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[Power Down] La liberté s'allume dans les ténèbres...

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Rousse au grand coeur

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MessageSujet: [Power Down] La liberté s'allume dans les ténèbres... Lun 24 Jan - 20:49


&
"La liberté s'allume dans les ténèbres..." Nicolas Berdiaev

La journée se terminait, suivant son cycle sans fin. Un début, une suite, un terminus. Un peu comme un bus qui prend toujours le même chemin jours après jours, seul l’heure diffère un peu. Ces mêmes heures qui elle aussi tournait en rond dans un cycle de 24 heures. C’était le cas pour la journée de la directrice du Ncis. Une suite d’éléments qui avec les jours se combinaient différemment. Faisait passer sa journée selon différent tempo. Parfois lent et lasse quand ce n’est que dossier et lecture. Parfois rapide et épuisant quand c’est discussion, invitation à honorer et déplacement d’affaire. Le cocktail d’aujourd’hui c’était vidéoconférence, dossier et réunion au sénat. D’ailleurs ce premier passage qui fut donc réaliser dans le Mtac lui a prit presque toute l’après-midi. Il lui fallait bien ça pour expliquer, détailler et justifiez, des choix, des demandes à une personne qui fait exprès de ne pas comprendre ce que vous lui dite. En somme le genre de personne contre laquelle vous avez envie de vous énerver ou de secouer pour qu’il revienne à la réalité. Cette emportement était comme vous pouvez l’imaginer à proscrire. Comme vous pouvez l’imaginer, le panel de cette conversation avait été vaste. Ce passage reléguer au passé, la directrice du Ncis avait été se chercher un bon café, deux sucres et un peu de lait, pour se retaper avant de grimer les marches pour rejoindre son bureau et enchainer le reste de son planning de ministre. Enfin pas à se point mais c’est serrer, pas le temps de tergiverser des heures.

Là au calme, elle put se concentrer sur d’autre tâche que sa fonction lui demandait. Dossier, e-mail…Et pour aujourd’hui lecture du dernier point d’un dossier classé confidentielle qu’on lui avait remit le matin même en main propre. Elle devait le terminer sans en manquer une ligne parce qu’elle devait en discuter le soir avec quelques personnes du sénat, plus précisément à 21 heures. Un dernier check rapide sur les points essentiels et son regard émeraude se posa vers l’heure que lui indiquait son ordinateur allumé. 19h45. Un soupire passa sur les lèvres de la rouquine. D’un geste précis, elle tira ses lunettes qu’elle remit à leur place dans leur étui. Elle referma le dossier et éteint la machine. Un instant, elle se redressa porta son regard à l’extérieur. De son point de vue surplombant la ville. Elle passa une main sur son visage avant de prendre une veste et de l’enfiler. Elle devait partir maintenant pour ne pas être en retard, ce qui serait fâcheux. On ne parts pas du mauvais pied d’entrée de jeu. Elle reprit le dossier avant de se diriger vers la sortie. Sur le pas de sa porte, Jenny balaya du regard la pièce, vérifiant mentalement qu’elle avait tout avec elle. Comme une petite check liste. Son sac, le dossier, sa veste, tout était éteint donc elle était parée. Elle ferma sa porte passant devant le bureau de sa secrétaire vide, elle l’avait laissé rentré plutôt. Elle passa englobant l’agence. Quelques personnes étaient encore présentes dans cette pénombre mais la plupart était déjà rentrée.

Tranquillement, elle descendit ses escaliers. Ses pas claquaient doucement sur son chemin, son regard se posant vers les quelques bureaux encore éclairée avant de se diriger vers l’ascenseur. Son indexe poussa sur le bouton d’appelle, il est 19h 56. L’ascenseur ouvrit ses portes métalliques immédiatement. Bien. Jen s’avança avant de rentrer sur le début. Elle poussa vers l’accueil. Elle pensa son chemin sans, encombre un aller simple comme en avions mais la chance n’étant pas de son côté aujourd’hui, il fallût faire une escale au moitié du chemin pour embarquer des voyageurs. Ici ce n’était pas un arrêt mais simplement les portes qui presque hermétiquement fermée s’ouvraient à nouveau. La rousse releva son regard vers celui qui avait interrompu cette fermeture. C’était le seul et l’unique Leroy Jethro Gibbs. Croyez bien que rien que cet énergumène en vaut plusieurs à lui tout seul. Croisant son regard, de toute évidence, il voulait entrer dans l’ascenseur. Elle se recula finalement initiant également un pas sur le côté pour laisser plus d’espace dans l’espace réduit. Elle tourne un instant son regard vers le sien et esquisse un léger sourire. Comme personne d’autre ne semble intéressé de monter, elle reprend la parole.


-Tu rentres chez toi ?

On a jamais dit que c’était profondément intelligent non plus. Il faut bien un départ à tout.

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MessageSujet: Re: [Power Down] La liberté s'allume dans les ténèbres... Dim 30 Jan - 12:29

    La routine … Je trouve que c’est une chose bien ennuyeuse et bien ennuyante. Vous ne connaissez pas la différence ? J’ai un ami qui se prénomme Robert et qui se fera un plaisir de vous la faire savoir. Vous n’avez pas compris la subtilité – enfin ma blague pourrie, je l’avoue – de cette petite parenthèse complètement inutile ? C’est que vous êtes encore plus atteints que je ne l’aurais pensé. Oh, et puis merde. Je n’ai même pas écrit une ligne que je me barre déjà en castagnettes … C’est plus joli que dire en « couilles », non ? Ma petite âme d’ingénue serait choquée. Mesdames et Messieurs, reprenons-nous.
    Hum … Que disais-je déjà ? Ah oui. Je blablatais à propos de la routine. Personnellement, la routine est une chose qui me fait peur. Bon. Peur est peut-être un bien grand mot. Mais cela n’en est pas loin. Malgré tout ce que vous pouvez penser. Tomber dans l’habitude sans jamais pouvoir s’en sortir. On en est prisonnier jusqu’à la fin de notre vie. Oui, car vous allez tous les jours en cours, et vous tenez le coup car vous vous dites « Après c’est le week-end. » Mais justement, à la fin du week-end, tout reprend comme avant. Mais sinon, vous pensez « Je fais cela pour les vacances. » Mais après les vacances, les cours reprennent comme avant. Ainsi de suite. Après les études, c’est le travail. Et cette routine infernale reprend de plus belle. Oui, je compare cela – et j’ose – à une prison. Ou alors à un rêve. Oui. Ce genre de rêve qui vous traumatise et vous travaille encore des jours et des jours après. C’est une sorte de cauchemar, sans en être un vraiment. C’est ce style de rêve où vous êtes poursuivis dans les escaliers de votre immeuble, de préférence, ou chez un ami, ou même un bâtiment quelconque, vous courrez de toutes vos forces, pourtant vous n’arrivez pas à vous en sortir, vous faites du surplace, et les seules choses qui défilent ce sont les marches infinies … Oui, je suis une pauvre fille traumatisée. Et alors ? Et oui j’ai bien dormir, même si je suis un peu fatiguée. Alors, je vous prie, laissez-moi tranquille.
    Ouais. Mais non. Bon. Vous auriez compris que j’ai une certaine appréhension de la routine, et qu’elle n’est pas ma meilleure amie. Pourtant, il y a énormément de personnes qui peuvent pas vivre sans. Qui ne peuvent même pas imaginer leur vie sans leurs habitudes chéries. Rah. Ils disent que cela les rassure. Les rend plus confiants. De cette manière, elles sentent en sécurité, à l’abri d’incidents. Ce qui est un raisonnement complètement erroné, de mon humble avis. La monotonie, il n’y a rien de plus monotone. Mouais … C’était encore très profond ce que je viens de dire là. On va faire comme si de rien n’était, hein, et passer devant sans faire de remarques. Enfin bref. Pour casser cette lassitude, je ferai n’importe quel métier à risques. Même si je dois devenir une tueuse à gage ou « tout simplement » une meurtrière. Non. Mais sans déconner. J’envisage de prendre l’option « Superman » au baccalauréat. Sauver le monde des méchants pas beaux à l’aide de ses supers pouvoirs alors qu’on se fait passer pour un brillant journaliste. Ouais. Ca gère la patate, moi je dis. Ou non. J’ai une meilleure idée. Je vais faire des études spécialisées « Leroy Jethro Gibbs ». Cette filière pète sa mère la maman ! Et si vous n’êtes pas d’accord, allez voir ailleurs si j’y suis. Mais non, je n’y serai pas ! C’est juste une manière « polie » et très « élégante » de vous dire d’aller vous faire foutre. Voilà. Vous êtes contents ? Je vous l’ai dit cash !
    Abrégons. Tout ce charabia complètement inutile et inintéressant pour dire que j’envie Mister Gibbs. C’est vrai qu’il ne fait pas un métier facile facile, mais chaque job a ses avantages et ses inconvénients. De plus, au moins, là, la routine l’a bien profond dans le postérieur. Si déjà elle en a un. Toujours à traquer les méchants bonhommes, les jours ne se ressemblant presque jamais. Je sais, ne jamais dire jamais, mais avec « presque », cela n’est pas « jamais » et cela marche, nan ? Et même quand il ne se passe rien, à sa place je trouverais toujours quelque chose à faire. Ouais, parce que j’ai la classe internationale. Ou pas … N’empêche que je pense avoir trouver ma vocation. Et ca, c’est génial.

    Cette journée n’eut rien de bien particulier. Rien de bien intéressant qui vaut la peine d’être raconté. Mais si, je vous jure ! Ce n’est pas que par flemme ! Bon allez, comme je suis gentille je vais vous raconter. Mais bon. Je vous préviens tout de suite que ce qui nous intéresse vraiment n’est pas ce qui s’est passé, mais ce qui va se passer. Mais cela, nos héros ne le savent pas vraiment.
    Vendredi matin. Réveil sonnant à six heures et des patates pour notre cher Leroy. Une main venant trouver l’appareil strident pour la faire taire. Il s’étira non gracieusement, dans un grognement bestial. Je suis sûre qu’il aurait fait un bon grizzli. Il se surprit même à se plaindre dans une pensée involontaire d’être encore tout seul dans son lit au réveil. Vivement, il se leva, se dirigea vers la salle d’un bain d’un même mouvement avant d’enlever son caleçon et rentrer dans la douche. Ouais, j’aime bien rentrer dans les détails, et alors ? Il arriva au NCIS à sept heures cinq minutes et trente deux secondes. Non, je déconne. Pour les secondes du moins. Bien évidemment, il n’y avait encore personne de présent dans les locaux, mise à part lui et la directrice. Comment le savait-il ? Bah parce que c’est Gibbs, voyons ! Bon … Aussi parce qu’on pouvait apercevoir la lumière de son bureau filtrer par les ouvertures de sa porte. Esquissant un sourire, il s’asseya à son bureau, à lui, la tasse de café de Starbuck d’en bas dans la main droite. Il ne s’inquiétait pas, il aurait sûrement l’occasion de lui parler plus tard.
    Le reste de la journée se passa calmement et dans la bonne humeur. Non, sérieusement. Il n’y a rien d’assez intéressant ou important pour être raconté. Si. Juste que Jethro était vraiment de bonne humeur. Comme tout le reste de son équipe, en fait. La résolution de l’enquête les avait tous libérés d’un sacré poids. Contre toute attente, il avait ri à une blague de DiNozzo, et ne l’avait frappé que trois fois dans la journée. Oui, je sais. C’est surprenant. En tant normal, ils se seraient tous inquiétés, mais pas cette fois-ci. Au contraire, c’était plutôt bon signe.
    À dix huit heures trente, il renvoya tous ses agents dans leur maison respective, lorsqu’ils eurent finis leur rapport. Ouais … La règle numéro onze est une règle que j’apprécie pas mal. Et si vous ne vous souvenez pas de laquelle c’est, vous chercherez sur Google, non mais. Abby ne tarda pas à partir non plus. Gibbs, quant à lui, resta à discuter avec son ami de toujours : Monsieur Donald Mallard. Et quand Ducky s’en alla lui aussi, il se décida de finir vite ce qu’il pouvait encore faire, comme cela il sera tranquille pour la fin de la semaine. Et de cette manière, il pourra profiter pleinement de son week-end … à poncer son bateau, un « verre » de bourbon à la main. Ou plutôt une tasse. Oui, bon. Ce n’était peut-être pas la meilleure des activités, celle dont en rêve la nuit, mais si cela lui plait … « Why not ? » après tout.
    Vers dix neuf heures trente, il lâcha un profond soupir non retenu. Il avait enfin fini, et il en était plus que satisfait. Il reposa ses lunettes sur son bureau – bah oui, parce que sa vue à lui aussi baisse – et passa une main dans ses cheveux les décoiffant tout en frottant, de l’autre main, ses yeux fatigués. Et c’est à ce moment là, que je me poste devant lui et je lui lance « Hé guy ! You have to come back at you ! Don’t forget your rule eleven ! » Et c’est aussi à ce moment là que je me prends une claque sur le haut de crâne. Retourner les arguments de la personne contre elle, j’adore. Mais … Ce n’est pas toujours autant apprécié par l’autre. Oui. Quand je fais ce genre de truc, je prends le risque de recevoir un coup de poing dans la gueule, avec tout ce qui va avec : chevalière & alliance. En bonus, un samovar en cuivre. Pourtant, il resta encore une bonne vingtaine de minute dans les locaux du NCIS. Les rares personnes qui étaient encore présentes partaient les unes après les autres. Le laissant de nouveau seul, avec sa chère et tendre directrice.
    Leroy lança un bref regard distrait vers son bureau. La première arrivée, et bien trop souvent la dernière partie. Pfffiou … Si elle continuait comme cela, elle allait vraiment se tuer pour de bon au travail. Il imaginait très bien son beau visage concentré et tiré sous l’effort, devant la pile de dossiers, les lunettes posés sur son nez. À rester trop longtemps comme cela, ce n’était vraiment pas bon pour sa vue. Encore pire que d’être sur l’ordinateur avec pour seule lumière dans la chambre des rayons lumineux – pas aussi lumineux que cel en fait – glauques derrière votre dos.
    Sortant de ses pensées, il attrapa son manteau et se dirigea de son éternel pas vif et pressé vers la boite métallique qui monte, qui descend, qui s’arrête aux étages pour laisser sortir ou entrer les gens, et même entre les étages lorsque quelqu’un appuie sur le bouton magique. Il jeta un bref regard à sa montre, dix neuf heures cinquante huit. Ouais, il serait peut-être temps qu’il rentre enfin chez lui. Lorsque les portes de la belle invention qui est l’ascenseur s’ouvrirent, il tomba sur une chevelure rousse, et tout ce qui va avec. Il lui sourit, et comprenant que lui aussi voulait y pénétrer, elle s’effaça légèrement pour lui laisser assez de place dans le petit compartiment. Voilà, il allait pouvoir enfin l’avoir sa discussion tant attendue.

    « Tu rentres chez toi ? »

    Jethro se tourna vers lui et retint in petit ricanement amusé. Ses lèvres s’étirèrent malicieusement pour laisser transparaitre un sourire en coin. Sa tête tourna aussi d’une manière presque imperceptible à l’œil nu vers la gauche.

    « Non, je repars travailler. »

    Son regard ne cilla pas lorsque les portes se refermèrent. Signe que plus personne ne voulait monter. Normal après tout, puisqu’ils n’étaient plus que tous les deux dans l’agence À part les femmes de ménage et les gardiens, mais eux ils ne comptent pas vraiment.

    « Moi, par contre, je pensais que tu allais encore rester très tard … Tu sais, ce n’est pas bon pour toi d’autant travailler. Tu devrais prendre des congés de temps en temps. »

    Quelle ironie quand on sait que ses paroles viennent de sortir de la bouche de l’agent qui travaillait le plus dans l’agence. Mais il n’empêchait que ses paroles étaient sincères.
    Vingt heures pétantes. L’ascenseur s’arrêta brusquement, manquant de le faire tomber, il s’appuya contre le mur retenant de justesse Jenny pour ne pas qu’elle chute non plus, de façon à ce qu'elle se retrouve dans ses bras. Merde … Que venait-il de se passer ? Aucun des deux héros n’avait appuyé sur le bouton d’urgence. De plus, ils venaient d’être plongés dans le noir …


Dernière édition par Leroy Jethro Gibbs le Lun 28 Fév - 15:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Power Down] La liberté s'allume dans les ténèbres... Dim 30 Jan - 20:31

Dans tout travail routinier, il arrive toujours un moment ou vous n’en pouvez plus, ou vous saturez et ou votre cerveau vous envoie tout les signales possibles et inimaginables pour vous dire que non il en a marre et veux varier les taches à effectuer. Cela tombait relativement bien que la rousse avait une autre chose à faire se soir que de rester en tête à tête avec ses dossiers. Parce qu’elle avait passé une bonne semaine là-dessus, à passer des soirées et des soirées dans des papiers divers et varié. Donc oui, une petite visite au sénat pour discuter n’est pas forcément une partie de plaisir voir pas du tout mais ca avait le mérite de changer par rapport à d’habitude. Bon cela vous dire avec le sénat, que vous savez à quel heure vous devez arrivez mais qu’on ignore totalement l’heure a laquelle on va rentrez chez soit. En somme la directrice du Ncis, s’apprêtait mentalement à passer une longue soirée à débattre avec des politiciens parfois bornés et têtus aussi. On verra bien qui sera le plus de tout. Elle avait bonne espoirs de tous les battre. Peut-être pas à plate couture mais sur la longueur. Enfin que soit pour réutiliser une expression qui a marqué des esprits, bon au moins un esprit, on ne va pas hypothéquer sur du vent. Donc, la rouquine cessa de tergiverser mentalement et réalisa qu’il était grand temps qu’elle replie bagage pour aujourd’hui. En d’autre temps, il y avait une forte probabilité qu’elle soit restée dans les bureaux. Lentement, Jen rassembla ses affaires, c'est-à-dire le dossier et autre joyeuseté nécessaire si elle ne voulait pas rester comme une idiote devant sa porte à minuit.

Avant d’éteindre toute source de luminosité de son bureau. Le plongeant dans un noir absolu bien que en demi teinte vu que les lumières de l’extérieur permettaient à tout individu de ne pas se prendre un meuble dans les jambes avant d’atteindre la sortie. Cela fait, elle avait descendu les escaliers en profitant pour jeter un coup d’œil aux dernières personnes présentent dans ses locaux. En résumez on n’était pas très nombreux, sans du a l’heure tardive bien sur il restait Jethro. Un bourreau de travail aussi ou quelqu’un qui sait que rien ne l’attend chez lui également à part son bateau. Elle reporte son regard vers son but de la soirée les ascenseurs. Il fallait bien commencer par sortir des locaux du Ncis si elle voulait se rendre à son lieu de rendez-vous suivant. La machine était présente au bonne étage elle pensait que tout serait facile et rapide seulement alors que les portes devraient se refermer de manière automatique et hermétiques, une main qui passe vient tout chambouler. Bon en même temps c’est fait pour ne pas blesser les gens alors les portes dociles, enfin électroniquement commandée surtout s’ouvrirent à nouveau. La personne qui entra ne fut autre que son meilleur agent, Jethro. Alors qu’elle laissait la mécanique faire, Jen reposa son regard vers lui et demanda si il rentrait. Elle lève un sourcil.


-Tu va t’occuper de ton bateau ?

Disons que sinon, elle voyait mal ce qu’il pouvait entendre par retourner travailler. Enfin si on le prenait dans un sens ou c’était la vérité, soit il allait juste se chercher un bon café pour continuer sur sa lancée soit c’était son bateau. Et si il le disait d’une manière plus ironique ce qui au vu de l’énergumène était fort probable alors la oui il rentrait chez. Enfin que soit peu importe l’optique qu’il avait voulu entreprendre, il y avait de toute façon de forte chance que le travail de son bateau fut à ‘ordre du jour. A moins qu’il préfère un petit détour, non un grand, vers un bar quelconque. Mais qu’il le sache tout de suite, cette fois elle ne viendra pas ramasser les morceaux, elle est occupée. Enfin sera occupée. Oh que soit. Elle ramena son regard vers les portes métalliques qui se joignaient au milieu. Toujours droite face à l’entrée ou la sortie, tout dépend dans quel optique vous venez. Elle dépassa un peu le marine pour pousser sur la touche qui les mèneront au rez-de-chaussée avant de reprendre sa position alors que la voix de son agent résonna à ses oreilles. Elle eut un sourire ironique cette fois et se tourna légèrement dans sa direction. C’est un peu l’hôpital qui se fou de la charité là non ?

-Techniquement parlant je ne serais plus ici, mais ma journée n’est pas terminée, elle va continuer avec le sénat…Pour ce qui est de ma dose de travail ou d’un hypothétique congé, je crois que tu es un peu mal placé pour me signaler ça non ? A quand remonte ton dernier congé ? Ou la fois ou tu as quitté ces locaux tôt ? Avant moi, certes mais 20 h00 ce n’est pas une heure raisonnable Jethro.


Oh non, la plupart des agents fuyaient les locaux comme si il était toxique dès qu’il le pouvait et le plutôt était vraiment le mieux. Enfin inutile de tergiverser d’ailleurs elle n’eut pas vraiment le temps de réfléchir à beaucoup de chose. L’ascenseur venait de commencer à bouger quand il se stoppa brusquement. Jenny ne s’y attendait pas le moins du monde et déjà pas dans une position génial pour l’équilibre, vacilla un peu trop fort et ne fit pas que chanceler parce qu’elle manqua de chuter. Heureusement elle ne vit ou ne subit pas cette chute parce que son ex-amant la retient. Dans ses bras certes mais cela devient une vague habitude on dirait presque. La secousse on va dire passé, elle réalisa qu’elle était dans le noir. Elle le regarda d’un air soupçonneux pendant quelques secondes pensant qu’il avait actionné le bouton d’arrêt et que la boite métallique avait réagit un peu trop au quart de tour par rapport à d’habitude. Seulement, elle cessa son regard bien vite en regardant le bouton dans la bonne position. Donc ce n’était pas sa et pourtant il était plongé dans la noir et rien ne bougeait. Un soupire passe ses lèvres et elle se décala de l’agent pour se remettre debout. Après tout, elle n’allait pas en profiter non plus. Redresser et bien que tout cela c’était passé très vite, elle reprit la parole ou plutôt, elle s’entendit demandée.

-Mais qu’est ce qui se passe ?

Une sale blague d’un des derniers occupants du ncis ? Non surement pas en même temps comment voulez-vous qu’il stoppe la machine. A moins d’avoir ouvert toute la boite et tout tout mais cela prendrait un peu plus de temps donc non ce n’était pas possible. Enfin probable si on voulait mais si on prenait en compte le timing c’était tout bonnement impossible. Bon ça ne laissait pas grand choix, pour elle, il restait tout simplement une panne de courant. Remarqué, elle tombait vraiment bien mal cette panne de courant. Enfin ce n’était peut-être pas ca non plus, mais il le serait bien vite de toute façon. Elle déposa son sac au sol en visant le côté droit près des portes, question que cela ne soit pas dans ses pieds non plus, gardant son dossier dans les bras. Enfin le reprenant un peu mieux parce que dans cette chute évitée, elle avait faillis le lâcher. Finalement, Jen s’adossa de l’autre côté de la paroi métallique faisait face à l’agent Gibbs. Le contact de la paroi était un peu froid, elle pouvait le sentir bien qu’elle avait toujours ses affaires et sa veste sur le dos. Elle entendit sa voix à nouveau prononcer.

-Bon de toute façon, si c’est une panne de courant, le générateur de secours va bientôt prendre le relais…


Elle en était entièrement convaincue, il n’y avait d’ailleurs pas de raison pour que cela se passe différemment d’ailleurs. Donc, elle attendit bien sagement contre son endroit le regard un peu mobile bien qu’on ne distinguait pas forcément super bien les détails. Son regard se posa à nouveau vers celui de Jethro, elle esquisse un léger sourire finalement, alors qu’elle patientait, elle espérait que le générateur n’allait pas mettre longtemps tout au plus deux petites minutes parce que sinon, elle allait être en retard à son rendez-vous et cela serait assez mal vu. Cela fait personne qui s’en fou et qui ne prend pas cela au sérieux, hors elle le prenait au contraire avec un grand professionnalisme. Boh, elle n’aura cas pousser un peu plus sur le champignon tout simplement.

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MessageSujet: Re: [Power Down] La liberté s'allume dans les ténèbres... Lun 31 Jan - 23:11

    Je me sens d’humeur lyrique. Mais comme mes rimes sont toujours nulles à s’en suicider, je me contenterai de faire ce que je fais usuellement – comment je parle trop de la balle ! – : c’est-à-dire écrire des paragraphes longs et fastidieux, pour vous chers lecteurs, sur tout ce qui me passe par la tête. Pour votre plus grand plaisir, je suis de retour ! Mais bon, il ne faut pas non plus que cela s’éloigne trop de notre sujet initial, sinon c’est du hors sujet, comme l’on dit si bien dans votre langage de barbares. Ne cherchez pas la logique, il n’y en a pas. J’avais juste envie de dire cela. Passons. Et donc, quand on fait du hors sujet et bah … ce n’est pas bien ! … Okay. Le premier qui ose faire un commentaire je lui éclate la tête contre le mur qui est à ma gauche. Oui. Parce qu’en plus d’être humeur lyrique, je suis d’humeur meurtrière. Mais non – vous êtes cons – ce n’est pas un paradoxe. Ce sont deux choses complètement indépendantes. On peut avoir envie d’écrire tout autant que d’assassiner une quelconque personne dans un même temps. Mais Gibbs fait encore plus fort. Plus il est de bonne humeur, plus il a envie de tuer quelqu’un. Et j’aurais aimé dire « Inversement proportionnel. » – ouais ouais à la Gad Elmaleh ! su au carré ! … no comment – mais cela m’est impossible. Pourquoi ? Parce que. Ahah. Cela c’est de la réponse méga constructive. Okay, ma gueule. Non mais sérieusement – et simplement, si je le peux – cela n’est pas vraiment une chose rationnelle chez l’autre con sexy aux cheveux poivre et sel. Puisque dans l’autre sens c’est aussi exactement la même chose. Plus il est d’humeur noire, plus il a des pulsions meurtrières. Putain. Le mec pas compliqué et pas chiant du tout. Enfin de compte, on ne pourrait pas appeler chez lui la « bonne humeur » avec le sens premier des mots. Cela étant une chose beaucoup trop variable, pour le définir d’une manière aussi frivole – putain comme je voulais trop le placer ce mot depuis le temps ! je suis en mode trop heureuse là ! – et simpliste que celle-ci. Par exemple, aujourd’hui il était de bonne humeur tout court. Et la dernière de ses idées seraient d’assassiner quelqu’un. Fort heureusement pour Jen. Être enfermée avec un psychopathe, cela serait le dernier de ses besoins, non ? Mais passons …

    Bon alors, grâce à mon blabla encore une fois bien inutile, j’ai décidé de quoi j’allais débattre avec moi même – ahah en mode schizophrène ! – cette fois-ci : les sentiments. Mais oui, mais oui. Je vous entends déjà râler, comme quoi j’en ai déjà bien trop parler et que c’est culcul la praline chiant à mourir. Putain. Mais en y réfléchissant, y a beaucoup de « bonnes » raisons pour qu’on se suicide. Passons. Et c’est aussi à ce moment là que je vous fous une bonne raclée sur les fesses, car cela fait moins mal que sur la gueule. Non, mais ne vous inquiétez pas. Pour ma part, je suis aussi la première à détester les trucs complètement « guimauves » et sans intérêts. Non non, mais non ! Là je vais vous faire leur profil « psychologique » approfondi. En plus, c’est le sujet sous entendu – inconscient comme vous préférez – principal entre la jolie directrice et le bel agent. Mais chut, seuls leurs subconscients le savent. Bref.
    Je me souviens très bien d’un soir, où ma petite sœur et moi avions des conversations très philosophique – hum hum … – elle s’amusait à faire correspondre les émotions avec les couleurs. Et je dois dire qu’elle manque fort d’originalité : le bleu représentant la tristesse, le rose l’amour, le noir la mort etc … Soit disant passant, vous ne trouvez pas que, phonétiquement, « l’amour » et « la mort » se ressemblent ? Enfin, on s’en fout. C’est vrai autant les sentiments, autant que les couleurs, sont une chose abstraite et subjective. Alors oui, il est difficile de les comparer. Mais diable, pourquoi toujours cette même représentation graphique ? Non lo so. But I think cela dépend della persona. Ahah. Bilinguage de malade. Mwahahah. Ca pète trop sa grand-mère. Et moi, faut que j’arrête de débiter des conneries à vitesse grand V.
    Non mais un peu plus sérieusement, les couleurs que l’on assemble aux sentiments varient selon les personnes concernées. On prendra le cas de nos chers Leroy Jethro Gibbs et Jennyfer Shepard. En toute logique vous me direz. Et je vous répondrai que vous avez raison. Et ouais. Jour à marquer d’une croix dans le calendrier : je viens de « complimenter » mes lecteurs. Par exemple, si je demandais à ma sœur de définir la haine, elle me répondrait sans hésiter « rouge ». Mais moi, personnellement, si je prends comme sujet la haine que « partagent » Jay et Jenny, je lui attribuerais le rose. Je vous imagine très bien entrain de vous frapper le crâne et vous dire « Putain, ça y est. Cette fois elle est vraiment atteinte. » Mais non. Pas du tout. Je m’explique. On ne peut pas dire qu’il y ait vraiment une « haine » entre eux – ou un sentiment du style, mais je ne trouve pas le terme exact – bien que des fois cela y ressemblait. Par exemple lorsque cet abruti, mais qu’on adore, de DiNozzo hurlait « tempête de force quinze ! ». Mais nous savons tous, autant moi que vous « simples » lecteurs, que derrières ces sans cesse disputes, se cachent une irrésistible envie de sauter sur l’autre, dans le sens érotique du mot. De reprendre ce qu’ils avaient laissé il y a six ans de cela. Mais étant trop buté, autant l’un que l’autre, et n’ayant pas envie de mettre – pour une fois, une seule ! – leurs égos de côté, aucun des deux ne faisaient le premier pas. Espérant que l’autre le ferait. Parce que, avouons le, ce n’est pas tant leur relation professionnelle qui les dérangeait le plus.

    Vous vous demandez aussi pourquoi notre titre de sujet est « La liberté s'allume dans les ténèbres » très belle citation de Nikola Berdiaev, d’ailleurs, alors que nos deux protagonistes sont à présent enfermés dans l’ascenseur. Enfin, non. Pas encore tout à fait enfermés. Ils y vont. Lentement, tranquillement, mais sûrement. Nous sommes encore au moment où Leroy venait juste d’attraper son manteau, le mettre d’une manière très élégante et théâtrale. Mais si, vous savez, lorsqu’on fait tournoyer le manteau et qu’on enfile d’une façon hyper fluide les manches. Enfin bref. Et là il attendait devant l’ascenseur, patiemment. Ne se doutant pas qu’il allait tomber sur son ex maitresse, et encore moins qu’il allait rester coincer dans un espace aussi restreint et presque totalement noir avec elle. Ah oui. Pourquoi ce titre alors que la situation est complètement paradoxale ? Tout simplement que cela signifie quelque chose implicitement, comme la « haine » que se vouent nos deux héros. Tout d’abord, vous pouvez le prendre d’une manière ironique : bah oui « liberté » alors qu’ils sont prisonniers d’une cage métallique, « s’allume » alors qu’il fait tout noir. Ou sinon ! Comme je l’ai dit précédemment – avant la pub – il y a le sous-entendu. Et là, je vous laisse découvrir lequel est-ce. Flemme de tout expliquer, et je pense qu’avec tous les indices que je viens de donner, il vous sera aisé de deviner à ce que je fais allusion, si encore vous n’êtes pas trop bêtes.

    Le manteau donc sur le dos – après tout, ce n’était pas comme si c’était l’hiver, la nouvelle année venant de passer, et que alors il faisait très froid dehors et que notre cher agent Gibbs avait la tonne de vêtements sur lui – il attendait patiemment, si cela lui était possible, que l’ascenseur daigne descendre jusqu’à lui. Lors de l’ouverture des portes, il s’apprêta à rentrer, mais arrêta son mouvement découvrant une forme – bien formée si vous voyez ce que je veux dire … - se trouvant déjà à l’intérieur du compartiment. Après quelques secondes de pause, réflexion, d’arrêt sur image, comme vous voulez, il lui adressa un petit sourire alors qu’elle se décidait enfin à se rabattre vers le fond et un côté de l’ascenseur pour lui laisser assez de place pour rentrer. Non qu’il soit gros, mais quand même.
    Oui. Si vous n’êtes pas déjà atteints d’Alzheimer, vous souvenez sûrement que Jenny était la première arrivée dans les bureaux, Jethro le deuxième, et que plusieurs fois dans la journée il avait hésité à venir lui parler. Et maintenant qu’il en avait enfin l’occasion, il préférait se terrer dans le silence. Quelqu’un aurait une batte de base-ball à portée de main pour que je puisse l’abattre sur sa tête ? Heureusement que la rouquine n’était pas en reste, même si c’était pour poser une question aussi – non ne disons pas « conne », c’est vulgaire – débile. Un peu banale aussi certes. Mais bon, c’est une manière comme une autre de débuter une conversation. Qui sait sur quoi peu déboucher une aussi simple question de routine ? Par exemple, aujourd’hui en français, on parlait d’Émile Zola – putain je ne peux pas le blairer ce mec – et on a fini par atterrir sur le sujet de Oui-oui. Me demandez pas comment on a fait, je n’en sais rien. Abrégeons. Un Gibbs de bonne humeur, reste quand même un Gibbs, n’est-ce pas ? Alors, selon sa théologie, question idiote, réponse idiote. Enfin encore il aurait fallu qu’elle le prenne de la manière idiote. Mais miss Shepard est bien trop intelligente pour. Même avant sa réplique, l’agent senior comprit à sa levée de sourcil qu’elle ne savait pas comment interpréter sa phrase.

    « Tu vas t’occuper de ton bateau ? »

    Jethro ne put retenir un petit rire spontané dépasser ses lèvres et faire vibrer ses cordes vocales. Décidément, il aurait du aller voir Jenny bien plus tôt. Il n’y avait vraiment qu’elle qui pouvait le faire rire aussi spontanément de cette manière. Il prit une position bien plus décontractée alors que, les portes enfin refermées, l’ascenseur s’était décidé enfin à se mouvoir, s’appuyant contre la rambarde sur le mur se situant dans son dos. Ayant arrêté de rire, il lui fit un adorable sourire du style : « Tu sais que t’es vraiment trop mignonne ? »
    Oui, d’une certaine manière ce n’était pas faux ce qu’elle venait de lui dire. Il rentrait chez lui pour aller travailler son bateau. Le troisième si ma mémoire est bonne. Mais en fait, on s’en fout un peu des détails. Mais il savait très bien qu’avec cette phrase, ce n’était pas là qu’elle voulait en venir. Pour de vrai la vérité vraie pas fausse. Ahah. Je ferme ma gueule.

    « D’une certaine manière oui … Mais ce n’est pas ce que je voulais dire. C’était ironique ! »

    Tout en disant cela, il avait gardé son sourire enfantin, qu’il arboré depuis qu’il avait rigolé. Vous savez, le fameux sourire qu’il affiche lorsqu’il drague une belle demoiselle et qui la fait craquer à tous les coups … On parle bien de DiNozzo, mais lui alors ? C’était un peu vicieux … Comme les petits frères ou petites sœurs qui ont toujours l’expression d’anges mais que en fait … Je n’en dirai pas plus.
    Il ne broncha pas lorsque Jen passa rapidement devant lui pour appuyer sur le bouton magique qui – cette fois ne les arrêtera pas entre deux étages – les mènera vers le paradis … Ou les enfers dans cette optique puisqu’ils descendaient. Enfin la sortie du bâtiment, plus simplement. Ce n’est que lorsqu’elle reprit sa position initiale qu’il décida de poursuivre son idée à voix haute. Elle se retourna vers lui avec un sourire dessiné sur les lèvres, un sourire ironique. Cela ne fit qu’accentuer son propre sourire tout choupinou. Raaaah. Si un Gibbs pouvait se manger.

    « Techniquement parlant je ne serai plus ici, mais ma journée n’est pas terminée, elle va continuer avec le sénat…Pour ce qui est de ma dose de travail ou d’un hypothétique congé, je crois que tu es un peu mal placé pour me signaler ça non ? A quand remonte ton dernier congé ? Ou la fois où tu as quitté ces locaux tôt ? Avant moi, certes mais 20h00 ce n’est pas une heure raisonnable Jethro. »

    « Mais tu n’es pas moi Jen. Et puis travailler encore après … Tu trouves que ça c’est raisonnable ? Tu as besoin de repos. »


    Qui avait dit que Gibbs était un homme galant, modeste et … tout ce que vous voulez ? Non, c’était le premier des machos ouais. Il masquait juste très bien son jeu. Seuls ses proches savaient qui il était réellement. Un pédophile, violeur nécrophile. Mwahahah. Okay j’arrête mes conneries. Enfin je vais essayer.
    Il est vrai que, n’importe qui dans n’importe quel métier, les gens essayaient de travailler le moins possible, prétextant un congé maladie dès qu’ils en avaient la possibilité, les jours de congé je n’en parle même pas … Mais Gibbs et Shepard c’était très différent. Ils se battaient presque pour travailler plus. Enfin le môssieur c’était comme cela, pour la môdame, c’est juste que son poste l’y ait obligée. Mais le problème avec l’agent Leroy c’est que, certes il travaillait durement, mais il faisait presque travailler ses subordonnés au même niveau que lui. Et bien sûr, ils ne tenaient pas le rythme. Peut être Ziva, mais encore …

    De toute manière il n’eut pas le temps d’y réfléchir plus, parce qu’une sorte de tremblement de terre montra brusquement le bout de son nez. En fait, c’était plus l’ascenseur qui s’était arrêté violemment, les plongeant par la même occasion dans un noir quasi total, où ils ne pouvaient que discerner les contours, les formes approximatives. Voyant son ex maitresse chuter dangereusement, Jay n’hésita pas un seul dixième de seconde à la rattraper, même si leur position redevint ambigüe. À croire que cela allait vraiment devenir une habitude à force. Il n’y fit pas attention. Dans une autre situation, certain qu’il aurait eu une autre réaction, mais là, le moment n’y étais vraiment pas propice. Il entre entendit un léger soupire et sentit le corps chaud de la rousse se décoller du sien, à grand regret quand même. Lui, il n’avait pas bougé de position. Essayant de visualiser mentalement la scène. Il fut coupé dans sa réflexion.

    « Mais qu’est ce qui se passe ? »

    Il aurait pu croire que c’était lui qui avait posé cette question – comme si une réponse bien claire et nette allait tomber du ciel devant leurs pifs – car lui aussi c’est ce qu’il se demandait. Mais la voix qu’il en entendit n’était pas la sienne. Bien trop féminine. Non, c’était celle de Jenny. Il ne fallait pas être devin pour le déduire, mais il aurait quand même pu la reconnaître entre mille. Passons.
    Étrangement, inconsciemment, ses espoirs de passer un week-end tranquille commençaient à s’envoler. Un mauvais pressentiment se faisait en grandissant dans ses entrailles. Il ne savait pas à quoi était entrain de penser Jenny – bah ouais, n’étant pas voyant d’une quelconque manière – mais moi je peux vous dire qu’elle était bien trop optimiste. Et bien que Jethro voyait à présent le verre à moitié vide et non à moitié plein, il était bien loin de se douter que cette « panne » de courant allait durer trois jours. Mais chuuut. C’est un secret. Encore faudra qu’ils trouvent un moyen de s’en tirer, car trois jours dans un ascenseur, c’est long.
    Le senior ne bougea toujours pas. Observant du coin de l’œil la belle femme s’installer en face de lui, après avoir balancé dans un des recoins du bocal – non aux poissons mais – aux deux agents ici présents.

    « Bon de toute façon, si c’est une panne de courant, le générateur de secours va bientôt prendre le relai… »

    Gibbs ne rajouta rien, malgré qu’il n’en pensait pas moins : il en doutait fort … Mais elle semblait si convaincue, qu’il en se serait presque laisser convaincre aussi lui-même, qu’il voulait qu’elle se rende compte par elle-même que ce n’était sûrement pas qu’une simple panne de courant.
    Il se permit donc de s’asseoir lui aussi, se retrouvant dans une manière un peu plus confortable que debout. Contrairement à Jenny, il ne sentait pas du tout le froid métallique contre son dos. De un parce qu’un mec c’est toujours très chaud, je ne sais pas comment ils font, et de deux vu les couches de vêtements … Il allait pas tarder à devoir les enlever, si cela continuait.
    Vingt heures une … Vingt heures deux … Vingt heures trois … Vingt heures quatre … Vingt heures cinq … Il soupira et se releva brusquement, ne pouvant plus déjà patienter dans cet état. Il était vraiment impatiemment. Mais son instinct lui disait que tout cela n’était absolument pas normal, et son instinct ne se trompait presque jamais. Et cela le rendait fou …

    « Jen … Je ne pense pas que cela soit une simple coupure de courant. »

    Cette simple phrase voulait tout dire. Il l’avait regardé droit dans les yeux, enfin on pouvait facilement se l’imaginer vu la situation ténébreuse, et son ton était dur et ferme : c’était la merde. Le générateur de secours ne s’était toujours pas activé, ils étaient toujours plongés dans le noir, et l’ascenseur ne manifestait aucun signe comme quoi elle voulait redémarrer. Leroy enleva hâtivement son manteau, le posant à côté du sac de sa directrice, enlevant par la même occasion une autre mange et donna un furieux coup de poing – pour ne pas dire tambouriner – contre les portes qui marchaient encore normalement il y a quelques minutes. Comme si cela allait changer quelque chose.

    « Fait chier. Je pense que ton rendez-vous va tomber à l’eau. »

    Il s’était retourné une nouvelle fois vers elle, cherchant dans le noir son beau regard émeraude qui pouvait se représenter dans les moindres détails …


Dernière édition par Leroy Jethro Gibbs le Lun 28 Fév - 15:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Power Down] La liberté s'allume dans les ténèbres... Mar 1 Fév - 17:42

Surplombant le Ncis, la jolie rouquine avait décidé de descendre le premier étage de ses locaux à pied. La je vous entends me dire pourquoi pas tout faire tant qu’elle y était. Bonne question. A vrai dire la marche est quelque chose de bon pour la santé. Cela élimine les graisses après à peu près une demi-heure de marche d’une bonne allure, pas celle d’un escargot qui admire pendant vingt minutes le paysage. En même temps, la rousse n’avait pas grand-chose à perdre non plus mais que soit. C’était bon pour le cardio-vasculaire aussi, mais dieu l’en préserver de se côté-là ca allait la aussi. Et c’était bon pour l’endurance mai se détail on va le passer sinon, Jen va encore nous ressortir Positano….Passons. Donc pour revenir à mes moutons ou plutôt à mes escaliers, une volée c’était bien suffit. Puis avouons que si notre société à évoluée et à crée des ascenseurs c’est pour qu’on les utilise et pas seulement dans le sens le plus compliquée pour notre corps. Donc oui, elle allait opter pour se rendre dans la cage métallique. Certainement qu’elle aurait été au courant de la suite qu’elle y serait pas montée de plein grès. Dévalant en douceur mais avec du bruit quand même, ca c’est tout le problème des talons de chaussures qui claque avec le choc contre le dur carrelage du sol. Sur cette petite descende adroite, parce que franchement on se casse très vite la figure en talon, heureusement la rousse était une experte dans se domaine, elle avait jetée un petit coup d’œil ou dernier courageux. Ou plutôt au dernier masochiste. Comme par hasard il restait son ancien amant, on aurait du s’en douter. Le jour ou Gibbs quittera le Ncis très tôt…Et bien on aimerait tous savoir pour quelle raison ! Cela s’appelle être coupée dans une phrase mais chut.

Dans un silence un peu plus reposant aux oreilles que se bruit répétait, elle avait rejoint l’endroit réservée à la prise de cette fabuleuse machines qui vous évites de monter par exemples treize étages à pieds et d’être complètement crevée à l’arrivée. Certes ici c’était pour descendre que un seul étage mais elle fait ce qu’elle veut, c’est elle la directrice. Na ! Croyant embarquer à bord de ce moyen de locomotion en première place, elle fut contraire par la réouverture de reprendre la seconde et d’utiliser le coascenseurage. Cela ne se dit pas mais on comprend bien le principe au moins. Jen entama donc un déplacement latéral avec un petit recule pour permettre au bel homme de rentrer à son tour dans l’habitacle. Comme le silence serait de mise, vu que comme tout le monde le sait l’homme au cheveu poivre et sel, ne parlait jamais pour ne rien dire. Elle lança le premier sujet qui lui passa par la tête même si il fut un peu inapproprié il eut au moins le mérite de briser cette insonorité. Disant qu’il retournait travailler, elle demanda parce que en tout bonne fois, à son bateau. Cela eut au moins le mérite de le faire rire. La rouquine finit par esquisser un sourire à sa propre phrase. En même temps se rire franc et chaud avait de quoi vous embaumer le cœur. Enfin pas dans le sens momifiés, dans le sens, joie bonheur, mouis je me comprends. Sans rien ajoutée juste la tête pivoté dans sa direction, elle le regarde s’adosser et afficher un sourire à vous faire fondre. Bah, elle avait soulevée l’hypothèse de l’ironie durant sa brève réflexion mentale. Néanmoins, son sourire ne se décrocha pas de ses lèvres quand elle reprit la parole.


-De manière ironique ou non, c’est quand même ce que tu va allez faire en rentrant chez toi ?…J’avoue que la question n’était pas réellement lumineuse non plus.

D’ailleurs en parlant de lumière, il serait peut-être temps d’indiquer à la cage métallique la direction que nos deux compères vont prendre en se moment. Spatialement, il veule descendre donc la rousse alla vers le panneau qui affichait les possibilités et opta pour celle qui les menèrent à leurs buts. Bien que ce ne soit que quelque chose de 2 mètre carrés on va dire, il n’était pas nécessaire de se tenir tous serrer dans 50 centimètre, donc la rousse après son action qui eut pour effet de faire bouger l’ascenseur, se remit dans la position qu’elle venait de quitter près de du côté droit. L’entend parler de travail et de congé, elle avait répliqué du tac au tac. Seulement le côté macho de l’agent du Ncis se fit encore un peu plus voir par sa réplique bien qu’il la couvrit de fausse modestie ou de faux intérêts également. Enfin il y avait peut-être réellement un intérêt mais elle doute que se soit son repos si vous voyez ce que je veux dire, et même si vous ne voyez pas. Pour moi c’est du pareil au même. Raisonnable ou non, c’était son choix, sa carrière et son job surtout. Il ne fallait pas qu’elle s’imagine en acceptant se job de terminer bien tranquillement comme la commune à 16 heure tout les jours. Non vous acceptez les horaires sur les chapeaux de roues, les diners et conversations avec des personnes collantes et irritantes, les ronds de jambes, le téléphone qui peut sonner à n’importe quel heure du jour et de la nuit et surtout le risque de vous faire descendre. Néanmoins, là n‘était point le point soulever par l’homme. Remarquer personnellement je trouve qu’ils ont quand même de nombreux point commun, ou des manières de faire qui les rapprochent bien que les différences sont indéniables mais je dirais qu’elles sont plus physique qu’autre choses. Et oui, vous avez vu je ne suis pas myope et je ne suis pas sourde non plus, ils n’ont pas la même voix. Mais je m’égare…La rousse vrilla son regard à ses magnifiques yeux bleu azurée avant de répondre.

-Justement je ne suis pas toi, et je mène mes journées comme je le souhaite. Que se soit raisonnable ou non, c’est comme cela que ça se passera et ne t’en fais pas pour moi j’ai assez d’heure de sommeil pour être parfaitement opérationnelle. Merci de t’en inquiétez…Même si ce n’est pas le cas.

Un nouveau sourire un brin ironique lui revient au coin des lèvres. Bon comme tout le monde, au matin, elle ne voulait pas se lever c’était un faite avérer mais une fois qu’on est debout, c’est bon on est partit pour toute la sainte journée. Puis lui il rentrait pour travailler un bateau, c’était encore du travail même si c’était un hobby. Elle que se soit chez elle ou a on bureau au Ncis, c’était de la paperasse qui l’attendait alors peut-importe ou elle allait. Les fois ou Jenny en avait réellement marre, elle ne faisait rien dut tout ce content de lire un bon libre près d’un bon feu de bois dans la cheminée un petit verre de bourbon à la main. C’est un petit aperçu du paradis ça c’est sur. Alors que la directrice allait redresser la tête pour voir ou en était la progression de l’ascenseur, une sorte de tremblement de terre sans en être un, secoua la cabine plutôt violemment les plongeants dans le noir par la même occasion. N’étant pas dans l’optique prévisionnelle d’un arrêt brutal, elle perdit l’équilibre et fut remise sur ses pieds par Jethro qui la reprit contre lui. Quel bonne idée il avait eut de se retenir au mur tien. Elle aurait dut faire ca également au lieu de rester presque en plein milieu. Enfin plus de peur que de mal. Contre lui toujours, elle put percevoir leur problème et un soupire lui échappa. Elle n’avait pas le temps pour des problèmes techniques. Elle s’était redressée formulant à voix hautes la seule question qui pouvait venir à l’esprit. Comme rien ne se passait et que surtout aucune grand panneau et écriteau lumineux ne venait avec la réponse, elle réfléchit été émit l’hypothèse probable de la panne électrique et que donc l’investissement dans un générateur de secours allait porter ses fruit, il fallait juste le temps qu’il se lance. Pour patienter elle déposa les affaires qui encombraient ses bras dans un des coins de l’espace clos. Elle vit la silhouette ou devina plutôt la silhouette de l’agent s’assoir et attendre. Elle posa sa tête contre la paroi métallique à son tour pour attendre. Fermant les yeux au finale. Le temps s’écoula avec lenteurs, d’ailleurs dans le noir en avons-nous la même perception ? Pas sur. Elle ramena vivement son regard vers sa voix qui s’éleva.

-Qu’est ce que ce serait alors ? De toute évidence c’est une coupure de courant Jethro, maintenant il n’est pas normale que le générateur de secours ne se mette pas en route..Un prix monstre pour être inutile, ca valait bien la peine…

Claqua t-elle sur le même ton que son compagnons de galère. Il fallait voir le côté positif des choses au moins vous n’étiez pas tout seule. Ca serait pire même pas a quelqu’un a qui parler. Alors en plus imaginer vous claustrophobe et en aillant peur du noir, autant dire que peut importe la durée de cette maudite situation vous êtes morts avant de vous en sortir. C’était profond aussi celle-là. Malgré tout le maigre espoir que se soit qu’une simple mésaventure s’envola très vite, l’ascenseur ne montrait aucun signe qui laissait présager une amélioration de leur sort. Elle resta un peu immobile attendant encore un peu, bien que son cerveau s’était lancé à toute vitesse dans toutes les solutions possibles et inimaginables. Restait les téléphones, oui et surtout savoir si ce n’était qu’ici et alors là cela sentait vraiment très mauvais ou partout. Et puis combien de temps cela allait durer. Se tirant de son question existentielle, elle le vit se dévêtir de sa veste avant de le voir opter pour la technique la moins réfléchie. Elle eut un léger rire.

-Je peux savoir ce que tu tentes de faire là ? Ce n’est pas en tapant sur cette porte qu’elle va s’ouvrir…Au contraire, tu va juste gagner à de te faire mal.

Elle ne prit pas la peine de répondre pour son rendez-vous et se dirigea vers le téléphone qu’on utilisait en cas de secours, aucun son même pas la tonalité c’est pour dire et le bouton de l’appelle d’urgence ne virait même pas à la couleur pour signaler un problème. Bordel, ce n’est pas comme ça qu’ils sortiront d’ici. La rousse se déplaçant évitant de foncer dans Gibbs, ne s’en préoccupant pas réellement sur le moment, il fallait vérifiez autre chose avant de dire qu’ils étaient réellement seules au monde et bloquée dans cette espace peu grand. Bougea un peu la veste de l’agent pour atteindre l’intérieur de son sac. Après quelque petite recherche à l’aveugle, elle referma sa main sur se qui semblait être son gsm. Elle ouvrit et composa un numéro rapidement. Il fallait savoir se qui se passe et avertir qu’ils étaient la dedans. Je trouve que ça au moins c’est une réaction intelligente contrairement à tambouriner à une porte. Un essai, deux essais, trois essais, la colère arrive, quatre essais, l’impatience est en place, cinquième essaie de rage, elle le rejette dans son sac et se tourne dans la direction de Gibbs.

-Rien à faire ça ne passe pas…Rien ne marche et les réseaux son saturés…Cela doit être général…

Grogna t-elle finalement, bonne chose c’était que si c’était partout on ne lui en voudrait pas de ne pas savoir atteindre son lieu de rendez-vous avec le sénat ? Maintenant le hic était de savoir combien de temps, ils allaient devoir rester plantés là comme deux idiots avant de toucher une personne humaine ou que tout redémarre bien gentiment. Bon soit, elle daigna imiter le geste précédent de l’agent et enlever sa veste a son tour. Quand le trajet est bref c’est supportable mais si il faut restez un petit temps, mieux valait éviter de garder les couches pour parer au vent piquant de dehors. Jennyfer se remit à nouveau contre une des parois, encore debout, elle balaya du regard le faible mètre carré qu’ils avaient avant de revenir vers l’agent Gibbs. Le voir n’était pas réellement nécessaire, vu qu’elle n’avait besoin de rien pour se refaire ne image mental claire. Ma fois si au moins, il y avait un brin plus de lumière cela serait tout aussi bien. Un autre soupire passa les lèvres de la rouquine.

-Il n’y a plus cas espérer que cela ne dure pas trop longtemps…

Pas que l’idée de se retrouvée caché des regards et seul avec son ex-amant lui déplait, loin de là d’ailleurs. Mais il fallait voir le sens pratique, ils ne peuvent pas rester là indéfiniment non plus. Cependant à la place de rester bien gentiment sur son coin, elle marcha un peu dans le fond de l’ascenseur. Avant de reprendre la parole à nouveau. Les bras croisés sur la poitrine.

-Fallait évidemment que ça arrive maintenant.

Dit-elle dans un petit son fataliste. Son ton de voix n’était pas élevé, ce n’était pas nécessaire pour être entendu et comprise par son vis-à-vis. Pas sur qu’elle supporte un silence très long finalement. En même temps, quand un de vos sens comme ici est privée de exercer les autres se décuplent. De plus ce n’était pas la peur qui la faisait parler, parce que certaine personne n’arrête pas de parler pour se rassurer. Mais pour le cas de notre directrice préférée ce n’était pas le cas, parce que sa voix ne trahissait rien et que son rythme cardiaque ne s’était pas élevé non plus. Un mécontentement c’était juste le gros sentiment général. Le reste ne servirait pas à grand-chose.

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MessageSujet: Re: [Power Down] La liberté s'allume dans les ténèbres... Lun 14 Fév - 15:15



      Le combat avec l’ange.

      A J.-B. Brunius

      N’y va pas
      tout est combiné d’avance
      le match est truqué
      et quand il apparaîtra sur le ring
      environné d’éclairs de magnésium
      ils entonneront à tue-tête le Te Deum
      et avant même que tu te sois levé de ta chaise
      ils te sonneront les cloches à toute volée
      ils te jetteront à la figure
      l’éponge sacrée
      et tu n’auras pas le temps de lui voler dans les plumes
      ils se jetteront sur toi
      et il te frappera au-dessous de la ceinture
      et tu t’écrouleras
      les bras stupidement en croix
      dans la sciure
      et jamais plus tu ne pourras faire l’amour.

      Jacques Prévert




    De manière générale, une lutte contre le Ciel est vaine. Comme la majuscule le signifie, c’est Lui le tout puissant. Dieu, notre Père créateur. Et pourtant … Nombreux sont les fous s’étant essayés à s’opposer au Seigneur. Ils ont tous échoués. Même si nous ne voulons pas l’avouer, il y eut une époque théocratique. Depuis sa naissance, l’Église a toujours gouverné. Au Moyen-Âge, la guerre entre le Pape et le Roi, je pense qu’elle n’avait pas lieu d’être. D’ailleurs, elle n’a jamais existé. C’était juste une histoire royale pour ne pas perdre la face et son pouvoir face à ses subordonnés. Pour moi, c’est clair et net. Le Ciel est l’Église, le Ciel contrôlait ce monde, l’Église contrôlait ce monde.
    Quand bien même Dieu est puissant, d’où son nom de tout puissant me diriez-vous, il s’est fait rattrapé, battre par le futur. Le temps qui passe. Comme nous tous. Finalement, le Seigneur n’est pas infini que cela. La technologie, la modernité l’ont peu à peu effacé. Le Destin. Petit mot en cinq lettres, à tout péter, pour une si grande chose. L’amour n’est rien à côté. Quand je disais que c’était l’Église qui gouvernait le monde, l’être humain entre autres. Mais la Destinée a le contrôle d’absolument tout. Vos faits et gestes. Vos paroles. Vos choix. Ce qui est un paradoxe. Car vous n’avez pas réellement le choix. On vous fait croire que vous en pleine possession de vos moyens, mais en réalité, on vous impose la vérité. La manipulation. Votre vie n’est qu’une immense blague, une farce digne d’un schtroumph – ne cherchez pas la logique, il n’y en a pas –, un simple jouet entre les mains du Destin. Alors, était-ce une seule et simple coïncidence que deux exs amants se retrouvent ensemble dans un ascenseur alors que des terroristes allaient faire exploser le courant ? Pas aussi innocent que cela enfin de compte …

    Dans ce vaste monde, il existe deux catégories : les paresseux & les fous du travail. Non, n’importe quelle pensée vous pouvez avoir, il n’y a pas un juste milieu. Et pour un bon nombre de choses, c’est vrai. Dieu est vraiment quelqu’un de tordu, tout de même. Créer un univers aussi peu cohérent. M’enfin, passons. Leroy, sans aucun doute, il appartenait à la deuxième catégorie, Ce qui était aussi valable pour la jolie rouquine. Sa jolie rouquine. Qui se ressemblent s’assemblent. Qui se ressemblent aiment se taper dessus ! Qui se ressemblent se réconcilient sur l’oreiller. J’en ai des tas de comme cela. Mais je crois que je vais m’arrêter pour l’instant.
    Du coup, vous pensez ce que vous voulez du fait qu’ils aient une envie de partir du NCIS en même temps. De monter dans l’ascenseur au même moment. Moi, je mettrai cela sur le compte de la Destinée. Oui. Je sais que c’est quand même un peu facile. Mais il faut bien un bouc émissaire, non ? Oui. Parce que je vous le jure. Ce n’est pas parce que Jenny venait de décider de partir, qu’il eut une envie soudaine d’y aller aussi. Enfin, peut-être que si. Mais alors c’était complètement inconsciemment. Je vous le promets. Il était un peu concon(bre) mais pas guimauve. Il était plus légume que sucrerie. Okay. Ma gueule.

    Je pense que vous vous souvenez qu’il avait hésité toute la journée, ayant bouclé fièrement une affaire qui trainait depuis perpète’, pour aller lui faire la conversation – et non la cour s’il vous plait … - et que finalement il s’était résout à non. Maintenant, qu’il se retrouvait seul avec elle, il ne trouvait rien de plus intelligent que de s’enfermer dans sa bulle et le silence. Alors qu’elle s’était gentiment effacée pour pouvoir lui laisser de la place dans la boite métallique. Elle semblait si fatiguée … C’était aussi peut-être pour cela qu’il ne voulait pas ouvrir la bouche, de peur de l’exténuer encore un peu plus, comme il savait si bien le faire. Mais heureusement, que Jenny était une femme intelligente, et surtout qui n’était pas impressionnée, moins que la plupart des gens en tout cas, par Monsieur Gibbs. Oui. C’est bien elle qui engagea la conversation. Bon, d’une façon qu’on qualifierait de pathétique – non pas au point de « pitoyable » quand même – mais il faut noter qu’elle fit l’effort quand même de l’extirper comme elle pouvait de sa perpétuelle bulle.

    « De manière ironique ou non, c’est quand même ce que tu vas allez faire en rentrant chez toi ?…J’avoue que la question n’était pas réellement lumineuse non plus. »

    Notons le sujet ultra intéressant de l’instant. Comment partir d’une phrase complètement conne mais d’une logique implacable et arriver sur une conversation semi presque – remarquons mon bon français – philosophique. D’une certaine façon, ils étaient entrain de débattre sur le fait s’il allait travailler ou pas, en partant du NCIS. Si poncer son bateau était un boulot ou pas. Sans grand intérêt, me direz-vous. Oui, mais on fait avec ce que l’on a hein. Comme dirait une grande citation anglaise « Beggars can’t be choosers. » Je vous laisse à vos grandes réflexions à présent pour comprendre le sens de cette phrase.
    De plus, comme nous l’avions expérimenté dans l’épisode précédent – mais oui celui chez Gibbs, oui, le vrai de vrai – ces deux personnages sont de vraies têtes de mules, et pas un ne fera le premier pas pour lâcher l’affaire. Qu’il est tord ou raison, d’ailleurs. Pourvu que cette fois cela ne recommencera pas de la même manière. Quoique c’était assez mal parti …

    « Moui … Pas très lumineuse, n’est-ce pas ? »

    Positionné donc en face d’elle, appuyé sur la rambarde de la cage métallique, il lui fit un beau sourire « adorable », tellement angélique qui se foutait légèrement – oui, que très légèrement. Je suis un ange je vous rappelle – de sa gueule. Il n’y avait qu’elle pour le faire sourire de cette manière, lui rendre sa bonne humeur. Ouais. Je parle bien d’une vraie bonne humeur. Pas celle où il tape sur les têtes de toute personne croisant son chemin par pure coïncidence.
    Il la regarda s’avancer pour pouvoir signifier au merveilleux engin qui a été inventé dans « Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre » – t’inquiète la culture cinématographique ! – le chemin désiré. C’est-à-dire la sortie se trouvant au rez-de-chaussée. Il continua à la suivre du regard, lorsqu’elle reprit sa position de départ, donc debout dans le côté droit, face à lui. Il faudra m’expliquer pourquoi, quand bien même il s’inquiète pour quelqu’un il doit toujours le lui faire savoir d’une manière assez froide. Enfin non. « Froide » est peut-être un peu exagéré. D’une façon brusque, serait le terme adéquat. Il n’y avait qu’avec seulement Ducky et Abby qu’il n’était pas « homme de cromagnon », et encore … C’était parce qu’ils le connaissaient très bien que des fois ils ne se vexaient pas. De plus, la rousse était un peu comme son double au féminin, de sorte qu’elle était imprévisible, du coup on ne pouvait pas prévoir – d’où le nom – sa réaction par rapport à telle ou telle situation. Et merde. Pourquoi fallait-il absolument qu’il masque ses vrais sentiments, ses vraies émotions. Bon, j’avoue que c’est un vrai macho. Mais c’est comme DiNozzo, son côté « amuse galerie », ce n’est qu’une façade. Je pense qu’il serait temps qu’ils s’assument, comme de grands garçons.
    Dans tous les cas, les yeux émeraudes perçants le firent sortir de sa rêverie. Quels yeux magnifiques. En six ans, ils n’avaient pas baissé d’intensité, de force de caractère. Physiquement, cela devait être la seule chose qui n’avait pas changé. Car oui, même si elle restée une très belle femme, nous nierons pas qu’elle a vieillie. Comme Gibbs d’ailleurs, mais chut.

    « Justement je ne suis pas toi, et je mène mes journées comme je le souhaite. Que se soit raisonnable ou non, c’est comme cela que ça se passera et ne t’en fais pas pour moi j’ai assez d’heures de sommeil pour être parfaitement opérationnelle. Merci de t’en inquiéter…Même si ce n’est pas le cas. »

    Leroy lui laissa débiter sa tirade sans rien dire, sans ne faire aucun mouvement de protestation ni rien. Aucun fait ni geste, si vous préférez. Il savait que cela faisait du bien de se défouler une bonne fois pour toute. Et surtout pour Jenny, qui avait bien trop l’habitude de garder tout pour elle, jusqu’à s’en autodétruire. Jethro le savait que trop bien, et il voulait à tout prix éviter un tel événement. Six ans, comme l’indiquait, cela était passé, révolu. Une nouvelle époque commençait, et il se devait de la protéger. D’être là pour elle, pas comme il y a six ans. Parce que même si c’était elle qui l’avait quitté, il l’avait abandonné d’une certaine manière. Enfin. Il se disait cela, il y a quelques mois, il avait été obligé de lui tirer dessus. Si c’est comme cela qu’il voulait jouer son Superman, ils étaient mal barrés. À ce souvenir, il contracta brusquement les mâchoires, mais relâcha tout de suite la pression ayant peur que Jenny se rend compte de quelque chose. Alors que une boule intense, lourde et pesante se faisait sentir à l’intérieur de ses entrailles. Il préféra ignorer la douleur.

    « Et pourquoi ne serait-ce pas le cas ? »

    Remarquons que les deux « tirades » qu’elle lui avait répliqués, il ne lui avait répondu que par deux simples phrases. Alors, en fait il y avait deux explications paradoxales l’une de l’autre. Ou il voulait l’énerver un peu plus, comme habituellement. Ou alors, au contraire, il ne voulait pas batailler ce soir avec elle, ne voulant pas la fatiguée encore plus qu’elle ne l’était déjà. Sachant qu’elle allait encore travailler après. Une longue et fastidieuse nuit composée d’une réunion avec des trous du cul qui s’annonçait. Quelle belle perspective. Comme vous auriez pu le deviner, la bonne réponse était sans aucune hésitation la deuxième. Pour une fois me direz-vous.

    Le hasard fait bien les choses. S’il ne s’était pas tenu contre le mur, il se serait sûrement retrouvé le cul par terre, aux côtés de Jenny, tellement l’arrêt de l’ascenseur dans lequel ils se trouvaient – sans blague – fut d’une brutalité brutale … No comment … Leurs corps de nouveau collés l’un contre l’autre, cela devenait vraiment ne mauvaise habitude, enfin mauvaise … Cela dépend pour qui, hein. Jethro n’y fit pas vraiment attention sur le moment, malgré que cette position ne le gênait pas du tout, au contraire. Il lui lança plutôt un regard interrogateur, comme si elle savait quelque chose. Comme si c’est elle qui l’avait provoqué en appuyant sur le bouton d’arrêt d’urgence, qui n’était plus aussi rare qu’on l’utilise maintenant. Mais enfin de compte, c’était une question bien inutile et qui ne méritait pas d’être formulée. Car il savait très bien qu’elle n’en était pas la cause, et qu’elle ignorait tout de ce phénomène, tout comme lui. Et en plus d’être aux arrêts, ils étaient plongés dans le noir. Great …
    Alors que Jenny se redressa, quittant les bras massifs et rassurant de Leroy, elle formula à haute voix que les deux héros étaient entrain de poser mentalement. Malheureusement, comme on n’aurait pu s’y attendre, aucune réponse du Ciel, ou autres, ne leur parvinrent. Ne répondant pas non plus à sa « fausse » question, car il n’y avait rien à répondre, il s’assit dans un coin et patienta. Patienta pour quoi ? Pour que le générateur de secours se mette en marche, comme elle l’avait dit. Même s’il n’y croyait pas beaucoup …
    Au bout d’un moment qui devait faire une dizaine de minutes, plus ou moins, en fait on ne sait pas, il ne tint plus en place. Cela ne fonctionnait pas, point barre.

    « Qu’est ce que ce serait alors ? De toute évidence c’est une coupure de courant Jethro, maintenant il n’est pas normale que le générateur de secours ne se mette pas en route … Un prix monstre pour être inutile, ca valait bien la peine … »

    « Tss, tss … J’ai dit « simple » coupure. Nuance. »


    Il marqua une légère pause avant de continuer.

    « Et cela est votre problème, Madame la Directrice, pas celui d'un simple agent. »

    À la réplique de la rouquine, il avait fait la moue. Il n’était peut-être pas calé en technologie, mais il n’était pas encore complètement débile. Non mais oh. La deuxième phrase qu’il avait prononcé, bien sûr qu’il l’avait dite en plaisantant. Et même si son sourire n’était pas visible à cause de l’obscurité, cela pouvait aisément ce deviner grâce au ton de se voix.
    On disait quoi déjà ? Que Jenny avait fait un début de conversation pathétique ? Mouais … Bah la réaction de notre cher Gibbs ne fut pas mieux. Franchement, taper comme un forcené contre les portes métalliques, en sachant que cela ne fera rien bouger, c’était digne d’un homme des cavernes. Oui. Très belle comparaison. Cela n’échappa à son ex maitresse, qui ria de sa connerie.

    « Je peux savoir ce que tu tentes de faire là ? Ce n’est pas en tapant sur cette porte qu’elle va s’ouvrir…Au contraire, tu vas juste gagner à de te faire mal. »

    Arrêtant ce qu’il était entrain de faire, il se retourna vers elle, enfin vers sa silhouette, avec une nouvelle moue. Si elle avait décidé de se foutre de sa gueule, on n’était vraiment pas sorti de la taverne. Autant eux que miss Dev et moi. Alors bon, que pour une fois ils se tiennent à peu près tranquille. Cela ne nous ferait pas des vacances, mais cela nous donnerait moins de boulot. Merci Dieue qui est aux cieux d’entendre mes prières. Sadique, va. Enfin … Précisons que cela ne le dérangeait pas de la faire rire, bien au contraire. Il pensait justement qu’elle en avait bien besoin, surtout ces derniers temps où elle bossait encore plus que d’habitude. Comme si elle avait encore quelque chose à prouver. Je ne dis pas qu’au début, lorsqu’elle avait pris la succession de Tom Morrow, elle n’avait rien à démontrer, loin de là. Mais a à présent, elle avait prouvé à tous et à toutes qu’elle était bien capable de reprendre la direction. Alors qu’elle relâche un peu la pression.

    « Ce n’est pas des portes d’ascenseur qui risquent de me faire quoique ce soit … »

    Quand même. Il avait fait la guerre. Et ce n’était pas pour être envoyé par la suite à l’hôpital à cause de portes ! Ce serait un comble. Notons aussi qu’il n’avait pas répondu à la première interrogation. Il n’avait rien à redire là dessus, en fait. Elle avait parfaitement raison … Et ce serait bête de s’enfoncer encore plus dans sa bêtise, juste pour avoir une nouvelle fois le dernier mot. De plus, s’ils devaient rester enfermer là dedans encore un bon bout de temps, autant se faire l’amour et non la guerre. Hum … Ne serait-ce qu’une manière de parler ?
    Leroy se laissa tomber à terre dans un bruit sourd, se mettant en tailleur. Tel un petit enfant qui boude. « Si citit pas meugnon cha ! » Sans sourciller, il la regarda d’un œil distrait, et paradoxalement très attentif – ouais, c’est possible … – chercher dans son sac son cellulaire téléphonique, comme il aurait dit. Aussi connu sous le nom de téléphone portable, ou gsm. C’est encore plus simple. Ouais … C’était forcément plus intelligent que son action à lui, tabasser des pauvres portes. Mais il ne savait pas pourquoi, il doutait fort que cela marche. Le Destin lui donna raison.
    Une fois, rien. Deux fois, pas plus. Trois fois, de même. Quatre fois, en vain. Cinq fois, cela ne sert plus à rien d’essayer. Au fur et à mesure qu’elle essayait et que ça ne marchait pas, son énervement, qui ressemblait plus à de la frustration, gravissait un échelon. « Pourvu que je ne serve pas de punching-ball … » Bien heureusement pour lui, Jenny était une femme mature, adulte, qui savait garder son sang froid et pas toujours se défouler pour les autres. Car là, pour le coup, cela n’aurait pas été les portes qui l’auraient envoyé à l’hosto …

    « Rien à faire ça ne passe pas…Rien ne marche et les réseaux son saturés…Cela doit être général… »

    Ou alors elle l’espérait … Que cela soit général. De cette manière, elle pourrait arrêter de stresser pour sa réunion et culpabiliser. Des fois, il se disait qu’elle était bien trop professionnelle. Lui aussi, se tuer à la tache, mais il ne bossait pas de la même manière qu’elle. En même temps, lui n’était pas directeur, et c’est probablement pour cela qu’il ne le deviendrait jamais …
    Il poussa un soupir, et passa une main dans ses cheveux d’avant en arrière se les décoiffant. Geste finit, il s’appuya la tête en arrière contre les portes qu’il venait précédemment de frapper. Mais comme elles étaient généreuses, elles lui en voudront plus. Les yeux clos, il entendit Jenny enlever elle aussi quelques couches de surplus. Elle s’était enfin résignée à ce que la situation n’évolue pas trop pour le moment … Il l’entendit aussi faire les cents pas … Et c’est lui qui ne tenait pas en place ?

    « Fallait évidemment que ça arrive maintenant. »

    « Allons allons, tu ne vas pas me faire croire que tu préfères passer une soirée barbante avec tes sénateurs, que plutôt une soirée enfermée dans un si petit lieu seule avec moi. »


    Une nouvelle fois, il avait penché la tête vers la gauche, et lui faisait un sourire mi provocateur, mi « bambino ». Ce n’était pas bien méchant ce qu’il venait de dire là. Mais cette phrase était jonchée d’insinuations douteuses … Pas encore bien satisfait, il en rajouta une mange.

    « Tu sais, il y a une époque, si on s’était retrouvés enfermés dans un tel endroit, on aurait … »

    Contre toute attente, il ne finit pas sa phrase, il se leva d’un bond, comme s’il n’avait pas perdu son agilité et qu’il n’était pas un vieux de cinquante ans … Un vieux toujours en forme dans tous les sens du terme. Passons. À présent debout, il se pencha légèrement en arrière pour que son dos puisse trouver le mur.

    « Alors, Madame la Directrice. Que voulez vous faire à présent ? Parce que si nous restons ici encore un moment, autant faire quelque chose. »

    Il lui sourit de plus belle et passa une nouvelle fois une main dans ses cheveux. Merde, qu’est ce qu’il pouvait faire chaud. Il suait déjà. Personne n’avait pensé à installer une cleam ?


[Edit ; Joyeuse Saint-Val' amore mio ]


Dernière édition par Leroy Jethro Gibbs le Lun 28 Fév - 15:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Power Down] La liberté s'allume dans les ténèbres... Mer 16 Fév - 21:35

Une force supérieur peut-être mais il me semble pourtant vous avoir déjà fait remarquer à un autre endroit que la rousse n’y croyait pas. Peut-être parce qu’elle a assez vu de malheur comme ça et que tout ce qui s’arrange enfin n’est du cas une lumière d’intelligence de la part d’humain comme vous et moi. Comme nos deux protagonistes et que rien ne s’arrange dans un claquement de doigt. Enfin en somme tout ça pour dire que peut-être est-ce un coup du destin, du sort ou de dieu peut importe comment vous préférez nommer quelques choses d’intangible, mais vous ne lui ferez jamais croire que c’était décidé à l’avance. Parce que pour Jen, c’était une journée banale comme n’importe qu’elle autre et qu’elle faisait toujours le même cheminement pour quitter les locaux du Ncis. Ce n’était pas non plus une technique dérivée pour inciter son ex-amant à la suivre dans la cage métallique…Quoique parfois on pourrait se le demander…Donc oui, elle eut même l’air un brin surprise pendant une petite fraction de seconde quand sa silhouette apparut dans l’encadrement des deux portes mobiles. Comme elle n’allait pas restée comme un piquet en plein milieu de l’espace réservé à la machine, elle s’était décalée pour lui permettre de se joindre à elle pour cette petite descende tranquille. La plupart du temps on ne s’engueule pas forcément dans un ascenseur, surtout que le trajet n’est pas censé durer en longueur sauf si c’est devenu votre lieu de conférence au sommet comme c’est le cas pour son voisin d’à côté. Un silence s’installa et que comme toute personne plus ou moins sociale – Même si peu social- La rouquine lança un sujet de conversation question de briser la glace.

Bien que entre eux, on ne peut pas dire qu’il aille déjà eut de la glace, se serait plutôt le feu brulant ou ardent sur une mange qui se veut impassible, bien que l’on peut voir quelques fissures à cette carapace déjà percée des années auparavant. Telles deux personnes qui préfèrent être pelotonnée dans leurs coins, ils se disposèrent de part et d’autre de la place disponible alors que les échanges verbaux étaient enfin lancés malgré la petitesse de la première salve. Et pourtant, se rendant compte et l’avouant elle-même que ce n’était pas très digne comme réflexion venant de quelqu’un qui doit savoir pourtant jongler avec des sujets différents, elle continua un peu de s’enfoncer toute seule. Comme on dit touche le fond et creuse encore. Croyez vous seulement que ce cher Jethro va allez aider son ancienne maitresse ? Eh ben, non vous avez vu trop de film à l’eau de rose mais amis parce que au contraire, il en rajoute une mange le bel homme. La vous me dite qu’ils ont parfois des comportements bizarres pour deux personnes qui se tournent autours. Parce que oui, ils se provoquent, ils se lancent des piques et se chamaillent également comme deux gamins…Un peu masochistes, mais si ils aiment c’est eux qui voit n’est ce pas. Enfin pour en revenir aux réactions ou plutôt à la réplique que va nous pondre mon personnage, sachez qu’elle attendit quelques secondes avant de se décider de lui répondre avec un ton de voix un peu ironique c’est vrai, mais surtout un brin joueuse.


-Cela ou autre chose, c’était mieux que le silence non ? Même si ce n’est que pour quelques secondes…

Bon évidemment, si on savait toujours tout à l’avance, elle n’aurait pas dit cela car leur petit problème de blocage risque de durer bien plus longtemps. Imaginez devoir garder le silence pendant plusieurs heures alors que vous ne savez pratiquement rien faire d’autre qui vous occuperait le cerveau. Non mais je précise parce qu’ils y a plein d’autres moyens de s’occuper qui ne relèvent pas d’une grande réflexion et qui n’a pas besoin de beaucoup de vocalises volontaire…Oki je me tais et j’enchaine. Cependant la phrase de la directrice du Ncis n’avait pas été dite de manière méchante, il serait dur de le faire aussi quand on a face à soit un Gibbs avec un sourire magnifique. Eh oui je sais vous aimeriez tous être à la place de Jen, mais c’est à elle que c’est destiné. Et Toc ! Bon en même temps c’est elle aussi qui encaisse les sautes d’humeur de l’ex-marine. Il faut bien une compensation. Quoi qu’il en soit, Jenny était un peu pressée par le temps alors elle n’attendit plus et espérait que personne ne fera ré ouvrit une fois encore ses portes métalliques et poussa sur le rez-de-chaussée. L’appareil s’ébranla à nouveau démontrant ainsi son bon fonctionnement. Au même instant nos deux compères reprirent sur un sujet un peu ironique : Le travail. Ironique dans le sens ou ils se jugeaient l’un l’autre et ou ils faisaient de toute façon la même chose et cela pouvait se résumer en deux mots : Bien trop ! Quoi qu’il en soit l’homme démontra une fois de plus son statut en nous sortant une phrase digne de l’époque moyenâgeuse que la rousse n’apprécia pas et elle le lui fit rapidement comprendre en enchainant du tac au tac. Il parut réfléchir et apparaitre un instant un peu étrange avant de reposer une question. Soit, elle choisit de ne pas rétorquer là dessus, elle n’avait pas le temps de débattre ou de perdre son temps en se lançant dans quelques choses sans fin immédiate.

-Je vais utiliser ta technique et répondre par une autre question, pourquoi serait-ce le cas ?

Comme c’était moche de réutiliser ses propres méthodes contre lui, mais la plupart du temps cela pouvait s’avérer efficace si tant est que ça ne vire pas à une joute verbale comme trop de fois depuis son retour au Ncis. Comme quoi leurs relations à toujours été un peu compliquée. Il y a des moments houleux ou on se dit que c’est possible qu’ils se supportent et des instants fusionnels. En même temps au vu de leurs caractères, il serait plutôt étonnant que ça ne clashes jamais peut importe la force du choc. Croyez bien que je n’aimerais certainement jamais me trouver au milieu d’un Gibbs et d’une Shepard énervés. Ou alors en toute, toute, petite mouche qui se pose et se fait oublier sur un rebord de fenêtre parce que sinon ça risquerait de faire mal. Heureusement, ils étaient bien loin de se sauter à la gorge pour le moment et puis même si ils auraient décidés encore une fois d’être chiant et très peu docile pour ceux qui doivent écrire leurs actes, ils n’en eurent pas le temps parce que de manière totalement inopportune, l’ascenseur décida de les rapprocher à nouveau en faisant basculer la rousse qui fut rattrapée par les bras musclés de son agent, avant que le noir complet et l’arrêt totale ne se percutent dans son esprit. Un « mais c’est quoi se bordel », aurait put se faire entendre mais la rousse était un peu plus civilisée que cela et formula son interrogation mentale à voix haute de manière plus jolie, tout en reprenant position sur ses deux pieds. Le silence total et l’attente commença alors. Il est vrai que la femme gardait espoir avant qu’il soit anéantit quand aucun petit signe de rétablissement ne vient, il fallait se rendre à l’évidence, là il était un peu coincé et ne pourrait pas compter sur se fichue truc payé la peau des fesses pour des queues de prune. Elle reprit la parole maudissant ce fournisseur. Certes la technologie à ces avantages, beaucoup d’avantage même mais quand elle vous claque entre les doigts vous êtes réellement dans le plus noir des ennuis et c’était bien le cas de le dire vu qu’ils se distinguaient à peine. Elle arqua un sourcil sans comprendre.

-Qu’entends tu par simple coupure ? Qu’on l’aurait provoquée ?

Certainement, mais pour le moment, on aillait peut-être essayer de régler un seul problème à la fois. Celui qui devait les occuper à l’instant même est comment arriver à sortir d’ici. Et après voir si c’était criminel ou non. De toute façon coincé tout les deux dans l’ascenseur, ils seraient bien incapables d’arrêter un quelconque plan qui les viseraient. Restons positifs, ce qui fut plus facile à faire car ces pensées qui tournaient un peu au mélodramatique, furent interrompue par la voix suave au timbre agréable de Jethro. Elle ramena son regard vers le sien. Le bleu n’était plus brillant, elles les voyaient plutôt gris à cause de cette pénombre environnante mais mentalement, ils brillaient de toute leurs éclats surtout se souvenir souvent fugace de le voir avec une lueur de malice ou rieur c’était presque le meilleur des regards possibles à voir. Enfin selon son gout. Elle leva les yeux au ciel en l’écoutant faisant un petit signe négatif avec sa tête. Bah tient, elle a bon dos quand quelque chose foire, alors qu’elle y peut rien du tout. Ce n’est pas son travail de regarder si tout fonctionne, elle avait déjà assez de chose à gérer comme ça qu’elle trouvait parfois bien plus compliqué que de regarder si un petit truc fonctionne en poussant de temps en temps sur un bouton. Ce n’était pas chinois à faire en plus.

-Evidemment, quand tout va bien et que cela fonctionne c’est votre problème et quand quelque chose dérape ou tourne mal, c’est bien sur de mon ressort. Comment ais-je pus oublier cette condition ? C’est impardonnable.

Jen n’était pas sérieuse et elle le faisait vraiment exprès d’exagérer à ce point. Elle réfléchissait à une solution tangible et logique pour ce tirer de se mauvais pas quand elle vit Jethro se déchainer et rouer de coup poing les portes métalliques comme si c’était un punching ball. Un sacré dur alors parce que bon celui là il n’y avait aucun chance de le faire bouger manuellement parlant. D’abord interloquée par cette réaction stupide, hors l’agent ne l’était pas le moins du monde, avant de se mettre à rire. Peut-être était-ce un vrai rire mais néanmoins, il devait aussi y avoir un petite quelques choses de nerveux. Vous aimeriez vous rester coincée telle une sardine dont on a refermé la boite et dont l’huile va diminuer d’heure en heure sans savoir quand on va venir vous ouvrir la boite ? Et ben elle pas. Bon c’était métaphorique mais sans être claustrophobe rester coincée dans un peu plus de deux mètres carrés étaient pas franchement la manière dont elle aurait préférée passer la soirée. Au moins il s’arrêta en attend la réplique hilare de sa patronne. Elle émit un petit son subjectif à sa réponse. Qui sait, ca pouvait faire mal et il risquait de se faire mal oui. Bien sur rien de comparable à une blessure par balle mais qui peut devenir gênant. Par exemple il peut se tordre les doigts, s’ouvrir le dos de la main si le métal a à sa surface à des aspérités. Donc se déchainer de manière inutile pouvait avoir des conséquences fâcheuses quoi qu’il semblait en penser. De plus même si il encaissait la douleur, il n’était pas Dieue, ni superman et les nerfs vont quand même signaler au cerveau qu’il faut stopper ça tout de suite pare que douleur, danger, je ne sais pas je ne parle pas en langage neuronal moi ! Changeant son poids de jambe car étant fixe c’est un peu plus naturel, elle reprit la parole.

-On verra si tu diras toujours cela Jethro quand tu auras les mains bandées parce que tu t’auras blessé ou foulé quelques choses en tapant sur du métal comme un forcené.

Bon décidant qu’il était temps de laisser faire la supériorité féminine en de telle circonstance, la rousse décida enfin de quitter sa position et de se diriger dans le coin ou elle s’était délestée de ses affaires qui encombraient ses bras après une réponse négative de l’appareil pour signaler leurs soucis, de toute évidence la boite métallique ne voulait pas les relâcher de manière volontaire. Elle avait donc saisit son téléphone portable pour joindre le monde extérieur et de préférence faire venir illico presto quelqu’un qui va dompter cette machine électronique. Ou remettre le générateur si il a simplement sauté bien qu’elle commençait fortement à en douter, encore bien moins que Gibbs cependant. Après tout était-ce vraiment possible que se soit quelque chose d’involontaire ou d’aussi simple ? Non. Éclairée par la luminosité de son écran quand ses doigts composèrent les chiffres du numéro de téléphone, elle vit Gibbs assit en mode je boude. Un sourire amusé se dessina presque immédiatement sur ses lèvres à cette vue hors de l’ordinaire. Chose qu’il pouvait percevoir vu qu’elle était éclairée ou plutôt son visage avant que se soit son oreille mais ça tout le monde s’en fou. En même temps on n’attend pas qu’on décroche en portant l’objet à ses yeux. Mais elle dut déchanter et si la bonne humeur était quand même de mise par la présence rassurante de l’homme assis, elle descendit tout aussi vite et de plus en plus, en même temps que ses doigts tentaient à plusieurs reprises de joindre un humain. Sans aucun effet. De rage, de frustration surtout que sa propre tentative, bien que plus réfléchie, fut vouée à l’échec, elle laissa choir le gsm dans son sac avant d’exprimer à voix haute son incompétence à les sortirent de là bien qu’il l’avait remarqué.

Si elle peut parfois rester d’une impassibilité monstre. La colère est quand même voir très facilement observable chez elle, surtout quand elle sait qu’elle n’a pas vraiment besoin de la masquer et qu’elle pouvait laisser à l’air libre, si on peut dire ça comme ça et même si on peut pas j’écris ce que je veux, ces émotions. Comme aucune réplique ne vient et que la rousse n’en avait pas besoin pour meubler, ni l’espace, ni le temps, elle se mit à faire les cents pas ou à tourner en rond comme un lion en cage. En même temps c’était presque ça à quelques différences près, elle grognait plus qu’elle mordait, ils n’étaient pas au zoo et il y avait pas de barrière c’était hermétiquement clos ! De plus, elle continuait de parler sans pour autant avoir une réponse quelconque de son ancien amant. En même temps mieux valait cela à avoir un gibbs ingérable dans un espace restreint. Oui elle préférait la première solution de toute évidence. Comme elle s’était lancée inconsciemment dans un monologue qui exprimait tout ce qu’elle pouvait bien penser, elle fut un peu surprise d’entendre sa voix masculine s’élever dans l’habitacle. Elle stoppa enfin ses mouvements plus ou moins proche de la paroi du fond avant de baisser le regard vers l’endroit d’où la voix venait. Néanmoins, il soulevait des points vraiment intéressant mais comparait des choses qui ne devraient pas l’être. Un sourire vient s’afficher sur son visage, prenant une position plus nonchalante avant que ses lèvres ne se desserrent pour reprendre la parole.


-Ne comparons pas ce qui n’est pas comparable tu veux. Néanmoins, cette question te vient parce que tu crains que je préfère la compagnie de sénateurs lassants et pot de colle à la tienne ?

Elle eut un sourire cette fois clairement provocateur. Remarquez si il veut jouer on pouvait être deux à le faire. Cependant n’aillez crainte si elle devait choisir entre les deux situations nul doute que ce n’était pas un choix cornélien. D’ailleurs la réflexion ne se poserait même pas parce qu’elle choisit clairement la compagnie de Jethro par rapport à n’importe qui d’autre au monde. Voila aussi qui prouve une fois de plus se côté masochiste parce qu’elle préfère rester avec lui alors qu’ils savent très bien tout les deux que cela promettait d’être folklorique parfois. Cependant, elle tenait encore éloignée de ses pensées, tout ce que sa phrase voulait dire mais qui n’était pas clairement énoncés. Certes deux anciens amants qui font toujours ce jeu du chat et de la souris, coincé seul dans un ascenseur cela a de quoi alimenter les ragots pendant des heures et des heures. Enfin, ils n’avaient pas besoin de ça pour que des suppositions courent sur leurs comptes. Dès son arrivée cela avait été le cas, il n’y avait pas de raison pour que cela cesse. Dans un sens cela la faisait rire et dans l’autre l’énervait. Parce qu’après tout cela ne regardait personne d’autre à part eux et eux seuls. Sa voix reprit alors qu’elle lui faisait toujours face dans l’ascenseur. Si elle aurait été tout près de lui, il y aurait eu fort à parier que la rousse aurait à nouveau posé sa main sur sa bouche pour éviter qu’il ne formule sa pensée mais il sembla se stopper tout seul. Elle devait avouer qu’il n’avait pas tord mais il y avait une différence entre un faux plafond et un ascenseur, une seule, du premier on savait sortir mais il valait mieux pas et du seconde on aimerait sortir mais on ne sait pas. Que le monde est cruel. On dirait que le sort tenait absolument à ce qu’ils revivent des moments passés ou pousser deux âmes sœurs à se retrouver. J’espère que le destin est courageux parce qu’on parle quand même de Jen & Gibbs, deux egos un peu trop élevé que pour s’abaisser.

-Tais-toi…

Néanmoins sa demande n’était la que pour la forme et son ton plutôt faible. Un peu comme si elle ne voulait pas vraiment qu’il se taise et qu’il continue. Cependant, ce ne fut pas le cas et elle le sentit enfin vit se relever avec une agilité un peu déconcertante pour demander que faire ? Elle aurait bien relâché un rire finalement. Il le faisait exprès n’est ce pas, la rousse haussa les épaules dans un signe claire qu’elle n’avait pas d’idée. En même temps on voit rien ou très peu, on ne sait pas combien de temps cela va durer et Jethro n’était pas du genre à passer son temps à discuter sur tout et rien.

-Je ne crois pas qu’il y aille énormément de chose à faire quand on est coincé dans un ascenseur ? A part attendre évidemment, seulement la patience n’est pas ton fort n’est ce pas ?

Les préliminaires non plus, mouis rien à voir, oubliez cela voulez-vous. Elle refit une petite moue ironique. Néanmoins la chaleur elle, elle restera bien là. Evidemment rien ne fonctionne c’est logique tout est couplé avec l’électricité. Elle laissa passer un soupire, son regard balaya très rapidement l’espace qu’ils avaient avant qu’elle reporte son regard vers lui ou du moins droit devant elle, juste un peu plus haut que son propre regard. Allez savoir pourquoi mais sa voix sortit bien plus vite qu’elle n’eut le temps de réaliser ce qu’elle allait prononcer d’une voix joueuse.

-Vois-tu une proposition ?

Et bien la voilà qui rentre dans son jeu maintenant. Décidément on n’aura tous vous et surtout on va se demander si elle n’est pas non plus un petit peu schizophrène sur les bords. Surtout que le souvenir de la soirée ou l’agent avait appelée était encore récent. Alors était-ce juste une manière verbale de passer le temps ? Une réflexion qui s’était terminée depuis le temps ? Ou le noir totale qui aidait ? Allez savoir…Un peu de tout peut-être et surtout si elle aurait été seule, elle se serait assise bien gentiment sur le sol et aurait essayé a intervalle régulier de sonner avec se maudit téléphone. Mais un gibbs immobile est impossible et elle sait très bien que si elle le voit s’agiter pendant des heures et des heures cela allait lui mettre les nerfs en pelotes. A la force d’avoir bougée, la rousse pouvait déjà sentir un peu les effets de cette chaleur. Ca allait promettre si il fallait attendre longtemps. Par contre, elle se retourna un bref moment pour poser son front contre la paroi glacial du métal. Mine de rien cela faisait du bien.

-Il y a quand même une ressemblance, c’est petit et sans air…

Il comprendra certainement. Vu que c’était lui qui avait initié le sujet n’est ce pas. Comme quoi ils fallait que dans des situations un peu tordues, ils remettent sur le tapis leur passé commun. Certes, c’était la que le bas blesse après tout.

[Hj: a toi aussi ]

___________________________

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MessageSujet: Re: [Power Down] La liberté s'allume dans les ténèbres... Dim 6 Mar - 15:26

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    Le miroir brisé

    Le petit homme qui chantait sans cesse
    le petit homme qui dansait dans ma tête
    le petit homme de la jeunesse
    a cassé son lacet de soulier
    et toutes les baraques de la fête
    tout d’un coup se sont écroulées
    et dans le silence de cette fête
    dans le désert de cette fête
    j’ai entendu ta voix heureuse
    ta voix déchirée et fragile
    enfantine et désolée
    venant de loin et qui m’appelait
    et j’ai mis ma main sur mon cœur
    où remuaient
    ensanglantés
    les sept éclats de glace de ton rire étoilé.

    Que vous me croyez ou non, je n’en ai rien à foutre. La vie peut changer d’une seconde à l’autre. Basculer dans le noir total alors qu’il y a un instant nous étions éblouis par tant de lumière. Cela peut-être n’importe quoi : un mauvais choix qui nous hantera le restant de nos jours, la perte d’une personne ou quand bien même tout l’opposé : une rencontre. On dit que le hasard fait parfois bien les choses, mais sommes nous vraiment certains de sa justesse lorsque nous prononçons cette phrase ? À cause du « destin », nous faisons connaissance avec une quelconque personne, que nous ne connaissons ni d’Eve ni d’Adam et au fur à et à mesure des conversations, alors que nous apprenons à mieux la connaître – mais en sommes nous vraiment sûrs ? – nous nous rendons compte qu’un fort attachement est entrain de naître pour elle. De l’amour, de la passion, de la tentation, simplement de l’amitié ou même de l’obsession ? Rien, nous ne le savons pas. La rencontre peut être tout à fait « douce », mais la relation que nous ressentons vis-à-vis d’elle est pour ainsi dire « violente », et la séparation ne l’est pas moins. Pourquoi ? Car à chaque fois que nous pensons à elle, deux sentiments contradictoires s’immiscent en nous et nous ne savons lequel choisir : rester avec elle, fuir ; la serrer dans vos bras pour la garder près de nous à jamais, partir au loin pour ne plus jamais la revoir ; la protéger pour que rien ne lui arriver ; la frapper pour qu’elle souffre autant qu’elle nous fait souffrir … Mais il nous faut faire un choix, et jamais nous avons l’impression de prendre le bon. La honte, le désespoir, les pleurs, les regrets.

    Maxime 355. On perd quelques fois des personnes qu’on regrette plus qu’on n’en est affligé ; et d’autres dont on est affligé et qu’on regrette guère.

    Oh oui que cette séparation brutale et sans raisons apparentes l’avait fait souffrir. Et même après ces années et ces années de cicatrisation, il lui arrivait de tout se reprendre en pleine poire, tel un coup de poing à retardement, lorsqu’il se pouvait qu’il croise une belle et sauvage crinière rousse. En même temps, qu’avait-il pour l’aider à cicatriser ? Rien, mis à part une lettre qui ne lui expliquait pas grand chose, sauf le fait qu’elle partait. Mais pourquoi ? Maintes nuits, qui étaient redevenues blanches – quel terme affreux et qui aurait été plus illustratif si cela avait été « noires » que « blanches » - il s’était posé maintes questions. Questions dont il attendait toujours les réponses. Finalement, il s’était résolu à oublier. Mais est-ce possible d’oublier une chose qui compte tant pour nous et à laquelle on est encore bien trop attachée, ou les regrets se déversant tel une averse ne voulant jamais prendre fin ? Mais il paraît que tout a une fin, les bonnes comme les mauvaises choses. J’attends de voir, mais … Mais si nous voulons pas forcément d’une fin non plus ?

    Malgré tout, fin veut dire aussi début d’une toute autre chose, qu’on la veuille ou non. De cette manière, il est possible de prendre en compte ses erreurs passées, avancer, évoluer, progresser. Et pourtant, ce n’est jamais aussi facile qu’on le pense de faire abstraction à nos anciennes déviations du droit chemin. Malgré nous, nous reproduisons bien plus que nous le voulons ce que nous avons déjà fait. Surtout lorsque la personne réapparait sans appel dans notre vie. Les événements s’enchainent sans qu’on ne puisse vraiment comprendre ce qu’il se passe. Nous reproduisons le même schéma qu’auparavant sous le coup des impulsions, et en prenant à nouveau du recul, on se dit « Qu’est ce que je suis con ! », et on essaye de réfléchir d’avantage que d’agir. Mais, vous l’avez deviné je le pense, c’est un cercle vicieux où je n’ai pas encore trouvé la solution pour en sortir.

    On pourrait aisément penser que ce n’est sûrement pas le cas de ce cher Leroy Jethro Gibbs. Oh que oui, nous pourrions le croire. Et nous aurions faux. Pfff … Après tout, c’est un être humain comme les autres. Je n’irai pas jusqu’à dire « normal », car, même après des heures de réflexion, je n’arrive pas à définir la normalité. Nous sommes tous différents, non ? Même à un détail près. Alors, oui, Gibbs est un homme impressionnant et qui en jette, mais bon, ne serait-ce pas un peu que de la gueule parfois ? Si vous ne me croyez toujours pas, il y a une preuve irréfutable comme quoi lui non plus il n’échappe pas à mes dires précédents. Trois mariages et trois divorces – je ne compte pas sa femme défunte – là, vous ne viendrez pas me dire qu’il apprend de ses erreurs et qu’il ne les refait pas. Alors, merde, pourquoi serait-ce différent avec Jenny Shepard ? Surtout, que plus on aime la personne, plus les conneries que l’on fait affluent. Mais bon, après tout, si tout était simple, on s’ennuierait n’est-ce pas ?

    Maxime 502. Peu d’esprit avec de la droiture ennuie moins, à la longue, que beaucoup d’esprit avec du travers.

    Vous, en tant que spectateurs, vous êtes sûrement entrain de leur ordonner mentalement de faire le premier pas. Ahah. Oui. Mais c’est bien facile pour vous. C’est toujours plus facile de critiquer, de donner des conseils lorsqu’on est complètement extérieur à la situation. Mettez-vous deux secondes à leur place – ouais, nous le savons tous, en tout cas nous nous en doutons fortement, il s’aiment encore et les jours qui passent ne jouent sûrement pas en leur faveur dans ce cas là – c’est bien compliqué, car vous doutez. Oh que oui, ils ont beau être « Leroy Jethro Gibbs » et « Jennyfer Shepard », ils doutent. Sur des petits choses connes de la vie en plus. Toute la journée, pour l’homme aux cheveux poivre et sel cela a été dans sa tête « Je vais lui parler ou pas ? », en simplifié. Et maintenant qu’il était seul avec elle, il préférait garder le silence. Si seulement, il avait su que « La Destinée » jouerait – indirectement – avec ses sentiments pour elle, sa directrice, son ancienne maitresse, son Ange …



    « Vous êtes le fruit d’un amour ivre de passion ; on vous appelle, les Anges




    Même si les Anges symboliques, c’est-à-dire dans le sens religieux, nous font douter de leur existence, les Anges gardiens existent bel et bien, je peux vous l’assurer. Chacun à le sien, et il est loin d’être infaillible puisque de race non immortelle mais humaine. Peut-être que nous le connaissons depuis notre naissance, peut-être que nous ne le rencontrons que quelques secondes avant notre mort, mais je crois en l’existence de quelqu’un qui veille sur nous. En tout cas, je préfère cette hypothèse que celle où l’on est bien seul et que l’on doit se débrouiller par ses propres moyens, toute notre vie pour rester dans la solitude, où seul la mort nous attend au bout du chemin. Pour ma part, je le cherche encore désespérément. Mais passons, je ne suis pas comprise dans l’histoire. Comme vous l’auriez compris, Leroy l’avait « trouvé », sans qu’il n’ait vraiment eu besoin de chercher. Sa première fut Shannon, malheureusement – comme je l’ai déjà précisé – ces Anges là sont mortels et loin d’être invincibles. Heureusement pour lui, Dieu – et c’est le cas de le dire – était de son côté. Cela fait légèrement religieux … Sa relation avec son deuxième Ange avait été légèrement plus … intensive. Mais alors qu’il pensait avoir réussi à la « dompter », elle partit sans réelles explications. Mais cela, vous le saviez déjà, non ? Même encore aujourd’hui, il lui arrive de serrer la mâchoire tellement fort que les jointures blanchissent dangereusement alors que son cœur se resserre à sa pensée. Mais depuis qu’elle était revenue, le torrent c’était transformé en une paisible rivière, qui menaçait parfois de redevenir une source sauvage. Ses souvenirs douloureux étaient peu abordés entre eux, enfin abordés tout court. Mais ils étaient bien présents, et ils savaient tout deux pertinemment qu’ils devraient un jour en parler. Mais ce soir, cela ne semblait pas encore d’actualité. On préférait parler de n’importe quoi plutôt que de tout. Jethro, appuyé dos contre la rambarde, de sorte qu’il pouvait observé de profil la belle femme, une lueur moqueuse mais surtout amusée dans les yeux, l’ambiance était détendue et plutôt paisible. Il ne pouvait se comporter comme cela avec elle, cela était certain. Même avec Ducky ou Abby, il se montrait un brin distant. Seule elle avait su faire fondre le glaçon qu’il était. Que dis-je ? L’iceberg.

    « Cela ou autre chose, c’était mieux que le silence non ? Même si ce n’est que pour quelques secondes… »

    Elle se débattait comme elle pouvait. Comme une personne ne savant pas nager et qui est au milieu de la mer après être tombée du pédalo et qui agite les bras dans tous les sens se coulant encore plus. Ouais, et bien là c’était à peu près la même image. Et plus elle s’excitait, non pas plus elle coulait, mais plus Gibbs prenait un malin plaisir à dominer la situation. Allons allons. Allait-il l’enfoncer encore un peu plus, faire son sadique comme il savait si bien l’être, ou alors allait-il lui laisser quelques instants de répit pour qu’elle puisse reprendre sa respiration et recracher toute l’eau de mer qu’elle avait ingurgiter ? Enfin de compte, c’est elle qui décida de son sort, elle s’accrocha au pédalo et se issa dessus de toutes ses forces. En traduction, elle interrompu ce moment – bon choix car cela se trouve elle ne s’en serait pas sortie, sauf si un beau plongeur avait eu l’idée d’étudier le corail du coin – en décidant de faire bouger l’ascenseur en lui indiquant le rez-de-chaussée grâce à un bouton sans intérêt gris.

    Si on comparait Leroy avec le beau plongeur sexy, musclé, attentionné et gentleman qui venait sauver la belle jeune femme en détresse, je pense qu’on pourrait supprimer le gentleman et attentionné, pour remplacer plutôt par emmerdeur et chiant. Et peut-être pas très bon plongeur. Osef. Oui. Vrai qu’il la sauverait de la mâchoire imposante des requins, et si la mer dans laquelle la jolie femme en détresse se noie est la mer Méditerrannée – donc mer où il n’y a pas de requins – il la sauverait des profondeurs de l’eau salée. Mais à quel prix ? Car oui, après l’avoir sauvé de cette mort qui aurait été ou la noyade ou dévorée par un requin, ne comptez pas sur lui pour être doux et tendre. Il serait plutôt le genre de mec lourd qui pose plein de questions pour connaître la raison de la stupidité de la personne. Non, il n’est ni attentionné ni gentleman, mais cela n’enlève rien au fait qu’il est beau, sexy et musclé. On ne peut pas tout avoir, non plus. Enfin. Tout cela pour dire que oui, il ne l’enfonce pas plus dans cette première situation quelque peu délicate pour la directrice, mais il enchaîne sur autre chose qui n’est pas non plus en sa faveur. Écoutez, si Gibbs était sympatoche et compréhensif, cela se saurait. Donc, bon. De plus, j’ai oublié de dire que en plus d’être emmerdeur et chiant, c’était aussi un macho de première, et une personne bien culottée. Il osait sortir à son interlocutrice qu’elle travaillait beaucoup trop, alors qu’il faisait au moins autant d’heures qu’elle. Car oui, ces fous, même quand ils n’étaient pas aux bureaux, ils continuaient de se casser la tête par rapport à leur job chez eux, et autre part encore. Des grands malades, je vous dis. Alors que les trois quarts des personnes rêvent au contraire de vacances, de week-end. En résumé : de repos. De plus – macho donc – il sous entendait qu’elle n’était pas capable de faire ce que lui faisait habituellement. Narcissique ? Non … Positano.

    « Je vais utiliser ta technique et répondre par une autre question, pourquoi serait-ce le cas ? »

    Bon. Dans tous les cas, le plongeur avait bien fait son boulot. Surtout que la jeune femme en détresse reprenait peu à peu de l’assurance, jusqu’à pouvoir lui tenir tête sans trop de problème. La belle jeune fille qui se rebelle contre son sauveur qui fait trop son chieur … On se croirait dans un film à l’eau de rose. Mais bon, s’ils se complaisent dans cette relation, tant mieux pour eux. Nous n’avons pas trop notre mot à dire, même nous, les narrateurs de ces étranges protagonistes. Alors, déjà elle redevenait apte à un nouveau round, de plus, elle s’appropriait ses techniques. Elle n’avait vraiment pas peur des représailles … Enfin. Quoiqu’elle assumait pleinement ses actes, et elle était la première à bien le préciser. Non. Elle n’était pas du tout effrayée de sa possible réaction. Bah oui. Normal. Puisqu’après tout, c’était sa Jenny. Passons sur les détails. Dernièrement – cette femme est très forte, je l’admire – elle arrivait à remettre en cause ses « sentiments » pour elle – si l’on peut dire ainsi. Trois en un ! … On dirait un shampooing. Je suis sûre qu’ensemble, ils pourraient inventer le six en un. Très forts, ils sont très forts.

    Jethro, toujours placé de la même manière, juste les bras ayant bougé de place pour venir se croiser sur son torse, arqua un sourcil. Que voulait-elle insinuer en lui répondant de cette manière là ? Qu’il n’en avait plus rien à foutre d’elle ? Pourtant ce n’était pas le cas, et d’après ce qu’il savait, elle n’était pas ignorante par rapport à ce sujet. Alors serait-ce juste pour tester sa réaction ? Sûrement, oui. C’était une femme intelligente, et même si elle n’avait aucune connaissance par rapport au fait qu’il « s’inquiétait » pour elle, elle devait bien se douter qu’elle ne lui était pas indifférente. Surtout vu la précédente soirée qu’ils avaient passé tous les deux. À cette pensée, il sourit. Mais se rappelant la position inconfortable dans laquelle il se trouvait, il cessa bien vite et chercha à vitesse grand V une réponse. Il voulut bien rétorquer « Et pourquoi pas ? », mais cela faisait du réchauffer, et il n’était pas déjà atteint d’Alzheimer ou autre, il avait souvenir qu’il l’avait déjà dit. Répondre « tout simplement » par une autre question, mais il risquait une surchauffe de la part de la rousse, dans ce cas là. Car elle lui avait fait clairement comprendre, aussi, qu’elle « n’aimait pas » lorsqu’il lui répondait pas une autre question. Et il ne voulait pas la faire sortir de ses gonds, car elle était capable de l’assassiner de sang froid, sans regret et sans laisser un seul indice qui la trahirait rien que ne serait-ce l’espace du trajet dans l’ascenseur. Bah oui … À votre avis, comment était-elle devenue directrice du NCIS ? Ahah. Non, je plaisante. De plus, il ne voulait pas prendre le risque de répondre franchement à sa question. Ce n’était pas ans ses habitudes de dévoiler ses sentiments au grand jour, et ce n’est pas aujourd’hui que cela allait changer. Soupirant bruyamment, il passa frénétiquement sa main dans ses cheveux d’avant en arrière, se décoiffant légèrement. Bon, c’était décidé. Il allait répondre au feeling.

    « Question piège, n’est-ce pas ? Et quelle est la bonne réponse ? »

    Hum … Finalement il avait répondu par deux questions. Enfin, non. Une affirmation déguisée en question – une fausse question donc – et une « vraie » question. Et il lui demandait de répondre à sa place. Punaise. Mais c’était pire qu’une conversation de sourds. À ce rythme, ils seraient encore là demain à batailler sur un petit détail sans grande importance – enfin elle en a une, mais vu comme ils tournent la chose, elle en devient ridicule – et dans un siècle, on ne les aura pas encore remis ensemble. En fait, même si je pense que ce n’est pas une chose facile d’être dans le doute, je ne peux que confirmer le fait que ce sont des lents, des demis escargots. Si vous voyez l’image. Beurk … Bon, je vous l’accorde. Ils sont plus attirants que des escargots. Même dans mon assiette, l’idée me répugne légèrement. Enfin, moi je serais plutôt pro-Gibbs, non pas parce que seulement je suis sa narratrice, mais aussi parce que c’est Jenny la première, alors qu’ils venaient juste de se retrouver, qui a dit qu’il ne se passerait strictement rien entre eux. Mouais … Encore une indécise. Et bien, vous savez quoi les amis ? Et bein on n’est pas sortis de la taverne. Je sais. Normalement c’est auberge, mais taverne c’est mieux pour picoler. Bref. Il avait donc opté pour une « réponse » – pas si réponse que cela – question. Je sais très bien que j’ai parlé précédemment du fait qu’elle pouvait, possiblement, l’assassiner. Et même si elle en eut envie sur l’instant, et qu’elle s’était élancée pour, elle fut vite coupée dans son élan par une brusque secousse. Est-ce que cela pourrait exister un tremblement d’ascenseur ?



    Le désespoir est assis sur le banc.

    Dans un square sur un banc
    Il y a un homme qui vous appelle quand on passe
    Il a des binocles un vieux costume gris
    Il fume un petit ninas il est assis
    Il vous appelle quand on passe
    Ou simplement il vous fait signe
    Il ne faut pas le regarder
    Il ne faut pas l’écouter
    Il faut passer
    Faire comme si on ne le voyait pas
    Comme si on ne l’entendait pas
    Il faut passer presser le pas
    Si vous le regardez
    Si vous l’écoutez
    Il vous fait signe et rien personne
    Ne peut vous empêcher d’aller vous asseoir près de lui
    Alors il vous regarde et sourit
    Et vous souffrez atrocement
    Et l’homme continue de sourire
    Et vous souriez du même sourire
    Exactement
    Plus vous souriez plus vous souffrez
    Atrocement
    Plus vous souffrez plus vous souriez
    Irrémédiablement
    […]

    Maxime 370. Il n’y a guère de poltrons qui connaissent toujours toute leur peur.

    Finalement – ahah pour votre plus gros suspens – cela était parce que le courant avait été coupé brusquement, provoquant un arrêt de l’appareil identique. Les lumières, comme par magie ou pas, s’éteignirent elles aussi, certainement « environ » un dixième de seconde après le mini tremblement de « terre ». Et c’est dans ce genre de moment qu’on peut savoir si on a vraiment de la chance, ou on en n’a pas. Par le plus grand des hasards – ou pas, parce que finalement c’était pour mieux prendre appui – Leroy s’était accoudé contre la rambarde de l’ascenseur, que de cette manière, il soit bien calé. Par contre, à l’inverse, Jenny tenait juste en équilibre sur ses deux jambes – encore heureux qu’elle ne soit pas unijambiste –, et bien évidemment, lorsque la machine s’ébranla, son équilibre s’ébranla aussi. Heureusement pour elle que l’homme aux cheveux plus sel que poivre avait certains très bons réflexes, et que parmi eux, il y avait celui de la rattraper avant une chute certaine. Leurs corps mutuels se rencontrèrent une nouvelle fois, dans une position bien trop proche, trop intime pour juste un directeur et son subordonné. Comme quoi, cela devenait vraiment une habitude de sentir le corps de l’autre contre le sien … tout habillé, encore heureux. À dire vrai, pour une fois, Leroy n’avait pas calculé – pas comme lors de la précédente soirée chez lui qui était loin d’être une fête – son geste pour se rapprocher d’une manière « inopportune » de la belle rousse. Non, cela avait était un pur réflexe et un mouvement de bonté de sa part. À noter que cela n’arrive pas souvent, et que si cela avait été McGee – par exemple – il l’aurait laissé tombé comme une vieille chaussette. Enfin dans tous les cas, il ne se serait pas précipité à sa suite pour le secourir. Bref. Pas la peine de débattre sur ce sujet, car de toute manière la damoiselle s’écarta bien vite de son sauveur. Dans un même temps, elle annonça à haute voix la question qu’ils se posaient tous les deux. Sans aucune réponse de quiconque. En même temps, qu’auraient-ils pu bien dire alors qu’ils ne savaient rien ? De plus, ils n’étaient pas le genre de personnes à donner des faux espoirs ou à parler pour ne rien dire.

    Aucun son rassurant ne sortant d’aucune des deux bouches, Madame la Directrice avait décidé de garder espoir, et ne pas regarder le « vieil » homme assis sur le banc. Mais savons-nous même si cet homme – appelé Désespoir – est vieux ? Quant à lui, Jethro, il n’avait pas pu s’empêcher de détourner le regard vers cet homme qui lui paraissait si étrange et paradoxalement si familier, se demandant s’il devait aller le rejoindre ou rester aux côtés de sa belle demoiselle. Bref. Entre autre, Jenny avait abordé le sujet possible du générateur de secours, alors que son agent n’y croyait pas des masses. Enfin de compte, ce n’était pas vraiment du désespoir, mais de la réalité.

    Figurez-vous que, finalement, il avait réussi à résister à la tentation de rejoindre son vieil « ami », ou connaissance, comme vous préférez, mais n’avait pas non plus choisi de combattre la cause de son ancienne maitresse. Il avait fait un bout de chemin vers le banc, s’arrêtant entre les deux. Si nous arrêtons les métaphores, je dirais qu’il était tout simplement allé s’asseoir dans un coin de l’ascenseur, contre une paroi froide métallique, attendant patiemment – plus ou moins dirons nous – que quelque chose bouge. Que le générateur de secours se mette en place, comme elle l’avait si bien fait remarquer. Mais de toute évidence, après avoir patienter deux minutes ou un quart d’heure, il ne saurait le dire, cette merveille de technologie ne voulait pas se mettre en marche. Ce qui est bien avec la modernité, la technologie et tout le tralala, quand cela fonctionne c’est hyper pratique, rapide et au top du top. Mais quand ça plante, bah ça plante carrément et aucun moyen de le réparer. C’est cinquante cinquante, à vos risques et périls. Peut-être une des raisons pourquoi Jethro ne s’était jamais vraiment habitué à la technologie que tous semblaient tellement apprécier. Rien ne valait les vieilles méthodes. Et pour celles-ci, fallait être actif et pas attendre que Dieu nous vienne en aide sans aucune raison. Pas de bras pas de chocolat, comme on dit ! Bref. Après juste quelques minutes, Gibbs n’en pouvait déjà plus et il se devait de faire un truc, même inutile. Ouais. Surtout inutile vu ce qu’il allait faire par la suite. M’enfin. D’une manière surprenante ou pas, c’est lui qui brisa le silence en premier. Par une phrase qui lui semblait être l’évidence même, mais qui fut mal comprise par sa supérieur. Apparemment.

    « Qu’entends tu par simple coupure ? Qu’on l’aurait provoquée ? »

    Même si dans la cabine il faisait le noir complet, ou pratiquement, Leroy devina et l’imagina aisément avec un sourcil arquait. D’ailleurs, soit disant passant, il avait mis dans le mille. Cela faisait six ans qu’ils ne s’étaient pas vus, un an qu’ils s’étaient retrouvés, et pourtant ils se connaissaient toujours aussi bien. Ils n’avaient pas vraiment changé, autant physiquement que psychologiquement. Même si tous deux avaient, bien évidemment, pris de l’âge, mais qu’importait. Il se savait encore capable de retracer les lignes bien caractéristiques de sa mâchoire, deviner la couleur que ses yeux prenaient selon son humeur ou la luminosité de la pièce, les bouclettes de ses cheveux par endroits bien précis, là où elle était plutôt très sensible et quand il y passait le doigt cela la faisait frissonner … Sincèrement, il pourrait passer des heures à retranscrire son corps dans les moindres détails. À tel point, que le mec qui fait des portraits pour retrouver telle ou telle personne lui demanderait moins d’exactitude, et plus du général.

    Mais revenons-en à nos moutons. Que voulait-il dont bien dire par simple coupure ? Bah que cette dernière aurait été juste une panne et que dans ce cas là, le générateur de secours ce serait mis en marche. À l’inverse, ce qui était actuellement entrain de se produire, bah oui, cela était une possibilité que l’on ait pu la provoquer et que rien ne se mettait non plus en marche. Mais cela n’était que pure hypothèse, car il n’en savait pas bien plus que la rouquine. Puis de toute manière, même si cette coupure avait été prévue par telle ou telle personne, cela ne changeait pas trop leur problème. Qui était qu’ils étaient coincés à l’intérieur d’un bloc de métal sans aucune issue de secours possible. Saleté. Il soupira sans volonté de le cacher et secoua la tête de droite à gauche et de gauche à droite comme un signe de refus, ou plutôt d’acceptation de la dure réalité. Entre guillemets.

    « J’en sais rien Jen. Mais si cela avait une simple panne, le générateur de secours se serait mis en marche. »

    Dès leurs retrouvailles, miss Shepard lui avait bien précisé deux choses, d’une façon claire et nette. Il ne passera rien entre eux en dehors du travail, et c’était ou Madame ou Directeur Shepard, pas les deux à la fois … Deux règles auxquelles elle tenait très fortement, et deux règles que Jethro avait enfreint dès le départ et qu’il ne comptait vraiment pas obéir. Et je me demande encore pourquoi elle ne l’avait pas déjà mise à pied, ne serait-ce que pour lui montrer qu’il lui devait du respect. Enfin, non. Bien sûr que non, je ne lui insinue pas de faire cela. C’est juste une question que je me posais. Enfin bref. Passons. En une phrase il venait de dire deux choses complètements contradictoires. L’une, il avait encore enfreint la règle comme quoi il ne devait pas l’appeler « Madame la Directrice », de deux, il venait de sous entendre qu’il était un « simple » agent. Ahah. Déjà rien que le fait qu’il dise qu’il soit « simple » était une blague. « The joke of the day. » Mais bon, des fois, il ne faut pas comprendre l’humour périmé de nos deux protagonistes. Enfin. Heureusement que Jenny avait décidé d’aller dans son sens, et pas prendre sa phrase au premier degré. Il manquerait plus qu’ils se sautent au cou de l’un et de l’autre, non pour se faire des bisous mais pour au contraire s’étrangler avec passion.

    « Évidemment, quand tout va bien et que cela fonctionne c’est votre problème et quand quelque chose dérape ou tourne mal, c’est bien sûr de mon ressort. Comment ai-je pu oublier cette condition ? C’est impardonnable. »

    Leroy sourit à sa réplique ironique. Évidemment qu’elle ne pouvait pas s’occuper de tout, vérifier que tout marche. Mais c’est l’évidence même que quand quelque chose ne fonctionne pas cela retombe sur elle. Alors que non, ce n’était pas forcément de sa faute. Mais on s’en prend toujours au plus haut placé, et malheureusement pour elle, c’était personne d’autre qu’elle. Enfin … Elle n’était pas à plaindre. En même temps, elle était devenue directrice de sa propre volonté. Elle prenait le tout : le bon comme le mauvais. Point barre. Il laissa sa tête se balancer vers la gauche, un balancement nonchalant dont il avait l’art, avec le sourire en coin si fameux dont les lèvres s’étiraient artistiquement vers la droite. Une expression que lui seul savait faire. Fort étrange, je dirai. Et que si quelqu’un d’autre – autre que lui, donc – le faisait à sa place – en une phrase je viens de dire deux ou trois pléonasme, on applaudit bien fort – il paraitrait ridicule. Enfin … Osef.

    « Bah oui, rien de plus logique. Tu es devenue directrice de ton plein gré, Jen … De plus, si cela fonctionne – au contraire – ce n’est pas un problème. »

    En deux phrases, il avait sous entendu plusieurs choses. Les premières, qu’il comprenait toujours pas son choix d’être devenue directrice – qui n’était donc « qu »’un poste administratif – alors qu’elle était une si bonne agent de terrain. Et pour cela, il le savait plus que quiconque d’autre. C’était bien lui qui l’avait formé. Et que même si au départ, cela avait été un peu dur pour tous les deux – parce que Jethro n’était pas tendre envers les bleus et que la rouquine avait déjà son caractère bien trempé – ils avaient finalement su se comprendre, et le senior l’avait vu évoluer, progresser, et même parfois régresser. Mais ce qu’il soutiendrait toute sa vie, c’était que miss Shepard était une des meilleures choses qui lui soit arrivé. Autant dans la vie professionnelle que dans la vie « intime ». Non, décidément, il ne comprenait pas un tel gâchis. Dans un même temps, il mettait bien au clair le point que jamais, au grand jamais, il ne deviendrait directeur. Et que si un jour, par pur malheur, il venait à la remplacer, ne serait-ce que pour quelques jours, c’était à ses risques et périls … et à ceux de l’agence aussi. En quelques heures, il serait capable de la couler sans n’ayant rien fait de spécial. Ouais ouais. Il pouvait faire très très fort. De plus, sa dernière phrase n’était pas d’une très grande importance, elle soulignait juste le fait que Jenny avait fait une faute de français, enfin d’anglais … enfin comme vous voulez ! Enfin bref. Sans grande importance réelle. Mais si elle avait bien le poste le plus élevé de l’agence, et que ce soir, si l’appareil daignait se remettre en marche, elle allait manger avec « ses » sénateurs, autant qu’elle sache bien parler.

    Revenons-en à notre histoire. Il faut bien que nous avancions un minimum … ou un maximum, cela serait encore mieux. Vous vous souvenez sûrement – encore un peu du moins – que précédemment j’avais parlé du fait que Jethro était un homme actif, même si c’était pour faire quelque chose d’inutile. Et bien nous y arrivons, à ce fameux moment. Il n’avait jamais été très doué pour la parlotte. Ses anciennes compagnes le savaient pertinemment, d’ailleurs, cela lui avait couté trois divorces. Je trouve que cela est une vraie perte, et qu’il faut essayer de faire abstraction de ce défaut, car c’est un homme vraiment charmant – pour rester soft – et plus d’une aimeraient le mettre dans son lit. Alors que ces filles arrêtent un peu de faire leur chochotte. Mais non, on ne parle pas de moi … Entre autre. Bref. Un autre défaut qui venait se rajouter à son caractère peu bavard, c’est qu’il n’était pas, mais alors vraiment pas, patient. Après s’être levé, il s’était débarrassé de quelques couches de vêtements. Car déjà, en plus de crever de chaud dans cette petite machine qui devait faire 2 mètres carré tout au plus, il allait faire un peu de sport. Et dès qu’on bouge un peu trop dans ce genre d’endroit, on a tout de suite très chaud, et on sue. Miam … De quoi, ça ne vous tente pas ? Se dirigeant vers la probable sortie lorsque l’appareil fonctionne – autrement dit les portes – il commença à frapper dessus de ses grandes mains fortes et puissantes. Pfffiou … Si seulement vous aviez aperçus ses avant-bras, ses poignets … Et bah je peux vous dire, même si on me paye, jamais je ne ferai de bras de fer avec lui. C’est un truc à vous casser des os de la main … Ou autre ! Enfin … Fort heureusement pour l’ascenseur ou lui – car, pour sûr, s’il continuait un des deux y serait passé – il fut vite couper dans son élan destructeur par un éclat de rire provenant de son ancienne maitresse. Comprenant très vite que c’était lié à son geste, il fit retomber ses bras et se retourna vers elle en faisant la moue. Elle avait toujours eu un joli rire. Bien que cette fois il put deviner que c’était une sorte de mélange entre la surprise, le ridicule de la situation et la nervosité, il aimait la voir rire, et même la faire rire. M’enfin … Il aimait la voir décompresser un peu. Elle se prenait beaucoup trop la tête au travail … Okay. Je vous l’accorde. C’est l’hôpital qui se fout de la charité.

    « On verra si tu diras toujours cela Jethro quand tu auras les mains bandées parce que tu te seras blessé ou foulé quelques choses en tapant sur du métal comme un forcené. »

    La situation par rapport au début de la soirée s’était inversée. C’était Gibbs qui était devenu la « jeune femme en détresse » dans l’eau en proie de requins, et bien Jenny qui était le prédateur. Oui, car pour le moment, elle n’avait pas décidé d’être son sauveteur. Au contraire, elle l’enfonçait un peu plus, et il arrivait à peine s’en sortir avec deux ou trois brasses. Si cela continuait comme cela, il allait couler pour de bon. Heureusement que dans ce genre de situation, ils ressuscitent. … Je me comprends. La moue de ce dernier s’accentua un peu plus, et même si on ne pouvait pas forcément très bien la cerner, on pouvait facilement le deviner et entre apercevoir ses lèvres exagérément tournées vers le bas. Un petit son plaintif sortit de sa bouche alors qu’il n’avait pas desserré la mâchoire, prouvant d’un signe qu’il allait émettre un son potable qui se nomme la parole et non un son indescriptible. Mais cette expression sur son visage s’effaça bien vite pour laisser place à une lueur maligne et un sourire joueur. Il changea de place. Il se planta en face de sa directrice, et tellement près qu’il pouvait sentir son souffle chaud sur sa peau du visage. De même, il plongea son regard dans le sien, et murmura d’une voix suave qui se voulait craquante et la faire frissonner :

    « Dans ce cas, tu viendras me soigner … »

    Entre temps, il s’était dangereusement rapproché, mais au lieu du baiser tant attendu par vous tous, lecteurs, il lui déposa un furtif baiser sur la joue droite et ses yeux brillaient de plus belle de malice. Il s’éloigna, lui tournant le dos, et il mit un petit rire. Se retournant enfin, lui faisant face à nouveau, on pouvait très bien voir qu’il s’amusait, à présent, de la faire tourner ainsi en bourrique. Il avait très bien su retourner la situation à son avantage. Il s’appuya contre le mur derrière lui, une nouvelle fois – okay cela manque d’originalité, mais comment voulez-vous qu’il soit d’autre ? – dans une position terriblement décontractée, nonchalante et tentatrice à toute tentative de luxure. Et il ne comptait pas en rester là. S’il avait su inverser la situation, autant en rajouter une mange.

    « Et ensuite, tu t’assoiras à côté de moi, je te prendrai dans mes bras et tu m’embrasseras pour rassurer mon égo blessé … Nos baisers seront de plus en plus brulants de désir, et je t’enlèverai ton chemisier pour retracer du doigt tes formes … »

    Les laissant tous les deux sur leur fin, il s’interrompu sans préavis, mais en se faisant bien comprendre, comme quoi il n’allait pas continuer son histoire. De plus, au moment de « retracer ses formes », il avait mimé le geste, d’un index expert et qui, même après sept ans, n’hésitait aucunement sur les contours du corps de son ancienne maitresse. Passant finalement une main dans ses cheveux, en les ébouriffant un peu – cela changeait de d’habitude – il finit par ne plus pouvoir s’empêcher d’éclater de rire. Et dans un même temps, il se laissa tomber par terre, assis en tailleur dans un bruit sourd.

    Apparemment, son action n’avait vraiment pas eu de succès. Oui, je sais. Cela vous semble logique vu la réaction de sa coéquipière. Mais elle aurait pu parler, et acquiescer son geste « intérieurement ». Ouais … Très intérieurement alors. Mais non. Autant extérieurement qu’intérieurement, elle avait trouvé cela réellement ridicule. C’est dans ce genre de moment, qu’il vaudrait mieux baisser la tête, se faire le plus petit possible, et se taire, quand même. Surtout lorsque votre interlocuteur « contre-attaque ». C’est-à-dire, faire un geste plus approprié juste après le votre, pour atteindre le même but … J’ai l’impression que je vous embrouille, non ? Pas grave. Le fait était qu’elle s’était déplacée, farfouillant dans le tas d’affaires qui était maintenant formé grâce à nos deux héros, cherchant désespérément un certain objet qui s’appelait téléphone portable. Et ne comptez pas sur Leroy pour lui venir en aide. Non, il la regardait attentivement, suivant des yeux le moindre de ses mouvements, avec une expression neutre sur le visage, et ne faisant vraiment aucun mouvement, aucun signe comme quoi il allait venir à son secours. Bah ouais. Chacun sa merde. À la guerre, comme à la guerre ! Finalement, toute seule comme une grande fille, elle trouva l’objet de tous ses désirs. Ahah. Mais non, je n’exagère pas. Toute fière, elle le brandit et l’agita sous les yeux de son agent … Ouais, non. Ça c’est dans mes rêves. Elle composa plutôt un numéro, sûrement celui des urgences, mais apparemment sans plus de succès que l’essaie de Jethro pour sortir d’ici. Première fois … Il resta neutre, la regardant distraitement. Deuxième fois … Toujours aucune réaction, alors que la rousse commençait à s’irriter. Troisième fois … Un sourire amusé et presque victorieux se dessina sur son visage, pendant que la frustration de la directrice ne cessait de grandir. Quatrième fois … Son sentiment de supériorité, entre guillemets, s’accentua, et il la sentait prête à exploser. Cinquième fois … Elle balança son GSM dans le coin des vêtements et autres affaires en vrac, et il hésita à sortir une vanne « piquante ». Mais il s’abstint. Il ne tenait pas particulièrement à mourir ce soir. Il avait pas mal de choses à faire, avant. Comme finir la construction de son cinquième bateau, conclure avec mam’zelle Shepard – la « vieille », pas la jeune – entre autre et … pas mal d’autres choses ! Hum hum … Mouais …

    Le silence se fit entendre et … putain … quel paradoxe. Bref. Un silence prit possession des lieux, sans qu’un des deux ne veule le rompre. Jenny commença à se prendre pour un lion … ou une lionne plutôt, dans un zoo. Une lionne en cage qui n’attend qu’un seul truc : qu’on vienne lui rendre sa liberté, celle qu’elle avait auparavant dans la savane. De plus, son compagnon de calvaire n’est pas des plus dociles, des plus faciles. Quelle aubaine. Finalement, c’est elle qui osa briser ce moment si … « reposant », en se parlant à elle même. Vieillesse quand tu nous tiens … Gibbs ne savait pas vraiment si cette phrase lui était adressée ou qu’elle avait été lancée un peu au hasard, dans le sens du vent. Mais dans son doute, et pour ne pas qu’elle paraisse folle même s’ils n’étaient que tous les deux, il daigna quand même lui répondre. Sur ce, elle avait arrêté tout mouvement lassant, image qui résume assez bien « les cents pas », alors qu’elle s’était rapprochée, une nouvelle fois – comme quoi on en arrive toujours au même point, même lorsqu’on fait des efforts pour un quelconque changement – et qu’un sourire prit possession de ses lèvres alors qu’elle prenait une position plutôt confortable contre le mur arrière. Jethro la regarda faire, et lui répondit d’un même sourire.

    « Ne comparons pas ce qui n’est pas comparable tu veux. Néanmoins, cette question te vient parce que tu crains que je préfère la compagnie de sénateurs lassants et pot de colle à la tienne ? »

    Même dans la pénombre, il pouvait distinctement discerner le sourire provocateur de son ancienne compagne. En même temps, il n’était pas à plaindre. Il avait été le premier à jouer avec le feu, et à la mener sur ce chemin là. Et non … Bien au contraire. Il était plutôt content qu’elle veuille bien suivre la voie qu’il avait maintenant ouverte, si on peut dire cela comme cela. Riant à demi, il se laissa tomber en arrière, s’allongeant sur le sol frais, faisant quand même attention à ce que sa tête ne heurte pas malencontreusement une paroi qui était un peu trop proche. Il plia ses deux bras, pour finalement les poser sous sa tête, pour que cela lui serve de coussin. De ce fait, lorsqu’il étira les bras, son tee-shirt un brin trop court, peut-être, se releva quelque peu lui laissant une partie du torse à l’air. Si vous voyez ce que je veux dire. Le sentant, mais ayant un peu la flemme de bouger, il laissa faire, faisant comme si de rien n’était. Il expira bruyamment avant de répondre.

    « Je ne suis donc pas comparable ? Tu me flattes, là … Et bien au contraire, ce n’était non pas une question, mais une affirmation. »


    Tout le monde, dont eux les premiers, savait que ce n’était qu’un jeu entre eux … Vraiment, ne serait-ce vraiment qu’un jeu ? Ou y a-t-il quelque chose de plus ? Bref … Dans tous les cas, tout cela n’était bien évidemment qu’un faux débat, ayant pour but de tester l’autre, à qui craquerait le premier et qui se jetterait dans les bras de l’autre. Malheureusement, comme aucun des deux ne voulait remettre le sujet de leur séparation sur le tapis, et que comme il tournait la chose en jeu et, étant des têtes de mules, pas un ne voulait perdre la face devant l’autre … Du moins être le premier. Cela s’annonçait être vraiment complexe. Si seulement on pouvait avoir subitement l’aide d’un petit miracle. Cela ne serait pas de trop, et pas de refus. Mais, paradoxalement, s’ils se remettaient tout de suite ensemble, il n’y aurait plus cette ambiance tendue et dérisoire entre eux, sans compter le fait que cela stopperait leur jeu – de toute manière, ils arriveraient à en trouver un autre – et les rumeurs à leur sujet seraient beaucoup moins croustillants. Enfin … Après tout, ce n’est pas à nous d’en décider. Nous sommes juste narrateurs, ou spectateurs. Dans tous les cas, des personnages complètements extérieurs, si nous pouvons nous appeler « personnages ».

    Se relevant, reprenant donc sa position initiale qui était en tailleur, il chercha Jenny du regard, et lorsqu’il l’eut trouvé, il réaffirma un sourire qui était mi provocateur, mi enfantin/joueur. Ils avaient commencé tous les deux à descendre dangereusement cette pente, autant qu’ils aillent jusqu’au bout, non ? De toute manière, Leroy était pour. Mais cela, vous l’auriez facilement deviné même si je ne l’avais pas précisé, n’est-ce pas ? Après tout, on pouvait dire que c’était un garçon normalement formé, et qu’il dirait pas non pour mettre une jolie fille dans son lit. Mais pour Jen, il y avait plus … Et si, « malencontreusement », ils finissaient une soirée dans les bras l’un de l’autre, il y avait beaucoup de chance pour que les sentiments reprennent place et que ce ne soit pas juste coup d’une nuit. Bref. Vous l’auriez deviné, il faisait référence, une fois de plus, à leurs anciens ébats passionnés dans la belle capitale française.


    Paris at night.

    Trois allumettes une à une allumées dans la nuit
    La première pour voir ton visage tout entier
    La seconde pour voir tes yeux
    La dernière pour voir ta bouche
    Et l’obscurité tout entière pour me rappeler tout cela
    En te serrant dans mes bras

    De plus, il n’avait pas tord. Lorsque nous avons deux personnages, et là on peut le dire, comme Shepard et Gibbs, on ne sait jamais ce qu’il peut arriver. Surtout quand l’élément perturbateur – autrement connu sous le nom de Leroy Jethro Gibbs – avait décidé de jouer son rôle jusqu’au bout, à fond. Et que la « résistance » ne résistait pas vraiment, ne savait pas ce qu’elle voulait. L’arrêter ou le suivre …

    « Tais-toi… »

    Tout cela, l’agent l’avait très bien compris. Le ton de son ancienne maitresse était faible, et pas réellement convaincue non plus de sa décision de le stopper dans ce qu’il était entrain de raconter. D’un sourire amusé, il poussa un soupir comprenant qu’il la troublait bien plus qu’elle ne voulait le montrer. Mais en même temps, je la comprends. Comment ne pas être un minimum perturbé lorsqu’on est enfermé dans un lieu si intime avec ce cher Gibbs, et qu’il vous fait un tas d’insinuations du style … Moi à la place de Jenny, je lui aurait déjà sauté dessus. De cette manière, je lui montre beaucoup de respect.

    Sautant sur ses deux jambes pour se relever, d’une grâce et d’une agilité qui lui étaient inconnues, il reprit bien vite sa position préférée. L’appuie du dos contre le mur. Pour une fois qu’il pouvait se relâcher quelque peu, il en profitait. Rien de plus normal. Comme je l’ai sûrement déjà dit, ouais mais en douze pages j’ai oublié, Jethro n’était vraiment pas un mec patient et qui avait l’habitude d’attendre assis sans rien faire et dans le silence. Alors, oui, il posa une question pas très lumineuse – cela s’appelle un inversement proportionnel des rôles – mais fort importante pour le reste des événements, s’ils comptaient faire un truc de leur vie. Familièrement parlant.

    « Je ne crois pas qu’il y ait énormément de chose à faire quand on est coincé dans un ascenseur. A part attendre évidemment, seulement la patience n’est pas ton fort n’est ce pas ? »

    Non, c’est vrai qu’il n’y avait pas grand chose à faire. Mais il n’avait pas l’intention de rester moisir dans cet endroit en se laissant faire. Mais bon. On parle on parle, mais enfin de compte, il n’agit pas beaucoup. En même temps, que pouvait-il bien faire à présent. Ahah. Oui. Et même Jenny avait remarqué qu’il n’était pas patient. Muahah … Chose remarquable et qui avait besoin d’une très grande clairvoyance, n’est-ce pas ? Mais avant qu’il ait pu répliquer quelque chose d’autre, la voix de Jenny remplaça une nouvelle fois le silence de la petite pièce. Plus enjôleuse qu’il ne l’aurait cru.

    « Vois-tu une proposition ? »

    À cette question impertinente – ou pas finalement – Leroy ne put s’empêcher de rire. Un rire franc et spontané. S’il y a s’y attendait … En plus, si ses souvenirs étaient bons, elle reprenait ses répliques, ce qui créait une atmosphère encore plus spéciale. Attention, à force, il va « copyrighter ».

    « Une proposition pour ? »

    Finalement, une fois de plus, inversement des rôles et de la situation. Jenny était devenue l’élément déclencheur mais … Son employé n’était pas vraiment certain de vouloir devenir la résistance. Pffiou … Dans ce cas là … Qui vivra verra ! Je sens que cela va faire des étincelles … De plus, elle n’était pas rassasié, et elle avait décidé d’aller jusqu’au bout de ses idées, en rajouter une mange.

    « Il y a quand même une ressemblance, c’est petit et sans air… »

    Ils ne pouvaient décidément pas s’en empêcher. Ils ne pouvaient pas se retenir de parler du passé, lorsqu’ils étaient encore ensemble, lorsqu’ils faisaient nuits blanches sur nuits blanches dans les bras de l’autre, à gémir sous les caresses non feints de désir de son amant, à vouloir se retenir de jouir et finalement ne pas pouvoir tant leur plaisir était grand … Et bien sûr que oui, il comprenait l’allusion. Mais il ne comptait pas se rendre facilement. Toujours un peu plus, toujours à repousser et tester les limites de l’autre. Telle était devenue leur citation du moment.

    « Mmmh … Moui. Il y a quand même une grande différence. Depuis longtemps tu m’aurais plaqué contre le mur, m’enlevant mes vêtements qui sont de trop … »

    La regardant d’un sourire qui se voulait sincère, pour une fois, il poussa un long soupir et reporta une nouvelle fois son regard vers les portes qui commençaient vraiment à l’agacer.

    « Mais puisque ce n’est pas le cas, j’aimerais bien sortir de cet ascenseur. »

    Joignant le geste à la parole, il sortit son couteau d’une pochette toujours accrochée à sa ceinture, grâce à la règle numéro neuf. Il se positionna face à la sortie bouchée, et inséra le couteau dans une fissure, forçant pour provoquer une impossible ouverture. Mais qui ne tente rien à rien, n’est-ce pas ? Malheureusement, il fallait croire que ce n’était vraiment pas son jour, car le canif dérapa et vint entailler sa main droite profondément ainsi que sa poitrine qui se trouvait bien trop près. Poussant un grognement et un juron non contenu, il s’écarta de l’endroit pour se retrouver au milieu de la pièce. Il commençait à pisser le sang de sa main droite, et de son torse, formant une grosse tâche rouge sur son tee shirt blanc. Miam, un mélange de sang et de sueur. Cela ne peut faire que du bon. Même si c’était un dur à cuire, il ne pouvait nier le fait que cela faisait plutôt très mal … Surtout qu’il ne faisait pas les choses à moitié, et que ce n’était pas des plaies de pacotille.




    Cet amour.

    Cet amour
    Si violent
    Si fragile
    Si tendre
    Si désespéré
    Cet amour
    Beau comme le jour
    Et mauvais comme le temps
    Quand le temps est mauvais
    Cet amour si vrai
    Cet amour si beau
    Si heureux
    Si joyeux
    Et si dérisoire
    Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
    Et si sûr de lui
    Comme un homme tranquille au milieu de la nuit
    Cet amour qui faisait peur aux autres
    Qui les faisait parler
    Qui les faisait blêmir
    Cet amour guetté
    Parce que nous le guettions
    Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
    Parce que nous l'avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié


Dernière édition par Leroy Jethro Gibbs le Ven 11 Mar - 23:02, édité 1 fois
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Rousse au grand coeur

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MessageSujet: Re: [Power Down] La liberté s'allume dans les ténèbres... Ven 11 Mar - 22:08

Le silence est un ami qui ne trahit jamais
~ Confusius~

Là, vous vous demandez tous le rapport avec la situation que vive sur le moment nos deux compères ? J’y viendrais ne vous en faite pas, la lumière va éclairer votre lanterne et la compréhension se fera dans votre esprit pour transmettre ensuite à tout votre cerveau. La langue Anglaise est composée d’énormément de mot que l’ont peut assembler à notre guise selon le message que l’on veut faire passer à notre interlocuteur. Parfois, on ponctue ces essais verbaux par quelques soupçons de gestes, question de bien justifier et appuyer ce que l’on dit. Parfois, on se contente juste de l’un. Après tout dans notre société, il y a des gestes qui sont aussi clairs que tout le reste, tellement que l'on a l’habitude de les voir et de les comprendre sans que vos lèvres ne se desserrent. Par exemple, vous voyez quelqu'un de loin, qui agite une main de gauche à droite en vous souriant. Vous vous doutez que soit, il tente de vous signalez un bonjour ou un au revoir selon que vous l’aviez déjà vu ou non. Bon passons. Revenons à l’intérêt de tout cela, c'est-à-dire le silence. Ce même silence qui régnait quand nos deux protagonistes se retrouvèrent ensembles dans l’ascenseur. Cependant, il ne fallait pas oublier de faire la part des choses entre un silence de plomb, autrement dit gênant ou un silence qui ne l’était pas. Vous allez me dire que c’était assez complexe à définir dans cette circonstance et je serais dans l’obligation de vous donnez raison, parce que quand on parle de Gibbs & Shepard, je ne suis pas sur que quelques choses soit simple. Dans le cas ou ils se connaissaient quand même assez et depuis un bon moment, on ne pouvait pas dire que c’était quelque chose d’inhabituel ces quelques instants de battements, après tout l’homme aux cheveux grisonnant ne parlait pas pour ne rien dire et la rousse n’avait peut-être pas d’idée brillante vu que son cerveau est encore tout embrumé des réminiscences du dossier dont elle va devoir parler. Donc dans ce sens, le silence n’était pas gênant, ils savaient que cela ne durerait pas et que, au pire, le trajet n’était pas bien long. Par contre, quand on sait le nombre de chose qui s'était passé entre eux que se soit au niveau professionnel ou personnel, là cela peut devenir plus gênant. Surtout qu’ils ont l’habitude de se lancer dans des joutes verbales ou des petites piques, des sous-entendu pas si sous-entendu que cela quand on y regardait bien enfin, ils n’ont pas l’habitude peut importe selon quelle source on utilisait de se regarder en chien de faïence pendant des heures sans bouger ni moufter.

Donc pour vous résumez, si cela ne dure pas longtemps ça passera comme une fleur si cela devait pour une raison ou pour une autre perdurer dans le temps, là sans doute qu’un léger mal aise commencerait à se faire sentir. Tout du moins dans la tête de la rousse pour qui il faut toujours avoir un sujet sur lequel rebondir ou à servir, question d’éviter quelques entourloupes. Nous savions que l’agent Gibbs n’était pas du genre à parler c’est vrai et que pour vous, vous vous ( oui je sais ca fait beaucoup de fois le même mot mais on comprend très bien ce que je veux dire ) demandez ce qu’ils attendaient pour ouvrir la bouche et laisser vibrer les cordes vocales pour émettre un son qu’on transformerait dès lors en parole ? Si c’est le cas peut-être n’avez-vous toujours pas comprit la citation parce qu’elle s’appliquait à eux en ce moment même. Le silence lui ne risquait pas de trahir quoique se soit ce que les paroles, des gestes ou un regard pouvait faire. Trahir quoi ? Allons voyons, il était inutile de nier que énormément de choses entre eux restaient non dite, qu'ils restaient sur leurs faims que tout n’était pas claire alors peut-être que oui ce silence servait juste de protection, comme un protection contre eux-mêmes. C’était stupide peut-être mais c’était comme ça, un silence pour éviter une connerie que quelques choses nous échappe et modifiera toute l’histoire ou entrainera une suite tel un effet en chaine, d’ailleurs ils sont super cool ceux de Domino, faut vraiment regarder Domino Day un jour. Ils auraient certainement plein de chose à se dire à s’avouer, mais ça risquait de criser, cela risquait peut-être de clasher mais il y avait tellement de parole qui pourrait exorciser tout ce qu’ils ressentaient qu’ils préféraient se contenir. Bon effectivement ce n’était pas avec ce genre de pensée que l’on va avancer mais comme expliqué par ma très chère co-rpgiste ce n’était pas facile contrairement à ce que vous sembler croire. Finalement, Jennyfer décida de se lancer, après tout on était maitre de soit et surtout de ces propres paroles. Bon l’essai qu’elle envoya pour détendre l’atmosphère et éviter un malaise n’était pas des plus concluants, c’était certain. Autant dire très pitoyable pour une directrice d’agence fédérale. Cependant, elle avait bien du mal à garder se statut présent dans tout type de conversation avec Jethro. C’était plus une sorte de égal à égal, en somme une position ou le ridicule ne tue plus. Quoiqu’il en soit ce charmant personnage n’était pas des plus conciliant vu qu’il lui avait fait remarquer la non réflexion de sa phrase.

Elle avait évidemment tentée de se débattre un peu mais c’était sans le moindre espoir de toute évidence, elle allait continuer de s’enfoncer toute seule. Remarquez que comme technique cela ne manquait pas de classe dans le sens ou c’était volontaire, dans l’autre cas c’était un peu comme quelqu’un prit dans une toile d’araignée et qui se débattait encore plus tout en s’emmêlant d’autant. Il ne restait plus qu’une seule inconnue dans cette fatale équation. Allait-il la laisser se dépêtrer et attendre sagement que l'araignée achève enfin ce qu’elle à commencée ou viendrait-il couper les fils pour qu'elle cesse de se débattre. Connaissant l’énergumène à qui elle faisait face, autant dire que la rouquine penchait fortement pour la solution qui ne l’enchantait guère. Mais après tout, c’était de bonne guerre entre eux. Tout un jeu, un jeu de pouvoir et de domination, vous ne me direz pas le contraire. Avoir le dessus sur l’autre, aimer avoir ce petit côté dominant, sans doute le faite de leurs grands ego. Ego qui leurs posaient plutôt quelques problèmes si on veut imaginer un eux, parce que pour cela, il faudrait que l’un ou l’autre s’abaisse en premier. Cela promettait du spectacle, d’ailleurs je me dis que nous devons nous estimez heureux que ce n’était pas eux les maitres du monde, ahem passons… Quoi qu’il en soit, elle profita sans doute d’un instant ou il jubilait intérieurement pour se donner un échappatoire en or, activer cette maudite machine nommée ascenseur. Chose faite, elle put constater qu’à son plus grand bonheur notre cher marine adoré sembla obliquer pour une toute autre discussion. Un peu comme si il lui donnait une seconde chance de gagner, sur un autre round et surtout dans un style ou les combattants sont plus égalitaire vu qu’on parlait de travail et pas d’autre chose. Sans doute qu’elle gagnait se répit parce qu’après tout il fallait lui reconnaitre une chose, il ne devait sans doute pas aimer les batailles gagnées d’avance. Jen devait convenir que sur cette lancée, on était très loin du niveau verbale qu’ils s’envoyaient dans son bureau sans doute si fort que Cynthia entendait sans jamais rien dire…



Ce sont rarement les réponses qui apportent la vérité, mais l’enchaînement des questions.
~ Daniel Pennac ~



Métro, Boulot, Dodo…Ou mieux réécrit dans leurs cas à tout les deux, cela serait, Boulot, Boulot et Dodo en cas ou il y aurait du temps à y consacrer ou un état physique qui requiert d’urgence le besoin de fermer l’œil, question que le cerveau puisse faire son petit travail bien tranquillement. Bon un peu exagéré certes, mais n’oubliez pas de qui il s’agit, de l’homme qui passait tout son temps en mission, travail ou à la construction d’un bateau et de la femme dont le bureau de sa maison ressemblait étrangement à son bureau directorial et qui laissait des dossiers sur sa table de nuit. Donc oui exagérais à peine. Donc pendant que la machine électrique mettait en mouvement ses câbles et son électricité pour obéir à l’injonction commandée par une pression sur le bouton pour descendre, nos deux ex-amants se positionnaient de manière plutôt étrange dans l’ascenseur. L’un s’adossa contre une des parois, l’autre resta en équilibre proche de la paroi opposée. En même temps, on ne pouvait pas dire qu’il y avait un espace infini entre eux non plus, la distance de ce rectangle métallique ne le permettait pas le moins du monde. Alors que la descende semblait se normaliser, la conversation reprit sur un autre sujet à débat le temps de travail, le tout assaisonné à la manière machiste qu’il avait en lui. C’était le pompon pour Jen de s’entendre dire de prendre du repos surtout venant d’une personne qui travaillait presque autant qu’elle alors que les horaires normaux étaient amplement différent. Puis de fil en aiguille et donc de question en question, voilà que le sujet changea sensiblement pour revenir sur un thème qui était plus personnel. Parce sous le sens réel qui était qu’est ce que ca peut lui faire, il y avait tout ce que pouvait entrainer le reste de la réponse, la face cachée de l’iceberg. Remarquez iceberg et Leroy Jethro Gibbs, ca allait bien ensemble quand même. Que soit. Ne voulant pas répondre à la question, parce que si ça voix ne trahirait rien le regard lui pourrait le faire. Surtout face à l’observateur habille qu’était l’ancien marine. Du coup, elle opta pour une technique un peu plus lâche mais tellement jouissif à envoyer, une autre question. A vrai dire quand elle vit l’arcage de sourcil de l’agent aux yeux magnifiques, elle ne put s’empêcher un rictus, voilà maintenant, elle pouvait comprendre pourquoi Gibbs aimait tellement cette technique.

Quoi qu’il en soit, elle attendait avec impatience de voir comment il allait se débrouiller avec cela. C’était un peu petit parce que répondre clairement, c’était quelques choses sans doute d’impossible, après tout ce n’était pas les habitudes de répondre clairement surtout quand on lui demandait une réponse sincère. Et en même temps voilà, qu’ils se renvoyaient la balle tels des gamins pour ne pas devoir dire eux-mêmes ce qu’ils pensent toujours de l’autre alors que du point de vue extérieur c’était clair comme de l’eau de roche et ceux-là ne se posait qu’une seule question sur leurs compte, quand ? Ils étaient plutôt loin de celle là, vu la réplique questionnant de l’ex-agent. Quelques fractions de secondes de blanc ou elle se demanda un peu à quoi elle va avoir droit. Du coup son regard émeraude se fixa au sien et attendit en silence. Bien vite le premier mouvement corporel s’enchaina et son regain d’intérêt renait. Seulement en voila des nouvelles questions. Donnera t-elle des réponses ? Certainement, si il en aurait à cirer notre brave marine ne prendrait pas des gants pour vous l’envoyer à la figure, telle une tarte pour entarter. Ok rien à avoir. Arf retour à l’envoyer. C’était décidément vraiment mal partit ce soir encore heureux que descendre un étage n’était pas très long, sinon ça allait être mortellement ennuyant. Dans ce regard vert, une étincelle de malice passa avant de redevenir plutôt neutre, elle se tourna un peu dans sa direction question de lui faire un peu plus face avant d’ouvrir la bouche plus rapidement que toute réflexion et sur un ton en dessous de son timbre normale.


-Celle que tu penses réellement Jethro, est-ce si dur ?... Pas celle que tu veux me donner pour que je me taise et que j’enchaine…

La première fut dite presque du fond du cœur. En même temps ce n’était pas un aveu, parce que cela ne servirait à rien non plus de pousser cet homme dans ces retranchements, l’effet ne sera qu’inverse et elle se fera envoyer sur les roses. Bien que on dit cela mais les roses ça a quand même des piquants et en même temps plaquer contre la paroi n’est pas non plus génial. La seconde phrase se fut surtout quand elle s’entendit prononcer les dernières syllabes et pour faire passer la pilule plus facilement, elle avait tentée une pointe d’humour. Pourtant c’était bien le genre à son ex-amant de dire juste quelques choses vite fait pour qu’elle passe sur autre chose ou de garder le silence pour la raison qui se réfère à ma première citation. Si vous l’avez déjà oubliez, remonter le texte. Si on admet que c’est à cause d’une force supérieur ou du destin qu’ils se retrouvaient réunis dans cet ascenseur seuls, et bien il fallait croire que cette entité supérieur elle aussi voyait bien que ce n’était pas comme cela que les choses avanceront, parce que avant toute réactions ou geste à engager, le sol se mit à trembler et son équilibre très peu stable vu qu’on ne s’attendait pas à cela en plein milieu de Washington, menaça dangereusement de s’écrouler. C’est ce qui se serait produit si une prise secourable n’était pas venue à sa rescousse. Au lieu du sol plutôt froid et inconfortable de la cage plongée dans le noir au même instant, elle se retrouva contre un corps plutôt bien connu qui amortit une fois de plus sa chute. Enfin projection horizontale plutôt…


Les problèmes ? On ne les résout guère. Les problèmes, il faut les vivre…
~ Leopold Staff ~


Tout réflexe humain consiste à éviter de tomber et à se raccrocher à ce qu’on a à sa portée. Pour la directrice du Ncis, ce fut Jethro. Elle ne broncha pas le moins du monde quand elle fut bien obligée par l’attraction à se retrouver contre lui. Seulement si c'était dans d’autre cas, on pourrait émettre des doutes sur la nature de l’acte, surtout qu’elle n’était pas sans oublier les évènements passés non plus. Mais il y a des choses qui sont on va dire urgente surtout quand on ne comprend rien et qu’on est réduit à rester dans un espace clos. Cédant à l’impression du moment, elle posa sa question sans attendre de réponse juste pour former tout haut ce que deux têtes pourtant si proches pensaient tout bas. Préférant fixer ces pensées sur les évènements du moment, elle se décala de se contre lequel pourtant elle était si bien lovée malgré le hasard de position, et puis il valait mieux qu’elle garde son cas de conscience à plus tard, c’est un peu trop compliqué si il faut le ressortir à chaque fois. Bon, tout d’abord, elle n’était pas défaitiste de nature, elle était têtue bornée, chiante, mais surtout déterminée donc la première optique à faire était tout simple d’attendre bien gentiment que ce que vous avez payé une fortune daigne enfin prouver son utilisation. Sauf que le temps s’écoula et qu’il n’eut aucun changement dans l’habitacle, sauf de commencer à énerver son subordonné, ce qui n’était pas un exploit non plus vu que ce n'était pas quelqu'un d’inactif. Néanmoins, il faut croire que la légendaire intuition de Jethro avait encore frappé dans le mille parce que si elle faisait la sourde oreille ou ne voulait pas voir la vérité en face l’argument qu’il lui envoya fut des plus percutant. On se croyait à un match de boxe, et la elle viendrait de se faire sonner par un magnifique crochet du gauche. En soit, on les voit plus sous la couette que occupé de se battre comme des chiffonniers mais chaque chose en son temps. C’est leurs manière de faire le je t’aime moi non, ou le je te coure après tu me fuis, j’arrête tu me courre après. Enfin de l’illogicité pure le tout ici avec ce fond de compétition qui les caractérisaient.

-Ce que je déteste le plus c’est quand tu fais le défaitiste mais que tu as raison…Bien alors qu’elle est ton avis sur cette soudaine panne de courant volontaire donc ?

Son regard accrocha le sien avec un petit air de défis. Non elle ignorait de quoi il s'agissait et tout ignorer lui rappelait tellement son arrivée à la tête de l’agence. Une pomme empoisonnée, des taupes dans l’agence et surtout les soupçons sur Gibbs. Quelques images fugaces de sa venue, de l’arme pointée, elle secoue la tête faiblement, juste assez pour chasser ces pensées déplaisantes. Rester concentrée ! Puis finalement, la situation lui revient. Elle avait du travail, ils étaient coincés dans un ascenseur. Bon sang qu’elle joie… C’était ironique évidemment. Alors que peu peu, toute l’ampleur du problème prenait place dans la tête de la rousse, d’autres phrases s’enchainèrent pour en arriver presque à lui remettre tout sur le dos comme quoi cela était son problème. Peut-être bien, mais elle ne savait pas être partout à la fois et elle n’était pas Shiva, elle n’avait pas 6 bras. Remarquez cela pourrait être vachement utile…Donc, elle y répliqua avec ironie et exagération sans le prendre mal vu qu’elle avait quand même perçu cette lueur fugace, ou sans doute ce l’était-elle imaginée parce que le noir qui les englobait ne permettait pas de voir de tel détail à la distance l’un de l’autre à laquelle ils se trouvaient. Elle attendit croisant les bras, pour renforcer l’effet comédie de tout, bien que sous ses artifices inutiles, c’était aussi la pure vérité. Mais en même temps c’était logique si on a des personnes au-dessus de notre tête, on fait tout pour que se soit eux qui prennent et pas nous, fallait s’y faire. Enfin après un an, elle pensait pouvoir le faire de toute façon, elle ne s’était jamais laissée marcher sur les pieds jusqu'à maintenant alors ce n’était pas aujourd’hui que cela allait commencer et même si c’était face à son ancien mentor. Dès le début de toute façon, leurs caractères au moins avaient été honnête et sans cadeau…L’agent aux cheveux poivres et sel confirma d’ailleurs cette pensée fugace qui lui avait traversé l’esprit. Cependant, elle fronça les sourcils en instant en entendant cette réplique. Le silence ce fit un peu avant qu’elle daigna reprendre la parole sans avoir esquissé le moindre mouvement intermédiaire à ses deux actions.

-On ne force pas la main pour se prendre ce job et que tu le veuille ou non c’était mon choix, Jethro…Cela fait plus d’un an, il serait peut-être temps que tu le comprennes, tu ne crois pas ? C’était une façon de parler, quand ça va bien ce n’est pas de mon ressort si tu préfères…

Elle ponctua sa dernière salve de parole par un léger sourire aux bords des lèvres. Il y a des choix qu’on fait avec conviction d’autre qui ne sont qu’une suite logique que vous prenez. Cela avait été un peu des deux et bien que la paperasse était un peu plus bon d’accord par certain moment beaucoup plus ennuyeuse que le terrain, c’était une autre façon de faire, de travailler et cela lui plaisait tout de même. En même temps, elle n’y trouverait aucune satisfaction et se lèverait tout les matins comme si on se rendait à l’échafaud, qu’elle aurait donné sa démission depuis longtemps. De plus, il faut remarquer qu’elle a une fameuse compensassion vu que en même temps, elle avait retrouvé Jethro. Oui paradoxal et contradictoire mais qui ne l’était pas un peu ? D’ailleurs juste pour vous prouver que c’est humain ce cas et que ce n’est pas une caractéristique des rousses directrices ou des anciennes compagnes de vie de notre cher marine, il tenta pour les sortir de se traquenard de…Et ben oui aussi fou et incompréhensible qu’il soit de taper sur cette porte comme si c’était juste en bois et qu’elle allait se briser sous les coups. Pourtant c’était un homme intelligent, brillant, stratège et tout ce que vous voulez mais sur ce coup-là, il avait fait une belle contradiction avec sa manière de penser et pas de faire. Non parce qu’il avait toujours été un peu brute de décoffrage si vous voyez ce que je veux dire. Enfin disons que la manière de faire de l’agent en terme de diplomatie s’accompagnait toujours de force physique. Malgré qu'il pouvait avoir une force remarquable, il y avait peu de chance que cela fonctionne dans leur cas. Son regard l’observait faire, glissant quelques peu sur son dos avant que un rire spontané bien que mêlé de plein d’autre chose ne naissent de sa gorge. C’était surprenant et drôle dans le même sens. Heureusement, il stoppa bien vite pour lui faire face. Elle qui décidait sans doute de battre le record du plus de temps passé sans bouger sans doute vu qu’il n’y avait que son visage qui changeait d’expression et sa lente respiration qui la faisait bouger totalement involontairement.

Peut à peu sa réaction se fit de toute évidence joueuse vu qu’il émit un son et une tête digne du film d’animation, allez vous imaginez tous le chat potté dans Shrek et bien pareil. Sauf que c’était un humain et que c’était Gibbs, raison de plus pour ne pas tomber de le panneau. La preuve fut vite faite car il laissa passer un sourire on ne peut plus reconnaissable du moins pour la rousse. Elle avait put en voir des expressions, des tonalités, des timbres de voix différentes et pourtant, elle les associait toujours mentalement avec ce que ça voulait dire ou ce que cela entrainait. Comme quoi on oubliait que ce qu’on voulait bien et de toute évidence ce n’était pas une partie de sa vie qu’elle voulait faire passer à la trappe. Alors qu’elle replaçait dans sa mémoire cette expression, il se retrouva devant elle en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire ou l’écrire après tout. En même temps, elle put se rendre à nouveau compte de cette odeur qui le suit ou le caractérise ainsi que le tempo lent et régulier de sa respiration, cela en était presque apaisant et en même temps quand un de vos sens était privé de son utilisation, les autres prennent le relais de manière accrues. La rousse soutenait son regard sans broncher évitant de se laisser prendre au piège de cette couleur eau bien que grise au vu de la clarté qui régnait. Finalement, c’était un regard intense et la voix qu’il utilisa ne pouvait être mieux choisie. Quand je vous dis que c’est un stratège hors pair. Malheureusement, il avait certainement raison. Elle se connaissait assez pour être aussi sur que lui dans ses propres paroles.


-C’est probable si tu n’en prends pas l’habitude...

Elle avait répondu sur un ton bas, à peine un souffle qui transmettait l’onde de sa voix à son oreille. Elle continuait de le fixer calmement. Elle esquissa un sourire quand elle sentit le contact de ses lèvres contre sa joue. Jen ne broncha pas, elle serait plutôt folle de le faire de toute façon, mais on ne sait jamais avec ce spécimen, parfois ça avait des réactions qui m’étonnais moi-même, celle qui doit écrire tout ça. Il se moquait d’elle en plus ? Enfin, elle changea son poids de pied tout en l’écoutant, oubliant momentanément qu’ils étaient coincés à l’intérieur de ce truc étroit et peu accueillant. Son regard le fixait toujours le suivant dans ses mouvements, la faisant se tourner de manière imperceptible dans sa direction pour lui faire face. Un frisson lui parcouru l’échine quand il reprit la parole parce qu’elle ne s’y attendait pas forcément de cette manière. Ajouté à cela que la scène se déroulait dans sa tête. Et oui c’est cela d’avoir un esprit qui met en image ce que l’on dit verbalement. Il fallait avouer qu’elle n’avait aucun mal à se l’imaginer. Allez savoir mais sa respiration s’accélère un peu et elle le fixe un peu brutalement en revenant au noir ambiant quand sa voix se stoppa dans le néant. Décidément, il était d’humeur joueuse et il le faisait exprès surtout. Optant pour ne pas se laisser déstabiliser et profitant de la pénombre, elle pouvait espérer que rien n’était réellement trahis et elle savait maintenir sa voix claire et nette, elle sortit néanmoins plus douce que prévu.

-Il y a un léger problème dans ta belle métaphore, je n’ai pas de chemisier, sinon c’était plutôt bien essayé. Je suppose que T-shirt fait moins bien dans ta phrase ?

Il devait néanmoins savoir qu’il n’avait pas visé en vain, mais elle n’était pas au point d’abdiquer avec si peu. Que voulez-vous il n’y avait pas que son agent qui avait un égo un peu trop grand pour la situation. Je vous avoue que c’était ce qu’il y avait de plus chiant et difficile à maitriser avec ces deux hurluberlus. Quoi qu’il en soit, ce n’était pas le moment de tirer au flan ou de s’imaginer la belle vie. L’important était de sortir d’ici ou du moins de savoir ce qui se passait et combien de temps cela allait durer. Prouvant que c’était elle qui méritait ce job et que donc sa réflexion intelligente restait constante, elle tenta plutôt l’approche qui consistait à téléphoner. Plus efficace et nettement plus facile. Après quelques secondes, et un mouvement des mains experts, elle s’apprêtait déjà à avoir au bout du fil un humain et là, elle pourrait aborder un sourire vainqueur. La supériorité féminine vainquera. Bon le premier fut un échec mais ce n’était pas ce qui allait la faire se rembrunir au contraire. Sauf que elle avait beau retenter sa chance en s’énervant de plus en plus, le sort, destin ou quoi que se soit s’acharnait pas moyen, inefficace. Un soupire rageur s’échappa de ses lèvres et elle balança l’objet traite dans l’endroit qu’il n’aurait pas du quitter. Elle devinait presque la jubilation interne de son ancien amant. Mouis, elle repassera la supériorité féminine pour une autre fois. Néanmoins, elle lui jeta un regard irrité qui en aurait fait reculer plus d’un. Là la directrice n’était pas utopiste simplement lui faire garder le silence lui suffirait amplement.


C’est dans le souvenir que les choses prennent leur vraie place.
~ Jean Anouilh ~


L’instinct de survie de notre marine était intact malgré les années car il opta pour la technique du mur de silence. En même temps, elle conviendra aisément que ce n’était pas une grande nouvelle. Le silence une fois de plus vient encombrer l’atmosphère. Bien, n’ayant plus de flash lumineux, un peu comme si cette panne de courant venait zapper sa réserve d’énergie personnelle. N’ayant plus de réserve d’énergie, elle ne pouvait donc plus réfléchir correctement et donc elle cèda à l’impulsion des choses inutiles comme son subordonné précédemment vu qu’elle se mit à faire les 100 pas dans l’ascenseur. Bon les 100 pas c’était une expression, Jethro l’aurait déjà tué ou fait s’arrêter d’une manière ou d’une autre après à peine la moitié de ceci. Néanmoins, elle mima très bien un animal prit au piège et qui s’ennuyait ferme, ne trouvant rien d’autre à faire que faire le tour de sa prison momentanée comme pour y déceler une faille qu’on sait qu’il n’y aura pas. Stupide hein ? Puisque je vous le disais. Heureusement, elle n’eut pas le temps de limer ses talons sur le métal qui lui servait de sol parce que avec ses répliques personnelles, elle eu droit à une question qui pouvait une fois encore se prendre de différentes manières, et elle décida de répliquer en restant un peu énigmatique et en même temps en jouant une nouvelle fois leur petit jeu habituel. A force de se chercher comme ça, ils finiront bien un jour par se retrouver, si si, soyez juste assez patience parce que ce n’était peut-être pas demain la veille à ce rythme-là. Et voilà, impossible, ils reprenaient tout le temps leurs petites habitudes. Ce chamailler, se provoquer, jouer tel un chat avec une souris. Sauf que le rôle de nos amis animaux changeait en fonction de celui ou de celle qui lançait le premier l’assaut. Pour reprendre la jolie et bien détaillée métaphore de ma collègue sur le plongeur et bien, là Jennyfer avait décidée de le remettre à l’eau et de ne pas forcément l’aider non plus. Allait-il continuer de nager ou remonter une nouvelle fois sur l’embarcation pour reprendre sa revanche ? Nul doute que la rouquine le serait très bientôt. Le voyant bouger de nouveau, on se demanderait si il n’était pas un peu hyperactif comme personnage, néanmoins la position fut intéressante pour la vue offerte. On est humain mes amis que voulez vous mais son regard émeraude remonta vers son visage quand sa voix retentit. Elle répondit assez vite sur se même ton.

-Est-ce vraiment de la flatterie de te mettre dans une catégorie particulière ? C’est à voir…Tu sembles bien sur de toi sur ce point ? Es-tu si sur que cela que en toutes périodes, je te préfères toi à eux ?

Une nouvelle pique fonçait droit dans la direction de l’agent Leroy Jethro Gibbs. Comment allait-il faire avec celle-ci, un regard vert brillant tourné dans sa direction. C’était des plus normales mais qui aura le dessus ? Ils ont tout les deux l’avantages à tour de rôle. Eux ne s’en lassent pas ceux qui les voit se demande comment sans doute ils peuvent être aussi aveugle l’un vis-à-vis de l’autre alors que pourtant on ne pouvait pas dire qu’ils ne se connaissaient pas autant moralement que physiquement parlant. Tout pourrait être tellement simple, ils pourraient prendre le chemin le plus court, celui à vol d’oiseau, mais là de toute évidence, ils enchainaient détours sur détours. Et pourtant le sujet restait sensiblement le même, eux, encore et toujours que se soit au présent mais le plus souvent au passé. Preuve en était-il que l’agent ne voulant pas être en reste émit donc la ressemblance ou l’hypothèse de ce qui aurait put se faire ou autre. Vous voyez ou je veux en venir hein, ce que la morale réprouve et la physique approuve. Passons. La rousse ne fit pas dans l’originale vu qu’elle réitéra de la même manière que dans les premières 24 heures ou elle avait été promue à la tête du Ncis par un tais-toi. A la différence que sur celui-là elle ne se convainquit même pas elle-même, c’est pour dire à quel point, elle ne savait pas si au final elle aurait pas préféré ou non entendre la fin de l’histoire. Comme quoi en un an, sa décision qui semblait si définitive à son arrivée s’effilochait. Un peu comme un mur dont le ciment partait et dont les briques se desserraient, à quand l’effondrement de la protection irrigué juste pour quoi d’ailleurs ? Par crainte, par facilité ? Ca vous verrez avec son subconscient trop dur à décrire. Inutile de dire que cela n’échappa pas à l’agent Gibbs. En même temps, elle n’avait pas beaucoup d’échappatoire pour échapper à l’aura ou à cette attirance toujours présente pour son ex-amant. Elle ne l’avait pas quitté parce que ces sentiments avaient disparu après tout, juste un ras-le-bol et un assemblage d’information qui ressemblait trop à un déjà vu ou un très mauvais film. Peu à peu nos deux protagonistes durent se résigner à deux choses, c’est qu’ils allaient rester coincés-là tout les deux et qu’ils ne pouvaient pas compter sur une aide extérieure du moins pas tant que le courant ne serait pas remis ou que le téléphone daigne fonctionner correctement.

Seuls dans une petite pièce étroite quand on connait leur passé, on avait les spéculations qui allaient bon train et les paris qui étaient ouverts sur le passe temps à effectuer. C’était d’ailleurs de manière détournée et avec d’énorme sous-entendu que ce sujet arriva sur le tapis. Se prenant au jeu, elle descendit cette vertigineuse pente en un bon bond. Toujours ce sourire malicieux accroché aux lèvres. Ils prenaient trop à cœur le jeu que pour que se ne soit que un jeu entre eux. Elle l’entendit rire et son regard pétilla un peu plus toujours tourné vers le sien. Elle resta près de sa paroi bien tranquillement pourtant, les deux pieds au sol et le dos contre le froid métallique. Elle en rajouta même une petite mange. Et à vrai dire quelque part au fond d’elle, elle était impatiente de savoir ce qu’il allait lui répondre. Comme quoi, elle restait paradoxal, encore la fois passé elle le repoussait et maintenant elle venait le rechercher comme si elle ne savait pas faire autrement. Peut-être d’ailleurs était-ce vraiment le cas. Elle pouvait être froide, distance, blessante mais si c’était le cas avec Jethro c’était soit qu’il remettait en cause quelque chose qu’elle faisait sinon, le plus souvent, il évitait tout le déferlement de son caractère. En même temps, il avait déjà subit bien avant tout le reste de la population du Ncis. Il avait déjà eu sa dose en quelques sortes. Cela sera toujours avec eux, très bonne entende, grande discorde et ainsi de suite. La vie avec eux n’était pas et ne serait sans doute jamais un long fleuve tranquille. La réplique tomba finalement. Décidément, c’était à qui atteindra la limite ou le point de non retour n’est ce pas. Jen se redressa un peu et avança d’un pas, haussa les épaules et montra d’une main ce qu'était leurs espace restreint avant que sa voix ne se refasse entendre.


-Passez le temps…Tu vois ou je dois faire un dessin ?

Continuons de descendre, sans doute que la limite va approcher à grand pas à ce rythme. Parce que sa voix était autant emplie de mot caché que la sienne. Le timbre approprié et le regard ajouté pour que le tout fasse un assez joli ensemble et surtout quelques choses de cohérent. Bon le tout était qu’il n’avait pas tord sur un point, ce lieu bien qu’aillant de nombreuses différences restait quand même assez proche de leur planque à Marseille. Ce faux grenier ou ils observaient des gens monter dans un bateau, c’était horriblement chaud, irrespirable et ils ne pouvaient pas en descendre le moins du monde. Un nuit avait passé avant qu’ils ne cèdent, ce n’était pas forcément des plus beaux, des plus passionnelles cette fois-là, juste le besoin de combler se désire refoulé. Sur se, elle avoua sa conclusion tout en posant son front contre la paroi glacée. Remettez-lui ses pensées en place avant qu’elle ne dise des conneries et qu’elle se trahisse. Vous vous aimeriez je l’entends jusque ici petit voyeur, mais nous on ne peut rien faire, c’est à eux seul d’avancer malheureusement. Peu à peu, elle se rendit compte que peut-être c’était un peu loin, en tout cas la réplique la pris un peu au dépourvus, allez savoir pourquoi d’ailleurs. En tout cas la rouquine perdit cette pétillance du regard au même instant ou sa voix reprenait dans l’informulé, donc qu’il ne parlait plus pour être clair. Là elle doit dire que aucun son, aucune syllabe ne voulait remonter sa gorge et passer la barrière hermétiquement close de ses lèvres. Elle se laissa retomber dos contre le fond de l’ascenseur dans le silence. Silence qu’il rompit tout seul, en enchainant sur tout autre chose. C’était ce qui s’appelle passer du coq à l’âne. Elle ne croisa même pas son regard bien que sa tête était dans sa direction, la rousse fixait un point à côté de lui sur la face avant sans le voir.

-Tu va encore t’acharner contre cette porte ?

D’accord sa voix était sortie bien plus abrupte que ce que la situation réelle recommandait. Arf, bon sens voilà que ça recommençait. Rha je leurs foutrait bien une bonne claque à la manière du grisonnant derrière la tête moi mais que soit. Néanmoins, la rousse dans son accès de mauvais humeur ou de blessure d’amour propre allez savoir la différence, le vit quand même se diriger vers l’endroit qui l’avait déjà découragé et mit chaos. Il n’allait pas encore taper dessus ? Rassurez-là ? Visiblement non vu que très vite, elle vit un petit objet au bout pointu. Au vu de ou il l’avait sortit, elle devina plus qu’elle ne distingua que c’était son couteau. Qu’est ce qu’il espérait faire avec ça. Desserrer la planche du dessus, ça pourquoi pas mais à sa nouvelle surprise totale, il allait vers les deux plus grandes portes qui étaient l’entrée principale. Décidément, il était butté même dans l’erreur. Cependant, elle ne broncha pas le laissant faire en silence.


Sans vos gestes, j’ignorais tout du secret lumineux de votre âme.
~ José Ortega y Gasset ~


Lentement, la directrice se laissa glisser vers le sol et s’assit les jambes ramenées vers sa poitrine, le dos collé contre la paroi. Elle laissait son regard se balader et regarder Gibbs qui se déchainait à essayer d’ouvrir ce qui ne s’ouvrira qu’avec difficulté. Elle se disait que l’idée de faire un peu pied de biche était sans doute très bonne, mais avec un petit couteau et une petite lampe, c’était à peine si ça passera dans l’épaisseur de la porte. De plus, il y a celle de la cage métallique et celle de l’ouverture sur un étage. Hors, il n’était pas réellement à un étage précis avec leurs chance du moment en tout cas, elle en mettrait sa main au feu. Enfin en expression hein, parce qu’elle en a besoin de ses mains. Peu à peu, Jenny décrocha de la réalité s’embrouillant dans des pensées plus inutiles les unes que les autres bien sur. Seulement, ce moment d’absence ne dura plus longtemps, un grognement guttural tel une bête blessé remonta de la profondeur et elle posa immédiatement vers la seule source possible, son collègue d’infortune. Elle se redressa presque sur le même mouvement avant de le voir se bouger. Le couteau au sol et des taches plus sombres encore qui apparaissent il ne fallait pas avoir fait math suppl. pour comprendre qu’il venait de se couper.

-Ca va ?

S’enquit-elle. Bon de toute évidence non, mais la première réaction n’était pas des plus pertinentes. Elle se rapprocha de l’agent en à peine deux pas, se retrouvant à côté de lui, elle put voir la tache noirâtre, vu la palette de couleur qu’ils pouvaient avoir, qui s’étendait à son t-shirt. Sa main aussi saignait. Bon, il fallait stopper cela de préférence au plus vite et ne pas infecter la plaie avant de sortir d’ici, sinon le résultat pourrait être pire qu’une simple coupure. Décidément, ce n’était pas du tout les jours de l’agent, d’abord s’étaler de tout son long chez lui et maintenant se couper. Elle s’approcha de lui et doucement posa une main sur la sienne, pour la relever un peu et doucement l’ouvrir. Sa peau était douce, toujours ce même contact, ses mêmes mains dont elle se souvenait sans problèmes des passages sur son corps. Elle secoua la tête ce n’était pas le moment. Elle se recula et partit à nouveau vers son sac qui était dans un des coins. Tout en s’accroupissant à ce niveau-là, elle reprit la parole dos à lui mais sur un ton déterminé.

-Enlève ton t-shirt !

Bon il est clair que vu tout ce qu’il avait dit un peu avant c’était un peu poussé ou recommencer, de prime abord la rousse le pensa de manière technique. Il fallait désinfecter ou du moins nettoyer et pour cela on n’avait pas besoin qu’un vêtement vienne gêner le tout. De son sac, la rousse sortit une sorte de mouchoir pas réellement des mouchoirs mais enfin que soit et une bouteille d’eau. Bon en même temps, on fait avec les moyens du bord. Elle fit une jolie pirouette relevée. Bon pour ceux qui l’imaginait entrain de faire des saltos on va plutôt dire qu’elle fait deux mouvements en un c'est-à-dire faire face au beau plongeur sexy et revenir à une position vertical plus droite, en somme debout pour les incultes. Elle ouvrit un peu la bouteille et versa sur le tissu. Voyant qu’il gardait toujours son t-schirt, elle arqua un sourcil.

-Non mais sérieusement Jethro, il faut nettoyer ça, ta lame n’était sans doute pas propre et l’ascenseur est loin d’être l’endroit le plus immaculé. Je ne vois quand même rien si c’est ça qui te gêne.

C’était une autre méthode pour essayer de le faire réagir et qu’il coopère à la demande de la rouquine parce que on se doute bien que ce n'était pas aussi peu qui allait les gêner toute de même. Comme cela n’allait pas assez vite à son gout, elle déposa le tout en équilibre précaire sur le rebord près des parois à sa hauteur et s’approcha dangereusement de Jethro. Elle en était presque conscience de la chaleur de se corps à quelques centimètres à peine du sien. Ses mains reprirent les bords du t-shirt. Son regard recroisa le sien, pour s’y accrocher. La lune réclame la terre, allo newton. Sur le même mouvement, elle exerça donc une traction vers le haut pour relever le bout de tissu taché de sang dans le but de l’enlever lentement…

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MessageSujet: Re: [Power Down] La liberté s'allume dans les ténèbres... Jeu 23 Juin - 17:13

Bonjour à vous. Désolée du dérangement au milieu du topic, il reste encore deux semaines avant la clôture de l'intrigue Power-Down, merci de bien vouloir m'envoyer un message privé pour m'indiquer si le topic est terminé, ou si vous avez besoin d'un délai. Si je ne reçois aucune information au de-là des deux semaines, le topic sera vérouillé. Merci de votre compréhension respective.

La Destinée.

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MessageSujet: Re: [Power Down] La liberté s'allume dans les ténèbres...

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[Power Down] La liberté s'allume dans les ténèbres...

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