elle commença à manger alors que la conversation repris un peu sur tout et n'importe quoi. Ce qu'il voyait à l'école, comment ça se passait dans l'appartement de la jeune fille avec les voisins, ect. Bien sur le sujet du travail fut lui aussi abordé mais juste pour en dire le strict minimum, on n'était pas là pour ça. En cet instant, ils étaient une famille parmi tant d'autres qui profitait d'une journée ensemble. Un point c'était tout ! Une fois le repas terminé, il fallait faire quelque chose qui laisserait le temps de digérer, du coup aller voir tranquillement les animaux semblaient la meilleure solution. Surtout qu'il n'en démordait pas pour l'instant. Après avoir rangé les plateaux à leurs places, ils ne leurs restaient plus qu'à avancer.

HJ: J'étais à moins de 40 mots de faire 2000 huhu

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MessageSujet: Re: Une journée à la ferme [Partie 2] ~ Jennyfer Mer 13 Nov - 1:53










Avoir une famille. Elle n’y aurait jamais cru quelques années plutôt. Elle qui n’avait pas cherché à retrouver sa mère, le hasard ou le destin avait fait que la fille était venue travailler dans l’agence fédérale que sa mère allait diriger et dirigé maintenant. Elle n’aurait pas vraiment cru non plus, qu’elle mettrait au monde un petit garçon aussi adorable qu’Evan même s’il était très turbulent, mais bon, bien des enfants de son âge étaient dans le même cas que lui. Certes, tout n’était pas rose, elle n’avait pas avec elle le père du petit bout de chou qui lui, croupissait en prison mais à part ça, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes comme on dit. Elle avait sa mère, son fils, Abby qu’elle avait choisi alors qu’elle était encore enceinte d’Evan pour être sa marraine et un petit ami adorable, Anthony DiNozzo. Certes, sur ce point-là, elle bloquait un peu. Pas sur lui, mais sur sa mère. Elle ne savait pas vraiment comment aborder le sujet. En même temps, la dernière fois qu’elle lui avait présenté son amoureux du moment, celle-ci l’avait envoyé en taule, alors vous voyez pourquoi Iris était si réticente à présenter Tony à sa mère. Mais il y avait aussi une autre raison, ainsi que d’autres, la raison, c’est qu’ils travaillaient tous les deux au NCIS et peut-être bien que la co-directrice n’apprécierait pas que sa fille fréquente un de ses collègues. En même temps, elle n’avait pas vraiment à avoir son accord pour pouvoir sortir avec quelqu’un, elle était grande et sortait avec qui elle le voulait. Mais elle ne savait pas comment aborder le sujet. C’était bien là le problème.

La blondinette tout en continuant sa cueillette écouta sa mère lui répondre, elle put ainsi entendre une pointe de nostalgie dans le ton de sa voix. Oui, elle, elle voyait grandir son fils alors que la co-directrice n’avait pas eu cette chance. Mais chacun ses choix. La rouquine avait décidé d’abandonner Iris à la naissance alors que l’agent du NCIS avait décidé de garder son enfant. Il fallait l’avouer qu’elle le lui en avait voulu longtemps de l’avoir abandonné. Elle s’était demandée souvent pourquoi l’avoir abandonné. Qu’avait donc elle fait pour mériter ça ? Mais maintenant elle avait ses réponses à ses questions, même si certaines n’avaient pas encore étaient prononcées, elles le seraient à un moment ou un autre. Elle en avait voulu un temps, tellement voulu, mais maintenant, elle était pardonnée pour ce qu’elle avait fait, totalement pardonnée. Et puis maintenant, elle pouvait voir en même temps que sa fille, son petit-fils grandir, ça ne rattrapais certes pas le temps perdu et le fait qu’elle n’avait pas vu sa fille grandir, mais au moins, elle pouvait le voir grandir :

- On le voit grandir.

Elle ne sorti pas d’autres mots que ces quatre mots. En même temps, elle ne savait pas quoi dire en plus. Mais elle avait bien insisté sur le « on ». Elles discutèrent donc jusqu’à ce qu’Evan revienne barbouillé de tâches mauves sur le visage mais aussi sur son T-Shirt. Au moins, il ne mentit pas quand il fut interrogé sur ses méfaits, il minimisa juste un peu les fait en disant qu’il avait juste un peu. Mais bon, ça se voyait qu’il en avait mangé plus qu’un peu ! Pourtant, Iris préféra le laisser tel quel, il se tâcherait encore plus pour la seconde cueillette alors à quoi bon gaspiller un échange de T-Shirt. Une fois la cueillette finie, le trio se dirigea vers la voiture après avoir payé la seconde cueillette. De là, Iris changea son petit garçon puis lui demanda ce qu’il voulait faire. En même temps, s’était lui qui faisait la visite. Les deux adultes devaient simplement se contenter de le suivre. Elle l’écouta donc déclarer qu’il voulait maintenant voir les animaux, qu’il voulait voir les poussins. Un petit sourire amusé apparut alors sur les lèvres de la blonde :

- Oh … mais moi j’en vois un de poussin … juste devant mes yeux. dit-elle en levant innocemment les yeux au ciel

- Je suis pas un poussin maman ! répondit-il sur un ton de protestation

- Moi je dis que si … Mais ce n’est que mon point de vue de maman. Donc va pour les animaux !

Après avoir dit cela elle prit des bouteilles d’eau et en donna à sa mère et à son fils lui. C’était important de rester hydraté ! Son fils but plusieurs longues gorgées avant de rendre la bouteille d’eau à sa mère, mais Iris fronça les sourcils quand sa mère refusa de boire. C’était important de boire ! Mais elle se détendit très vite quand celle-ci prit quand même la bouteille d’eau et la rangea dans son sac, bon … au moins elle aurait de l’eau si elle en avait besoin. Mais la blondinette la garderait à l’œil, elle tenait à ce qu’elle boive régulièrement ! Alors qu’ils rentraient dans la ferme une nouvelle fois, une odeur alléchante de nourriture se fit sentir. Evan semblait avoir aussi capté cette odeur au vu de son regard. L’agent spéciale du NCIS écouta sa mère parlait et elle n’eut même pas le temps de dire quoi que ce soit répondait et faisait pression sur elle pour que le trio aillent manger au snack. Iris n’était pas friande de ce genre de chose mais aujourd’hui elle pouvait bien faire une exception ?! Avec un petit sourire sur ses lèvres elle leur répondit :

- Bon ok on y va !

En même temps, elle n’avait pas d’autres choix que d’accepter ! Les premières tentes qu’ils passèrent étaient déjà pleines à craquer, mais à la troisième il y avait un peu moins de monde. Ainsi donc, Iris se proposa d’aller chercher une table pour eux et la garder jusqu’à leur retour. Evan suivant joyeusement sa grand-mère, restant près d’elle au vu du monde qu’il y avait. Pendant qu’ils étaient au loin et qu’elle, elle était à la table, elle profita pour sortir son portable de sa poche. Pas de message. Bah, elle envoya un petit sms à Tony avant de relever la tête pour s’assurer qu’elle voyait bien sa mère et son petit garçon. Ce qui fit qu’elle put voir son petit garçon qui revenait à elle. Elle rangea ainsi son portable dans sa poche et une fois qu’il fut arrivé à la table, ils se mirent à discuter entre eux deux en attendant que la rouquine est passée commande et revienne avec les plateaux repas. Puis le petit garçon se leva brusquement quand il capta que sa grand-mère revenait avec les plateaux repas et fonça vers elle pour l’aider à arriver jusqu’à la table. Iris le regarda faire avec un petit sourire attendrit sur ses lèvres. Une fois le repas arrivé à bon port, la blondinette remercia sa mère et lui souhaita à son tour bon appétit avant de commencer à manger, même si Evan lui, n’avait pas attendu pour se jeter sur son repas. La discussion reprit donc tranquillement, parlant de tout et de rien. La jeune femme put noter que lorsqu’elle discutait avec la co-directrice, Evan essayait de faire des immersions dans l’assiette des deux adultes, mais Iris le rappela rapidement à l’ordre, lui disant qu’il avait encore de la nourriture sur sa propre assiette et que s’il avait encore faim après cela ils iraient lui chercher quelque chose d’autre pour combler son estomac. Elle tenait à ses frites elle ! Mise à part ça, Iris profita du repas en famille, contente d’être avec son fils mais aussi avec sa mère. Elle était si contente d’avoir une famille.

Après qu’ils eurent fini de déjeuner, ils rangèrent les plateaux et sortirent de la tente. Maintenant, ils pouvaient enchaîner sur ce qu’ils avaient prévu de faire avant de détecter la présence de nourriture. Voir les animaux de la ferme. Evan était une nouvelle fois très excité de pouvoir voir les animaux. En même temps, ils étaient aussi surtout venus pour les animaux. Iris n’étant jamais allée dans une ferme auparavant ne fut certes pas aussi excité que son fils mais se montra assez curieuse, montrant quand même une certaine retenue, elle était une adulte quand même ! Le trio avait réussi à s’introduire de justesse dans un groupe où un fermier allait commencer la visite. Ce qui était bien, c’est que la visite n’était pas payante. Ainsi donc, elle écouta tranquillement ce que disait l’homme, bon, bien sûr elle savait déjà que les poules, poussins et coq vivaient dans les poulaillers, les cochons dans les porcheries etc … mais quant à Evan, il s’émerveillait avec les autres enfants de son âge. Et quand le fermier proposa aux personnes présentent à la visite, surtout aux enfants, de caresser un lapin, Evan fit parti des enfants qui se précipitèrent pour aller caresser le lapin. A coups de coudes, Evan réussit à se frayer un chemin parmi les autres enfants pour approcher le lapin et le caresser. Il devait bien tenir ça de sa mère … donner des coups de coudes pour passer devant les autres, c’était ce qu’elle faisait avant quand elle avait son âge ou quand elle était adolescente. Et puis, ce fut au tour des adultes qui voulaient d’aller caresser le lapin qui ne bougeait pas vraiment mais qui semblait apprécier les caresses qu’on lui administrait. Ainsi donc, Iris fit parti des quelques adultes qui allèrent caresser le lapin. Et bien sûr … quand Evan revint à elle, elle eut droit à une demande :

- Maman ! Maman ! On peut avoir un lapin à la maison ? On peut en avoir un ? Dis oui dis oui dis oui s’il te plaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit maman !

- Non Evan on n’aura pas de lapin à la maison. On a déjà Oscar.

- Mais maman ! Il est trop mignon le lapin !

- Oui il l’est mais on n’aura pas de lapin.

- Mamie on peut avoir un lapin chez toi ? dit-il avec un sourire angélique

Et en plus il osait faire ça devant elle, même pas en discrétion, derrière son dos, non non, après avoir essuyait un refus de la part de sa mère, il osait demander tout de suite après à sa grand-mère. Il en avait du cran. Ainsi donc, Iris croisa les bras contre elle et attendit la réponse de la rouquine. Personnellement, elle était contre le lapin, certes c’était mignon etc … mais ils avaient un chat et elle, elle bossait. La visite continue donc et on enchaîna sur les poussins qui étaient de sortis avec les poules et le coq qui se baladait parmi eux :

- Maman ! On …

- Non Evan, on n’aura pas non plus un poussin à la maison. Et arrête de demander je ne veux pas d’autres animaux à la maison d’accord ?

- Mais …

- Il n’y a pas de mais qui tienne. Non c’est non Evan ! Tu ne me feras pas changer d'avis.

Le petit garçon s’éloigna, d’un air boudeur, mais Iris n’y prêta pas spécialement attention, il se dériderait très vite, elle le savait que trop bien. Elle était certes une maman poule un peu trop protectrice qui cédait beaucoup de choses à son petit garçon, mais pas à en faire un enfant trop gâté ! Mais elle savait dire non quand il le fallait, comme maintenant. La visite continua son cours et au bout d’un petit bout de temps, celle-ci arriva à sa fin. Regardant à son portable pour voir d’une l’heure et de deux si elle avait un message. Elle put remarquer qu’elle avait reçu un sms d’Anthony, un sourire apparut immédiatement sur ses lèvres, elle se détourna légèrement pour le lire. Il lui disait qu’il était content que la journée se passe bien et qu’il l’aimait. Son sourire s’agrandit un peu plus. Tout en rangeant son portable dans sa poche elle se retourna vers sa mère :

- Il est quinze heures trente, on peut aller voir les ruches et prendre le goûter à seize heures. J’ai vu qu’il y a une séance à seize heures trente pour les poneys ça peut être bien non ? Ça nous laissera une heure pour nous poser un peu et puis on pourra rentrer si tu le souhaites, je pense qu’Evan sera fatigué après tout ça …

L’espoir fait vivre il paraît. Elle attendit la réponse de la co-directrice du NCIS avant d’appeler son fils pour qu’il revienne vers elles. Direction les abeilles qui étaient derrière des vitres pour ne pas que les enfants ou les adultes soient piqués. Une personne leur parla de la fabrication du miel et Evan fut tout de suite attiré par l’homme qui parlait. Après avoir vu les ruches, les abeilles et le comment fabrique-t-on le miel, ils purent aller prendre un goûter dans les tentes qu’ils avaient vu pour le déjeuner. Mais ce coup-ci, il y avait beaucoup moins de monde, alors Iris préféra rester avec sa mère et son fils, il semblait qu’ils ne risquaient pas à avoir du mal à trouver une table. La Shepard prit une gaufre au miel et une bouteille de jus de pommes, une pour trois, ça devrait le faire et s’il en restait eh bien on pourrait la remporter chez soi. Pour Evan, il se prit plusieurs choses à manger. Une fois tout cela fait et payer, ils purent aller s’asseoir à une table pour commencer à goûter. Alors qu’elle venait de finir de manger sa gaufrette et avoir bu un verre de jus de pomme, elle sentit son portable vibrait. Oh ! On l’appelait ! Elle regarda qui l’appelait, un petite sourire naquit sur ses lèvres alors qu’elle se levait précipitamment :

- Excusez-moi je reviens !

La jeune femme s’éloigna pour être hors porté de voix, leur tournant le dos elle décrocha. Pendant ce temps le petit garçon mangeait tranquillement, il but avec avidité son verre de jus de fruit. Il releva son regard couleur émeraude vers sa grand-mère et afficha un grand sourire avant de détourner son regard vers sa mère qui était en pleine discussion puis le retournant vers la rouquine :

- Je suis sûr que c’est son amoureux, Tony. Tu sais Tony qui fait le même travail que maman ! Anthony DiNozzo. Ils ceux font souvent des bisous. Une fois, ils pensaient que je dormais mais je dormais pas et je les ai vus, maman et Tony ils étaient dans l’entrée, la porte elle était ouverte et ils n’arrêtaient pas de se faire des bisous. C’est dégoûtant les bisous ! Suis parti me recouché … Tony il est trop chouette ! Il m’a offert plein de cadeaux ! Il est super gentil ! On aime bien embêter maman quand on est à l’appartement … c’est drôle.  Il a dormi plusieurs fois chez nous, je le sais car il était là le matin quand je suis venue réveillée maman. Le matin après avoir vu Tony faire plein plein de bisous à maman, eh bah c’est la première fois que je l’ai vu dans le lit de maman et maman elle le câlinait. Maman elle devient bizarre quand y a Tony. Maman elle est bizarre là … c’est Tony. Ooooooh des canards !

Sur ces mots il partit en coup de vent de la table, se précipitant vers les canards qui passaient tranquillement dans la basse-cour, dépassant sa mère qui était toujours en pleine discussion téléphonique. Au bout de quelques secondes celle-ci finit par raccrocher avec une légère réticence, tout en remettant son portable dans sa poche elle revient vers la table. Arrivée au niveau de la table en bois, elle fit entendre sa voix :

- Bon, on devrait y aller si on veut qu’Evan est son poney sinon je pense qu’on devra attendre le prochain horaire.

Elle prit la bouteille de jus de pomme qui n’était pas fini et la rangea dans son propre sac puis appela son petit garçon qui s’amusait avec les canards qu’il avait vu. Il revient au pas de courses et ils purent ainsi aller vers le lieu de rendez-vous pour les poneys. Le petit Shepard fut affecté à une ponette dénommée Chips, la couleur de sa robe alezan et Evan l’adopta immédiatement. Restant derrière la barrière, les bras croisés contre elle, Iris l’observait avec un sourire sur ses lèvres, regardant son fils qui était en train d’être aidé pour monter sur son poney elle fit entendre sa voix :

- On va pouvoir un peu souffler. Si tu veux on peut aller se rasseoir, on le récupère que dans une heure.

Elles se dirigèrent donc vers la table qu’elles avaient quitté un peu auparavant, la blondinette sorti sa bouteille d’eau et bu une gorgée avant de reprendre la parole tout en refermant la bouteille en plastique :

- Ça va ?

La blonde posa sa bouteille sur la table, posant son coude sur le bois, plantant le regard qu’elle avait hérité de son père dans celui couleur émeraude de sa mère attendant tranquillement une réponse de sa part.



HS - Joyeux premier non-anniversaire ù-ù (vu que je suis en retard mais c'est long à écrire c'te rp xD) 2845 mots, 5 pages. C'est du boulot !

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les étagères font badaboum quand toi et moi on fait boum boum boum
Boum boum boum En plus ça, ça fait toujours deux De plus de ça fait tout ce qu’on veut Toi plus moi ça fait boum boum boum Pas la peine d’aller cavaler Y a plus toi qui me fait voyager Voir les cocotiers de Touloum Quand toi et moi on fait boum boum boum Et tous les bourgeois du 16ème se demandent pourquoi je t'aime Pour n'avoir pas besoin d'un zoom quand toi et moi on fait boum boum boum S'aimer comme ça, c'est pas vulgaire


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MessageSujet: Re: Une journée à la ferme [Partie 2] ~ Jennyfer Sam 14 Déc - 12:54




Une journée à la ferme...
Ft. Iris Shepard & Jennyfer Shepard


Cette journée à la ferme était sous le signe d'une sortie familiale et agréable, même si Jennyfer ne pouvait pas s'empêcher de ressasser le passé. On ne pouvait pas oublier ce qu'on avait fait, on ne pouvait pas effacer l'ardoise et se contenter de tourner la page, comme si de rien n'était. Nous étions le fruit de nos choix et de nos idéaux. Dès lors, il fallait continuer à assumer ceux-ci et être là, avec Evan, à voir le sourire attendrir et un petit peu gâteau qui s'étirait sur les lèvres de sa fille, elle ne pouvait que se dire qu'elle avait fait tellement d'erreur dans sa vie. Un paquet considérable qu'elle ne pouvait plus changer, plus modifier, mais sans ses choix serait-elle là aujourd'hui ? Certainement pas, sûrement pas. Malgré l'air rassurant et convaincue d'Iris, elle, elle ne l'était pas mais donna le change, comme d'habitude. La rousse était de celle à penser des dizaines et des dizaines de choses mais d'en exprimer très peu, même si parfois, elle aimerait pouvoir le dire, elle aimerait pouvoir le faire. Un de ces grands problèmes. Forte heureusement, elle n'eut pas le loisir de rester ainsi dans cette introspection car la suite des événements se rappelait à son bon souvenir, par un petit garçon survolté. Il voulait tout faire et tout voir, et contre l'avis des deux adultes, lui il savait très bien dans quel ordre il voulait faire tout cela vu qu'il parla des animaux. En même temps une ferme sans animaux, cela serait presque un sacrilège. C'était donc à  nouveau propre comme un sous neuf et hydraté que la petite troupe se dirigea vers l'entrée du domaine. Le but était simple mais l'heure tardive et les bonnes odeurs firent doucement dévier ces projets, ou du moins les siens ! Si son petit-fils s'était joyeusement gavé de fruits en tous genre, ce n'était pas le cas des deux femmes. Autant dire que son estomac commençait à protester et à se réveiller.

Voyant l’heure qui était plus qu'honorable elle demanda si un petit changement de programme ne serait pas à opérer. Après tous, les personnes qui faisant les visites devaient bien elles aussi se nourrir. Évidemment cette proposition fit mouche sur le petit garçon qui n'hésita plus trois secondes à houspiller sa mère pour qu'elle cède à ce fast-food. Chose qui ne tarda pas à arriver, elle n'avait pas trop le choix de toute façon. Ce fut limite si il ne sauta pas sur place, il avait le visage d'un jeune enfant à qui on donnait ces cadeaux de noël. Événement qui fit sourire Jen. Allez, décidant que ce n'était pas en restant en plein milieu d'une allée qu'elles allaient trouver de quoi se rassasier, ils partirent vers les cahutes. Sauf qu'on aurait pu croire que tous les visiteurs mais quand elle dit tous les visiteurs, ces tous les visiteurs, c'était donné la même idée. Le monde avait envahi ces lieux de restauration à tels point que trouver une tablée de trois libres, devenaient à un défi de tous les instants. Il fallut plusieurs essayes infructueux avant de trouver cette Eden sur lequel ils s’installèrent avant de se faire voler la place. Si cela était relativement compliqué de trouver place assise, la rousse n'avait pas de doute concernant la longueur de l’attente, au vu de la fille monstre dans laquelle elle s’insinua. Ces longues minutes furent néanmoins récompensées par des aliments fumants qu'elle tenta avec adresse de ramener à bon port. Voyant ses difficultés momentanées avec deux plateaux en main, Evan lui prêta main-forte jusqu'à ce qu'elle dépose les vivres sur la table. A bon port, ils purent enfin manger. Assis comme ça, occupé de discuter de tout et de rien, ils ressemblaient à n’importe quelle famille, il n'était plus qu'un groupe parmi des dizaines d'autres. Cette anonymat avec du bon. Ces instants de paix, de calme et de tranquillité étaient à chérir avec le plus grand ses soins, elle savait mieux que personne à quel point tout ceci pouvait être éphémère.

C'était pourquoi elle laissait tomber ces problèmes, ses soucis, le rôle de la directrice Shepard, tout ce qui ne concernait pas les deux personnes qui lui faisait face. Aujourd’hui , c'était pour eux et elle comptait bien en profiter au maximum. Le repas engloutis, la digestion devait faire son œuvre mais cela ne serait certainement pas au goût de son petit-fils, qui ne perdait pas le nord et voulait toujours aller voir les animaux. C'était donc en marchant un peu plus lentement et en profitant des températures clémentes qu'elles prirent la direction de l'autre côté du domaine. Cependant, elles furent contraintes de presser le pas sous les assauts verbaux incessants du petit garçon qui ne voulait pas rater la première heure des visites. Ce fut comme ça qu'elles arrivèrent de justesse à la première de l'après-midi. Se fondant dans la masse, on leur présentât tours à tour tous les animaux de la ferme, un par un, en expliquant leur utilité, comment il vivait, en présentant surtout un spécimen aux enfants. Ils pouvaient aller le toucher ou du moins déjà le voir de leurs propres yeux pour les moins courageux. Les yeux comme des soucoupes, les enfants suivaient cette visite avec un engouement et un intérêt comme ils n'en auront sans doute jamais plus. Retenant son sourire, comme beaucoup de parent ou de grands-parents, elle suivait la petite masse. Quand ce fut le tour des lapins et qu'Evan revenu avec le vague espoir, comme tellement d'autres de son âge, elle ne put retenir un rire amusé. Bizarrement, elle s'y attendait tellement à cette réaction de sa part. Et il ne se démontait même pas, décidément il avait de qui tenir question caractère.


-Non Evan, il n'y aura pas de lapin chez moi, ni aucun autre animaux de la ferme, d'ailleurs.

Cru-t-elle bon de préciser. Elle en fut bien inspirée parce que chaque animaux déclenchait une envie d'adoption chez le petit garçon, qui se retournait à chaque fois sur sa mère dans cet espoir fou et désuet qu'elle dise oui. Il allait déchanter très vite. Après les animaux se fut aux tours des abeilles et de la fabrication du miel. Soit dit en passant, elle n'appréciait pas tellement ce goût. La visite même si tout  fait captivante fut plus ou moins longe Parque les heures avaient défilé, rendant le goutter nécessaire. Personnellement, elle ne savait pas vraiment ou il pouvait mettre tout ça mais le petit garnement engouffra sa collation alors qu'elle se contenta d'un peu de boisson. Puis tout à coup, sa fille s'éloigna en décrochant son téléphone portable. Pendant quelques secondes, elle eut l'impression que c'était le ncis. Le rappelle à l'ordre d' une enquête sur le feu. Cela aurait été presse trop beau si elles auraient réellement pu profiter d'une journée de tranquillité. Jennyfer était presque sur de son scénario, s'attendant avec certitude à sentir son propre gsm vibrer confirmant que les agents, tout comme les directeurs étaient toujours rappelables en cas de problème. Avait-elle capté le petit sourire en coin de sa fille quand elle avait décroché ? Certainement pas. Si elle avait omis cet indice, ce ne fut pas le cas de l’œil observateur de son vis-à-vis qui lui lâcha une bombe l'air de rien et avec un grand sourire ! Les enfants avaient cette facilité déconcertante de tout prendre pour acquis et de vous fournir des détails que vous ne vouliez surtout pas savoir. Interdite, son regard plongé dans celui de son petit-fils, elle le fixait surprise. Il était vrai que son comportement avait changé mais Iris et Tony ? Tony Dinozzo ? Le coureur de jupons ? Celui qui passait son temps à raconter ses exploits nocturnes, tous les matins dans l'open-space ? Avait-elle atterrit dans la troisième dimension sans le savoir ? Elle était sous le choc et surprise. Si les bisous évoqués avec les mimiques dégoûtées d’Evan prêtaient à sourire, la suite la fit écarquiller les yeux.

Non, Non, Non, fatal erreur système, elle ne voulait surtout pas savoir ça ! Chacun sa vie, ayez pitié de son esprit. Et il la planta là après ces révélations chocs pour aller voir des canards. Who alors là pour une surprise, c'était une sacrée surprise. Elle n'avait pas bougé, elle n'avait pas parlé mais elle n'en pensait pas moins. Ainsi donc sa fille sortait avec Tony et personne n'avait eu la bonne idée de le lui dire. Pourtant ce n'était pas comme si les choses pouvaient se cacher longtemps au ncis, les rumeurs courraient habituellement plus vite qu'une traînée poudre, elle en avait fait tellement de fois les frais avec Jethro.  Tient d'ailleurs en parant de lui, n’allez pas lui faire croire que celui qui sait toujours tout ne savait pas ça ! Et il ne lui aurait pas dit ?! Elle était toujours occupée de cogiter et de penser quand sa fille revient comme une fleur, faisant semblant de rien. Le regarde émeraude de Jen se posa sur celui de sa fille mais elle ne dit rien, à vrai dire, elle ne dit tout simplement plus rien, se contentant de suivre le mouvement. Toujours tiré dans ses réflexions par effet boule de neige. Son petit-fils monta sur un des poneys et commença doucement à suivre ce pseudo cours. C'était de ces cheveux à avoir tellement l'habitude de faire cela qu'il pouvait presque le faire tout seule. Suivant sa fille, elles s’installèrent à une table plutôt bien placée d’où elle pouvait voir les petits cavaliers comme discuter tranquillement.. Si ça allait ? Si ça allait ? Elle ne le savait pas très rien si ça allait. D'une voix plus neutre, trahissant peut-être les réflexions et ses pensés, elle reprit la parole.


-C'était qui ce coup de téléphone ? Tu as une enquête ?

Demanda-t-elle tranquillement, noyant le poisson pendant quelques secondes. Ça c'était la meilleure et depuis combien de temps cela durait ce petit manège ? Certes, certes c'était sa vie privée, sa vie et elle n'avait rien à dire là-dedans. Mais elle pourrait quand même savoir ça. Surtout qu'elle le connaissait aussi. Pourquoi ne lui avait-elle rien dit ? Qu'est-ce qu'elle attendait ? Le jour où elle les aurait surpris par hasard ? Le jour ou les rumeurs aurait couru  trop vite ? En la mettant devant le fait accompli ? Non, elle ne savait pas mais le petit rapporteur d'Evan avait fait naître trop de questions, pour qu'elle passe tout sous le silence. Tournant la tête vers elle, plongeant son regard dans le sien avec une intensité jamais vue. Elle reprit la parole d'un ton bas mais maîtrisé.

-Tu comptais me le dire un jour ou tu allais attendre que les bruits de couloir m'arrivent ? …

Après quelques secondes de battement, elle enchaîna, éclairant sa lanterne sentant qu'elle en devait pas comprendre de quoi elle parlait...

-Tu comptais me le dire quand que tu sortais avec Tony ?

Peut-être que cela lui fera aussi l'effet d'une bombe, un peu comme elle auparavant. Elle ne bougeait pas, scrutant avec intérêt la moindre de ces réactions, attendant qu'elle reprenne la parole. Nierait-elle les fait ou non ? Elle le saurait rapidement.

Hj: C'est pas génial so sorry ^^'

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MessageSujet: Re: Une journée à la ferme [Partie 2] ~ Jennyfer Mar 7 Jan - 1:26









A force de se remémorer le passé on ne peut plus avancer. Elle avait compris ça quand elle veillée sur sa mère dans le coma. Enfin, elle s’était plutôt dit qu’il fallait qu’elle arrête de penser au passé et qu’elle pense à l’avenir et qu’elle profite du moment présent. Elle avait su pardonner le fait qu’elle l’avait abandonné et maintenant, elle vivait sa vie pour en profiter un maximum tellement elle avait eu peur pour la co-directrice qu’elle avait décidé de profiter de chaque instant passer avec ses proches. Selon elle, sa mère n’avait plus à s’en vouloir de ce qu’elle avait fait à sa naissance car elle, elle l’avait pardonné. Peut-être ne comprendrait-elle pas que celle-ci s’en veuille ? Car elle, elle ne lui en voulait plus. Mais bon, en même temps, on ne pouvait pas rattraper le temps perdu. Et puis, il y avait Evan. Elle avait eu la chance d’avoir son petit garçon et maintenant, elle le voyait grandir et sa mère aussi. Ça ne rattrapait pas le fait que celle-ci ne l’ai pas vu grandir mais au moins, elle pouvait voir son petit-fils grandir, ça compensait un peu non ?

Suivre ce petit garçon qui était son fils n’était pas toujours facile, il courait partout et était rempli d’énergie quasiment continuellement. Le fait qu’ils aillent déjeuné aller leur offrir une sorte de pause, de quoi se ressourcer quelque peu pour le reste de l’après-midi. Après un certain temps d’attente, les plateaux de nourriture arrivèrent enfin à bon port avec l’aide d’Evan pour aider sa grand-mère a passé entre tout ce monde. Le repas fut succulent et être en famille, lui procurer un certain bien être. En même temps, quoi de mieux qu’être en famille ? Pour la première partie de l’après-midi après le repas, le petit garçon les emmena jusqu’à la première visite guidée, leur demandant de se dépêcher pour ne pas rater le départ de cette visite guidée. Bien sûr, à chaque fois qu’ils virent un animal, ou presque, il demanda si on pouvait en rapporter un chez eux, mais quand Iris lui dit clairement d’arrêter avec son manège, il obtempéra en rouspétant quelque peu. Et après la visite guidée des animaux de la ferme, le trio rentra dans un bâtiment où on leur expliqua le développement du miel. Avec son fils, quand il n’y avait pas de Nutella à la maison, ni de Philadelphia Creem Cheese – mets très apprécié par la plupart des américains et surtout par eux deux – ils se rabattaient sur le miel. Bon, pour ce coup-ci, il ne demanda pas à ni l’une ni l’autre s’ils pouvaient rapporter avec eux une ruche et les abeilles.

Puis l’heure du goûter arriva enfin. Evan avala son goûter alors que la blonde s’avalait simplement une gaufre et un verre de jus de pomme alors que son portable se mettait à vibrer. Tony. Elle ne se doutait pas un seul instant quand décrochant son portable son petit garçon raconterait tout à sa grand-mère. Elle avait prévu de lui en parler, oh ça oui ! Mais pas comme ça … M’enfin bref ! Evan s’amusait à courser les canards. Quand les deux femmes purent enfin avoir un moment seule à seule, ayant mis le petit garçon sur son poney pour une séance qui durerait à peu près une heure, Iris écouta la plutôt les deux questions que lui posa sa mère. Une enquête ? Non … et puis s’il y en avait une, elles seraient déjà parties non ? La jeune femme répondit donc à la rouquine :

- Non non … et puis si c’était une enquête je pense que je serais déjà partie non ?

Elle ne savait pas pourquoi, mais étrangement, elle commençait à se sentir mal à l’aise. Allez savoir pourquoi. Ce ne fut que lorsque sa mère insista quelque peu qu’elle commença à se douter que tout cela commençait à sentir le roussi. Déjà, de quoi parlait-elle ? Elle s’en doutait quelque peu … Tony … et elle se doutait de qui elle tenait cette information. Le petit blond sur son poney nommée Chips avait dû tout balancer en voyant sa mère s’en allait avec son téléphone portable à l’oreille. Il n’en ratait pas une lui ! L’information fut confirmée quand la co-directrice du NCIS lui demanda quand est-ce qu’elle allait lui dire qu’elle sortait avec Anthony. Son malaise s’amplifia d’un coup, mais la Shepard prit le dessus et se décida à lui répondre, en lui disant la vérité, inutile de mentir, elle le savait déjà et elle pourrait encore plus mal le prendre :

- Je vois … tu ne me croiras peut-être pas mais je voulais te le dire, mais je ne savais pas comment te le dire … cela fait un mois, enfin, vendredi dernier cela faisait un mois que nous sommes ensemble. Et puis … elle laissa planer un silence, ne sachant pas comment annoncer cette nouvelle-là, J’ai décidé d’adopter … les procédures sont lancées …

Voilà, ça aussi c’était dit. Son regard qui était planté dans le sien pendant les quelques paroles qu’elle avait prononcé, était parti vers le lieu où son petit garçon était avec d’autres de ses camarades. Elle ne savait pas comment sa mère allait réagir face aux deux nouvelles mais voilà, maintenant tout était dit. Elle-même n’avait pas eu la chance de vivre avec des parents ou au moins un parent, elle avait vécu en orphelinat, alors elle voulait donner au moins une chance à un enfant de ce monde qui n’avait pas de parents ni de famille, de lui en procurer une et d’être, elle sa famille, ou tout du moins sa mère, certes adoptive mais sa mère. Au moins, un enfant sur cette planète, qui était orphelin, aurait la chance qu’elle n’avait pas eue elle et grandirait entouré d’amour. C’était ce qui comptait non ? Elle voulait à tout prix donner cette chance à un enfant, car ils le méritaient tous.

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MessageSujet: Re: Une journée à la ferme [Partie 2] ~ Jennyfer Sam 11 Jan - 17:01




Une journée à la ferme...
Ft. Iris Shepard & Jennyfer Shepard


Nul ne pourrait défier ce mantra mental qui disait qu'il fallait toujours s'attendre à l'inattendu. Au vu de sa formulation, cela aurait pu être une des nombreuses règles de l'agent Gibbs. Il fallait dire que sa dénomination et son impact direct sur la vie ou les enquêtes pourraient être prouvés scientifiquement. Et pourtant, c'était bien loin du travaille que cette phrase allait resurgir dans son esprit. Cette phrase on ne peut plus réaliste et véridique qui lui jouerait plus d'un tour. Jennyfer était bien loin de toute préoccupation pour l'instant. Même si sa mémoire lui jouait des tours, faisant naître en elle des pointes de culpabilités pour tous ces actes passés, ses choix qu'elle avait posés auparavant et qu'elle regrettait amèrement aujourd'hui. Pourtant, elle arrivait à les mettre de côté, à faire comme si il n'existait pas, à les oublier un instant, juste un, pour profiter du présent. C'était quelque chose qu'on ne faisait que trop peu souvent, à son humble avis. Tous d'abord parce que le passé ne nous laissait jamais tranquille, parce qu'il nous rattrapait n'importe ou, surgissant subrepticement, pour vous ramener dans vos tourments. Et surtout parce que le futur pouvait être angoissant, cette inconnue dont nous n'avions pas envie de plonger, alors tout ce qu'on faisait nous échappait et on le regrettait. Alors pour aujourd’hui, pour cette balade avec sa fille et son petit-fils, elle avait laissé tomber cette garde, sa vigilance et se laissait porter par la douce ambiance festive de cette journée d'été. Tout était tranquille et ils prenaient un quatre heures dans une pelouse au soleil, comme n'importe quelle famille. Ce moment de paix, de plénitude fut pourtant rompu par la sonnerie tout à fait impromptue d'un téléphone portable. A sa grande surprise, ce n'était pas le sien, mais celui de la jeune blonde qui décrocha derechef avant de s'éloigner pour discuter. Dans son esprit, il n'y avait aucun doute que c'était le Ncis qui lui sonnait. Elle n'avait même pas pensé à une autre alternative tellement elle avait l'habitude de cet acte. Être prêt à partir en mission à toute heure du jour ou de la nuit, il n'y avait pas vraiment de repos pour les gens qui avaient choisit leur métier. Ils étaient des agents qui venaient quand on les appelait.  Elle s'attendait déjà à la voir revenir, lui disant qu'il fallait quitter tout de suite cette visite et rentrer au Navy Yard d'urgence, chose qu'Evan refuserait promptement.

Si seulement c'était cela. Si seulement. Il faut croire que la rousse était bien moins vigilante qu'il ne le fallait sinon, les signaux envoyés par sa fille ne la tromperaient pas. Heureusement son manque d'observation fut comblé par le jeune garçon, toujours prêt à jouer les balances. C'était malheureux mais c'était comme ça, il avait une impossibilité totale à garder les secrets, les disant quand même en tout bonne foi. Sauf que ce n'était pas vraiment un secret qu'il venait de lui révéler là mais plutôt une véritable bombe. Une bombe dans son esprit, de quoi vous sonnez pendant quelque temps. Maintenant qu'il le lui avait dit, il semblerait que les pièces du puzzle s'assemblaient toutes seules, les sourires de la jeune femme, son air plus gai, plus épanouie. Ses appelles plus prononcés et les gardes d'evan en soirée plus forte que précédemment. Bon sang comment avait-elle pu être à ce point aveugle ? Pour ne pas avoir vu, ou même sentit qu'il se tramait quelque chose entre ses deux agents, une attirance et de toute évidence ou belle trouvaille. Comment avait-elle fait pour manquer tout ça ? Pourquoi ne lui avait-elle rien dit ? Rien souffler ? Pourquoi même aucune rumeur n'était parvenue jusqu'à elle, c'était incompréhensible. Enfin pas tellement si elle écoutait la petite voix dans sa tête qui lui disait qu'elle était que trop plongée dans son travail, encore une fois. La codirectrice du Ncis était un peu sous le choc, c’était pourquoi elle avait gardé pratiquement le silence le plus complet jusqu'au moment où elle s'était retrouvée enfin seule avec Iris pour discuter, pendant que son petit-fils faisait du cheval. Elle était un peu abasourdie mais Jennyfer Shepard, ne laissait pas abattre pour autant, c'était pourquoi elle avait pris le taureau par les cornes et avait pris les devants, lui posant des questions. Tant pis si la jeune femme comprendrait qui avait été le petit cafteur. Elle le comprendrait bien vite de toute façon. La réplique d'Iris était on ne peut plus vraie et percutante même si il lui semblait que son visage se refermait déjà, un peu comme si elle comprenait d'avance que ce n'était que la face visible de l'iceberg.


-C'est certain. Je doute que Wesley tout comme Gibbs pour son équipe, aimerait vous voir arriver en retard.

Mettre le nom de son chef d'équipe dans la même phrase que celui de son ancien amant, n'était pas anodin pour Jen. Oh non, après tout, Tony Dinozzo n'était pas dans son équipe c’était vrai, il était dans une autre, celle de l'ex-marine. C'était d'ailleurs pour cela que leur relation avait été plus facile à cacher sans doute.  Il n'y avait pas de collègue toujours à côté de vous, à vous surveiller, pas d'habitude à garder ect.. Tient, elle se demandait même si Jethro avait eu le culot, ou l'audace au choix, de lui servir un couplet sur sa règle numéro 12, qui disait de ne pas fréquenter les collègues. Si il le savait bien sur. Or, nul doute que c'était le cas. Elle ne savait pas vraiment comment il faisait, mais il était toujours au courant de tout. C'était un don qui l'énervait d’ailleurs. Le trouble de sa fille fut grandissant au fil de ses interrogations, à croire qu'elle reprenait les sensations des interrogatoires. Et il était vrai qu'elle comptait bien éclairer ses nombreuses questions. Ne pas laisser le temps, continuer d'avancer. L'effet fit mouche à tous les coups, elle semblait troublée. Jen, elle, attendait sagement la suite des révélations, attendant de comprendre, de savoir. Elle n'avait pas le droit de juger parce que c'était sa vie pas la sienne, elle lui en cachait bien des points encore en plus. Il était vrai aussi qu'elle avait mis en prison le père de son enfant alors oui, elle pouvait crainte sa réaction. Mais ici sa crainte ne serait sans doute pas sur une possible criminalité de son prétendant mais sur son hypothétique fidélité !

Anthony DiNozzo s'était toujours laissé paraître comme un coureur de jupon, un homme qui aimait les femmes. Une façade comme tant d'autres mais pourtant ces paroles dans l'open-space elle ne les rêvait pas. Bref, elle chassa ses pensées et l'écouta répondre. Un mois ? Cela faisait un mois qu'elle sortait avec l'agent italien et elle aurait du attendre combien de temps avant de savoir. Attendre de les surprendre un soir en rentrant chez elle ? Oh non mieux valait ne pas imaginer ça. Mais la suite la sidéra à nouveau. Une seconde bombe venait d'échouer sur elle, elle voulait adopter un enfant ! Le pire ? C'était que visiblement ce n'était pas une simple envie ou un souhait futur dont elle lui faisait part, parce qu'elle avait déjà débuté les démarches dans ce sens. Whoo, décidément cela faisait beaucoup d'informations à encaisser et à digérer, en peu de temps pour la rouquine. Elle ne savait même plus quoi dire là-dessus, restant muette. Jenny se radossa  sa chaise, tournant son regard émeraude vers la piste du manège, laissant son regard dévier vers Evan qui avait l'air de s'amuser même si il ne semblait pas très à l'aise. La raison de son silence et la raison pour laquelle elle voulait adopter pourtant lui semblait clair, même si elle avait l'impression de se prendre un nouveau coup de poing dans l’estomac. Le retours de manivelle ne s’arrêteront donc jamais ?  Que dire bon sang, ouvre la bouche Jen. Elle passa une main sur son visage.


-Si tu es heureuse, c'est le principal...Evan semble l'apprécier en tout cas, bien que le contraire aurait été étonnant...Un sourire s'afficha sur son visage alors que son regard était toujours porté sur son petit-fils...Je ne sais pas vraiment que te dire pour le reste, tu comptais m'en parler quand, de tout ça ? Et Tony, il le sait que tu veux...adopter.

Elle supposait plutôt que le brun aurait préféré en avoir de manière naturelle. Arf. Elle ferma les yeux une fraction de seconde, non non ne pas imaginer, surtout ne pas imaginer.

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MessageSujet: Re: Une journée à la ferme [Partie 2] ~ Jennyfer Lun 3 Mar - 3:13










Elle aimait tellement ces moments en famille, cela lui permettait de faire un break dans son travail et de profiter pleinement de ses proches. Proches qu’elle n’avait pas eu durant son enfance ni son adolescence. Elle savait bien qu’en rentrant chez elle, elle serait claquée, complètement morte de fatigue. D’une parce qu’en soit, la journée était fatiguant, marcher pendant toute une journée était éreintant, mais aussi car elle se devait de surveiller son petit garçon qui lui, semblait ne jamais être fatigué. M’enfin, elle savait bien que sur le chemin du retour, il finirait par s’endormir dans la voiture, berçait  par la route. Et puis, à moins qu’elle se décide à le réveiller jusqu’à ce qu’ils remontent à l’appartement et qu’il se couche, elle devrait le porter jusqu’à l’appartement mais aussi s’occuper de le changer et de le coucher sans le réveiller. Si elle le réveillait, elle pourrait toujours opter pour la douche avant qu’il aille dormir car elle était assez réticente sur le fait qu’il se couche sale. Surtout avec toute cette poussière environnante qu’il était capable d’accumuler sur sa peau ou de la terre ou toute autre chose, elle avait vraiment du mal sur le fait qu’il puisse se coucher aussi sale.

Il fallait bien que cela arrive, que ça soit son fils ou elle qui l’annonce. Elle aurait nettement mieux préféré que ça soit et non lui qui le fasse. Elle avait même prévu de le faire la semaine qui suivait, mais il avait été bien plus rapide qu’elle et l’avait pris de vitesse. Avec toute son innocence de gentil petit garçon bien sûr. Son malaise se développer petit à petit en elle. Elle réussit à émettre un minuscule sourire face à la phrase que venait de prononcer la co-directrice du NCIS mais pas un mot ne sortit de sa bouche. Puis elle se mit à pincer ses lèvres alors que son regard se baladait sur les alentours, mal à l’aise. Et puis la question fatidique tomba, telle une épée de Damoclès. Elle fut donc contrainte d’avouer, elle aurait préféré que cela se fasse d’une autre manière pas comme ça, pas ici. Autre part et sans qu’on l’oblige à en parler. Mais dans sa lancée, elle annonça aussi la seconde nouvelle, l’adoption. Elle voulait adopter. Il n’y avait plus à attendre la réaction de son interlocutrice.

Elle la vit donc s’adosser de nouveau à sa chaise, elle angoissait de nouveau. Étrangement, elle se demandait si elle le prenait mal. Pas le fait qu’elle lui ait annoncé pour Tony et elle, mais pour son désir d’adopter et le fait qu’elle avait déjà lancé les procédures d’adoptions. Bon, en même temps, elle n’avait pas vraiment à lui demander son avis sur ce sujet, même si … ça serait intégrer un nouveau membre dans la famille qui ne faisait pas vraiment partie de la dites famille. Alors, elle se pinça les lèvres et attendit en silence qu’elle parle. Il fallait bien qu’elle le lui annonce un jour ou l’autre pour son désir d’adoption. Quand même pas le jour où elle serait venue lui demander un congé car elle allait aller chercher l’enfant à l’étranger. Il y avait de fortes probabilités pour que l’enfant qu’elle aurait vienne d’un autre pays mais elle s’en fichait :

- Il l’a tout de suite adopté. dit-elle en ayant un petit sourire en coin, son regard suivant le petit garçon, Je voulais t’en parler, je te le promets. J’avais prévu de le faire dans la semaine … en faites, je voulais tout te dire dans la semaine … oui, Tony le sait, il l’a très bien prit. Et j’en ai aussi parlé avec Evan qui a été aux anges, il m’a dit qu’il serait ravi d’être grand frère. Maman … je … je ne savais pas comment l’aborder … je suis désolée que tu l’ai appris comme ça … dis-moi. elle marqua une pause puis reprit, Est-ce que ça ira, quand l’enfant arrivera ?

Ses mains jointes et posées sur la table, son regard alla se planter sur sa mère, attendant qu’elle lui réponde. En soit, sa décision avait été difficile à prendre, elle y avait réfléchi longuement, très longuement. Serait-elle gérer un enfant qui n’avait pas de parents et qui atterrissait dans une famille avec des personnes qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam ? Est-ce que ça irait ? Est-ce qu’il réussirait à s’adapter ? Est-ce que pour elle-même ça ne serait pas trop dur ? Après plusieurs semaines à ruminer, elle avait fini par prendre sa décision en se disant que c’était la meilleure chose à faire, qu’elle s’en sortirait, qu’il s’adapterait. Elle se doutait bien que ça prendrait un certain temps avant que l’enfant finisse par comprendre qu’on ne le laisserait plus, qu’il pouvait compter sur les personnes présentent autour de lui, qu’il ne devait plus avoir peur de manquer de quoi que ce soit. Et que les personnes autour de lui l’aimer et seraient toujours pour lui. Même si, il aurait toujours au peur au fond de lui qu’on le laisse, qu’on l’abandonne de nouveau.

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MessageSujet: Re: Une journée à la ferme [Partie 2] ~ Jennyfer Sam 29 Mar - 10:44




Une journée à la ferme...
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Quoi qu’on en dise, non, la vie n’était pas un long fleuve tranquille. Au contraire, elle ressemblait plutôt à un petit ruisseau tortueux qui se parsemait d’embûches et de rapides. Néanmoins, tout aurait pu continuer paisiblement, si l’accroissement  de ces interrogations n’avait pas rendu sa curiosité si forte. Jennyfer aurait pu se contenter de la douce innocence de ceux qui ne savent rien et se préparer au choc qu’elle aurait plus tard, au moment où sa fille saurait décider à lui ouvrir sa vie. Sauf que visiblement, pour ce fait, il ne fallait pas vraiment être pressée. Le petit garçon laissait sous-entendre bien des choses sur la relation physique et mentale des deux jeunes agents du Ncis, qui ne se déroulaient pas en une ou deux semaines. Même si dans le fond, c’était sa vie, ses envies ou ses amours, il y avait un petit quelque chose de vexant pour la rouquine. Elle avait l’impression que par ce manque de conversation entre elles, il y avait un manque de confiance ou tout simplement une crainte. Crainte autant pour son couple, techniquement interdit par la règle douze de l’agent senior, autant que sur l’avis qu’elle pourrait lui donner. Bien qu’elle n’aie rien contre lui, mis à part son côté coureur de jupons, qui semblait pourtant s’être calmé vu qu’il était ensemble depuis un petit temps. Enfin, il fallait qu’elle arrête de réfléchir parce que après tout, Iris était assez âgée que pour se débrouiller toute seule, il n’était plus le temps de jouer les mères qui dirigent. Bref, elle voulait quand même la forcer à lui avouer les faits alors que Evan était occupé  de faire du cheval. Très vite pourtant, Jen fut prise à son propre jeu, si elle s’attendait bien à des confidences sur l’italien -  Notons le fait qu’elle par contre voulait garder sa vie privée :  privée, Fais ce que je dis mais pas ce que je fais-  elle eut également droit à sa surprenante envie d’adopter.

Pour le coup, elle ne savait plus que dire. Si son visage restait impassible, faisant preuve comme toujours d’une capacité de maîtrise totale de ces expressions, son manque de volubilité en étant une preuve suffisante pour la blonde.  Intérieurement, elle avait l’impression que son estomac se contractait et cette boule de culpabilité y pesait avec plus de force. Sans doute ne le faisait-elle pas exprès mais l’envie qu’elle avait d’adopter, n’était pas anodine à ce qu’elle avait vécue plus jeune. Cela avait dut être dure et c’était entièrement sa faute, ou presque. Sa mâchoire se crispa et son regard émeraude brillait d’une étrange lueur. Elle détourna dès lors son regard vers son petit-fils. Elle resta silencieuse un petit moment, regardant attentivement, le petit bonhomme prendre de l’assurance sur son cheval. Ce n’était pas gagné d’avance mais cela ne faisait que quelques minutes qu’il était occupé et sans doute que cette activité terminerait leur petite expédition à la ferme. Le silence ne pouvait pas perdurer, au risque de provoquer un malaise entre elles. Elle prononça ce qu’elle pensait et posa d’autres question, notamment sur sa décision de lui en parler ou de savoir si elle était la dernière au courant de toute cette histoire. Force était de constater que c’était la stricte réalité, elle était la dernière  à la savoir, alors que ça la concernait quand même. Moins que son hypothétique fiancé et son petit-fils certes. Pourtant, elle avait l’impression de se prendre une nouvelle gifle avec les paroles de sa fille, une de plus. Elle finit par ramener son regard vers la jeune blonde. Son regarde émeraude se tourna vers le sien pour l’accrocher.


-Dans la semaine ou quand tu l’auras décidé, un jour…Dit-elle doucement, on pouvait néanmoins pressentir le léger reproche sous-jacent…On ne choisit pas toujours comment aborder les sujets comme ça. Il ne devrait même pas être délicat parce que c’est une bonne action et un choix courageux. Tu sais quand il arrivera ? Ou même s'ils vont accepter ?

C’était certain, dans le fond ces révélations n’étaient compliquées que dans le sens ou Iris, elle-même avait été abandonnée aux services sociaux et n’avait jamais eu la chance d’être prise par une famille. Elle, elle voulait offrir cette chance qu’elle n’avait pas eue à un autre enfant, alors c’était plutôt un très beau geste, surtout pour une personne qui comme elle était encore bien jeune et avait toute la vie devant elle pour en avoir d’autres.  De plus, les procédures d’adoption étaient relativement longues, compliquées et ne seraient pas la plus simple, au vu de la composition familiale du moment. Surtout qu’ils font des recherches et pourtant, elle était sûr que sa fille s’occuperait merveilleusement bien du petit bout. Alors que Jen tentait de se raisonner de la sorte, la question que sa fille lui demanda brutalement, la prit de court. On aurait dit que sa fille essayait de se la jouer psychologue en la regardant de la sorte. Pourquoi cela n’irait pas ? Pourquoi cette question même ? Craignait que sous peine que l’enfant ne faisait pas biologiquement parlant partie de cette famille, elle le rejette ? Ok ok, elle avait commis des erreurs, des grosses, certaines qu’elle regretterait amèrement, mais ce n’était pas pour autant qu’elle était une égoïste et sans cœur. Elle apprendrait à le connaître ou la connaître et l’apprécierait sans doute.

-Pourquoi ? Tu crois que je vais le regarder comme si c’était un paria? Iris, je sais que je ne suis pas un modèle, vraiment pas,  mais je ne suis pas non plus une hypocrite…Si il t’accorde le droit d’adopter, alors j’apprendrais à le ou la connaître tout simplement, comme Tony, comme Evan..

Elle ne la lâchait pas du regard comme pour y prouver son sérieux dans cette situation. C’était juste bousculant dans le sens où elle ne pensait déjà pas retrouver sa fille et au lieu de cela, elle gagnait des petits-fils. Preuve une fois encore que les années passaient trop vite. Elle finit par passer une main dans sa nuque, dégageant ces cheveux, croisant les jambes. Elle porta son regard autour d’elle avant de revenir vers le petit garnement sur son cheval, qui commençait à rigoler.

-Méfies-toi qu’il ne te demande de l’inscrire à l’équitation maintenant. Ou carrément d’avoir un cheval.

Un sourire fleurit sur son visage..

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MessageSujet: Re: Une journée à la ferme [Partie 2] ~ Jennyfer Sam 5 Avr - 22:31










C’est sûr qu’elle aurait préféré pouvoir l’annoncer elle-même plutôt que de devoir l’avouer maintenant à cause d’un petit rapporteur qui n’avait pas su tenir sa langue. Ça aurait été certainement bien mieux de l’annoncer quand elle l’avait décidé plutôt que maintenant, où elle s’était sentie prise au piège. Mais elle avait décidé de jouer la carte de la vérité et avait tout dit, tout … pas que pour Tony mais aussi pour son désir d’adoption. Elle n’avait pas eu la chance d’être adopté quand elle était enfant, elle avait fait partie de ces neuf orphelins sur dix qui n’ont pas la chance d’avoir un jour droit à une famille. Alors, elle voulait au moins qu’un enfant, qui était dans le même cas qu’elle, ait la chance d’avoir droit à une famille aimante. Avoir droit à recevoir de l’amour, elle n’avait pas eu ça. Avec Mathieu, elle s’était sentie aimée mais aussi elle avait eu l’impression de compter aux yeux d’au moins une personne.

Le silence c’était fait entre les deux femmes, Iris n’osait pas le briser, préférant laisser le temps à sa mère de se décider à lui parler. Alors, elle restait silencieuse, son regard planté sur elle, attendant sagement que celle-ci se décide à lui parler. Ça viendrait quand ça viendrait. Quand elle se décida à lui répondre, la jeune blonde put ressentir dans sa voix un léger reproche sous-jacent ce qui lui fit baisser son regard brièvement. Oui, elle aurait dû lui en parler, elle le savait que trop bien, elle s’en voulait à présent. Elle aurait dû lui en parler en premier. Elle avait le droit de le savoir et de ne pas être la dernière à être mise au courant mais maintenant c’était fait et on ne pouvait pas revenir en arrière, c’était comme ça. Son regard se releva doucement de la table en bois quand elle entendit les deux questions que la rouquine lui posa, pourtant, elle laissa passer volontairement plusieurs secondes avant de se décider à lui répondre :

- Je ne sais pas … j’attends toujours qu’on me dise si je peux ou pas. J’espère vraiment qu’on va me donner l’agrément … ça peut prendre des mois comme des années. dit-elle d’une voix douce

Ses yeux allèrent se balader sur les environs, se posant un instant sur Evan, sur son poney avant de revenir vers la co-directrice. Pinçant les lèvres, elle hésitait à enchaîner avec une question. Ce n’était peut-être pas le moment de la poser mais elle avait besoin de réponse, ses yeux se baissèrent de nouveau vers la table alors qu’elle essayait de prendre son courage à deux mains. Après quelques instants elle finit par se décider à parler :

- Dis … elle marqua une pause, il était encore temps de faire marche arrière, pourtant, elle se devait de continuer, Est-ce que tu as déjà voulu, ou juste envisagé, de me retrouver ? Ou ... voulu m'oublier ? Si tu ne veux pas répondre ce n’est pas grave. elle poussa un soupir En fait, oublie ma question …

La jeune femme se mordillait à présent la lèvre inférieure, n’osant pas vraiment croiser le regard de la femme en face d’elle. Mon dieu, qu’est-ce qu’elle se sentait stupide après avoir posé cette question. Mais au fond, elle n’avait pas vraiment envie d’en connaître la réponse comme pour plusieurs autres questions. Peut-être que sa mère n’y répondrait pas et ça serait bien mieux comme ça – ou pas -  son regard partit de nouveau vers son enfant qui était à son initiation d’équitation et qui semblait s’amuser ce qui lui fit esquisser un petit sourire en coin. Etait-elle une bonne mère ? Elle n’en savait trop rien, souvent les doutes remontaient en elle, n’ayant pas eu d’exemple dans son enfance, elle improvisait surtout avec Evan.

Elle planta de nouveau son regard dans celui de la co-directrice alors qu’elle posait de nouveau une question. C’était surtout une crainte qu’elle prononçait. Un léger sourire apparut finalement sur ses lèvres quand elle entendit la réponse que lui offrit sa mère, mais malgré tout, elle n’arrivait pas à évacuer ses craintes de son esprit. Pourtant, d’après les dires de la rouquine, elle ne rejetterait pas l’enfant qui arriverait si on lui donnait l’agrément qui lui donnerait la possibilité d’adopter. Maintenant son regard qu’elle avait hérité de son père braquait sur celui émeraude de sa mère, elle pinça légèrement les lèvres signe qu’elle voulait de nouveau parler mais hésitait à le faire. Après plusieurs longues secondes, Iris prit son courage à deux mains et se lança de nouveau :

- Tu penses que tu le considéreras comme un membre à part entière de ta famille ?

La question était dure. En tout cas, elle le ressentait comme cela car elle avait eu du mal à se lancer pour la poser. Craignant peut-être la réponse de son interlocutrice ? Elle soutenait malgré tout son regard, ses lèvres toujours pincées, attendant avec une certaine crainte au fond sa réponse. Et si elle ne le considérait pas comme un membre de sa famille ? Elle se força tout de même à maintenir son regard planté dans le sien. Puis le sujet revint vers Evan et l’équitation. C’est vrai qu’il fallait s’attendre que lorsqu’il descendrait de son poney il y aurait de fortes chances qu’il demande à continuer ou à ce que sa mère lui achète un poney. On lui donnait la main et il vous prenait le bras sans hésiter. Mais Evan n’était encore qu’un enfant alors on pouvait toujours le lui pardonner :

- S’il me le demande, je lui dirai que j’y réfléchirai. Mais pour un cheval, ça sera non. Même si on pourrait peut-être le faire tenir sur la terrasse en haut ?! Je préfère encore l’emmener faire du cheval qu’en avoir un. Déjà nous avons Oscar alors un autre animal en plus, pas question. elle laissa passer quelques secondes avant de reprendre - Tu as déjà fait de l’équitation ?

Simple question qui pouvait paraître banale mais au final, elle ne connaissait pas grand-chose, enfin, juste les réponses aux questions qu’elle lui avait posées. Et c’était réciproquement. Apprendre à se connaître c’était quelque chose de long et dur, on avait toujours l’impression d’avancer sur un terrain miné ou d’être sur une corde en plein milieu du vide qui tangue dangereusement alors qu’on avance à petits pas en essayant de se maintenir coûte que coûte en équilibre pour ne pas tomber.

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MessageSujet: Re: Une journée à la ferme [Partie 2] ~ Jennyfer Sam 19 Avr - 18:55




Une journée à la ferme...
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De toutes les actions que pouvait apposer l'être humain, l'adoption devait être une des plus belles. C'était une décision parfois difficile à prendre mais qui pourtant devait être couronnée d'admiration et de bienveillance. Peu de monde parvenait à cette décision de manière volontaire et sans avoir le moindre problème biologique. Trop peu de personnes pensaient à cette solution, pensaient à ces orphelins qui jonchaient par dizaines les centres d’accueil. D'innombrables enfants y étaient pourtant, n'ayant rien demandé à la vie, ni à leurs parents. Ils n'avaient pas demandés de venir au monde et  pourtant les voilà confrontés à celui-ci de la pire manière qui soit : Seul contre tous. Alors oui accueillir un enfant chez soi, lui donner une famille, de l'amour, de l'attention, de la nourriture, tous, c'était un beau geste. Un geste qui devrait être réalisé plus souvent, même si on savait qu'on prenait un risque, qu'on ne pouvait jamais savoir ce qui se passera. La vie était un risque permanent, un échange de bons procédés et une balance en perpétuel mouvement. Oui c'était une idée qui resplendissait de bontés mais qui était aussi teintée dans le cas de sa fille d'un certain réalisme. Mais si il y avait sans doute les motivations classiques de ceux qui franchissaient le pas, il y avait aussi celle de compenser son passé. De donner la chance qu'on ne lui avait jamais donné à l'époque. De donner ce qu'elle n'avait jamais pu recevoir. Là encore, c'était admirable, une belle revanche même. Ce qui était le plus blessant, ou du moins le plus culpabilisant pour Jenny, c'était que la situation qu'avait vécue Iris par le passé était entièrement sa faute. Oui, bien sur elle avait toutes les excuses du monde. Celle d'être trop jeune, pas prête ou du moins pas toute seule. Mais elle aurait pu. Avec son père, avec les autres. Mais qu'auraient été leurs vies aujourd'hui ? Bien différente sans doute. La rousse ne voulait pas y penser, elle ne voulait pas vivre avec des ' Et si ' pour la simple et bonne raison que c'était trop tard. On ne pouvait plus retourner en arrière. On avait réalisé des choix qu'il fallait continuer d'assumer.

Cette conversation faisait planer un malaise entre elles, toujours le même depuis qu'elles s'étaient retrouvés. Toujours le même qui planera encore. C'était comme ça , il faudrait s'y faire. Elle avait beau se le répéter encore et encore, ce n'était pas pour autant que cela voulait bien apaiser cette douleur sourde qui irradiait de l’intérieur. Elle détestait ce genre de situation, elle n'avait même pas envie de jouer la confrontation comme d'habitude, c'était pourquoi elle déviait son regard émeraude vers le petit garçon, qui profitant de son innocence en continuant son tour de manège. Malgré tout, ce n'était pas à presque cinquante ans qu'on allait changer le caractère qui était devenu le sien, du coup le proverbe disait vrai, la meilleure défense était l’attaque. Jen ne put s’empêcher de laisser passer un rien de reproche de n'apprendre que tout ça, quand elle n'avait plus choix. Chose qui faire culpabiliser sa fille car elle la vit baisser le regard, regarder la table, son verre. C'était un réel signe chez elle que soit quelque chose n'allait pas, ou soit elle cherchait à rassembler du courage et donc à dire quelque chose. Personnellement, elle trouvait que ses deux nouvelles fracassantes suffisait amplement à sa journée. Elle avait eu de quoi encaisser pour le restant de la semaine. Enfin, elle se ressaisit et reprit sur les questions qui se posaient au vu de la situation. Elle hocha simplement la tête en signe d'accord. Oui elle savait que ça pouvait être long mais elle espérait dans un sens qu'elle y arriverait. Le silence était plus parlant que des mots alors elle se tut jusqu’à ce que la question suivant n'arrive. Son regard émeraude était tourné vers elle, alors que le stresse évident prenant place sur le visage de sa vis-à-vis. La réponse était-elle aussi simple que oui ou non ? Certainement pas. Oui, elle avait souvent pensé, surtout au début à ce qu'elle était devenu, ou elle était, si la famille qui l'avait accueillis était bien. Puis elle se disait qu'elle devait être heureuse avec des gens qui l'aimaient, pourquoi tout gâcher ?


-Oui.

C'était plus ou moins ça. Elle pourrait détailler plus, expliquer, dire pourquoi elle n'avait jamais bougé malgré cette réponse et pourtant la co-directrice choisit de rester sur cette syllabe qui s'était échappée de ses lèvres. Cela serait suffisant, surtout si Iris, elle-même ne voulait pas de réponse à cette question. Maintenant si elle voulait plus, elle lui demandera sûrement. Si la journée avait bien débuté, si elle avait été réellement agréable et touchante, la fin lui déplaisait clairement. Visiblement maintenant que la vanne des vérités était ouverte, la blonde ne voulait plus la lâcher. Lançant ses questions qui ressemblaient étrangement à des petites piques. Les questions qu'elle posait étaient aussi douloureuse qu'une gifle. Elle avait l'impression d’être la pire des salopes, d'être une égoïste, sans cœur, raciste qui ne pensait qu'à elle. Que les autres le croient, passaient encore mais que sa propre fille le pense, c'était plus douloureux. Néanmoins, personne n'aimait se faire accuser à tort et elle n'aimait pas beaucoup la manière qu'elle avait de dire cela. Elle comptait également le lui faire comprendre. Elle n'avait jamais aimé qu'on lui marche sur les pieds, cela ne commencerait pas maintenant non plus. Son regard se vrilla au sien avec une intensité qu'elle n'avait pas du voir souvent. Elle attendit quelques secondes, les mains parfaitement posées sur la table dans un flegme inventé.

-N'a tu pas eut la dernière note de service ? Il me semble qu'on me considère comme une reine de glace. Il est donc clairement connu que je n'en ai rien à faire des autres.... Pour ta gouverne, je considère beaucoup de personnes comme faisant partie de ma famille, mais visiblement, je ne suis pas nécessaire à la tienne.

On évitera le 'jeune fille tu me déçois' mais on n'en était pas loin. Ces paroles avaient été froides, c'était vrai, tout aussi dur que le ton employé par sa fille. Elle voulait lui faire comprendre que c'était outrageant et vexant pour elle ce genre de commentaire. Elle pensait bien que le message passerait de la sorte. Pendant quelques secondes encore son regard brillait d'une ténacité nouvelle, avant de doucement descendre vers des couleurs plus claires. Elle finit par se radosser à la chaise alors qu'elle ne s'était pas rendu compte de s'en être décalée. La tension entre elles semblait  avoir atteint son paroxysme, cela semblait même visible ou tangible pour les personnes qui étaient autour d'elle. Il faut dire aussi que les trois quarts s'extasiaient sur leurs enfants, faisaient des signes, exultait la joie et la bonne humeur alors que la noirceur semblait être dans le ciel. Néanmoins, cela retourna au mal à l'aise quand Jen s'en rendit compte. C'était ridule cette prise de bec, c'était ridule cette situation ! Elle finit par se calmer ou se forcer à le faire avant de regarder le parcours d'Evan. Il semblait prendre ses aises de plus en plus, son visage était radieux. De toute évidence, il appréciait plus que prévu l'exercice. Il regardait par chez elle de temps en temps et un sourire finit par revenir sur le visage de la rouquine. Elle lui fit un signe de la main, dans le style coucou je t'ai vu cow-boy, avant de lever le pouce en l'air, du genre va y continu comme ça. Vous voyez pas besoin d’une semaine d’entraînement aux tactiques militaires, les gestes ça se comprenait tout seul. C'était pourquoi, elle avait voulu laisser de côté tout cela, elle aurait d'autre occasions d'en parler, de discuter de ça, pour profiter de l'instant présent. Le souvenir de son envie de tout reprendre chez lui, lui revient et elle enchaîna avec une légère touche d'humour. Prouvant malgré tout qu'elle ne lui en tenait pas rigueur.

-L'emmener à des cours ça devrait être possible, ils ont de multiples horaires maintenant et pour te répondre, j'ai déjà fait du cheval quelquefois, mais je n'ai jamais vraiment eu des cours d'équitation. J'ai appris pas mal de chose sur le tas pour être honnête mais ça me réussit pas trop mal. Tu as fais quel genre de sport, toi ?

Au jeu des questions, elles n'arriveraient pas au bout avant longtemps, très longtemps. Mais le temps filait plus vite qu'elles ne le pensaient et très vite ce petit cours d’initiation prenait fin. Les garnements étaient invités à donner une petite friandise à leur animal ou à avoir une photo avec eux si il le voulait puis il revenu dans leurs directions en courant.

-Oh je ne veux pas être celle qui devra annoncer qu'il est l'heure de rentrer, parce que c'est une pile électrique survoltée qui débarque..

C'était le moins qu'on puisse dire, il leur sauta presque dessus, se lançant dans un monologue étonnant pour sa respiration sur tout ce qui s'était passé. Il parlait tellement vite qu'il en mélangeait ou mâchait des mots et cela clôtura sur deviner quoi le 'maman, on peut avoir un cheval, allez, maman, dit oui, je t'apprendrais à monter, ou on le met chez mamy, ou au Ncis y a de la place devant, allez dite oui, je veux un cheval, je vaux lui'. La rousse leva les yeux au ciel.

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MessageSujet: Re: Une journée à la ferme [Partie 2] ~ Jennyfer Mar 29 Avr - 2:18










Bon sang qu’elle aurait aimé être adopté, mais seulement un enfant sur dix était adopté et elle n’avait pas eu cette chance. Alors, elle voulait donner cette chance qu’elle n’avait pas eu en grandissant à un autre orphelin. C’était la moindre des choses qu’elle pouvait faire à présent. Après, bien sûr, elle restait réaliste, elle avait un passif d’orphelin, ce qui ne jouerait pas en sa faveur, elle travaillait au NCIS, son emploi était un emploi où elle prenait des risques tout le temps et où elle ne pouvait pas rentrer tous les soirs chez elle. Mais elle se disait qu’ayant été dans la même situation que l’enfant qu’elle voulait adopter, elle serait mieux le comprendre, mieux agir, qu’un parent ayant grandi avec ses propres parents, entouré par une famille aimante dans un lieu stable. Et puis, elle avait déjà eu Evan, elle s’en occupait bien, enfin, elle espérait qu’elle lui donnait une bonne éducation n’ayant pas eu d’exemple en grandissant, mais si on lui refusait l’agrément, alors, elle persisterait jusqu’à ce qu’ils finissent par le lui donner, car elle était persuadée qu’elle s’en sortirait et qu’elle serait une bonne mère pour l’orphelin qu’elle accueillerait chez elle.

La jeune femme avait peur de poser plusieurs questions, par peur de la réponse que lui offrirait sa génitrice. Parfois, il fallait mieux ignorer certaines choses, c’était mieux comme ça. Mais il fallait tout de même qu’elle sache non ? Elle ignorait tellement de choses d’elle et réciproquement. Les questions, ça ne s’épuiseraient pas avant un bon bout de temps entre elles. Et puis, un jour, Evan serait. Et là, ça deviendrait tout d’un coup plus compliqué. Est-ce que lui mentir sur le fait qu’elle n’avait pas vécu comme lui avec au moins l’un de ses parents était malhonnête ? Peut-être … mais elle préférait tout de même repousser le moment le plus possible. Tant qu’il ne posait pas de questions c’était bien. Le jour où il se mettra à poser des questions sur ce sujet, alors là, eh bien le temps sera venu de le lui dire. Iris espérait que la vision qu’avait son petit garçon de sa grand-mère ne serait pas changée face à cette révélation. A voir au moment venu …

Son regard alla se planter brusquement dans celui émeraude de la co-directrice du NCIS quand elle entendit l’unique syllabe qu’elle venait de prononcer. Oui. Ça voulait dire beaucoup de choses. Mais quoi ? Oui, elle avait pensé à elle pendant tout le temps où elles avaient été séparées. Ou, oui elle avait voulu l’oublier ? Allez, il fallait mieux penser à la première hypothèse c’était bien mieux et ça éviterait de remuer encore plus le couteau dans la plaie. Même si … ce « Oui » la tiraillait tout de même. Mais elle n’avait pas demandé de précision, en faites, elle avait préféré lui dire de ne pas répondre ce qu’elle n’avait pas fait. Peur de connaitre la réponse encore et toujours. Parce que si c’était oui, elle avait voulu l’oublier après l’avoir abandonné, ça ferait mal, très mal. Mais en même temps, ça aurait été peut-être mieux non ? Raaah … elle avait vraiment envie qu’elle éclaire sa lanterne parce que ce « Oui » la dérangeait. Elle pesait le pour et le contre de relancer le sujet, de demander une explication à cette syllabe prononcée, son regard fuyant de nouveau celui de la personne en face d’elle. Il fallait finir par prendre une décision, trancher, mais ce n’était pas facile. La curiosité et l’envie de connaître finit par l’emporter évidemment et elle fit de nouveau entendre sa voix, de façon hésitante, loin du ton assurée qu’elle avait en temps général :

- Oui quoi ?

Voilà, maintenant c’était dit. Juste deux petits mots. Mais c’était dit. Son regard restait pourtant fuyant, n’osant pas vraiment le poser sur le sien. Craignant la réponse qu’elle lui donnerait. Et puis, l’ambiance se dégrada. C’était tout de même de sa faute, elle et ses questions mal formulée. A présent, ses yeux étaient bel et bien plantés dans les siens qui s’étaient refroidit avec la dernière question qu’elle avait posé, comme l’ambiance au passage … pourtant, elle montra un visage neutre fasse à la rousse, attendant qu’elle se prononce. Et quand elle se prononça, ce fut d’une voix froide et la blonde eut l’impression de recevoir comme un coup de poing en plein ventre. Les paroles qu’elle venait de prononcer étaient dures à entendre, il fallait savoir les encaisser. Mais elle, elle n’y arrivait pas à les encaisser, ça lui avait mal d’entendre ce qu’elle venait de dire, tellement mal. Son cœur s’était serrée, elle essayait de garder une figure neutre, sans grand succès :

- C’est plutôt toi qui a considérer que je n’étais pas nécessaire à la tienne, il y a une vingtaine d’années, je te le rappel. dit-elle d’une voix calme et maîtrisée qui balançait avec ce qu’elle ressentait à l’intérieur d’elle-même

Elle savait que les mots qu’elle venait de prononcer étaient blessant, c’était un peu le but, même si elle aurait préféré ne jamais les prononcer. Juste après avoir fini de dire le dernier mot, son regard avait viré vers le lieu où était son fils alors qu’elle sentait les larmes lui montaient aux yeux sans pour autant se déverser sur ses joues. La jeune femme serrait les poings tentant de se maîtriser coûte que coûte, son menton tremblant légèrement alors qu’elle tentait de ne pas pleurer. Oooh ça lui faisait mal d’avoir entendu ça de la part de sa mère, mais ça lui avait fait aussi du mal de dire ce qu’elle venait de dire. Se forçant à inspirer et expirer avec calme, elle finit par faire évacuer ses larmes de ses paupières sans avoir à les faire couler sur ses joues. Un sourire de façade apparut sur ses lèvres quand son enfant tourna la tête vers elles et les regarda, lui ayant l’air de bien s’amuser sur son poney. Ses yeux allèrent vers la rousse, l’observant faire un signe à son petit-fils. La jeune femme l’écouta parler en silence mais laissa passer plusieurs longues secondes avant de se décider à lui répondre :

- J’ai déjà monté à cheval, quelques fois, juste sur une courte période. elle marqua une pause puis reprit, En famille d’accueil … j’avais huit ans … elle marqua de nouveau une pause, Sinon … ce n’était pas vraiment du sport ce que je faisais … tu t'en sors bien comme grand-mère ...

La famille d’accueil. Elle n’en parlait pas vraiment de cela. Elle avait juste laissé filtrer par le passé qu’elle avait été en famille d’accueil, une fois, vers ses trois ans. Après, pour le reste, elle ne s’était pas prononcée. C’était donc la seconde fois qu’elle lui annonçait qu’elle avait une nouvelle fois en famille d’accueil. Les familles d’accueils, c’était juste passager, jamais fixe. On y allait pour finalement aller dans une autre ou retourner dans son orphelinat avec les autres orphelins. Les familles n’étaient pas toujours gentilles et accueillantes, mais pour l’instant, de ce qu’elle laissait filtrer, ça c’était plutôt bien passée pour elle, elle avait eu la chance de tomber sur les bonnes familles. Ses yeux étaient sur elle, cherchant à voir une quelconque réaction de sa part face à ce qu’elle venait de lui dévoiler sur son enfance loin d’elle.

La journée se finissait et ça allait être dur à annoncer à son fils qui revenait vers elles rayonnant, toujours plein d’énergie. Enfin, à voir sur ce point, car elle ne donnait pas cher qu’une fois dans la voiture, il ne tarderait pas à s’assoupir. Elle l’accueillit avec un sourire chaleureux, loin du sourire de façade qu’elle lui avait offert quand il était encore sur son poney, juste en le voyant, il la faisait aller mieux. A peine arrivé auprès des deux femmes, il se mit à parler. Réclamant que sa mère lui achète un cheval, ou plutôt un poney. Gardant tout de même son sourire, elle lui dit que non, il n’y aurait pas de poney mais que s’il le souhaitait, elle réfléchirait à l’inscrire à des cours d’équitation ce qui eut le don d’enchanter le petit garçon qui en oublia même sa précédente requête. Après, elle lui annonça qu’il était temps de partir. Et là, ça buta. Il s’exclama qu’il ne voulait pas partir – on s’en doutait déjà un peu – qu’ils n’avaient pas fini de faire le tour de la ferme – ah si si ! Ils avaient déjà fini de faire le tour de la ferme et de ses activités – mais elle ne céda pas, car il n’y avait pas à céder. Ils s’en allaient et c’était tout. Elle déclara qu’il allait devoir aller aux toilettes avant de partir, non mais parce que si c’était pour s’arrêter cinq à dix minutes plus tard en pleine cambrousse parce qu’il avait une envie irrésistible de faire ses besoins, il fallait mieux l’éviter et prévoir. Alors qu’elle attendait sagement non loin des toilettes pour enfant, elle tourna son regard vers sa génitrice :

- A propos … j’ai commencé à t’inclure dans ce qu’on peut appeler ma famille au moment où tu m’as proposé de venir habiter chez toi dans cet ascenseur et je ne sais pas pour toi, mais pour moi, ça n’a jamais changé depuis.

Aussitôt dit ses yeux retournèrent vers son petit garçon qui se dirigeait droit vers elles. Bon, il était temps de partir. Elle était fatiguée, elle n’avait qu’une envie, rentré. Rentrer, faire dîner Evan, qu’il se lave et se couche. Qu’elle profite d’un bon bain et qu’elle aille rejoindre elle aussi les bras de Morphée.



HS - Et voici l'une des rares fois où je suis fière de l'un de mes rps et en plus, ze truc, je l'aime ce rp Laughing

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MessageSujet: Re: Une journée à la ferme [Partie 2] ~ Jennyfer Dim 4 Mai - 15:05




Une journée à la ferme...
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Y avait-il seulement une journée où elle n'avait pas à ressentir ce goût amer du regret dans la bouche ? Sûrement pas non. Tous les jours, il y avait des paroles, des visions, des images ou un ressenti qui lui faisait regretter nombre de ces actes passés. Si la plupart du temps la rousse les assumait avait ténacité et sa franchise habituelle, pour d'autres cas, toujours les deux mêmes, elle aimerait remonter le temps. Changer les choses, ne pas faire ce qu'elle avait fait et pourtant. Si elle changeait les bases fondamentales qu'était sa vie, elle ne serait certainement pas où elle était, elle ne serait sans doute même pas rentrée au Ncis. Elle n'aurait peut-être même pas d’emploi. Il était difficile d'imaginer ce que serait devenue sa vie si elle n'avait pas abandonné sa fille ou si elle n'avait tout simplement pas planté comme une voleuse Jethro à Paris. Ces « Et Si » lui pourrissaient plus la vie qu'il ne l'aidait réellement. Nous étions tous confrontée à des centaines de choix par jour, certains étaient banales et insignifiants, d'autres étaient plus complexes et importants. Il fallait faire son chemin, continuer d'avancer sans plus regarder en arrière parce qu'il était trop tard, parce qu'on ne pouvait plus rien faire à part changer notre présent. C'était ce qu'elle s’efforçait de faire. Elle essayait petit à petit d'apprivoiser sa fille, d'apprendre à la connaître, elle comme son petit-fils. Si par moment, il semblerait que la symbiose marche et qu'ils ressemblent à n'importe quelle famille qui se balade à la ferme. Parfois, les rancunes ou le gouffre qui les séparaient toujours se faisaient sentir avec plus de violence encore. Il n'avait pas été rare ces dernières années qu'elles alternent entre entende cordiale, voire familiale et dispute violente. Il faut dire que la jeune blonde avait de qui tenir, question caractère, il ne fallait donc pas s'étonner qu'avec deux personnes de la même trempe, les conflits pouvaient vite devenir explosifs. Chacune voulant avoir le dernier mot sur l’autre et vice-versa.

Cette visite à la ferme avait débuté dans le plus grand calme, ils passaient un moment agréable tous ensemble, riant des répliques du petit garçon ou on profitait de cet instant de sérénité pour se parler. Sauf que tout semblait virer au chaos depuis que sa fille avait décidé enfin, de dévoiler la vérité sur sa vie amoureuse et surtout ses futures intentions d'adoption. Au moment où ce second sujet avait été abordée, l'ambiance bon enfant, c'était sensiblement dégradée parce que cela restait encore et toujours, un thème délicat à aborder entre elles. Elles n'en parlaient pas souvent et quand on voyait les changements verbaux qui se déroulaient à présent, on pouvait aisément comprendre pourquoi. Malgré tous, l'agente du Ncis semblait vouloir en savoir plus et posait des questions sur sa possible démarche pour la retrouver. Mais la crainte de sa réponse était tangible dans sa voix, elle voulait savoir mais sans savoir. N'avoir qu'une réponse si elle était celle qu'elle attendait. Se trouvant bien incapable de garder le silence, elle avait laissé échapper cette simple syllabe qui voulait tout dire. Un oui qui sous-entendait des millions de choses qu'elle ne détaillerait pas. Sauf que après la panique de se sentir une nouvelle fois abandonnée voilà que la curiosité la taraudait parce qu'elle voulait plus de précision. Était-elle vraiment prête à attendre les paroles que la rousse pouvait prononcer ? Jennyfer n'en savait rien, mais cela ne rimerait à rien de lui mentir, surtout qu'elle même détestait qu'on lui rende la pareille, comme elle l'avait prouvée avant, avec rancœur sur le sujet de Tony. Ne fait pas à autrui, ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse. Jen prit une profonde respiration avant de plonger son regard vers le sien. Comment prendrait-elle tout cela ? Elle ne le savait pas vraiment. S'étendre ou non ? Elle n'avait pas encore décidé que ses paroles dépassèrent ses pensées, elle s’entendit prononcer :


-Oui je me suis déjà demandé ce que tu étais devenue, si tu étais heureuse. Je m'étais dit qu'il faudrait au moins que je sache ce que tu étais devenue. Mais je pensais également que tu devais avoir une famille aimante. Qui étais-je dans ces cas-là pour tout briser de la sorte. Puis je suis partie loin de l'Amérique et la vie a décidé à ma place.

Court, net, précis, elle ne pouvait faire mieux. Elle avait parlé avec douceur et une certaine pointe de regret qu'on ne lui prêtait pas souvent. Voilà, elle avait en gros dit tout ce qu'elle avait bien put penser. Elle avait exposé le cheminement de ses réflexions en quelques phrases seulement. Cette fois, elle avait l'impression que cette réponse lui suffirait ou elle aviserait. Mais Iris semblait déjà tellement lutter contre elle-même pour demander qu'elle n'irait sans doute pas plus loin dans son questionnement. Jenny espérait simplement que cela n'allait pas la blesser plus que ce qu'elle avait fait. Peut-être le début lui ferait plaisir bien que la fin moins, c'était la vérité. Si sa fille était capable de se mettre deux secondes à sa place, en se remplaçant dans son contexte alors elle comprendrait le pourquoi elle ne l'avait plus recherché. Et puis les années étaient passées, elle avait grandi, elle avait une vie, des amis, pas besoin d'une mère fuyarde n'est-ce pas ? Bref. Si elle pensait que s'en était fini, les interprétations de phrases ou le choix des mots de celle-ci n'arrangeraient au contraire rien du tout. Jennyfer prenait très mal les questions que lui posait sa fille. Pour tout avouer cela la blessait plus qu'il ne le faudrait. Répliquant à brûle pourpoint, elle trancha froidement, brutalement pour lui faire comprendre qu'elle n'appréciait pas la manière de faire. La douleur qui traversa les prunelles de sa vis-à-vis lui prouva qu'elle avait touché au but. Maintenant, elle semblait blessée, il fallait voir à quelle point la rousse restait douée même pour faire mal. Elle avait toujours eut l'art. Mais c'était un peu l’hôpital qui se foutait de la charité là. C'était elle qui jouait les vexée et outragée de ces paroles alors que c'était elle qui avait commencé. Visiblement blessée, sa fille enchaîna toujours aussi glaciale. Ce n'était pas comme cela qu'elles s'en sortiraient.

-Alors pourquoi me demander mon avis, si tu n'en as cure...

Répliqua-t-elle d'une voix blanche. La femme aux cheveux de feu n'avait jamais aimé se laisser dire, où se laisser marcher sur les pieds, elle ne commencerait pas aujourd'hui même si dans le fond, cette guéguerre puérile était idiote. Tout démarrait d'un malentendu mais c'était trop tard, la rousse avait trop d'ego que pour redescendre le tout brutalement. Elle tentait pour le moment de reprendre un semblant de calme intérieur. Elle s'aida d’ailleurs de la diversion toute trouvée d'Evan sur son cheval. Le petit garçon tout joyeux terminait d'ailleurs sa folle balade hippique. Regarder tout cela, sembla avoir un effet salvateur sur ses pensées. Cela semblait parvenir à la raisonner, à lui faire comprendre la stupidité de leur débat. Ils étaient toujours très faciles de se faire mal, de lancer des piques assassines, faire le reste était tout un défi. Un soupire traversa la barrière de ses lèvres alors qu'elle ferma les yeux quelques secondes, laissant les révélations sportives d'Iris lui parvenir dans le noir. Son regard émeraude se rouvrit, son visage reprit sa neutralité classique et elle tourna son regard vers celle qui se trouvait à sa table, juste en face d'elle. Des années après leurs retrouvailles, elles apprenaient encore l'une de l'autre, elles apprendraient sûrement toujours.

-Que faisais-tu ?....Elle plongea son regard dans le sien un instant, y cherchant l'ironie au vu de leur déchirement précédent mais il n'y en avait pas. Un maigre sourire sincère s'afficha sur son visage et la voix qui lui répondit fut tout aussi véridique....Tu es une bonne mère Iris, mieux que je ne l'aurais jamais été. Ne laisse personne te dire le contraire.

On ne naissait pas mère, on ne naissait pas avec ce typique instinct maternel, non tout cela se développait au fil des années, au fils des rencontres, au fils de la vie tout simplement. Certaines s'en sortaient juste mieux que d'autres. La rouquine devait reconnaître être plus doué dans son travail que dans tout ce qui touchait à sa vie personnelle, à son grand dam parfois. Néanmoins, elle n'eut pas le loisir de restée prostré dans ses souvenirs ou observations désagréables que leur petite boule d'énergie déboulait dans leurs directions. Il était littéralement enjoué et surexcité, nul doute que cette démonstration équestre avait fait mouche sur lui. Hum il semblerait qu'on nous allions devoir avoir un futur cavalier dans la famille. Elle souriait volontiers alors qu'il racontait tout son périple chevaleresque, n’omettant pas, évidemment, sa demande impossible que sa fille eut tôt fait de contrecarrer. Heureusement avant la moindre crise, elle lui donna un autre argument, telle une carotte à l’âne qui le ravit : Pas de cheval mais des cours. On pensait éviter le pire sauf qu'il fallait partir ce qui ne l'enchantait pas, on s'en doutait fortement. Après quelques répliques, ils prirent la direction de la sortie non sans un arrête nécessaire : Les toilettes. Alors qu'il disparaissait de leurs champs de vision, la pique fusa aussitôt. Allez, elle devait jouer la plus mature des deux, elle se contenta donc d'une réponse dans un souffle.

-Ça n'a pas changé.

Point, c'était tout, elle ne rentrerait pas dans une nouvelle dispute avec elle, juste avant de repasser des heures dans une voiture ou Evan, ne manquerait pas de voir le poteau rose. Dès que le bonhomme fut revenu, ils reprirent la direction de la sortie. On réinstalla tous les sacs dans le coffre et le petit garçon derrière avant de quitter l'endroit. Conduisant prudemment, lançant la musique sur la radio, elle fit machine arrière. Il était temps de quitter cette ambiance campagnarde pour revenir à la pollution et au brouhara de Washington Dc. Peu à peu l’ambiance sembla se rasséréner, les choses reprirent leurs places et elles purent remettre les choses aux clairs en toute quiétude, car la journée au grand air avait eu don de casser le petit garnement. Il dormait paisiblement à l'arrière sans doute plonger dans ses rêves. Malgré un passage délicat, les choses finirent plutôt bien. La semaine pouvait continuer, avec ces nouvelles révélations, notamment concernant DiNozzo. Elle avait encore une pile de dossiers à rédiger à et lire pour demain cela l’épuisait d’avance. Elle ne s'attarda pas longtemps chez Iris, posant juste un baiser sur le front de son petit-fils et un serrement de bras pour sa fille, elle s'éclipsa jusqu'à son domicile. Ou Jenny Shepard, la directrice du Ncis, reprenait ses droits. Une fois n'était pas coutume..

Hj : The End Wink

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Une journée à la ferme [Partie 2] ~ Jennyfer

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