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« Chaque tir n’atteint pas sa cible, chaque prière n’est pas exaucée. » [Mad]

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«Murs»
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MessageSujet: « Chaque tir n’atteint pas sa cible, chaque prière n’est pas exaucée. » [Mad] Mar 7 Aoû - 21:51

Maddison & Emy


    Les talons claquent sur le pavé glacé. Non pas qu'il fasse particulièrement froid à Washington D.C durant l'été, non, c'est juste que le soleil était en train de tirer sa révérence pour les prochaines dix heures. Si Emily était en mesure de dormir, elle en aurait probablement fait autant, mais elle n'y arrivait pas, en fait, elle n'y arrivait plus. Quand elle repensait à la dernière fois qu'il avait fait si froid... Un jour de neige. Proche de la fin de l'année passée. La "Snowstorm" comme ils disaient aux informations. Une période non seulement désagréable par ses températures sérieusement négatives, mais surtout, qui est restée dans les mémoires comme la période de la tuerie du Casino... Comment ça vous n'en avez pas entendu parler? Ces deux tireurs fous qui avaient ouvert le feu sur la foule? Ca ne vous rappelle rien? En plus de la gigantesque liste de morts, s'ajoutait une immense liste de blessés. Les tireurs avaient en effet eu loisir de tirer autant qu'ils le souhaitaient puisque les forces de police bloquées par la tempête de neige avaient mis très longtemps à arriver. Le temps de provoquer un massacre. Et à vrai dire, même si elle n'avait pas été blessée ce jour là, ni tuée, sinon ce rp' n'aurait jamais vu le jour, elle en avait quand même gardé de graves séquelles. Pour vous résumez le pourquoi du comment, elle s'était cachée dans un placard avec marqué "STAFF ONLY" en énorme dessus, mais bon, vu les circonstances elle n'allait pas faire : "Mince, on me tire dessus, et je ne sais pas où me cacher ! Là-bas. Merde y'a marqué que c'est réservé au personnel, bon bah tant pis je fais rester ici comme une glandue jusqu'à ce qu'on se décide à me tuer. Les mecs? Vous êtes où? Minouminouminou". Non ça c'est juste bon pour un rp légèrement excentrique. Du coup elle était rentrée avait attendu que ça passe. Puis quelqu'un avait voulu rentrer. Evidemment elle s'était dit que ça pouvait être n'importe qui, alors elle a dit non. Mais la voix se faisant suppliante, et Emily étant drôlement niaise, et s'en voulant d'être médecin et d'être trop froussarde pour sauver les gens, elle se décida à faire sa B.A et à ouvrir ... à l'un des deux tireurs. Bien joué Hilton. Goodjob ! Contrairement aux autres, elle avait eu ce réflexe bizarre, mais de ne pas bouger, et de supplier le mec en question de l'épargner. Et bizarrement ça a marché. En deux secondes il avait attrapé une fille d'à peu près son âge par les cheveux, et lui avait logé une balle droit dans la boîte crânienne, répandant littéralement son cerveau sur les murs. Un souvenir impérissable. Ah. Sympa le mec. Enfin, en tout cas, me direz vous, grâce à cet espèce de sacrifice Emily n'était pas morte au moins. Super, bonjour la conscience. Complètement terrorisée, elle était restée allongée dans une marre de sang glacée jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que ce qui semblait être un reste humain n'en était pas un. Enfin pas complètement. Parce que c'est vrai que reste humain, c'était pas très glamour, mais c'était à peu près ça le concept. Elle avait l'impression d'avoir perdu une part d'elle ce soir là. Une partie qu'on appelle la conscience tranquille.

    C'est donc sur ses entrefaites que mademoiselle Hilton, marchait d'un pas rapide, sous une légère bruine, au coucher du soleil. Elle poussa la porte de l'enseigne, et se frotta les avant-bras comme si ça allait la réchauffer comme par magie - tout le monde fait ça, pourtant -. Elle salua l'homme à l'entrée, et il lui tendit un pistolet.

    __ Calibre neuf millimètres, ça ira ma p'tite dame?
    __ Je sais même pas en quelle langue vous parlez... Donnez un pistolet, c'est tout ce que je demande.
    __ Oh oh, tout doux la panthère, pourquoi une jolie fille voudrait un pistolet? Un mari gênant? Un chien qui a la rage?

    Emily pensa qu'elle pourrait tout à fait tirer une balle en plein dans la tête de ce type, mais que ça serait pas très bien vu. Elle préféra se contenir et afficha un sourire hypocrite, qui tendait à être amical, mais elle n'arrivait plus à sourire efficacement.

    __ J'ai dit que'q'chose qui fallait pô?

    La bruna fronça les sourcils froidement, soupira et saisit le pistolet tendu.

    __Faut y'aller doucement hein, c'est comme une p'tite femme, faut pas être trop doux sinon c'est pas excitant, mais si tu y vas trop fort, tu vas te faire envoyer sur les roses.
    __ Je sais me servir d'une arme à feu. Merci bien.

    En fait ce qu'il ne savait pas c'est qu'elle avait eu un Glock17 pendant des années pour assurer sa protection mais que malheureusement, elle n'avait pas de permis et que pendant sa garde à vue avec Liam, ce pistolet lui avait été retiré, et que si elle n'avait pas eu de jolies fesses, elle aurait d'ailleurs eu un passage en tribunal pour possession illégale d'armes à feu. Fort heureusement, le mec de l'accueil devait avoir le goût des jolies choses, et du coup elle s'en était sortie indemne, mais sans flingue. Maintenant elle voulait un permis, le droit de porter une arme, pour se défendre comme il se devait. Si ce soir là, elle avait eu une arme, elle aurait peut-être pu éviter la mort de dizaines de gens ; si seulement ce con lui avait laissé la sienne...

    __Héhé c'est que la gazelle est féroce, fais attention à toi ma jolie.

    Et que le chimpanzé est lourdingue, bon sang. Si elle ne faisait pas attention à elle, elle ne serait pas là aujourd'hui. Elle récupéra un casque sur un étalage plus loin, et rentra dans un couloir qui était affiché libre. Du couloir on voyait sa propre cible, droit devant, et celles des autres. Cette salle de tir était plutôt marrante, parce que un signal sonore indiquait qu'il fallait tirer, et des puces numériques ou un truc dans le genre, illuminait en vert le couloir de la personne qui avait marqué le plus de points (tiré dans la tête et le coeur en gros) et en rouges les couloirs des personnes qui avaient marqué moins de points. Emily avait une certaine expérience, autant dire qu'elle se voyait déjà en vert. Elle enleva son manteau, posa le casque sur ses oreilles. Elle chargea le pistolet et attendit le signal sonore, terriblement bruyant pour quelqu'un qui ne portait pas de casque, pour qu'il soit audible pour les casqués. Les doigts se posèrent sur la crosse, reprenant les bonnes vieilles habitudes.

    *TUT*

    Une série de tirs en rafale. En fait cinq tir chacun, alors ça fait évidemment une sacré impression de bordel. Emily très satisfaite de ses tirs, attendait de s'illuminer en vert quand... du rouge. Elle jeta un oeil aux cibles qu'elle voyait de là... ces voisins étaient pires que mauvais. Ceux d'encore après aussi. Mais alors une cible était juste la perfection personnifié. Une balle droit dans la tête, une balle droit dans le coeur. Ni plus, ni moins. Au millimètre près. Emily arqua un sourcil.

    *TUT*

    Yes. Cette fois-ci elle ne se fera pas avoir par le tireur du couloir numéro 2, un des plus proches de l'entrée. Ses tirs étaient net, précis, et probablement efficaces. En attendant les félicitations du jury, elle chercha du regard la cible du tireur 2. Même combat, une balle dans la tête, une balle droit dans le coeur. La copie conforme du premier set. La brune comprit que ça ne devait pas être quelqu'un de banal. Elle connaissait cette patte de perfection toutes matières confondues. Elle prit son manteau sur l'articulation de son bras, et se dirigea à toute vitesse vers l'entrée. Un petit coup d'oeil sur le couloir 2... De longs cheveux roux... Elle avait vu juste, ces cheveux elle les reconnaîtrait entre mille. Mais... ces cheveux s'étaient fait si rares depuis quelques temps...
    Etrangement, Emily ne voulait pas avoir affaire à ces cheveux, autant qu'à la personne à qui ils appartenaient. Maddison et elle, ça remontait à longtemps, et à vrai dire, non seulement elle avait perdu toute confiance et foi en l'humain, mais Maddi' lui avait carrément fait un coup à la Tommy, je me casse, et je te préviens pas, et étrangement cette façon de faire lui courait légèrement sur le système nerveux. Elle posa son arme sur la table du gérant en essayant de s'éclipser le plus vite possible.

    __Hophophop mademoiselle.

    *SEANCE DE TIR TERMINEE, DEUX MINUTES DE PAUSE*

    Emily essaya de se faufiler entre la porte et le mur mais elle se fit rattraper d'un coup sec par le chimpanzé qui servait de chef du bâtiment. Elle se retourna incrédule. Il lui arracha le casque des oreilles.

    __On n'oublie pas de rendre son casque.

    Pardon petit con, j'ai pas le sens de priorités.
    Elle s'excusa du regard, tout en sachant bien qu'il était trop tard pour tenter de fuir, parce qu'elle voyait Maddison, et surtout elle voyait que Maddison l'avait vue. Apparemment celle-ci avait voulu profiter des deux minutes de pause qui lui était offertes ... Et quelque chose lui disait qu'il allait pourtant falloir plus que deux minutes à Maddison pour s'expliquer sur les évenements. Emily, ayant malgré tout envie de sortir, fit mine d'avoir oublié ce qu'elle venait de voir et tournait les talons pour s'extirper de la salle de tir. Trop tard.




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MessageSujet: Re: « Chaque tir n’atteint pas sa cible, chaque prière n’est pas exaucée. » [Mad] Mer 8 Aoû - 0:45


    EmyMaddi'


    Cela faisait exactement une semaine que Maddison Adams était revenue d'entre les morts. Pas au sens littéral bien sûr, même si certaines personnes s'étaient bel et bien demandé si elle n'était pas morte, mais au sens figuré. En effet, quand on disparaît durant une année de la surface de la Terre sans laisser un seul message, indice, n'importe quoi qui puisse donner une idée d'ou on se trouve, les gens se font du soucis. Enfin, "les gens" c'est un peu trop vague. Disons que vos proches, vos amis, votre famille, vos collègues, ces gens-ci vont se poser des questions. Êtes-vous parti en vacances sans prévenir ? Avez-vous trouvé l'amour de votre vie dans un autre pays ? Êtes-vous par hasard devenu invisible ? Vous seriez-vous fait descendre par la mafia ? Autant de questions qui se sont trouvées sans réponses après le départ soudain de Maddison. Pourtant ce n'est pas comme si elle était une habituée de ce genre de méthode. Certes il lui était arrivé de louper un rendez-vous, d'oublier un repas de famille ou une séance photo, mais elle ne disparaissait jamais comme une voleuse sans raison apparente.
    « Parce que si au moins elle avait une bonne raison, d'accord. Mais là… Qu'est-ce qui lui a pris ? » avait répété sa mère avec insistance pendant douze mois. Cette question était sur toutes les lèvres: qu'est ce qui lui a pris ? Chacun avait sa propre hypothèse. Eric, son père, pensait qu'elle avait du fuir dans un autre pays à cause de démêlés secrets avec la justice. Sa mère était persuadée qu'elle s'était fait enlever et avait relevé le courrier tous les jours pendant toute l'année avec acharnement, attendant une demande de rançon de la part d'une organisation terroriste. Son petit frère, Ethan, penchait plutôt pour un aller simple en cure de desintox, tout ça parce que sa soeur avait eut le malheur de lui parler de sa dernière expérience avec de la drogue. Pour finir, Leo di Osia, son agent, avait fini par annoncer aux médias que Maddison s'était offert des vacances à durée indéterminée sur une île dont il tairait le nom. Mais lui-même ne croyait pas un mot – elle ne lui aurait pas caché des vacances – et à vrai dire, il ne savait plus quoi penser.

    Maddison, de son côté, se doutait bien que chacun aurait une idée de la raison de son départ. Elle avait même plutôt bien deviné ce que penseraient ses parents et avait lu dans les journaux et sur internet ce que Leo avait raconté à la presse. Là ou elle avait plus de peine, c'était pour la réaction d'Emily, sa meilleure amie. Combien de fois avait-elle eut envie de lui écrire. Un e-mail, une lettre, même un tout petit sms… Mais elle ne pouvait pas, elle ne devait pas. Si elle tenait à ce que cette fuite serve à quelque chose, elle devait impérativement se couper de toutes les personnes qu'elle avait pu rencontrer. Amis, famille, collègues, même ses ennemis, même son livreur de pizza, tout le monde. Aucun contacts, aucun signe de vie. C'était le prix à payer pour conserver la sienne.


    Depuis son retour à Washington DC, une semaine auparavant, elle avait réussi à ne croiser personne qu'elle connaissait. Elle était bien sûr allé dire bonjour à ses parents et n'avait pas pu quitter le domicile familial pendant deux jours. Pour éviter de leur faire peur, elle avait confirmé la version de son agent: voyage sur une île déserte. Sa mère s'était indignée ( « Quoi ? Tu aurais pu écrire ! Je me suis fait un sang d'encre, j'ai cru… J'ai cru… Rah, Maddison Sara Adams, ou donc as-tu été élevée ? » ), son père s'était contenté de lui dire qu'il était heureux de la revoir et son frère, qui était revenu de Los Angeles pour l'occasion, lui avait demandé si ses problèmes de drogue étaient résolus. Après ce séjour, elle avait passé un rapide coup de fil à Leo pour lui annoncer qu'elle était revenue et avait immédiatement raccroché, ne lui laissant pas le temps de lui poser une seule question. Il avait compris le message et lui avait juste envoyé un mail:


    Content que tu sois revenu Madd', tu m'as manqué.
    Et tu as un rendez-vous avec Gap dans deux semaines alors essaye de ne pas disparaître entre temps.
    – Leo



    La prochaine personne sur sa liste de "je suis rentrée, tu ne me hais pas trop ?" serait sans aucun doute la plus dure à convaincre: Emily. Et pour affronter ces retrouvailles, Maddison allait avoir besoin de courage. Comment allait-elle lui expliquer les raisons de son départ mais surtout de son retour ? D'habitude les deux jeunes femmes parlaient de tout avec une aisance qui pouvait paraître déconcertante, mais cette fois-ci ça risquait d'être plus compliqué. C'est pour cette raison que Maddison avait prévu d'aller passer sa soirée au stand de tir.

    En rentrant dans son appartement pour la première fois depuis un an, elle avait tout d'abord remarqué les tonnes de poussière qui s'étaient accumulées. Apparemment la femme de ménage n'avait pas jugé utile de venir nettoyer et imaginez un peu une année de poussière dans un appartement. Oui, ça fait mal. N'ayant absolument aucune intention de nettoyer ce bazar elle-même, elle se contenta de poser ses valises, prendre un douche et se changer. Puis elle referma la porte derrière elle en se promettant d'appeler Carla (ouuuuh le vilain cliché) pour qu'elle vienne mettre un terme à cette anarchie.


    En entrant dans le stand de tir ou elle avait eut l'habitude de s'entraîner (quand elle ne tirait pas sur des vrais gens) Maddison ressenti une bouffée de nostalgie. Depuis plusieurs années déjà, elle avait développé une certaine passion pour le tir. Elle n'avait jamais été une passionnée de sport (même si elle ne se débrouillait en général pas trop mal) ni de musique, ni d'art quelconque. Elle savait jouer approximativement du piano et ne dessinait trop comme un pied, mais elle n'avait jamais ressenti un réel plaisir dans ces activités. Tandis que lorsqu'elle tirait, elle se sentait vivante. Etrange non ? En tout cas ça en intriguait plus d'un. Pistolet en main, rien ne pouvait lui arriver. Elle était douée au tir, beaucoup plus que la majorité des agents de police qui venaient s'entraîner ici. Elle surpassait même plusieurs agents fédéraux et quelques mafieux également.

    – Tiens, Miss Adams. J'vous manquais trop qu'vous avez décidé de revenir ?

    La jeune femme leva les yeux aux ciel. Billy était le gros lourdeau qui travaillait à la réception du stand de tir. Lors de son tout premier jour ici, il l'avait toisée de haut en bas puis avait déclaré que décidément, les femmes d'aujourd'hui ne savaient plus quelle était leur place. « Trop jolie pour une arme. Tu gâches ta féminité ma jolie. ». Par la suite, il avait remarqué que sa tête lui disait quelque chose. « Nom de… T'es Maddison Adams toi ! Mais qu'est ce que tu fous ici ? Olala, William va jamais me croire ! » Et c'était reparti pour les railleries. Mais depuis qu'il avait réalisé qu'elle était une des meilleures tireuse qu'il ait jamais vu, il s'était calmé. A présent il la vouvoyait et restait un peu plus à sa place. Dans la mesure du possible.

    – Le jour ou tu parleras comme il faut je considérerai ça comme une option. Casque s'il te plait.

    Il lui tendit un casque en maugréant mais ne lui demanda pas quel arme elle désirait. Il savait déjà qu'elle avait la sienne dans son sac à main, comme d'habitude.
    Maddison rentra dans la salle de tir et se plaça dans le premier couloir libre. Elle enleva sa veste, posa son sac entre ses pieds après en avoir extirpé son pistolet et plaça son casque sur ses oreilles. Ce stand de tir avait sa propre manière de fonctionner: au signal sonore, chacun a le droit à cinq tirs sur la cible en face de lui. La personne qui atteint le plus de zones critiques (coeur et tête) voit son couloir s'illuminer de vert. Les autres, rouge. Depuis qu'elle venait ici, Maddison n'avait eut du rouge qu'une seule et unique fois. Pas la peine de vous dire que son égo augmente un peu plus à chaque fois.

    *TUT*

    Tête. Coeur.
    Pas besoin de cinq balles pour ça.
    Lumière verte.
    Maddison esquissa un sourire.

    *TUT*

    Tête. Coeur.
    Elle jeta un coup d'oeil aux autres cibles. Ils étaient cinq en tout. N°1 était clairement un amateur, ainsi que N°5. N°3 se débrouillait plutôt bien. Et n°13 (looool je devais la faire !) non, n°4 aurait probablement été le couloir vert si Maddi' n'était pas là. Les tirs étaient quasiment parfaits, à quelques millimètres près.
    Lumière verte.
    Maddison sentait son assurance revenir à grand pas. Elle était prête à affronter n'importe qui, même Emily. Si elle avait été ici, en ce moment présent…

    *SEANCE DE TIR TERMINEE, DEUX MINUTES DE PAUSE*

    La jeune femme posa son casque devant elle, rangea son pistolet dans son sac et sorti de la salle de tir. Elle avait bien besoin d'un peu d'eau aussi se dirigea-t-elle vers les toilettes mais du s'arrêter d'urgence pour ne pas rentrer dans Billy, le gérant, qui fonçait droit sur une cliente. La femme en question avait l'air plutôt pressée puisqu'elle était en train de partir avec son casque sur la tête. Maddison aurait probablement ignoré ce qui se passait à côté d'elle si le dos et les cheveux de la brunette ne lui semblaient pas aussi familiers…
    Emily tourna la tête dans sa direction, croisa son regard et se retourna brusquement vers la sortie, apparemment bien décidée à ne pas s'éterniser ici.

    – Mil… Emily !

    Les mots étaient sortis tous seuls et Maddison le regretta un instant. Elle se sentait soudainement beaucoup moins sûre d'elle. Mais en même temps elle ne pouvait pas laisser passer une occasion pareille. Elle devait des explications à Emily et ne pouvait pas se cacher éternellement.

    – Attend. Hum…

    Par ou commencer ?

    – Tu… Tu vas bien ?

    Aïe. Bonjour l'introduction. « Tu vas bien ? Une année c'est long hein, t'as du t'ennuyer sans moi. Moui j'avais envie de prendre le large. Te prévenir ? Haha, mais pourquoi donc ? Tu n'étais que ma meilleure amie, je vois pas l'intérêt. » Elle sentait déjà la réponse cinglante venir. Mais elle la méritait amplement.



Dernière édition par Maddison S. Adams le Dim 19 Aoû - 0:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Chaque tir n’atteint pas sa cible, chaque prière n’est pas exaucée. » [Mad] Jeu 9 Aoû - 23:03

Maddison & Emy



    __ Mil… Emily ! Attend. Hum… Tu… Tu vas bien ?

    La jolie brune se retourna en lançant un regard incrédule à son interlocutrice. Sérieusement elle espérait que ça allait suffire ? D'accord elle faisait le premier pas vers la réconciliation, enfin, plutôt le premier pas pour renouer le lien, mais ça n'était pas un bon prétexte pour une entrée au matière si ... conventionnelle. Bien sûr que la jeune femme s'attendait à mieux, mais en y réfléchissant, elle l'avait prise un peu au dépourvu en la croisant comme ça... Bien qu'au moment précis où Maddison engagea la conversation, il semblait clair que c'était plutôt Emy qui était prise au dépourvu. Le problème c'était que la jeune chirurgienne avait toujours eu un talent qu'elle ne masquait pas pour l'improvisation. Que ce soit pour les piques acérées, ou encore pour bricoler une perfusion dans un avion avec un cintre et une bouteille de jus de fruits et un stylo bic... Elle n'avait pas envie d'être désagréable, non, mais elle n'avait pas envie que Maddison croît qu'il était aussi facile que ça de revenir. Peut-être qu'elle avait une bonne raison... certes... mais bon, Maddison était là, à Washington, et elle n'avait quand même pas eu vent de son retour... Si ça se trouve elle n'était jamais partie... Ou alors Maddison n'avait pas jugé bon de la prévenir... Peu importe, au final, ça demeurait assez peu aimable de sa part et ça... risquait de faire des étincelles...

    __ Super, génial. Je te demanderais bien comment toi tu vas, mais je pense qu'on est pas à un an près...

    Elle afficha un sourire aux allures spontanées bien qu'assez narquois. Elle pinça ses lèvres en lançant un regard transperçant, avant d'ajouter, désinvolte...

    __ Oh, et puis Emily c'est pour les proches... pour toi c'est "vous"... ou "mademoiselle Hilton"...

    Le gérant bourru ultra lourdingue qui l'avait empêché de s'enfuir semblait littéralement fasciné par l'animosité et la tension ostensible entre les deux belles jeunes femmes. Emily pencha légèrement la tête en arrière, d'un air pas supérieur, mais légèrement dédaigneux. Elle plissa les yeux, semblant un peu pensive. Elle étouffa ses mots un instant. Histoire de réfléchir. La chirurgienne poussa un petit soupir du bout des lèvres. Elle hocha la tête négativement en pinçant une nouvelle fois les lèvres.

    __ Comment je suis supposée t'en vouloir... ? J'y arrive pas...

    Elle soupira un peu décontenancée. C'était pas très sympa ça. Pourquoi Maddison avait une tête de chat botté quand elle lui avait demandé comment ça allait? Comment est-ce qu'on pouvait résister à cette petite bouille ? Surtout que cette bouille, c'était quand même la bouille qui soutenait les épaules qui elles-même soutenaient les bras qui l'avaient sortie de nombreux malheurs. Maddison, à part l'année passée, c'est une meilleure amie fusionnelle. La fille à qui on raconte tout, qui nous raconte tout, qu'on ne juge pas, qui ne nous juge pas ... Qu'on peut appeler à trois heures du matin, perdue au milieu d'un bois, et surtout d'un terrain de jeu abandonné, et qui va venir nous chercher... Maddison c'était des souvenirs en pagaille, des pleurs, des fou rires, des vannes sur les témoins de Jéhovah - HAAAN - c'était juste une synchronisation parfaite de sa pensée, dans un autre corps. En fait Maddison c'était une peu une jumelle... mais version jumelle qui te ressemble pas physiquement. Non, Maddison était vraiment faite pour être mannequin. Objectivement. Une rousse c'est soit magnifique soit moche. Et franchement Maddison, c'était pas Julie Lescaut. Elle avait un corps de mannequin, un visage de mannequin, bref c'est un peu le genre de fille qui, si elle passait sous tes roues, ça te ferait pas de peine. - sauf si tu es Maddison et/ou Emily par définition... - sauf qu'en plus quand tu sais que au vu de son job, c'est plutôt toi qui risque de passer sous ses roues - surtout les roues d'un 4x4 bonjour la crêpe ! c'est la chandeleur ! - tu peux juste t'incliner quoi.

    __ Je crois que tu as plein de trucs à me dire... Et je crois que c'est non-négociable. Et j'ajouterais même que c'est obligatoire. Même si ça veut dire pareil, on s'en tape. Et puis moi aussi j'ai plein de trucs à te dire... Hey Billy ! Envoie deux cafés.

    __ Hey je suis pas Barman ma poulette.

    C'est marrant il avait un prénom de barman.

    __ Y'a un café-bar-lounge juste derrière la porte qui est derrière toi, d'ailleurs c'est marqué en gros dessus.
    __ Maddison, c'est pas juste une astuce pour voir nos fesses?

    Elle lâcha un sourire amusé avant de poser sa main sur les omoplates de Maddi comme pour l'inciter à venir boire un coup, sans lui laisser tellement d'alternatives.

    __ T'es partie où? Quand? Avec qui? Pourquoi? Ok, là on dirait un petit ami jaloux, mais j'ai le droit de savoir !

    Elle lui sourit, et commanda deux cafés en jetant une liasse de dollars sur la table - en mode Western - et se posa sur un des grands sièges de bar en invitant sa meilleure amie à faire de même du regard.

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MessageSujet: Re: « Chaque tir n’atteint pas sa cible, chaque prière n’est pas exaucée. » [Mad] Ven 10 Aoû - 1:35


    EmyMaddi'


    Le regard qu'Emily lui lança la fit trembler, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur. Elle sentait d'avance les reproches et les remarques sèches venir, et même si elle savait qu'elle les méritait, elle ne les attendait pas non plus avec plaisir. Parce que oui, ça lui arrivait parfois d'être un peu drama queen et elle aimait bien se lamenter sur des choses diverses et multiples – comme à peu près 99,99% des femmes sur cette Terre – elle n'était pas non plus complètement masochiste au point d'aimer se faire engueuler par sa meilleure amie. Ou ex-meilleure amie ? Future ex-meilleure amie ? Future ex-ex-meilleure amie si possible. Maddison espérait de tout coeur réussir à se faire pardonner, même si cela devait prendre plusieurs semaines, plusieurs mois ou plusieurs années. Attendre n'était pas vraiment un problème et elle deviendrait Miss Fais-ce-que-je-dis-mais-pas-ce-que-je-fais en s'impatientant. On ne peut décemment pas partir une année durant et espérer être pardonné une minute après son retour.

    – Super, génial. Je te demanderais bien comment toi tu vas, mais je pense qu'on est pas à un an près... Oh, et puis Emily c'est pour les proches... pour toi c'est "vous"... ou "mademoiselle Hilton"…

    Bim. Ça c'est fait. Merci d'avoir volé et suivi le crash de près avec M. Adams Airlines, votre compagnie pour les départs inexplicables et inexpliqués. Bon, peut-être que si elles s'étaient donné rendez-vous dans un endroit précis pour se revoir, Maddison aurait eut le temps de réfléchir à une phrase d'accostage moins débile. Il faut avouer qu'elle ne s'attendait pas du tout à voir Mily ici et du coup elle avait réussi à sortir la question la plus inappropriée qu'il soit. Mais elle allait se rattraper, car elle ne supporterait pas longtemps qu'Emily lui fasse la tête. Il lui fallait autre chose à dire, quelque chose de pas trop nul. Malheureusement ça ne venait pas, alors au lieu de regarder fixement la brunette, elle tourna la tête en quête d'inspiration. Ses yeux croisèrent le regard étrangement euphorique de Billy, le gérant du stand de tir, qui avait l'air tout à fait obnubilé par ce qui se déroulait en face de lui. Elle haussa un sourcil. Ce type avait donc une vie si misérable qu'il devait se contenter de ça pour être heureux ? Dur dur d'être lui.
    Reportant son regard sur Emily, Maddison vit qu'elle avait également remarqué l'attention exagérée que portait Billy à leur conversation et qu'elle semblait penser la même chose. La jolie brune tourna à nouveau la tête vers son interlocutrice, ignorant le gros balourd à leurs côtés.

    – Comment je suis supposée t'en vouloir... ? J'y arrive pas...


    Maddi' sentit son corps entier se relâcher, comme si quelqu'un venait de lui enlever des épaules ces gros sacs à dos de sport tout à fait moches que les gens portent quand ils font de la randonnée. Emily soupira et la jeune mannequin ne put s'empêcher de sourire. Pas parce que la situation était comique, plutôt parce que ce soupire voulait tout dire. Elles ne pourraient jamais rester éternellement fâchées l'une contre l'autre, elles ne pourraient jamais être l'une sans l'autre, c'était impossible. Aussi impossible que Laurel sans Hardy, Bonnie sans Clyde, Roméo sans Juliette, Tic sans Tac (oui je nous compare à des écureuils )… Impossible je vous dit. Emily c'était la soeur que Maddison n'avait jamais eue, en encore plus mieux bien. Pas de secrets, pas de tabous, beaucoup de rire, beaucoup de larmes aussi, mais toujours cette amitié quasiment sans limites. Elle savait qu'elle pouvait toujours compter sur sa meilleure amie en cas de coup dur. Emy c'est une de ces personnes qui vous mettent de bonne humeur quand vous allez pas bien, qui vous donnent envie de faire des trucs complètement débiles, qui vous encouragera quoi que vous fassiez parce qu'elle vous connait mieux que personne. Bien sûr elle avait aussi ses phases de déprime, et dans ces moments là leurs deux rôles s'inversaient.
    Non vraiment, la vie sans Emily ce n'est pas une vie.

    – Je crois que tu as plein de trucs à me dire... Et je crois que c'est non-négociable. Et j'ajouterais même que c'est obligatoire. Même si ça veut dire pareil, on s'en tape. Et puis moi aussi j'ai plein de trucs à te dire... Hey Billy ! Envoie deux cafés.

    Maddison sourit encore une fois. Oh oui, plein plein de trucs. Soudain elle se rappela des raisons de son retour et elle sentit sa tête tourner un peu. Il fallait vraiment qu'elle parle à Emily.
    Billy leur indiqua alors le café-bar-lounge et juste avant qu'elles ne se mettent en route, Em' lui demanda en souriant si à son avis c'était une technique pour regarder leurs fesses et la jeune femme étouffa un rire.

    – Oh oui sûrement. Mais après tout, qui ne voudrait pas ?

    Et oui, il fallait bien le dire, quand elles étaient ensemble ça faisait des ravages. Prenez Emily: franchement, c'est une bombe. Plutôt grande, des yeux bleus clairs à couper le souffle, un corps de rêve, non il n'y a pas à dire, elle aurait pu être mannequin elle aussi. D'ailleurs Maddison y avait déjà réfléchi avec Leo, son agent, et elle avait voulu lui proposer d'essayer un shooting ensemble. Mais ça, c'était quelques jours avant son départ et elle n'avait malheureusement pas eut l'occasion de lui poser la question.
    Revenons-en à nos deux jolies jeunes femmes. Elles entrèrent dans le café-bar-lounge-restaurant-hôtel-casino-vendeur-de-canards (pourquoi ?) et s'assirent au bar, tandis qu'Emily leur commandait deux cafés. Puis la brunette se retourna vers elle et la bombarda de questions: « T'es partie où? Quand? Avec qui? Pourquoi? Ok, là on dirait un petit ami jaloux, mais j'ai le droit de savoir ! ». Maddison sourit doucement, prit une petite inspiration et se lança.

    – J'étais en Suisse. A Montreux. J'ai eut quelques… problèmes avec un type plutôt pas commode. Il s'est persuadé que j'avais tué sa femme – ce qui c'est faux – et s'est mis en tête de me descendre. Au début je me suis dit que c'était pas un problème, je ne pensais pas qu'il était dangereux. Et puis un jour il a… Je sais pas comment il a fait mais il est entré dans mon appartement et il a tout retourné, vidé mes tiroirs, arraché mes plantes, c'était vraiment un champ de bataille. Et puis je sais pas pourquoi, d'habitude je suis pas peureuse, mais là ça m'a foutu une trouille pas possible alors je suis allée voir un viel ami, Robert, un type pour lequel j'ai travaillé une ou deux fois et il m'a dit que ce type était malade, vraiment pas bien dans sa tête tu vois. Et comme il a vu que j'étais pas dans mon état normal, il m'a conseillé de me cacher à l'étranger et de le laisser s'en charger. Je sais qu'en temps normal j'aurais pu régler ça moi même mais là…

    Elle frissonna en repensant à la peur qui l'avait envahie devant la vue de son appartement dévasté et leva les yeux vers Emily.

    – Personne ne doit savoir ce que je fais. Personne. Je ne sais même pas comment il a eut mon nom, mon adresse… C'était la toute première fois que mes deux mondes se rencontraient et ça m'a… Chamboulé.

    Elle fit une petite pose, bu une gorgée de son café mais se brûla la langue et toute la gorge et se mit à tousser.

    – Robert m'a dit de ne prévenir personne de mon départ, de ne même pas faire de valise. Il ne fallait pas que l'autre sache que je partais, ou en tout cas pas tout de suite. Il m'a prêté une carte de crédit, m'a donné des faux papiers et avant même que j'ai eut le temps de me rendre compte que je partais, j'étais déjà en Suisse.

    Maddison s'arrêta dans son récit pour voir si Emily suivait toujours et observer un peu sa réaction.


    Spoiler:
     


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MessageSujet: Re: « Chaque tir n’atteint pas sa cible, chaque prière n’est pas exaucée. » [Mad] Sam 11 Aoû - 22:27

Maddison & Emy



    __ C'était la toute première fois que mes deux mondes se rencontraient et ça m'a… Chamboulé…Robert m'a dit de ne prévenir personne de mon départ, de ne même pas faire de valise. Il ne fallait pas que l'autre sache que je partais, ou en tout cas pas tout de suite. Il m'a prêté une carte de crédit, m'a donné des faux papiers et avant même que j'ai eut le temps de me rendre compte que je partais, j'étais déjà en Suisse.

    Emily resta subjuguée. Un silence naquît doucement. Non pas que c’était une situation gênante, mais c’est un peu comme les diners en famille à Noel, quand quelqu’un balance un truc atroce, on galère légèrement à savoir sur quoi enchaîner. « Ah au fait, la tante Hughette est morte. Vous savez qu’on a toujours pas trouvé où l’enterrer ? Ca fait trois mois ça commence à sentir mauvais dans la cave. » … Là même si quelqu’un trouve un truc judicieux à dire sur le goût de la dinde aux marrons et aux airelles … on sait quand même pas trop sur quoi enchaîner. Parce qu’à côté quoi qu’on dise paraîtra dérisoire… Bon, fort heureusement pour Emy, les diners de Noel se résumaient à être seul devant sa télé, à manger des corns-flakes, et à maugréer contre tout ces pecnos qui fêtent Noel et le Jour de l’an… tout comme Halloween, la Chandeleur, Thanksgiving, et toutes ces fêtes débiles qui reviennent trop vite. En fait, c’est débile, quand on y réfléchit, il y a tellement de fêtes que ça ne devient même plus inhabituel d’épargner une dinde. Les fêtes et les gens trop heureux ça ne l’avait jamais attirée de toute façon. C’est un peu comme Superman avec la Kryptonite, si il veut faire le con, et aller toucher, ok, mais faut pas qu’il s’étonne si il se roule par terre après. En général, Emily se roule par terre aussi après avoir mangé une dinde aux marrons… Autant dire qu’elle n’allait pas se forcer à festoyer pour un truc auquel elle ne croyait pas depuis sa naissance. Si il y avait un Dieu au dessus, et qu’il lui envoyait des épreuves pour tester sa foi, c’était raté. On s’égare là nan ? Bon enfin tout ça pour dire que Emily mit environ de quoi boire un demi café à oser répondre quelque chose.

    __ Robert c’est vraiment moisi comme prénom. Un peu comme tante Hughette.

    Elle repassa dans sa tête ce qu’elle venait de dire, et se dit que pour cette pauvre Maddison qui n’avait pas suivi le raisonemment ça devait pas être évident. Et en y réfléchissant.... Euh... C'était le prénom Hughette qui était moisi ou c'était tante Hughette ? (ok je sors). Elle lança sa main en arrière en le ponctuant d’un « pfff » pour lui faire comprendre qu’il fallait pas trop essayer de comprendre. Depuis qu’elle trainaît trop avec Jesse Walker, elle disait des trucs complètement incohérents… Un petit silence ponctua une nouvelle fois la conversation, ce qui obligea Emily à quand même donner son avis là-dessus… quitte à la faire douter un peu.

    __ Et ce taré là… Il est mort c’est sûr ? Parce que même si il est taré, un an avant qu’on mette la main dessus, c’est… bizarre. Enfin je sais pas ce que tu en penses hein, mais même ... Bon. C’est clair qu’il devait quand même être sacrément ravagé… Tu sais pourquoi il pense que c’est toi ? Et puis même si il pense que c’est toi… comment il a pensé à toi ? Il s’est pas dit en te croisant dans la rue : « putain, elle, elle a une tête de meuf qui a buté ma femme »… Il a été mis en contact avec un de tes proches… Peut-être pas très proche hein. Mais… bon, déjà tu sais que c’est pas moi. Enfin j’espère que tu le sais… Mais je trouve que ça fait un peu coup fourré à la « on va te faire porter le chapeau »… Je passe un peu pour une meuf qui regarde des séries policières à la télévision alors que j’y connais rien mais je ‘fin je connais pas les détails hein…m ais bon. J’espère juste que les bonnes têtes sont tombées quoi. Si tu veux être sûre tu peux venir un peu chez moi… Enfin bien que je vois pas en quoi chez moi c’est tellement plus sûr, mais si tu veux … Bon je crois que je vais pas m’embrouiller davantage là-dessus…

    Un petit sourire un peu gêné étira les lèvres de la jeune femme à la « désolée ma belle, je suis débile mais ça j’y peux rien ! »

    __ Et puis quelle idée d’arracher tes plantes ? Il s’est pris pour désherb’-man ?...

    Elle s’arracha la gorge avec le café. Non seulement pas sa température imbuvable, et aussi par son furieux manque de sucre. La brunette déchira la dosette d’édulcorant et la versa dans son café. Par nonchalance, ou par flemme peut-être, elle secoua sa tasse pour mélanger le liquide, au lieu de tout simplement touiller avec la cuillère qui se trouvait posée sur une petite coupelle à côté de la tasse. Elle goûta à nouveau le café, et parût satisfaite du goût. En fait le café c’était vraiment dégueulasse, mais il fallait bien faire semblant, d’une part pour se sociabiliser un peu, mais surtout parce que ça la tenait un minimum éveillée, et que ça faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas fait une bonne nuit de sommeil, qu’il fallait bien ça pour qu’elle ne fasse pas une petite sieste sur la table.

    __ Bon enfin je suis d’accord avec toi, même si tu l’as pas dit mais que tu l’as insinué, que un an c’était long, mais si c’était le temps qu’il fallait pour éliminer toute menace qui planaît sur ta tête, et tes jolis cheveux, je pense que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire. Après tout, tu as raison, si quelqu’un avait su où tu te trouvais, n’importe qui aurait pu finir par le savoir, et ça aurait foutu le truc en l’air. Je sais plus m’arrêter de parler. Je sais pas pourquoi je suis en roue libre, c’est parfois un peu chiant d’être trop prolixe tu sais ! J’aurais fait pareil à ta place, sauf que moi je serais peut-être même pas revenue au pays. Sans vouloir te faire flipper hein… On a pas les mêmes capacités en défense non plus hein… moi il m’aurait plutôt arraché la tête. C’est sûr que ça doit pas être facile d’y aller à la main parce que péter un cou, et réussir à décrocher une tête, je doute que ce soit possible de le faire juste avec les mains. Même en tirant très fort sur les cheveux. T’as entendu la fusillade au Casino ? Le tireur a pris une fille par les cheveux qui passait derrière parce que je l’ai supplié de pas me tuer, et bah il préféré lui tirer une balle dans la tête, plutôt que de lui arracher. Pourtant il avait l’air d’avoir de la force et d’être assez professionnel alors franchement, je veux bien lui faire confiance. Enfin non, je veux pas lui faire confiance parce qu’il a probablement répendu plus de sang en une heure que toi en une vie, et pourtant dieu sait si tu vises bien. Tu vois quand je te disais que je pouvais pas m’arrêter de parler ? Je sais pas pourquoi depuis quelques temps je peux plus m’arrêter quand je suis sur ma lancée.

    Elle se jeta littéralement une gorgée de café dans la bouche pour s’empêcher de continuer à déblatérer.

    __ On va arrêter de parler de moi parce que c’est un peu chiant. C’était bien la Suisse ? Même si j’imagine que tu as pas particulièrement du profiter du panorama avec toutes ces histoires mais… Je suis sûre qu’il y a un bon quota de beaux gosses en Suisse. Je me trompe ? Remarque t’as pas trop du penser à ça, hein. Tu vois je recommence à parler toute seule… Faudrait que je songe à rapprocher les séances avec mon psy. Oui, je vois un psy, c’est une des grandes nouveautées de ma vie. Mais je préfère qu’on parle de toi si tu veux bien, c’est plus intéréssant. Et puis c’est quand même un peu moins déjà vu que si je parlais de moi parce que tu vois, si je te raconte un truc, je suis probablement déjà au courant. Alors c’est ennuyeux, enfin pour moi. Mais j’imagine que pour toi aussi… Sauf que ça je pourrais le savoir que si je te laissais parler mais je sais pas pourquoi je crois que j’ai un besoin existanciel de parler. Désolée.

    Elle soupira. Et pour une fois marqua une pause, l’air un peu hagard.

    __Je suis complètement déglinguée du ciboulot…

    Elle esquissa un sourire, comme si elle avait oublié ce qu’elle venait de dire, et plongea ses yeux clairs dans ceux de Maddison, comme pour lui laisser la parole. Une envie de lui dire quelque chose lui brûlait les lèvres, ce qu'elle attendait c'était le bon moment, et là elle était tellement dans le trip de l'excitation d'avoir retrouvé Maddi' qu'elle préférait attendre le moment opportun. Elle avait déjà placé : "Ouhouh j'ai failli me faire tuer dans une fusillade, et ouais, encore, mais il préféré une autre fille parce que je lui ai demandé gentiment de pas me tuer !"...

    HS(commetamerewalaah):
     



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MessageSujet: Re: « Chaque tir n’atteint pas sa cible, chaque prière n’est pas exaucée. » [Mad] Lun 13 Aoû - 1:46


EmyMaddi'


    Après son long monologue, Maddison se tut un moment. Connaissant Emily, elle aurait sûrement beaucoup de choses à dire là dessus. En effet, la jeune chirurgienne était une personne plutôt bavarde et il était quasiment impossible de trouver un sujet sur lequel elle n'aurait rien à dire, même pas les témoins de Jéhovah. Donc vous imaginez bien qu'après une série de révélations pareille, les commentaires allaient fuser. Pourtant un petit silence s'installa. Pas quelque chose de lourd, bourré de sous-entendus meurtriers, le genre de silence qu'on peut trouver après une dispute entre la belle-mère qui veut des roses blanches au mariage de son fils et la belle-fille qui veut décider elle-même de la couleur des roses à son mariage. C'était plutôt un silence nécessaire, celui dont on a tous besoin pour digérer beaucoup d'informations d'un coup et trouver une réponse pas trop débile à donner. Mais dans le genre réponse pas trop débile, écoutez un peu ça: « Robert c’est vraiment moisi comme prénom. Un peu comme tante Hughette. »
    Maddison haussa un sourcil, l'air perplexe. Au bout d'une année, elle avait presque oublié que le cerveau d'Emy marchait parfois trop vite pour que ses phrases aient un sens avec la conversation (Razz) mais elle ne s'en offusqua bien sûr pas. D'ailleurs, qui s'offusquerait devant une phrase pareille ? Il y a plutôt de quoi rire, surtout compte tenu de la situation et de la conversation. Encore une qualité de sa meilleure amie: un savoir faire considérable en ce qui concerne les conneries.
    Finalement, elle se décida à donner à Maddi' une réponse un poil plus complète et lui demanda si le taré était mort, pourquoi il était persuadé (à tord) qu'elle avait tué sa femme et surtout, comment il en était venu à une telle conclusion. Pour le coup, elles s'étaient encore posé les mêmes questions. C'était bien sûr une des premières choses auxquelles Maddison avait réfléchi une fois qu'elle avait été installée en Suisse. Pendant le trajet elle n'avait pas réussi à penser à autre chose qu'à tous ceux qu'elle laissait derrière elle et elle avait plusieurs fois hésité à faire demi-tour. Mais cette peur affreuse qui lui tordait les tripes l'avait à chaque fois remise à sa place.
    Emily lui sourit avec un petit air d'excuse après s'être quelque peu emballée dans sa tirade et la jeune femme lui rendit son sourire.

    – Et puis quelle idée d’arracher tes plantes ? Il s’est pris pour désherb’-man ?...

    Elle ne put s'empêcher de rire après cette remarque tandis qu'Emily se brûlait visiblement l'entier de la gorge avec son café. Jetant un coup d'oeil au sien, Madd' fit une petite grimace. Une espèce de vieille mousse flottait dessus, le genre de truc qu'on a pas du tout envie de voir couler dans sa bouche. Pourquoi ne l'avait-elle pas remarqué avant ? Et dire qu'elle avait bu une gorgée de ce truc… Beûrk. Elle songea un instant à aller se laver les dents mais elle se rappela aussitôt que 1- elles étaient au milieu d'une conversation et 2- elle n'avait pas de brosse à dent dans son sac. Tant pis pour cette fois. Elle repoussa sa tasse un peu plus loin et vit une des serveuses lui jeter un regard noir. Celle-là n'avait clairement jamais goûté le café qu'elle vendait pourtant tous les jours.

    Lorsque Emily recommença à parler, ce fut pour déblatérer le plus long discours qu'on avait pu entendre depuis longtemps. Elle lui dit qu'elle comprenait pourquoi elle était restée si longtemps hors contact et qu'elle avait eut raison de le faire. Elle continua sur le fait qu'elle ne pouvait plus s'empêcher de parler (nooon sans blague ? huhu) et lui avoua même qu'elle-même ne serait peut-être jamais revenue. Puis elle parla d'une fusillade au Casino et de fille qui s'était fait tirer une balle dans la tête et Maddison ouvra grand ses yeux, ses oreilles et sa bouche. Emily avait réussi à se sortir d'une fusillade sans une égratignure ? Ça c'est un exploit, et d'ailleurs elle devait probablement être l'une des seules à s'être sortie de ce cauchemar dans un aussi bon état physique. L'état mental, ça on se doute que ce ne devait plus être la même chose après un événement pareil. Elle délira ensuite sur une histoire d'arrachage de tête que Maddi' eut un peu de mal à suivre et se tut un instant pour boire une autre gorgée de son café (qui devait être moins immonde que celui de la jeune mannequin).
    Puis Mily reprit la parole pour lui demander cette fois comment était la Suisse et si elle avait croisé des beaux gosses. Elle enchaîna ensuite en lui disant qu'elle avait maintenant un psy et Maddison n'en cru pas ses oreilles. Mais elle ne s'attarda pas là dessus et termina avec un superbe:

    – Mais je préfère qu’on parle de toi si tu veux bien, c’est plus intéressant. Et puis c’est quand même un peu moins déjà vu que si je parlais de moi parce que tu vois, si je te raconte un truc, je suis probablement déjà au courant. Alors c’est ennuyeux, enfin pour moi. Mais j’imagine que pour toi aussi… Sauf que ça je pourrais le savoir que si je te laissais parler mais je sais pas pourquoi je crois que j’ai un besoin existentiel de parler. Désolée.

    Dans le genre "jeparlebeaucouppourneriendire" il y avait du niveau. Mais ça ne dérangeait pas son interlocutrice, au contraire. Ça l'arrangeait un peu qu'Emy délire ainsi, ça lui permettait de se relâcher elle aussi. Elle ça lui faisait un bien fou de retrouver sa meilleure amie du monde entier. ♥

    - Alors oui, le taré est bien mort. Mais en fait il a été descendu huit mois après mon départ… Et je suis restée pour plusieurs raisons. Premièrement, comme tu l'as dit, il n'a pas pu me trouver tout seul, quelqu'un de mon entourage a du lui parler de moi. Seulement je ne savais pas qui c'était, je ne le sais toujours pas et ça m'a longtemps fait peur mais là je n'avais plus vraiment le choix, il fallait que je revienne. Bon je t'explique la deuxième raison de mon séjour prolongé et ensuite je te dis pourquoi je suis revenue. Hum… Ouais, la Suisse c'était vachement beau et tout mais j'ai passé les premières semaines terrée dans mon appartement. Et puis je me suis dit qu'il fallait que je sorte, que je pouvais pas rester comme ça donc je suis sortie et… Et bien j'ai fini par rencontrer quelqu'un. Il s'appelle Hugo Geiser, il a mon âge et il est tellement mais tellement beau. Bon tu vois le topo, quelques semaines plus tard on s'est mis ensemble et j'ai fini par emménager chez lui. J'aurais jamais pensé que je trouverai quelqu'un là bas mais il est arrivé un peu comme un ange tombé du ciel – je deviens mielleuse – et tout se passait très bien, jusqu'à ce que Robert me prévienne que le malade n'était plus de ce monde. Là ça a tout foutu en l'air. C'est bizarre non ? J'aurais du être contente mais au contraire, je me sentais complètement perdue. J'avais peur de rentrer à cause de cette "menace fantôme" (yaaay je cite Star Wars) mais je voulais vous revoir mais je ne pouvais pas quitter Hugo parce que… J'étais amoureuse. Enfin bon, il m'a fallu quatre mois de plus pour me décider et entre temps j'ai commencé à avoir quelques soucis.

    Maddison respira profondément et jeta un coup d'oeil autour d'elle. Personne ne semblait prêter attention à leur discussion mais elle continua tout de même à voix basse.

    – J'ai des envies de tuer de plus en plus fortes. Je comprend pas ce qui m'arrive, ça devient obsessionnel, quand je rentre dans une pièce j'analyse directement toutes les cibles à portée de vue, je sais exactement comment tuer chaque personne et comment réussir à m'en sortir quand même. J'ai toujours réussi à faire la part des choses entre ma vie normale et l'autre, mais là tout se mélange et ça devient dangereux. Emy j'ai… J'ai failli tuer Hugo. C'est pour ça que je suis partie. J'ai besoin d'aide, c'est urgent et y a que toi qui peut m'aider.


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MessageSujet: Re: « Chaque tir n’atteint pas sa cible, chaque prière n’est pas exaucée. » [Mad] Mer 15 Aoû - 20:46

Maddison & Emy



    __ J'ai des envies de tuer de plus en plus fortes. Je comprend pas ce qui m'arrive, ça devient obsessionnel, quand je rentre dans une pièce j'analyse directement toutes les cibles à portée de vue, je sais exactement comment tuer chaque personne et comment réussir à m'en sortir quand même. J'ai toujours réussi à faire la part des choses entre ma vie normale et l'autre, mais là tout se mélange et ça devient dangereux. Emy j'ai… J'ai failli tuer Hugo. C'est pour ça que je suis partie. J'ai besoin d'aide, c'est urgent et y a que toi qui peut m'aider.

    Cette phrase là... Y'a que toi qui peut m'aider, c'était à la fois très flatteur, mais très flippant aussi... Parce que en général, ça implique soit une bonne dose de savoir faire, mais là, c'est plutôt "dis Gégé, j'ai une tuile, tu pourrais pas me faire la vidange du moteur de ma vieille automobile?" le truc, qu'on dit jamais sauf quand on habite au fin fond de la campagne, et qu'on mâchouille un petit épi de blé qu'on a cueilli dans les champs le matin entre les vaches et leurs cacas. Oui j'avoue c'est sympa l'image que je donne dans la campagne... Et puis, si c'est pas une tuile qui demande du manuel, c'est souvent une tuile qui demande de l'expérience... et quand on disait à Emily : "j'ai un gros problème dans ma tête, tu peux m'aider?" ça veut dire... ? Que Emily a de l'expérience niveau cerveau ravagé. C'est pas cool, ça hein? Enfin, d'un autre côté ça pourrait être pire, elle pourrait avoir un cerveau hyper défectueux de la tête et en PLUS habiter à la campagne, manger de la soupe au chou, et faire du rodéo sur une vache qu'elle traite de la matinée ! Ca c'est sûr que ça serait pire. La brunette plongea son regard dans celui de Maddison, l'air terriblement grave, avec les sourcils légèrement froncés, les yeux un peu plissés... Elle entremêla ses doigts et posa les mains sur la table, tel un homme d'affaire qui réfléchit à un arrangement.

    __ EUUUUUUUUUUUUUUUUUUUH.

    Tout ça pour ça. Félicitations Hilton, t'es vraiment un génie. La belle chirurgienne passa une main à l'arrière de ses cheveux, et les ébouriffa légèrement pour montrer à Maddison qu'elle se sentait tout à fait concernée mais qu'en revanche, elle ne voyait pas trop comment elle allait pouvoir l'aider. La jeune femme perdît son air grave, et un petit sourire en coin s'installa sur ses lèvres. Ses mains sur la table épousèrent la forme de la tasse à café, lui permettant, sinon de la boire, de se réchauffer les mains. Elle fit craquer doucement ses cervicales, consciente qu'elle attaquait un problème tout de même relativement sérieux, en sachant que son amie avait toujours été la moins déglinguée des deux, si elle commençait à lui faire de la concurrence !?

    __ Alors, ma belle... Pour commencer, je pense qu'il est tout à fait normal d'avoir voulu étriper un homme qui a partager ta vie. Regarde moi avec Tommy, si je pouvais, je le ferais sans hésiter, mais bon, vu que tu sais que j'ai pourrais le décapiter avec les dents, on peut partir du fait que c'est pas un bon exemple. Donc donc donc... Et bien... Je pense que tant que tu arrives à réaliser que ...

    Le serveur apporta deux petits chocolats qu'il déposa juste à côté de leurs coupelles. Emily s'était brusquement arrêtée dans sa tirade, déjà parce qu'elle allait prononcer un mot interdit prononçable seulement quand il n'y a personne qui puisse entendre ce mot aux 20 mètres à la ronde, et à défaut, ne puisse pas entendre le mot chuchoté aux 5 mètres à la ronde, ça passait, et ensuite parce qu'elle n'avait tout simplement pas compris pour qu'il n'avait pas mis le chocolat directement avec les tasses à café la première fois. Soit il avait oublié, soit il était chelou... Attendez. Emily regarda de l'autre côté de sa tasse à café... et il y a avait déjà un chocolat...

    __ Il est Alzheimer le serveur... ou bien ils ont besoin d'écouler les stocks de chocolat périmés qu'ils gardent au sous-sol?

    Elle balança une seconde fois sa main en arrière comme si après tout on en avait rien à foutre. Maddison l'avait rendue légèrement paranoiaque avec son histoire de fou furieux qui avait pété un câble et fouillé son appartement. La belle brunette ria de son propre pet au casque intérieurement, et se décida à recommencer depuis le début ce qu'elle avait commencé à dire...

    __ Je pense que tant que tu arrives à réaliser que finalement, assassiner quelqu'un, c'est non un besoin, mais un travail, un contrat rémunéré, ça va. Si maintenant tu me dis que tu réfléchis à comment tuer telle ou telle personne, et que tu en ressens le besoin compulsif, voir pire, l'envie... de tuer ... des personnes que pourtant tu aimes, c'est probablement le cas si tu es amoureuses... Autrement dit, je pense soit qu'il va falloir que tu arrêtes d'être tournée vingt quatre heures sur vingt quatre... ou que tu ailles voir un psychologue, mais ça je vais te le dire direct, Maddi, ça sert à rien. C'est un divan très confortable, et c'est un bon moyen de raconter ta vie à quelqu'un, si tu n'as vraiment personne à qui la raconter, autrement, c'est vite HYPER ennuyeux. En plus le café de mon psy est encore plus dégueulasse que celui-là... Je sais que c'est pas facile, et pourtant c'est la simple et pure vérité. Bref. Je suis désolée Maddison, je veux bien essayer de t'aider, parce que niveau truc qui cloche dans la tête, et addictions à toutes les saloperies de la planète, je suis sacrément douée, autrement, je suis pas Harry Potter. Je vais avoir du mal à faire disparaître ça comme ça. Peut-être que tu devrais essayer de te sevrer de ton boulot. Mais si en Suisse tu n'as ... tu n'as couicouic personne, et que c'est justement quand tu couicouic personne que ça ne va pas... alors ça complique un peu le truc...

    Effectivement, exposé de la sorte il était difficile de faire une analogie un peu différente de celle-là.

    __ Maddison chérie, je suis désolée de te dire que tu es accroc au couicouic, et que couicouic les gens, c'est ta drogue. Oui j'arrête pas de dire couicouic, mais soit je suis parano, soit le serveur a décidé de nous dérouler le tapis rouge. Qu'est-ce qu'il fout à nettoyer le sol avec une balayette. Personne fait ça... Et encore moins aux heures ou y'a des clients... Au début avec le chocolat je me suis dit qu'il avait du oublier mais là ça commence à faire beaucoup de squat de table.

    Elle soupira une nouvelle fois l'air ennuyée par ce qu'elle venait de soulever comme problème. Si ça se trouve le goût du café c'était de la drogue, et elles allaient se faire enlever dans une grotte en Azerbaidjan (pourquoi? Parce que j'aime pas les pays trop longs à écrire, et qui finissent en -an xD) et y rester jusqu'à être ménopausées, à moi que le vieux fou qui pensait qu'elle avait tué sa femme préfère les éxécuter directement, ou bien les torturer... Peut être qu'il mourrait avant qu'elles soient ménopausées et que sans paie du personnel elles seraient relaxées? Oh lala, tout ça était du pur délire. Enfin, pas forcément jusqu'aux somnifères, mais alors après ça s'est barré en cacahuète.

    __Tu vas pas me couicouic hein? Je suis sûre que je serais une personne marrante à assassiner, mais si tu pouvais te retenir tu serais un ange ! …

    Elle émît (Emy êmit hohohahaa) un petit rire cristallin, et passa une mèche de cheveux qui retombait sur son visage derrière son oreille. Elle gardait quand même un oeil sur le serveur tranquillement, et aussi discrètement que possible, mais à son avis, Maddison devait le faire, et beaucoup plus efficacement. La jeune femme but une nouvelle gorgée de café, juste pour vérifier que ça n'était pas sensass' et le reposa sur la table. Maddison ne buvait pas. Trop serré pour elle, ou alors elle aussi trouvait que c'était immonde.

    __ Il est vraiment dégueulasse ce café !?

    PS:
     


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MessageSujet: Re: « Chaque tir n’atteint pas sa cible, chaque prière n’est pas exaucée. » [Mad] Dim 19 Aoû - 1:41


    EmyMaddi'

    lapinlapin:
     
    – Maddison chérie, je suis désolée de te dire que tu es accroc au couicouic, et que couicouic les gens, c'est ta drogue. Oui j'arrête pas de dire couicouic, mais soit je suis parano, soit le serveur a décidé de nous dérouler le tapis rouge. Qu'est-ce qu'il fout à nettoyer le sol avec une balayette. Personne fait ça... Et encore moins aux heures ou y'a des clients... Au début avec le chocolat je me suis dit qu'il avait du oublier mais là ça commence à faire beaucoup de squat de table.

    Maddison se sentit soudainement soulagée. Pas parce que Emily venait de lui annoncer qu'elle était bel et bien accro au "couicouic" – ce dont elle se doutait déjà un peu – mais parce que sa meilleure amie avait remarqué elle aussi l'attitude carrément bizarre du serveur. Au deuxième chocolat elle s'était dit que soit il s'était trompé, soit il leur faisait un petit cadeau parce ça devait pas lui arriver souvent d'avoir deux bombes comme elles à son comptoir. Mais quand il avait commencé à balayer littéralement sous leurs pieds, elle avait commencé à trouver ça étrange. Là encore, soit il voulait se faire remarquer et les inviter à dîner, soit il espérait pouvoir écouter discrètement leur conversation. Et si c'était bel et bien le cas, il y avait de nouveau deux solutions (oui, elle réfléchit à tout ce qui est possible parce qu'on ne sait jamais) : première possibilité, il avait l'intention de se glisser dans la conversation de manière tout à fait subtile, c'est-à-dire en se levant d'un coup entre elles en disant "Moi aussi mon épilateur s'est déjà coincé dans mes cheveux et c'était hor-ri-ble !". Plausible mais moyennement convaincant. Deuxième possibilité, il écoutait ce qu'elles disaient parce qu'il était bourré de mauvaises intentions et qu'il avait lui aussi des envies de meurtres mais à leur encontre. Bizarrement, Maddison avait réussi à se persuader elle-même que la deuxième solution était la plus probable.

    – Tu vas pas me couicouic hein? Je suis sûre que je serais une personne marrante à assassiner, mais si tu pouvais te retenir tu serais un ange ! … Il est vraiment dégueulasse ce café !?

    Soudainement ramenée à la réalité alors qu'elle s'imaginait attraper le serveur par le col avant de lui écraser la tête sur le bar – si possible en lui renversant son immonde café dessus – Maddison éclata de rire. Le jour ou ses pulsions meurtrières s'abattraient sur Emily, elle penserait sérieusement au suicide. Si il y avait bien une personne sur Terre qui lui donnait l'impression d'être comprise et qui pouvait la rendre heureuse en un rien de temps, c'était bien elle. Désolé papa, désolé maman, mais de ce côté là vous vous êtes faits battre à plate couture par la belle Emuchou Hilton. Même si la belle mannequin et sa mère étaient plutôt proches, jamais elle ne pourrait lui parler de son autre métier. Aussi étonnant que ça puisse paraître, pour la plupart des parents, tuer des gens n'est pas vraiment la profession qu'ils aimeraient que leur enfant exerce. En fait, la population en général n'est pas vraiment fan des tueurs à gages, malgré le bien qu'ils apportent parfois à la société. Si Mad' avait parlé à n'importe qui d'autre de sa deuxième profession, elle se serait fait jeter des pierres en un rien de temps. Mais comme par magie, elle était tombée sur une des seules personne de ce monde qui s'en fiche: Emily. Alors bien sûr, ce serait complètement débile de la tuer !

    – T'as pas à t'inquiéter pour ça Em', tu dois bien être la seule personne que j'ai pas envie de couicouic ! Ce qui est plutôt flatteur compte tenu de ma… situation actuelle. Et oui, ce café est infâme, je ne reviendrai plus jamais jamais jamais ici.

    Elle donna négligemment un coup de pied sous la table et un petit cri se fit entendre. Quelques secondes plus tard, le serveur un peu trop curieux sortit de sous leurs jambes, le visage rouge comme une cherry et avec l'air du type qui vient de se faire démasquer comme un débutant. Maddison lui lança un regard noir et il déguerpit rapidement. A en juger par sa réaction, la jeune femme en déduit qu'il ne devait pas être si dangereux que ça, ou alors il jouait très bien son jeu. Heureusement pour lui d'ailleurs, car s'il s'était avéré qu'il les avait écoutées pour de mauvaises raisons, il y aurait eut un bain de sang. Et au sens propre du terme.
    La belle mannequin passa une main dans ses cheveux et laissa apercevoir un petit sourire sur ses lèvres. Ce coup de pied était un acte plutôt méchant et pas franchement utile mais bizarrement ça lui avait redonné du peps.

    – Bon, maintenant qu'on est débarrassées de ça on peut continuer tranquillement. On en était ou déjà ?… Ah oui, la psy. Hum, figure-toi que j'y ait pensé mais ensuite je me suis dit que finir ma vie en prison ça ne m'intéressait pas trop. Parce que je me vois bien lui dire "En fait j'ai du arrêter mon job de serial killer et du coup j'ai envie de tuer absolument tout le monde maintenant. Je peux avoir du café ?". Deux minutes plus tard je suis menottée dans une voiture de police et bonjour ma nouvelle vie derrière les barreaux.

    En fait, maintenant qu'elle y réfléchissait mieux, Maddison se rendait peu à peu compte qu'elle avait eut un raisonnement stupide. Tout d'abord, dans sa tête, Emily était la seule personne à qui elle pouvait parler de sa "deuxième vie" – ce qui était tout à fait exact – mais pour la suite ça devenait plus tordu. Lorsqu'elle avait réalisé que quelque chose chez elle n'allait pas, elle avait refusé d'admettre que c'était dans sa tête, d'ou le fait qu'elle demande son aide à Emy: qui aurait été mieux placé qu'un médecin pour l'aider ? Mais au fil de la conversation elle avait compris et admis que le problème n'était pas dans son corps mais dans sa tête. Et même si de ce côté là sa meilleure amie en connaissait aussi un rayon, elle ne pouvait pas faire grand chose pour elle à part lui donner quelques conseils, comme elle le faisait en ce moment même.

    – Je me rend compte qu'en fait je te demande un truc impossible… Je sais pas ce qui pourrait me rendre de nouveau normale – si j'ai vraiment été normale un jour – mais en tout cas les pouvoir d'Harry Potter ça m'aiderait bien. Peut-être qu'il faut juste que je recommence mon petit job sympathique et du coup que mon cerveau arrêtera de se dérégler… J'espère juste qu'entre maintenant et mon prochain couicouic il ne se passera rien du style "incident Hugo" sinon je sens que je vais avoir encore plus de peine à redevenir comme avant et je…

    Maddison s'arrêta brusquement de parler car elle avait la désagréable impression d'être observée. Elle jeta un regard autour d'elle et ses yeux se posèrent sur le serveur indiscret. Il les regardait fixement depuis l'autre bout du café, son visage n'était plus rouge du tout et – Maddi' espérait vraiment se tromper sur ce coup – il avait même l'air plutôt content de lui. Un frisson la parcourut et elle sentit son coeur accélérer. Lentement, elle tourna la tête vers Emily tout en faisant bien attention de garder le serveur dans son champ de vision.

    – Em', je veux pas te faire flipper mais à mon avis on a un petit problème. Donc on va gentiment se lever, sortir du café et on commencera à courir vers ma voiture seulement quand on sera dehors. D'accord ?
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MessageSujet: Re: « Chaque tir n’atteint pas sa cible, chaque prière n’est pas exaucée. » [Mad] Mer 22 Aoû - 18:30

Maddison & Emy


    La belle brune comprit que Maddison avait compris (ouhlala) qu'il y avait quelque chose à comprendre au niveau du serveur, et il semblait également que le serveur ait compris qu'elles avaient compris. D'ailleurs Maddison avait mis un coup de pied sous la table qui l'avait fait littéralement dégager de leurs pattes. La belle brune jeta un air légèrement suspicieux au serveur qui s'en allait tranquillement, un peu furibard, mais tranquillement vers le fond du café. Sur ce, Maddison apprit à Emily qu'elle était une des rares personnes qu'elle n'avait pas envie de tuer, et que l'idée d'aller voir un psy et de finir en prison ne lui plaisait pas beaucoup.

    __ Oh bah ça alors, c'est trop d'honneur ! Tu veux pas me couic-couic? T'es vraiment une fille géniale, tu l'sais ça ? Ah, oui, la prison c'est pas très sympa comme ambiance. Tu sais je t'avais raconté que j'y étais allée pour un p'tit moment y'a quelques années de ça pour avoir couic-couic mon frère sous assistance médicale. Alors non seulement, à part peler des oranges, et jouer à "qui se f'ra buter le premier" ou à Prison Break... Pas grand chose à faire là-bas. Les gens sont pas aimables - je me demande pourquoi - en plus la bouffe est dégueulasse. Si, si, je t'assure, vraiment, c'est pas bon. Toujours des vieilles bouillies parfumées à la bouille de la veille, et puis boire que de l'eau... HAAA. J'allais mourir. Je me serais prostituée pour un coca ou un verre de vodka, je te jure ! Sans oublier un détail fondamental ! Le orange, ça me va pas du tout au teint, j'aime pas ça !

    Emily tapa du poing sur la table émettant un bruit légèrement sourd. En fait, ça servait à rien, mais ça donnait un petit côté homme politique qu'elle trouvait sympathique. La brunette esquissa un sourire en entendant Maddison se rendre compte que la seule solution évidente à son problème c'est recommencer à tuer des gens. Evidemment, ça ne devait pas être facile à admettre pour elle d'avoir une addiction aussi surnaturelle, mais bon, après tout, le plus important c'était qu'elle se sente bien, et si elle devait tuer des gens pour se faire, autant que ce soit des gens méchants, ou des gens super corrompus jusqu'à la moelle, et souvent, enfin, elle l'imaginait, c'était ce genre de gens qu'elle devait tuer avec son job. Et puis, comme elle avait un secret médical, et qu'elle ne criait pas qui elle soignait, Maddison en faisait autant avec les gens qu'elle devait tuer. Après tout, c'était logique, moins y'avait de fuites, plus y'avait de taux de réussite, et ouais ! C'est ça l'business !

    __ Je sais pas pourquoi, mais je pense que ça devrait aller mieux d'ici peu. Y'a pas de raisons, les gens qui sont en manque vont très mal, jusqu'à aller mieux. Vu que ton manque est pas mondialement ni connu, ni reconnu, si ça se trouve ça dure un peu plus longtemps qu'un manque de cocaine, ou de cigarette, six mois, huit mois, douze... ? On sait pas. T'as qu'à continuer à attendre. Peut-être que tu pourrais trouver un autre truc à faire qui te procure le même genre de sensation, même si rien ne me vient à l'esprit. Enfin, d'ailleurs, pas forcément le même genre de sensation, mais au moins trouver un truc pour combler le vide... Je vais pas te dire de te mettre à la peinture, ou aux échecs, parce que je trouve ça ultra ringard... Mais bon, si y'a des gens qui le font, et qui y arrivent, alors je pense que tu devrais y arriver, étant donné que t'es déjà au dessus de tout le monde dans pleins de domaines ...Tu dois mieux le savoir que moi, mais je suis persuadée qu'il y a moyen de s'en passer. Après, quels moyens, c'est un grand mystère. Tu parles à une personne qui a remplacé les cigarettes par des joints... alors niveaux ersatz et substituts, je suis encore une fois pas de très bon conseil. Et mais en fait je sers à rien, bordel de merde.

    La chirurgienne remarqua que Maddison semblait préoccupée elle aussi par l'attitude du serveur. Elle se dit que Mad aurait probablement encore plus de raisons qu'elle d'être parano, mais là très franchement, c'était louche. Les chocolats, la balayette sous la table, et maintenant cet air amusé et mesquin sur le visage, c'était plus de la paranoia. Pourquoi est-ce qu'elle tenait à fermer ses yeux alors qu'ils étaient grands ouverts : il se passait quelque chose, et quelque chose de pas fameux. D'ailleurs, avant qu'elle n'ait tellement le temps de réfléchir à qui, que, quoi, dont, où, Maddi décida qu'il était temps d'abandonner leur jus de chaussette infâme, de sortir du café, et de se tirer aussi vite que possible une fois dehors dans la voiture de Mad. Super. Mais pourquoi est-ce qu'à chaque fois qu'elle se voyaient elle se retrouver à sauter dans le 4X4 de la belle rousse? C'était trop mystique quoi. Emily soupira de lassitude.

    __ Tu paries sur quoi toi? Tu penses qu'il a posé une bombe sous la table quand il nettoyait, qu'il a empoisonné nos cafés, ou alors qu'il a tout organisé exprès et que tous les clients du bar, et les employés vont sortir des kalashnikovs pour nous transformer en deux vulgaires petits bouts de gruyère? Personnellement j'aimerais qu'on soit juste deux affreuses - bien que magnifiques - paranoiaques, mais plus ça va, plus je commence à me rendre compte qu'il est plus probable qu'on soit dans une situation très épineuse. Pourquoi je sors des mots comme ça moi? Ah au fait, Mad, je vais pas mourir. Enfin pas tout de suite quoi. Je suis pas malade. Ah enfin, sauf si une bombe explosait sous nos pieds, ça serait pas cool, parce que pour une fois que j'ai plus que 10 ans d'espérance de vie au compteur... Je sais que ça n'a pas du tout sa place au milieu de cette conversation, mais j'ai toujours été nulle pour garder le suspense et dire les choses au bon moment, mais ça tu dois le savoir. Tu viens, on s'en va?

    Elle afficha un grand sourire ravageur de la fille complètement niaise qui voit ses deux personnages préférés des feux de l'amour, Jack & Penny tomber follement dans les bras l'un de l'autre - cherchez pas, Penny existe pas mais j'ai la flemme de chercher avec qui est Jack maintenant -. Un sourire béat, dénué d'intelligence, celui qui fait des petites fossettes au bas des joues. Emily se leva en tentant d'avoir l'air décontractée, et enfila son manteau.

    __ Tu crois que si on part après qu'il ait ciré nos pompes avec sa balayette, il va pas comprendre qu'on a compris? ... Je voudrais pas paraître débile, mais bon, il nous a vu, il sait qu'on vient ici, et si il veut vraiment nous couicouic, alors il aura des milliers d'autres occasions pour le faire. Alors soit on se fait refaire la tronche et on vient plus ici, mais je t'avoue que ça m'embêterait pas mal, parce que franchement, j'aime bien ma tête comme elle est, soit on se débarasse de l'individu, sachant que ça risque d'être compliqué. M'enfin d'un autre côté, ça te fera ta dose de couicouic journalière. Comme tu veux, Mad !

    Emily posa ses mains sur ses hanches l'air déterminée, et elle attendit les instructions du sergent serial killer Maddison Sara Adams.


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MessageSujet: Re: « Chaque tir n’atteint pas sa cible, chaque prière n’est pas exaucée. » [Mad] Dim 26 Aoû - 0:13


    EmyMaddi'


    Contrairement à ce que Maddison (ou même n'importe qui) aurait pu penser, Emily n'avait absolument pas l'air paniquée par la situation. Et tant mieux d'ailleurs, parce que si elle avait commencé à crier comme une hystérique et à courir partout, elles auraient pu dire adieu à leurs espoirs de sortie. Heureusement qu'elle avait choisi une meilleure amie pas trouillarde sinon… Eh bien sinon elle serait déjà en prison. Pour ça, elle avait eut une chance inouïe. La plupart des gens l'auraient aussitôt dénoncée en apprenant ce qu'elle faisait à mi-temps. Elle s'étonnait d'ailleurs elle-même d'être encore si tranquille, car en commençant ce métier, elle était presque sûre qu'elle allait finir rapidement en prison. Pourtant elle savait très bien qu'elle était douée pour ça – "ça" se rapportant plus ou moins à "tuer des gens" – et qu'elle était également suffisamment intelligente pour ne pas se faire prendre, mais elle était sûre qu'elle finirait tôt ou tard par se confier à la mauvaise personne. Faire confiance à quelqu'un n'avait jamais été l'un de ses principaux problèmes, elle avait un esprit plutôt ouvert et essayait de son mieux de ne pas juger les gens trop vite. Elle était particulièrement bien placée pour savoir que l'habit ne fait pas le moine (je me sens tellement classe en plaçant une citation dans un rp, huhu). Mais malgré ça, depuis quelque temps (environ une année, si vous voyez ce que je veux dire) elle commençait à avoir du mal à faire confiance aux gens, même à ceux qu'elle connaissait. Un simple petit geste inhabituel et c'était directement les grands scénarios dramatiques qui tournoyaient dans sa tête. Maddison, paranoïaque ? Nooooon.

    Emily lui demanda si, à son avis, elles risquaient d'exploser, de se faire empoisonner ou de se transformer en fromage à trous par tous les clients du café-bar-lounge-restaurant-hôtel-casino-vendeur-de-canards (et oui, je réutilise mes vieilles blagues…). La jolie rousse
    éclata de rire et espéra que le serveur les regardait toujours. En les voyant se détendre, il penserait peut-être qu'elles l'avaient pris pour un simple dragueur raté.

    – La bombe c'est peu probable mais possible et si c'est le cas bah on est foutues donc j'était très heureuse de t'avoir connue. L'empoisonnement dans le café on serait probablement déjà en train de se rouler par terre en perdant nos cheveux – quoi que, c'est peut-être pour ça qu'il était infâme. Et les clients ne sont pas armés, j'ai vérifié en entrant parce que je deviens sérieusement paranoïaque. J'espère que les employés ne le sont pas non plus, mais si jamais moi je le suis alors on aurait peut-être une…

    Maddison ne termina pas sa phrase (ça devient une habitude !) et fronça les sourcils en regardant fixement Emily qui se levait et mettait tranquillement son manteau. Avait-elle bien compris ce que la brunette venait d'annoncer, l'air de rien ? C'était tellement sortit de nulle part qu'elle se demandait si elle n'avait pas rêvé.

    – Hum… J'ai halluciné ou tu viens de me dire que tu n'as pas la Chorée de Huntington ? Mily, t'es vivante pour toute la vie ? Euh ça veut rien dire ça. Enfin, tu vas… tu vas pas mourir dans dix ans du coup ? Olala, faut vraiment pas qu'on se fasse descendre avant d'avoir pu fêter ça !

    Un grand sourire traversait maintenant le visage de Mad, si bien qu'il était presque impossible de se douter qu'elle était à deux doigts de sortir un flingue de son sac pour tirer sur tout le monde. Sa meilleure amie n'était pas malade. Elle n'allait pas quitter ce monde d'ici une petite décennie. Tout d'un coup, c'était comme si le monde paraissait plus beau. Tout le monde doit vivre avec la peur de voir un jour ses proches mourir. C'est comme ça, on ne peut rien y faire, c'est la vie. Mais vivre avec la certitude qu'on ne vieillira pas avec l'une des personnes qui nous est la plus chère, c'est pas marrant du tout. Alors si on se met à la place de la personne qui sait qu'elle ne vivra pas jusqu'à cinquante ans, c'est carrément déprimant. Maddison et Emily ne parlaient pas souvent de la maladie de cette dernière, tout simplement parce qu'en parler n'allait pas servir grand chose à part pourrir leur enthousiasme et leur bonne humeur. Ce n'est pas comme si elles niaient le fait que Mily soit malade, elles ne voulaient juste pas se démoraliser avec ça alors qu'elles avaient encore du temps ensemble.
    Mais évidemment, apprendre que finalement vous n'allez pas enterrer votre meilleure amie d'ici une dizaine d'années, qu'elle sera là encore un bon moment que vous le vouliez ou non (mais si c'est votre meilleure amie et que vous ne voulez pas la voir, y a un soucis), ça fait du bien. L'annonce de la non-mort d'Emy était sa première bonne nouvelle depuis un bout de temps et elle sentit un sentiment d'invincibilité l'envahir gentiment, jusqu'à ce qu'elle soit persuadée que plus rien de l'arrêterait.

    – Tu crois que si on part après qu'il ait ciré nos pompes avec sa balayette, il va pas comprendre qu'on a compris? ... Je voudrais pas paraître débile, mais bon, il nous a vu, il sait qu'on vient ici, et si il veut vraiment nous couicouic, alors il aura des milliers d'autres occasions pour le faire. Alors soit on se fait refaire la tronche et on vient plus ici, mais je t'avoue que ça m'embêterait pas mal, parce que franchement, j'aime bien ma tête comme elle est, soit on se débarrasse de l'individu, sachant que ça risque d'être compliqué. M'enfin d'un autre côté, ça te fera ta dose de couicouic journalière. Comme tu veux, Mad !

    Emily la regardait, mains sur les hanches, en attendant sa réponse. Après mûre réflexion, Maddison en était arrivé à une conclusion plutôt simple.

    – On sort, s'il nous court après je le couicouic vite fait et on s'en va tranquillou puisque je suis trop maligne et j'ai pris mon silencieux, s'il nous court pas après bah tant mieux pour nous et pour lui. Après faut juste espérer qu'il ne lance pas une armée de hamsters à nos trousses…

    Maddi' se demanda un instant d'ou lui venait cette histoire de hamsters mais elle laissa rapidement tomber ce détail. Elle prit sa veste, son sac à main – en s'assurant d'avoir un accès rapide à son arme – et les deux jeunes femmes se dirigèrent vers la porte du café-bar-lounge-restaurant-hôtel-casino-vendeur-de-canards (et de trois…). En passant devant le serveur, la belle mannequin lui jeta un coup d'oeil et lui adressa son plus beau sourire. Une fois qu'elles eurent passé le pas de la porte, elles se mirent à accélérer en direction du 4x4 de Maddison (qui ma fois leur avait été plutôt utile ces dernières années). Elles y étaient presque quand des cris de hamsters se firent entendre une voix les interpella.

    – Mesdemoiselles !


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: « Chaque tir n’atteint pas sa cible, chaque prière n’est pas exaucée. » [Mad] Sam 1 Sep - 22:52

Maddison & Emy


    Emily laissa à la belle rousse un sourire équivoque lorsque celle-ci lui demanda si elle allait vivre toute la vie. Oui, en effet, ça ne voulait pas dire grand chose, mais pour Emily ça voulait tout dire. Oui, c'est vrai qu'Emily et Maddison avaient un cerveau bizarrement construit et organisé, mais étrangement elles parvenaient à se comprendre... enfin au moins un p'tit peu. Les deux bombasses sortirent donc du café un peu précipitamment la faute à un serveur hyper hypeer suspect, et puis aussi parce que il fallait bien l'avouer, elles étaient complètement paranoïaques. Soudain une voix trancha l'air, ferme, alarmante. Le réflexe évident, fut de stopper leur marche rapide, tandis que la logique aurait été de partir en courant et de se jeter dans la voiture de Mad. Ben non. Les talons stoppèrent leurs cliquetis, la respiration fut suspendue. Le serveur, évidemment... La jolie brune le savait. Même si elle n'avait aucune idée de la voix que le serveur pouvait avoir, elle était persuadée que cette voix, qui venait de les interpeller, c'était la sienne. Emy tourna la tête brusquement comme pour se retrouver face à la vérité. Et effectivement, c'était bien le serveur. En même temps, fallait s'y attendre, vous pensiez vraiment, que Mad' et Emy se seraient emmerdées à parler du serveur si il n'allait servir à rien? Oui, parce que très franchement, trois milliards de petits ploucs de hamsters auraient pu sortir d'une bouche d'égoût invisibles, et auraient pu venir leur grignoter les Jimmy Choo, mais ça, c'était un peu le rêve d'un junkie cocaïnomane qui aurait un peu trop forcé sur sa dose. En toute logique, il était sur et certain que c'était le serveur. Il faisait une nuit assez approximative, mais la brunette l'avait reconnu, et Maddison aussi, parce que clairement, elle avait sa main fourrée dans son sac, sur son arme, et prête à dégainer, et coller une balle dans la tête du petit bonhomme au moindre mouvement brusque. Elle en était persuadée. Ce type était pourvu de mauvaiseees attentions, cela dit Maddison avait tendance à voir le mal partout, et ça c'était avant, mais maintenant, c'était carrément catastrophique ! Bon, évidemment qu'il était bizarre mais...

    __ Oui?

    Il avait les bras un peu chargés. Difficile de distinguer quoi que ce soit dans le noir, parce que les objets qu'il tenait étaient assez sombres. Il était lui aussi à l'arrêt, à seulement quelques pas de la zone éclairée par le pâle réverbère... Si seulement il faisait deux ou trois pas en avant, il serait plus facile de voir à peu près ce qu'il portait. Apparemment c'était volontairement qu'il ne se montrait pas. Il fit un pas en avant. Emily n'était pourtant pas si près que ça de Maddison et pourtant, elle sentit la rousse se crisper légèrement. Il ne fallait pas risquer de se faire repérer si le serveur en question s'avérait être normal... Et d'un autre côté il ne fallait pas sous-estimer la menace, et se laisser berner. Tout un stratagème. Le serveur, avait une voix grave, très grave, c'était assez étonnant, comparé à la carrure qu'il avait. Tout fin, très grand, mais tout maigre, pas très baraqué... Il haussa les épaules, et s'adressa à la brunette qui lui avait demandé la raison de sa sortie.

    __ Hé bien... Vous... Avez oublié votre sac à main, mademoiselle.

    La chirurgienne du avouer que cette révélation la fit tomber droit sur le cul. Comment avait-elle pu oublier son sac à main à l'intérieur du café... Mais bon, d'un autre côté, ce sac à main, ça ne changeait rien à rien... Il avait quand même était sacrément louche tout à l'heure, alors, bien entendu, le type voulait se racheter, mais ça ne serait pas suffisant, il ne fallait pas prendre les filles pour des idiotes non plus - mais ne pas oublier qu'elles le sont, un peu ! -... Emily fit à son tour quelques pas vers lui avant de réaliser qu'elle venait de s'approcher de lui. Autrement dit, elle était sur la bonne trajectoire pour se prendre à la fois, des tirs du serveur, et des tirs de Maddi. Malin. Oh ça oui très malin ! Très très très. D'un autre côté, il fallait pas trop lui en demander non plus, on peut pas être une bombe sexuelle et avoir une bonne projection des actes dans le futur ! D'ailleurs remarquez comme elle regrettait tous ses déboires maintenant qu'elle allait passer 40 ans... Et bah oui, mais il fallait y penser avant. Idem, maintenant, elle allait avoir du mal à se sortir de là parce que faire un pas en arrière ça allait un peu se voir... juste un petit peu. J'avance, j'avance... oh je recule ! Oh oh oh, tu t'es bien fait avoir toi hein? Bon. Sérieusement. Elle avança, un peu décontenancée jusqu'au serveur qui lui tendit son sac à main avec un sourire mielleux qu'elle n'apprécia pas particulièrement. Elle le remercia de la tête avec un sourire un peu gêné en hochant la tête... Assez près pour voir ce qu'il tenait dans la main... Elle manqua de s'étouffer.

    __ Je... Merci...

    Un flingue. Bon sang, c'était un flingue. Et qu'est-ce qu'elle allait pouvoir faire maintenant ? Faire un pas sur le côté et crier "Olééé moutchas gracias moutchachos, mais tu sais pas tirer avec ton flingos sinon c'est la fin du mondos, parce que sino tu nous fous oune sacré bourdellos !". Super. Bon, bah, si elle mourrait, la jeune femme léguait tout ce qui lui appartenait à Maddison, et elle aurait qu'à dispatcher selon son bon vouloir à qui elle jugeait bon de donner les trucs. Elle se dit qu'elle était vraiment dans le caca, d'autant que Maddison ne pouvait probablement pas voir l'arme qu'il portait, même si elle s'en doutait, et vu que Em' n'avait pas d'arme, le temps qu'elle se retourne et qu'elle dise "Euh Madduchou Chérie, je voudrais pas te faire de peine, mais bon, ce monsieur à une arme et je pense qu'il va toutes les deux nous flinguer, je t'aime, et si tu survis, les clés de mon appart' et de ma maison sont dans la poche arrière de mon sac. Il doit me rester un petit sachet de coke dans le tiroir de ma table de nuit, et si ça t'intéresse j'ai un mec plutôt sexy à te prêter". N'importe quoi. Vraiment. Il aurait déjà eu le temps de la tuer, de la découper en morceaux et de déposer chacun de ses membres sur un continent différent en voyageant à cloche pied, sachant qu'il est cul de jatte. Super. L'homme pointa l'arme dans sa direction mais pas genre, bras tendu, style "Weshouille, je suis un agent du FBI et je vais te tueerrr. BAM. J'avais prévenu" ... plutôt bas, comme si il voulait être discret, ou... simplement...

    __ Euh...

    Elle resta muette, bien que les questions qu'elle se posait étaient bien nombreuses.

    __ Billy voulait vous remercier pour votre prestation de ce soir. Toutes les deux vous avez fait exploser les records. Comme la demoiselle là-bas possède déjà une arme, et que vous louez la vôtre, Billy m'a demandé de vous l'offrir, ce que je fais avec plaisir...

    Incrédule, elle resta bouche-bée. Elle s'était attendue à peu près à tout sauf à ça. Finalement l'attaque des hamsters presque plus probable. Le jeune homme glissa entre ses doigts le canon de l'arme... Et elle crut tout bonnement halluciner. D'ailleurs elle se retourna vers Maddison, l'air heberlué. Bon après tout elle avait peut-être pas tout vu, mais tout entendu. La brune eut du mal à réaliser qu'elle s'en sortait si bien. Elle retourna aux côtés de Mad sans demander son reste parce qu'elle n'avait pas tellement envie de rester à proximité de ce type, qu'elle trouvait légèrement bizarre. Elle entraîna Maddison à partir mais... à peine eût-elle tourné les talons que...

    __ Une dernière chose...

    Et meerrrde..

    __ Vous êtes toutes les deux supers canons, et si je puis me permettre, j'aimerais vous donner mon numéro, et si jamais une deux vous deux, voir vous deux s'ennuyait un de ces soirs, sachez que mon service finit à 00h ...

    Et bah putain.

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MessageSujet: Re: « Chaque tir n’atteint pas sa cible, chaque prière n’est pas exaucée. » [Mad] Dim 9 Sep - 22:01


    EmyMaddi'


    Niveau paranoïa, on peut dire que les deux jeunes femmes y allaient fort. N'importe quelles autres filles auraient gloussé et se seraient senties flattées en voyant que le serveur les regardait avec insistance, mais Emily et Maddison n'étaient absolument pas "n'importe quelles autres filles", elles avaient un passé (et un présent) plutôt chargé ce qui leur donnait le droit d'être un peu paranos. Enfin à ce point là on sait pas trop, parce que d'aller jusqu'à imaginer une attaque de hamsters enragés c'est un peu fort, mais bon, on ne sait jamais, de nos jours et avec les progrès de la science, tout peut arriver…
    Toujours est-il que les deux bombes étaient sorties rapido-presto du restaurant et s'étaient dirigées tout aussi rapidement vers le gros 4x4 sauveur de vies de la jolie rousse. Enfin, quand je dis sauveur de vies c'est à condition que vous ne vous fassiez pas rouler dessus par ladite voiture, sinon bonjour la bouillie. Bref, elles marchaient d'un pas vif vers leur échappatoire quand une voix masculine, grave et qui faisait froid dans le dos les appela. Evidemment, elles s'arrêtèrent de marcher et se tournèrent vers l'origine de la voix, c'est-à-dire le serveur flippant. Pourquoi n'avaient-elles pas couru de plus belle vers la voiture ? Ça c'est une bonne question. Un réflexe sûrement, ou un instinct de survie parce qu'elles savaient que le serveur pouvait être armé et donc leur tirer dessus comme des petits lapins pendant qu'elles détalaient à toute allure.
    Elle se retournèrent donc et, comme elles s'y attendaient, le serveur se trouvait debout, à quelques mètres d'elles. Il était grand, mince et encore dans l'ombre. Quelques pas de plus et un réverbère l'aurait éclairé mais bien sûr, ça aurait été moins dramatique. Il tenait quelque chose dans ses bras, un truc plutôt volumineux. Peut-être une bombe ? Ou une cage remplie de hamsters psychotiques… (bon, stop avec les hamsters)
    Maddison glissa la main dans son sac, et son coeur cessa sa course effrénée lorsqu'elle sentit le métal froid de son arme sous ses doigts. Ce contact ne dura que quelques secondes et pourtant elle se sentit rassurée. Elle était maintenant prête à tirer sur des petits lapins gambadants ou sur un serveur pas gentil-gentil, à voir.
    Un "oui" interrogatif sortit de la bouche d'Emy tandis que Mad se préparait à dégainer son flingue plus vite que son ombre. Le serveur laissa passer quelques instants puis fit un pas en avant. La jeune mannequin se crispa. Elle sentait l'adrénaline se déverser dans ses veines, si bien qu'elle devait se mordre la langue pour ne pas bouger. Mais qu'est-ce qui lui arrivait ?

    – Hé bien... Vous... Avez oublié votre sac à main, mademoiselle.

    Maddison leva un sourcil. Pardon ? Tout ça pour ça ? Elle avait failli tirer sur un pauvre monsieur qui voulait juste leur rendre service. Décidément, son niveau de paranoïa était beaucoup trop élevé, elle allait finir par voir de la menace dans ses miel pops. Emily était sûrement tout aussi surprise mais elle s'avança quand même pour récupérer son sac. Au moment ou elle s'arrêta, Maddison comprit qu'elles étaient de le caca. Si jamais l'histoire du sac n'était qu'une fausse excuse pour les berner et que le serveur sautait sur Mily pour la manger, son amie ne pourrait rien faire. Elle s'était placée exactement devant l'homme, ce qui empêchait d'atteindre ce dernier sans toucher au passage une jolie brunette. Bon avec beaucoup de chance le gentil serveur n'était qu'un gentil serveur pour de vrai, mais en même temps il avait un sacré sourire de salaud et Mad n'était vraiment pas tranquille.
    D'après ce que la belle rousse pouvait voir en se décalant d'un demi centimètre vers la gauche, il tendait son sac à Emy avec son sourire de salaud. La jeune chirurgienne hocha la tête pour le remercier et soudain son corps se raidit. Elle balbutia un "merci". Mais qu'est ce qui se passait ? Maddison se serait bien avancée mais elle n'osait pas bouger, parce qu'elle sentait bien que quelque chose ne tournait pas rond. Son cerveau marchait à toute vitesse. L'homme devait retenir Em d'une façon ou d'une autre, sinon elles seraient déjà looooin de cet horrible stand de tir. Est-ce qu'il la menaçait ? Avec un flingue sûrement, c'était le plus logique. Elle ne pouvait pas le voir mais elle en était quasiment sûre. Bon les amis, je crois que c'est la fin des aventures de Madduchou et Emuchou, on était heureuses de vous avoir diverti pendant tout ce temps et on vous aime <3.

    Maddi était en plein délire lorsque le serveur parla à nouveau.

    – Billy voulait vous remercier pour votre prestation de ce soir. Toutes les deux vous avez fait exploser les records. Comme la demoiselle là-bas possède déjà une arme, et que vous louez la vôtre, Billy m'a demandé de vous l'offrir, ce que je fais avec plaisir...

    Ah. Autant pour nous, on a cru que vous vouliez nous réduire en gruyères. La mâchoire de la belle jeune femme se décrocha de quelques centimètres. Il offrait une arme à Emily ? Pardooon ? Là elle était complètement buffée, c'était le dernier truc auquel elle se serait attendue et sûrement le moins extravagant. Il lui offrait une arme. Bien sûr. D'accord. Super. Son amie récupéra ce qu'il lui tendait et marcha vers elle, l'air incrédule. Aucune des deux ne se seraient doutées d'un truc pareil et elles n'en revenaient pas. Alors qu'elles tournaient le dos au serveur pour partir définitivement, il parla encore une fois.

    – Une dernière chose… Vous êtes toutes les deux supers canons, et si je puis me permettre, j'aimeras vous donner mon numéro, et si jamais une de vous deux, voir vous deux s'ennuyait un de ces soirs, sachez que mon service finit à 00h…

    Maddison se retourna vers lui en le regardant avec de grands yeux et il du sérieusement se demander si elle n'était pas un peu attardée. Elle resta silencieuse quelques instants et sortit ensuite une phrase pleine de bon sens:

    – Euuuh, d'accord… Merci… Bye…

    Puis elle prit Miss Hilton par le bras et la tira vers la voiture. Elles montèrent à bord du 4x4 et Mad fit gronder le moteur. Son mastodonte roulant s'éloigna du parking, le silence s'installa deux secondes mais la jeune femme ne pu se retenir plus longtemps et soudain, elle éclata d'un rire à moitié nerveux, à moitié soulagé. Elle parvint tout juste à articuler quatre mots entre ses gloussement débiles.

    – C'était… quoi… tout ça ?


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MessageSujet: Re: « Chaque tir n’atteint pas sa cible, chaque prière n’est pas exaucée. » [Mad] Dim 16 Sep - 0:05


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MessageSujet: Re: « Chaque tir n’atteint pas sa cible, chaque prière n’est pas exaucée. » [Mad]

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« Chaque tir n’atteint pas sa cible, chaque prière n’est pas exaucée. » [Mad]

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